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	<title>Archives des GMEM - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des GMEM - Journal Zebuline</title>
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		<title>Lovemusic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 09:12:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente United States of Love 2.0, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente <em>United States of Love 2.0</em>, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions d’enregistrement. Cette démarche est cœur de l’identité du collectif. Fondé à Strasbourg, celui-ci s’attache à défendre la musique contemporaine à travers des collaborations horizontales et une approche immersive du concert. Sans chef, les musiciennes et musiciens apprennent à développer l’écoute collective et la scène devient un lieu d’interaction directe avec le public. Lumière, vidéo et scénographie participent à leurs propositions, pensées comme de véritables expériences sensorielles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 juin <br></mark>Friche Belle de Mai</strong>, Marseille</pre>



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		<title>GMEM : À plein tubes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 10:51:45 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, sur la Place des Horizons de la Friche la Belle de Mai, <em>City Life</em> donnait le ton : celui d’un festival qui fait circuler les sons entre mécanique et organique, et où les bandes sonores n’ont rien de froid ou d’immatériel, où la répétition devient matière vivante, où l’espace, les corps, les échos travaillent autant que les instruments. Interprétée avec vigueur par l’<strong>OSAMU </strong>(Orchestre symphonique de l’université), l’œuvre de Steve Reich, avec ses boucles, ses pulsations urbaines, mais aussi sa science du silence et de la suspension, trouvait un prolongement heureux dans la présence des jeunes danseuses et danseurs de l’<strong>ENSDM </strong>(école supérieure de danse de Marseille). La ville, ici, ne se contente pas d’être bruitée : elle respire, trébuche, repart, se propage d’un geste à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mécaniques sensibles</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Module du <a href="https://gmem.org">GMEM</a>, <em>Infinite Pendulums</em> de <strong>Virgile Abela</strong> poursuit cette tension entre précision et abandon. Quatre grands pendules y deviennent instruments-performeurs, soumis à la gravité autant qu’à l’acoustique du lieu. L’installation a quelque chose d’hypnotique : on y regarde le son se fabriquer. Tout près, <em>Sonobox</em> propose une autre expérience, plus secrète encore : un écrin d’écoute solitaire, à réserver tant il est pris d’assaut, où plusieurs œuvres se découvrent par créneaux, diffusées par onze haut-parleurs. On y découvre, par séances de trente minutes, une constellation de commandes originales — de <em>Particules e-</em> d’<strong>Hervé Birolini</strong> à <em>Fragments de piano… sur les traces d’Empédocle</em> de <strong>Claudine Simon</strong>, en passant par <em>Voix-Seuil</em> d’<strong>Élise Dabrowski</strong>, <em>Inception(s)</em> de <strong>Julien Desprez</strong> ou <em>À portée de voix</em> d’<strong>Anne-Julie Rollet</strong>. Des installations accessibles à la Friche Belle de Mai tout au long du festival !</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée d’ouverture poursuit ce déplacement. Avec <em>La Nòvia</em>, autour de Conlon Nancarrow et <strong>Jessica Ekomane</strong>, les boucles, les répétitions, les engrenages rythmiques dialoguaient avec des intonations de chants populaires et folkloriques. Quelque chose de très juste s’y confirme en fin de concert le temps de quelques mots de remerciements : la musique de création n’a de sens que si elle accepte de se frotter aux cultures mises à l’écart, de leur laisser place, de leur donner voix. Plus tard, <strong>Julien Claire</strong> (<strong>Claire Gapenne</strong>, aux machines, et <strong>Julien Desprez</strong> à la guitare électrique) poussait le curseur vers une performance plus improvisée, bruitiste, percussive, travaillée par l’écho. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136465" style="width:646px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=1536%2C1022&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=1068%2C711&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=1920%2C1278&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?w=2048&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/684474120_1576041201189324_6281323570828034045_n.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Infinite Pendulums, Virgile Abela © GMEM</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’orgue et l’instant</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’Abbaye Saint-Victor, un chapitre plus ancien s’ouvre. Face au roi des instruments, la création se fait timide, presque révérente. <em>Le départ pour la lune</em> de Georges Boeuf, composé pour orgue et électroacoustique en 1972, offrait l’un des instants les plus suspendus de ce début de festival : une pièce où le son semblait quitter la pierre, s’allonger dans l’air, tenir le temps en apesanteur. Le programme faisait aussi entendre la trace de Messiaen dans <em>Liber organi</em> d’Henry Fourès, suite traversée d’impulsions, de souffles, de couleurs. Restait peut-être une limite : l’orgue de Saint-Victor, malgré son pouvoir d’élévation, manque parfois d’ampleur, de grain, de contrastes dans ses jeux pour marquer pleinement les identités successives de ces pièces du vingtième siècle en regard de la <em>Toccata septima</em> de Muffat ou des <em>Variations sur un thème de Clément Janequin</em> de Jehan Alain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers le théâtre du son</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Propagations tient justement à cette diversité de régimes d’écoute. Après <em>Qui m’appelle ?</em> de <strong>Maguelone Vidal</strong> pièce vocale et performative donnée le 5 mai au ZEF et fondée sur ce que nos prénoms et nos noms font à nos présences, le festival poursuit dès le 6 mai un tournant plus théâtral.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À La Criée, <em>Un pays supplémentaire</em> de <strong>Claudine Simon</strong> invite à suivre un petit train circulant parmi des objets venus du piano : théâtre miniature, cinéma pour l’oreille, voyage dans les frontières entre note, bruit, geste et imaginaire. Le même soir, <em>Guêpes, Grenouilles et Monstres</em> d’<strong>Aurélie Saraf </strong>et <strong>Alexandros Markeas </strong>promet une cantate décalée, entre harpe, électroacoustique, images et critique sociale, librement nourrie du bestiaire d’Aristophane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 mai, <em>Rage</em> d’<strong>Anna Gaïotti </strong>prolongera ce passage du son au corps. Inspirée par <em>La Rabbia </em>de Pasolini, la performance annonce une danse-cri, où le texte, l’électronique et le souffle cherchent à faire surgir ce que les mots taisent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a décidément, dans cette édition, une belle manière de prendre les formes au sérieux sans les figer. Tout circule, tout insiste, tout cherche son passage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br>Le <a href="https://gmem.org/fr/festival-propagations?subsections=edito">festival Propagations </a>se poursuit à Marseille <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 10 mai</mark>, entre la <a href="https://www.lafriche.org">Friche la Belle de Mai</a>, <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>, le <a href="https://www.3bisf.com">3bisf </a>(Aix en Provence) la <a href="https://www.citemusique-marseille.com">Cité de la Musique</a> et l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra</a></pre>



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		<title>Wastories</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:27:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que faire de nos déchets, sinon en faire de l&#8217;art ? C&#8217;est bien tout le travail de la compositrice viennoise Eva Reiter avec Wastories, une création de théâtre musical initiée par l&#8217;ensemble bruxellois HYOID voices. Réunissant quatre voix solistes, une partition électronique et la vidéo de l&#8217;Anversois Koen Broos, l&#8217;œuvre s&#8217;empare de la thématique des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Que faire de nos déchets, sinon en faire de l&rsquo;art ? C&rsquo;est bien tout le travail de la compositrice viennoise Eva Reiter avec <em>Wastories</em>, une création de théâtre musical initiée par l&rsquo;ensemble bruxellois HYOID voices. Réunissant quatre voix solistes, une partition électronique et la vidéo de l&rsquo;Anversois Koen Broos, l&rsquo;œuvre s&#8217;empare de la thématique des déchets non comme slogan militant, mais comme matière poétique et sonore. Le recyclage irrigue jusqu&rsquo;à l&rsquo;écriture elle-même : Reiter récupère, digère et restitue, transformant le geste collectif en forme protéiforme. Le livret est confié à l&rsquo;Allemande Hannah Dübgen, dramaturge et librettiste dont la plume a déjà irrigué plusieurs opéras internationaux. HYOID voices, spécialiste des formats transdisciplinaires, offre à cette matière brute un ensemble vocal d&rsquo;une grande exigence. Une œuvre qui fait du rebut son territoire d&rsquo;invention.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 avril<br></mark><strong><a href="https://gmem.org/" type="link" id="https://gmem.org/">GMEM</a></strong>, Friche la Belle de Mai</pre>



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		<title>Babel Music XP : Le monde de la musique se réunit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 09:31:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Diasporik. L’édition 2026 alterne concerts, rencontres professionnelles et speed meeting, quel est le contexte des acteurs de l’industrie musicale ? Olivier Rey. La filière musicale, notamment du spectacle vivant, vit une situation complexe par la réduction des aides publiques, la concentration de multinationales privées, l&#8217;inflation des coûts généralisés et toute une série de facteurs qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Diasporik. L’édition 2026 alterne concerts, rencontres professionnelles et speed meeting, quel est le contexte des acteurs de l’industrie musicale ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Olivier Rey.</strong> La filière musicale, notamment du spectacle vivant, vit une situation complexe par la réduction des aides publiques, la concentration de multinationales privées, l&rsquo;inflation des coûts généralisés et toute une série de facteurs qui font qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui c’est une filière en pleine mutation. Face à la marchandisation de ce secteur, il y a un véritable enjeu sociétal, politique et économique à promouvoir la diversité musicale pour une meilleure représentation des cultures, pour éviter l’uniformisation portée par les cultures dominantes et favoriser l’émergence de talents émergents. <em>Babel Music XP</em> se positionne comme une manifestation d’intérêt général, ce lieu de rassemblement et d’échanges indispensable pour l’écosystème musical, cette plateforme nationale et internationale unique qui répond aux besoins des actrices et acteurs du secteur. C’est pour cela que 2000 professionnels de 72 pays viennent spécialement à Marseille pour participer à Babel Music XP du 19 au 21 mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les attentes en matière de professionnalisation ? Comment y répondez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Babel Music XP</em> repose sur 3 piliers qui sont un salon international, un programme de rencontres professionnelles et un festival planétaire ouvert grand public. Sur le salon et les rencontres, nous abordons plusieurs sujets sur la formation, la transmission, la professionnalisation et les compétences des métiers liés au secteur culturel et à son économie. Nous avons des pavillons, des débats et des conférences dédiés à l’ensemble de ces sujets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les talents émergents que vous mettez à l’honneur ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du festival, <em>Babel Music XP</em> propose 31 concerts d’artistes en provenance de 27 pays. Cette sélection officielle a été réalisée par un jury international indépendant parmi 2781 candidatures originaires de 117 pays. Ce chiffre vertigineux témoigne de l’intérêt majeur de l’événement et surtout le fait que Babel Music XP est devenu un accélérateur de carrière et un exceptionnel levier de développement de projets artistiques. Nous accueillerons donc de la pop tropicale de Colombie, de l’afro-punk de Kinshasa, de la musique classique avant-gardiste de Corée du Sud, de l’électro-orientale de Palestine, des mythiques chants diphoniques de Mongolie, du maloya fièvreux de la Réunion etc. Bref, un tour du monde de la création musicale mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment prenez-vous en compte le besoin de structuration des acteurs du Sud global (artistes, producteurs, éditeurs…) ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Babel Music XP</em> se définit comme un hub méditerranéen des musiques mondiales, ce qui convoque clairement la position géostratégique de Marseille comme ville à la croisée de plusieurs continents. Nous développons depuis 4 ans de nombreuses actions et partenariats avec des structures du Sud global, du compagnonnage avec nos camarades du Kongo Music Expo à Kinshasa, du mentorat auprès de la filière du Levant en Jordanie et au Liban, des projets de réseau méditerranéen de la musique entre les deux rives ou encore nous proposons, comme depuis 4 ans des tables rondes sur la structuration de la filière en Afrique subsaharienne avec notamment cette année, un réseau inédit de festivals des Grands Lacs, le directeur du Dakar Music Expo ou un dispositif de formation aux métiers de la musique en Centrafrique. Il faut se plonger dans le programme des rencontres professionnelles pour voir la densité de nos échanges internationaux. L’idée étant de positionner <em>Babel Music XP</em> comme cet espace de référence pour la filière internationale et un lieu de rencontre professionnelle sans équivalent entre le Nord et le Sud. Avec une vision durable des échanges et une dimension éthique au service des structures du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Sur scène<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 mars<br></mark>Inner Spaces + Tengerton – <a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la Musique</a><br>La Litanie des cimes &amp; Mah Damba + Meryem Koufi &amp; Mehdi Haddad - Alcazar<br><br>Broua + Celia Wa + Etenesh Wassié – Espace Julien<br><br>Ahmed Eif &amp; Ilyf + Ducasse – Makeda<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 mars<br></mark><br>Groov&amp; – GMEM (<a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai)</a><br>Rebecca Roger Cruz + L’Antidote + Grand ensemble Filos + Djazia Satour + Lavinia Mancuzi + Re#encouter + Sper Parquet + Lindigo + Isam Elisa + Sskyron &amp; DJ Dan – La Plateforme<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mars<br></mark><br>Jawhar + Ondéla – Grand plateau <a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a><br><br> Gregory Dargent + Miksi + By the Sket Quintet + Cocahna + Bandua + Sonoras Mil + Article15 + Etyen &amp; Salwa Jaradat + Vitu Valera – La Plateforme</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Décaméron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 14:23:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Opéra Grand Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pièce opératique conçue d’après le chef-d’œuvre de Boccace, le Décaméron s’installe à l’Opéra Grand Avignon pour sa création, soutenue par le GMEM. Matteo Franceschini signe, avec Stefano Simone Pintor et Caroline Leboutte, un livret qui resserre l’architecture du récit pour en faire un dispositif scénique collectif. Dix jeunes artistes incarnent sans artifice les récits grivois, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Pièce opératique conçue d’après le chef-d’œuvre de Boccace, le <em>Décaméron</em> s’installe à l’Opéra Grand Avignon pour sa création, soutenue par le GMEM. Matteo Franceschini signe, avec Stefano Simone Pintor et Caroline Leboutte, un livret qui resserre l’architecture du récit pour en faire un dispositif scénique collectif. Dix jeunes artistes incarnent sans artifice les récits grivois, cruels, romanesques ou burlesques du chef-d’œuvre médiéval. Ils se partagent tour à tour la parole, le chant, le récit, comme dans la retraite florentine imaginée en 1348 : Charlotte Avias, Clara Barbier-Serrano, Elena Caccamo, Mathieu Dubroca, Robin Kirklar, Laure Magnien, Laura Muller et Kenny Ferreiraendossent sans hiérarchie conteurs et personnages ; Hélène Escriva (basson) et Elena Olga Groppo (accordéon) sont à vue, intégrées à l’action. Sous la direction musicale de Bianca Chillemi et dans la mise en scène mobile de Caroline Leboutte, la partition fragmentée circule entre théâtre parlé, lignes lyriques et pulsation contemporaine : l’art du récit devient geste collectif. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 et 8 mars<br></mark><strong><a href="https://www.operagrandavignon.fr/" type="link" id="https://www.operagrandavignon.fr/">Opéra Grand Avignon</a></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>« Bruit et fureur » au GMEM</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:45:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ils ont investi le GMEM à la Friche Belle de Mai pour trois jours de résidence et un enregistrement. Ce « trio à deux » composé d&#8217;une voix, d&#8217;électronique et d&#8217;un drôle d&#8217;instrument – mi-violoncelle, mi-banjo – a offert au public un concert exubérant librement inspiré de Faulkner et de Shakespeare. Tout commence par des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils ont investi le GMEM à la Friche Belle de Mai pour trois jours de résidence et un enregistrement. Ce « trio à deux » composé d&rsquo;une voix, d&rsquo;électronique et d&rsquo;un drôle d&rsquo;instrument – mi-violoncelle, mi-banjo – a offert au public un concert exubérant librement inspiré de Faulkner et de Shakespeare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par des fragments. Élise Dabrowski, chanteuse lyrique, effleure en petits textes hachés, ce que Faulkner écrivait en flux continu : « <em>le bruit rentre du dehors puis du dedans, l&rsquo;enferme, rien ne s&rsquo;échappe, le soleil se mêle aux cloches qui résonnent dans la tête</em> ». C&rsquo;est la conscience schizophrénique de Benjy, le personnage simple d&rsquo;esprit du <em>Bruit et la Fureur</em> – et à travers lui tous ceux que l&rsquo;on qualifie de « fous » – qui s&rsquo;exprime dans cette voix : lecture chaotique, échevelée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre du roman de Faulkner est lui-même emprunté à <em>Macbeth</em> de Shakespeare : « <em>Un conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, ne signifiant rien.</em> » Le duo s&rsquo;en empare et fait résonner dans la voûte une composition ouverte où chacun devient l&rsquo;interprète de l&rsquo;autre. Sébastien Béranger capte les sons de la voix et de l&rsquo;instrument en temps réel, les amplifie, les filtre, les multiplie en écho, parfois de manière aléatoire. Ils rebondissent dans l&rsquo;acoustique. Il en sourit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un banjo-violoncelle</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis on évoque un fleuve. Élise Dabrowski déclame dans une forme de <em>sprechgesang</em> (parler-chanter). Et le temps se met à couler dans cet univers sonore minéral. La voix porte cette conscience qui déborde, céleste et animale, angélique et bestiale. Au centre du dispositif, un instrument unique, un méta-violoncelle, commandé à Philippe Berne. « <em>Contrebassiste, je cherchais depuis longtemps un instrument plus nomade. On m&rsquo;a parlé de ce luthier incroyable. J&rsquo;ai découvert cet objet dans son atelier, véritable caverne d&rsquo;Ali Baba</em> », explique Élise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Corps de banjo en bois, manche et cordes de violoncelle, il est directement branché à l&rsquo;ordinateur de Sébastien devenant une extension de l&rsquo;électronique. Elle en joue comme d&rsquo;une contrebasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La folie musicale se déploie, baroque et expressionniste à la fois. Il est bien sûr question d&rsquo;enfermement, de déraison, de langage aussi, écorché, fragmenté, incompréhensible mais empreint de sens. Une véritable tour de Babel entre soi et le monde « <em>qui est un marché</em> » entre soi et soi « <em>je hurle pour que l&rsquo;on m&rsquo;entende à travers le vac</em>arme ». Du bruit et de la fureur partout… Un spectacle poétique, sensible à l&rsquo;extrême mais aussi profondément politique.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> Le spectacle s'est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 février</mark> au <a href="https://gmem.org/" type="link" id="https://gmem.org/">GMEM</a>, Marseille.</pre>



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		<title>actoral : L’éclat des bâtards</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:07:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Actoral]]></category>
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		<category><![CDATA[Olivia Rosenthal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éloge des bâtards est un de ses romans les plus graves, au sens musical du terme, d’Olivia Rosenthal. Il donne la parole aux abandonnés, aux cabossés issus d’unions non identifiées, de pères de passage, de mères désastreuses. Il dévoile leur force, leur capacité d’invention, d’obstination, à chercher, à comprendre, à rappeler, à réparer, à faire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Éloge des bâtard</em>s est un de ses romans les plus graves, au sens musical du terme, d’Olivia Rosenthal. Il donne la parole aux abandonnés, aux cabossés issus d’unions non identifiées, de pères de passage, de mères désastreuses. Il dévoile leur force, leur capacité d’invention, d’obstination, à chercher, à comprendre, à rappeler, à réparer, à faire groupe. A défaut de famille, mais aussi avec une capacité de résistance politique que les autres n’ont pas&nbsp;: luttant contre un urbanisme qui a détruit une passerelle reliat leurs cités à la ville et détruisant leur quartier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Construit sur un principe de couple entonné par chaque bâtard du groupe, et de refrain commun sur leur lutte, le roman se prête à une mise en lecture musicale, d’autant qu’Olivia Rosenthal performe son œuvre avec rigueur et rugosité,et parvient à en éclairer les aspérités, à faire sonner les rythmes et les consonnes sans jamais surjouer les sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Mais <em>L’Archipel des bâtards</em>, porté par le GMEM et <em>actoral</em>, va au-delà de la lecture musicale : les lumières aussi accompagnent la danse des mots et un véritable dialogue, construit, écrit, s’installe s’installe avec Eryck Abecassis à la guitare. Sa musique aussi s’abâtardit de répertoires métissés, de chansons populaires, de samples pas nets, de sons saturés, de subtils larsens qui s’immiscent dans les mots. Ensemble ils font groupe, construisant un pont, comme s’ils recontruisaient cette passerelle vitale de ceux qui reconstruisent les voies effacées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Archipel des bâtards</em> a été joué au Module du <a href="https://gmem.org">GMEM</a> le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 4 octobre</mark> dans le cadre d'<em><a href="https://www.actoral.org">actoral</a></em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici </a></p>
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		<title>Une rentrée Supersonique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 13:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fini l’été, finie la pop toute fraîche aux accents dancehall édulcorés, place à la rentrée des artistes, et aux nouvelles découvertes. Depuis 2022, le festival Supersonique attend l’oblique des derniers rayons du soleil pour partir vers de nouveaux horizons musicaux. Ainsi, du 30 août au 7 septembre à Marseille, concerts, performances et rencontres viennent décaper nos oreilles encore obstruées de sels, ou de musique commerciale avec [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Fini l’été, finie la pop toute fraîche aux accents dancehall édulcorés, place à la rentrée des artistes, et aux nouvelles découvertes. Depuis 2022, le festival <strong><em><a href="https://supersoniquefestival.wordpress.com/">Supersonique</a></em></strong> attend l’oblique des derniers rayons du soleil pour partir vers de nouveaux horizons musicaux. Ainsi, du 30 août au 7 septembre à Marseille, concerts, performances et rencontres viennent décaper nos oreilles encore obstruées de sels, ou de musique commerciale avec sucre ajouté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture le 31 août, le rendez-vous invite <strong>Jonathan Prager</strong> pour un concert au Module du <a href="https://gmem.org/saison/les-modulations-2025-2026">GMEM</a> où il interprètera deux pièces sonores : <em>Harbinger</em> d’Eric Broitmann et <em>L’invitation au départ</em> de Jacques Lejeune. Quelques jours plus tard, le 4 septembre, le Conservatoire Pierre Barbizet accueille plusieurs rencontres sur le thème du <em>Do it yourself </em>dans la musique, avec notamment une masterclass de <strong><a href="https://jeanlucherve.com/">Jean-Luc Hervé</a></strong>. Le lendemain, il faut se rendre à la Cité de la Musique, toujours autour du même thème DIY, mais cette fois en compagnie de <strong><a href="https://lbarriere.net/">Louise Barrière</a></strong> et <strong>Catherine Guesde</strong>, avant que cette dernière ne monte sur scène pour présenter son projet solo intitulé <strong>Cigvë</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin en apothéose&nbsp;le 7 septembre&nbsp;au GMEM, avec douze&nbsp;heures de musique acousmatique, de midi à minuit.&nbsp;Un concert long de 80 pièces&nbsp;réunies&nbsp;en douze concerts, à découvrir bien installés dans les quelques<a></a>&nbsp;47 haut-parleurs de l’acousmonium. Passeront par-là des&nbsp;œuvresde Pierre Schaeffer, Zazie Grasset, Agnès Poisson ou Stéphane Borrel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival&nbsp;<em>Supersoniq</em><em>u</em><em>e</em>&nbsp;est né en 2022&nbsp;à l’initiative des&nbsp;enseignants des classes de composition électroacoustique du Conservatoire et de la Cité de la Musique de Marseille, et des associations l’Art de Vivre et Dedans Dehors.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Supersonique</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 31 août au 7 septembre</mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>
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		<title>Joyeuses Interférences !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Centre National de création musicale à Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il&#160;existe en France un vivier exceptionnel d’ensembles&#160;musicaux et vocaux&#160;créatifs et audacieux. La Fevis, fédération qui les regroupe, organise les&#160;Interférences&#160;pour faire découvrir à Avignon la richesse de ces productions.&#160; Cette troisième édition affiche une programmation foisonnante dans deux lieux : la Collection Lambert, et l’Archivolte, chapelle  l’acoustique parfaite pour la musique vocale. Pas moins de 90 levers de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il&nbsp;existe en France un vivier exceptionnel d’ensembles&nbsp;musicaux et vocaux&nbsp;créatifs et audacieux. La Fevis, fédération qui les regroupe, organise les&nbsp;<em>Interférences&nbsp;</em>pour faire découvrir à Avignon la richesse de ces productions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette troisième édition affiche une programmation foisonnante dans deux lieux : la Collection Lambert, et l’Archivolte, chapelle  l’acoustique parfaite pour la musique vocale. Pas moins de 90 levers de rideau permettront de découvrir les créations de 22 ensembles dans des répertoires allant de la musique médiévale au contemporain, en passant par la Renaissance, le Baroque, Mozart, le XIXe siècle et les musiques savantes ou populaires du XXe siècle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ovnis musicaux</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre ensembles de la Région Sud seront à l’honneur. <strong><a href="https://www.cbarre.fr/fr/">C Barré</a>, </strong>collectif marseillais de 12 musiciens, dirigé par <strong>Sébastien Boin</strong><em>, </em>est profondément investi dans la création contemporaine et tisse un lien étroit avec les compositeurs du bassin méditerranéen. A Avignon, son happening interactif <em>Musical Conversation with a Bot</em> promet une expérience unique où le public influe en direct sur la musique via son téléphone. Les réponses déterminent la composition, son tempo, son caractère et même son effectif instrumental&#8230; Collection Lambert<em>, du 9 au 12 juillet à 11 heures.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Extraordinaire, l’avignonnaise <strong><a href="https://www.instagram.com/emmanuelle_dauvin/?hl=fr">Emmanuelle Dauvin</a>, </strong>fondatrice d’<strong><a href="https://ovnibaroque.com/">OVNI Baroque</a> </strong>reproduit la technique de Nicolaus Bruhns (17 e siècle) qui maniait l’archer tout en s’accompagnant au pédalier de l’orgue.<strong><em> </em></strong>Avec la soprano<strong> <a href="https://www.heather-newhouse.com/">Heather Newhouse</a></strong>, elle interprétera <em>Cantata a 2</em>, un programme Bach où violon et orgue dialoguent avec la voix dans une scénographie immersive. A découvrir à la Collection Lambert du 9 au 12 juillet à 10h.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Charlot a capella</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la redécouverte d’un large répertoire de musique ancienne, <strong><a href="https://www.lesvoixanimees.com/">Les Voix Animées,</a></strong> en résidence dans le Var, attachent une grande attention à la rencontre avec de nouveaux publics. Ils entraîneront Avignon dans un ciné-concert vocal autour de Charlie Chaplin : <em>Charlot, Octave et Bobine II</em>. Leur performance a cappella accompagne les images dans un dialogue jubilatoire, y mêlant des compositeurs de Saint-Saëns à John Williams. Collection Lambert : du 9 au 12 juillet à 15h15.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la compagnie <strong><a href="https://www.benjamindupe.com/comme-je-lentends-spectacle/">Comme je l’entends</a> </strong>de <strong>Benjamin Dupé</strong>, présentera <em>La Prédiction des oscillations,</em> fruit d’une rencontre avec le chercheur en neurosciences Daniele Schön. Cette forme inclassable qui mêle musique, théâtre et réflexion scientifique, offre un regard poétique sur notre cerveau. À rebours du prêt-à-penser dicté par les industries de la tech et de l’IA, qui le considèrent comme un superordinateur, se dessine une autre théorie neuronale, musicale, faite d’oscillations, de synchronisations et de prédictions : Collection Lambert du 14 au 17 juillet à 19h.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Interférences</em>&nbsp;est aussi un moment de rencontre pour les professionnels. Les&nbsp;<em>Ondulatoires</em>&nbsp;(10 et 11 juillet)&nbsp;leur présenteront des projets en cours de diffusion et permettront de réfléchir ensemble&nbsp;à&nbsp;renouveler le lien entre musique contemporaine&nbsp;et&nbsp;public. Une table ronde présentera aussi le bilan des rencontres professionnelles&nbsp;<em>Méridien</em>, amorcées en mai par le GMEM,&nbsp;Centre National de création musicale à Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a> et <a href="https://journalzebuline.fr/?p=130675&amp;preview=true&amp;_thumbnail_id=130676">Musiques ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Festival Propagations : les espaces sont sonores</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 13:05:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un dispositif impressionnant occupe pour un mois l’intérieur du Module du GMEM à la Friche. Un dôme ambisonique conçu par l’Ircam (Paris) accueille 35 spectateurs sous 49 haut-parleurs et des projecteurs pour douze Musiques-Fictions, lectures immersives conçues par auteur·ices, compositeur·ices et metteur·euses en scène.  Elles proposent des voyages différents, qui instaurent un rapport peu commun [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un dispositif impressionnant occupe pour un mois l’intérieur du Module du <a href="https://gmem.org/saison/festival-propagations-2025">GMEM</a> à la Friche. Un dôme ambisonique conçu par l’<a href="https://www.ircam.fr">Ircam</a> (Paris) accueille 35 spectateurs sous 49 haut-parleurs et des projecteurs pour douze <em>Musiques-Fictions</em>, lectures immersives conçues par auteur·ices, compositeur·ices et metteur·euses en scène. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles proposent des voyages différents, qui instaurent un rapport peu commun entre les récits et les musiques, les fondant dans un même espace sonore, renouvelant le genre de la fiction radiophonique en la spatialisant. Ce qui l’éloigne de l’idée d’un voyage immobile, même si le corps reste au repos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces lectures qui invitent d’ailleurs assez irrésistiblement au sommeil, comme si mettre son corps au repos mais lui faire produire des images mentales, ouvrait la porte des rêves. Lors de <em>Naissance d’un pont</em>, composé de longs passages du roman de Maylis de Kérangal, rares furent les auditeurs à ne pas chavirer, au cours des presque deux heures de la lecture immersive, dans des poches de sommeil plus ou moins prolongées. La musique de Daniele Ghisi répondait à la structure même du roman&nbsp;: de grandes arches, come des pylônes structurels plantés sur les rives, des élans électroniques qui se répondent, enflent et s’éteignent, puis renaissent et se rejoignent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette structure générale des sons précis, instruments, déformations concrètes, interviennent comme autant d’anecdotes particulières, attirant l’oreille vers telle source du son, source du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Maylis de Kérangal, qui raconte la construction d’un gigantesque pont au dessus d’une zone sauvage, dans une Californie de fiction est racontée par de grands acteurs (Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud, François Chattot, Julie Moulier, Marie-Sophie Ferdane&#8230;) qui incarnent les personnages du roman plutôt que de s’en tenir à la voix du conteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première <em>Musique-Fiction</em> de la collection de l’Ircam, créée en 2020, inaugurait un cycle qui a sans doute mieux trouvé son rythme en s’éloignant aussi de l’incarnation, pour garder l’idée d’une lecture monodique, ou d’un dialogue, qui tresse sa complexité avec la musique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sous la tente</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2005, l’auteur Erri De Luca se joint à l’alpiniste Nives Meroi, première femme à avoir gravi les dix plus hauts sommets du monde, dans l’ascension du Dhaulagiri, un mont de l’Himalaya culminant à 8167 mètres. De cette aventure commune il fait un roman, Pour adapter <em>Sur la trace de Nives</em>, Laëtitia Pitz a choisi une discussion nocturne sous une tente en haute montagne entre les deux protagonistes. Un univers très intime mais aussi ouvert, qui correspond parfaitement au dispositif. Sous le dôme ambisonique le public est comme avec Erri et Nives. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="386" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama-1024x568.jpg?resize=696%2C386&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129731" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=1024%2C568&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=768%2C426&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=150%2C83&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=696%2C385&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=1068%2C593&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=757%2C420&amp;ssl=1 757w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Festival Propagations, Espèce d&rsquo;espaces © Lionel Escama</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les voix des deux comédien·ne·s qui les interprètent jaillissent de côtés opposés de l’installation, comme si deux présences invisibles étaient assises l’une en face de l’autre. Entre eux plane la musique composée par le clarinettiste Xavier Charles. L’absence d’incarnation physique et l’obscurité percée par de doux jeux de lumières créent une atmosphère presque mystique, cohérente avec la teneur de leur discussion. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Discussion qui est en fait plus souvent une juxtaposition de monologues qu’un échange. Elle décrit ses ascensions, leur coût physique, son amour des sommets et sa relation avec son mari et binôme en montagne Romano. Riche d’années d’expérience, elle est assez pragmatique, mais une forme de lyrisme sous-tend souvent son propos, ce qui est appuyé par la douceur de la voix d’Océane Caïrati. Lui, plus spirituel, disserte longuement sur la place des montagnes dans différentes religions, de l’Olympe au discours de Béatitudes, dressant des comparaisons dont s’amuse Nives.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si cette création de 2025 de 50 minutes est moins dilatée et théâtrale que celle de 2020, la musique complique la compréhension du texte, dense et complexe, et couvre parfois les mots de ses stridences. Elle confère au texte une dimension sombre qui n’est pas toujours à propos, le dialogue étant réflexif, mais joyeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pérec est space</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Espèces d’espaces</em> de Philippe Hurel se fonde sur l’essai éponyme de Georges Perec, qui est plus qu’un livret. Le texte, suite de notes sur les lieux quotidiens du plus lyrique des oulipiens, donne son architecture au spectacle. Recréé à La Criée pour <em>Propagations</em> avant une tournée française, ce premier «&nbsp;opéra&nbsp;» (2011) du compositeur joue des codes du genre comme Perec se joue des genres littéraires&nbsp;: l’ensemble Court-Circuit dirigé par&nbsp;Jean Deroyer, s’implique avec un plaisir visible dans une partition chaleureuse, riche de polyphonies, mais explorant aussi l’espace du son dans sa dimension spectrale, et citant, ça et là, une comptine, un jingle télévisé, un accordéon populaire…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte est porté par la chanteuse Elise Chauvin (chant et voix parlée) et par le comédien Jean Chaize. Ils sont judicieusement amplifiés, conservant ainsi un phrasé naturel, qui leur permet&nbsp; d’occuper et modifier l’espace scénique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène d’Alexis Forestier joue tout aussi joliment du caractère inclassable du texte, fait d’énumérations, d’une progression clinique du plus petit au plus vaste espace, d’un quiz sur les pièces habitables d’une maison, de drôleries constantes, de tables et de corps qui s’empilent, de vêtements et de rôles datés, la soprano jouant les femmes d’intérieur avec juste ce qu’il faut de distance. Car «&nbsp;<em>vivre, c’est passer d’un espace à l’autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner</em>&nbsp;». Méthodique et paradoxal comme tous les textes de Perec, le spectacle se conclut par une note de la Waffen-SS&nbsp;: une commande d’arbres et de plantes pour construire une haie séparative entre les deux chambres à gaz d’Auschwitz. Avec Perec, la déconstruction du verbe n’est jamais très loin de la Shoah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chloé Macaire et Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Propagations</em> se poursuit <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 11 mai</mark> à Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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