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	<title>Archives des Grégory Gadebois - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Grégory Gadebois - Journal Zebuline</title>
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		<title>Direction l’Espagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 09:01:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maël Piriou est d’abord un écrivain, de pièces de théâtre, de scenarios. Il a également fait une quinzaine de making of, ce qui lui a donné envie de se lancer dans la réalisation. Aussi accepte-t-il la proposition du producteur Vincent Roget&#160;: faire le remake d’un film flamand, écrit à partir d’un documentaire anglais sur Asta [&#8230;]</p>
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<p><strong>Maël Piriou</strong> est d’abord un écrivain, de pièces de théâtre, de scenarios. Il a également fait une quinzaine de <em>making of</em>, ce qui lui a donné envie de se lancer dans la réalisation. Aussi accepte-t-il la proposition du producteur <strong>Vincent Roget</strong>&nbsp;: faire le remake d’un film flamand, écrit à partir d’un documentaire anglais sur Asta Philpot, <em>Hasta la Vista </em>de Geoffrey Enthoven: trois jeunes d’une vingtaine d’années, handicapés, aimant le vin et les femmes se décident à aller en Espagne en voiture perdre leur virginité dans un bordel qui offre des services adaptés.</p>



<p>Mais il ne va pas faire vraiment un remake&nbsp;: il va conserver la camionnette, le but du voyage et la maladie d’un des personnages. Il aime écrire et c’est à partir de l’acteur <strong>Grégory Gadebois</strong> qu’il construit un des personnages, Lucas, qui va permettre à deux jeunes trentenaires, Mélanie (<strong>Julia Piaton</strong>) et Benjamin (<strong>Quentin Dolmaire</strong>) d’entreprendre ce voyage vers le «<em>&nbsp;bordel inclusif&nbsp;</em>»<em>.</em><em></em></p>



<p>Le film commence à l’hôpital où une jeune femme passe un scanner dont les résultats ne sont pas très positifs. Mélanie, une avocate en fauteuil roulant, a besoin d’espace, de voir son horizon s’élargir, de faire enfin l’amour, elle dont «&nbsp;<em>on n’a jamais caressé les seins</em>&nbsp;» Son ami Benjamin, dont la famille fête les 30 ans, tétraplégique, après un accident de plongeon, vit au ralenti. Sa mère voudrait bien que son oiseau sorte du nid, prenne enfin son envol. Mélanie doit arriver à le convaincre de partir avec elle en Espagne dans un bordel fait pour eux. Il lui reste à trouver un accompagnateur, chauffeur, infirmier. Ce sera Lucas, un accusé qu’elle défend, avec qui elle passe un deal&nbsp;: il les conduit en Espagne et il ne paiera pas ses honoraires.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>En route</strong></mark></p>



<p>Commence alors un road movie étonnant&nbsp;dans un van orange rempli d’un tas de choses dont un chat naturalisé. Le travail de Lucas n’est pas de tout repos&nbsp;: il découvre que la vie quotidienne est compliquée pour des gens en fauteuil roulant. Et il s’attache à eux, même si parfois il pique une colère devant Mélanie plus impatiente que Benjamin d’arriver à destination. &nbsp;</p>



<p>Rencontres improbables, scènes surprenantes, confidences, le voyage ne manque pas de surprises. L’arrivée dans la région de Bardenas Reales, une terre aride, superbement filmée par le directeur de la photo <strong>Guillaume Schiffman</strong>, fait penser à une scène de western. «&nbsp;<em>C’est un décor incroyable où Terry Gilliam voulait tourner son Don Quichotte et où se déroule Lost in La Mancha&nbsp;</em>» a précisé le réalisateur qui tenait à ces paysages.</p>



<p>Certes le film n’est pas très original mais il fait du bien et les acteurs sont excellents, aussi bien Grégory Gadebois dans ce rôle d’un «&nbsp;méchant&nbsp;» bourru, qui devient gentil et apprend à être utile, que Quentin Dolmaire dans celui de cet homme, taiseux, dont le visage exprime délicatement les émotions. Une séquence à Saint-Jean-de-Luz avec eux dans l’eau est très émouvante. Quant à Julia Piaton, elle incarne à merveille cette femme à la fois déterminée, battante et parfois fragile.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><em>Une Pointe d’amour</em> en salles le 30 avril</mark></strong></p>



<p><em> </em></p>
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		<title>Scandale nucléaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 09:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[affaire Maureen Kearney]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des enjeux économiques majeurs, de l’espionnage industriel, des millions d’euros sur et sous les tapis, des mensonges d’État, des luttes intestines dans les coulisses du pouvoir et…une lanceuse d’alerte un peu trop opiniâtre qui devient gênante. À n’en pas douter, tous les ingrédients d’un thriller politique sont présents dans La Syndicaliste, un livre que la [&#8230;]</p>
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<p>Des enjeux économiques majeurs, de l’espionnage industriel, des millions d’euros sur et sous les tapis, des mensonges d’État, des luttes intestines dans les coulisses du pouvoir et…une lanceuse d’alerte un peu trop opiniâtre qui devient gênante. À n’en pas douter, tous les ingrédients d’un thriller politique sont présents dans <em>La Syndicaliste</em>, un livre que la journaliste <strong>Caroline Michel-Aguirre</strong> a consacré, en 2019, à l’affaire Maureen Kearney. <strong>Jean-Paul Salomé</strong> l’a bien compris, qui l’adapte au cinéma, conservant son titre et sa structure d’ensemble.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Areva dans la tourmente</mark></strong><br>Pour ceux qui ont oublié l’ « affaire » ou n’en ont jamais entendu parler : Maureen Kearny, Irlandaise, mariée à un ingénieur du son français, est engagée comme professeur d’anglais chez Areva, fleuron de la technologie nucléaire française, au début des années 2000, devient représentante syndicale CFDT, et se bat bec et ongles pour défendre les intérêts des 50 000 employés du secteur. En 2012, la patronne « de gauche » de l’entreprise, Anne Lauvergeon, avec laquelle Maureen collaborait étroitement, est évincée au profit de Luc Oursel. Maureen apprend que ce dernier s’est associé aux négociations secrètes entre Henri Proglio, directeur sarkozyste d’EDF, et la CGNC, visant à un transfert de technologie à la Chine. L’accord signerait la fin d’Areva et la suppression de milliers d’emplois. Maureen enquête, fouille, interpelle, exige la transparence sur ces transactions, demande appui aux politiques, qui dans le contexte du changement de présidence, se dérobent ou lui mentent éhontément. La syndicaliste a-t-elle fait trop de vagues ? Le 17 décembre 2012, sa femme de ménage la retrouve, un matin, ligotée à une chaise, un bonnet enfoncé jusqu’à sa bouche bâillonnée. Sur le ventre, un A majuscule scarifié. Entre ses cuisses ouvertes, un couteau dont le manche a été enfoncé dans le vagin. L’enquête, étiquetée « sensible » par le procureur, conclut à une affabulation et transforme la victime en coupable. Deux procès aux conclusions opposées suivront, à cinq ans d’intervalle. Hormis sa famille, seuls ses amis syndiqués la soutiendront jusqu’au bout.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mise en scène efficace</mark></strong><br>Tout en ménageant le suspense et en conservant une certaine opacité, le réalisateur démonte une procédure à charge empêtrée dans des préjugés masculins. Il s’attache surtout à brosser le portrait d’une femme dont on se sert, qu’on manipule peut-être, puis qu’on piétine et oublie. Une syndicaliste a-typique, à l’approche plus anglo-saxonne que française, arborant des vêtements de couleur et des bijoux fantaisie, loin d’une grise réserve, s’adressant aux dirigeants sur un pied d’égalité, se mêlant de tout. « Mais pour qui vous prenez-vous ?» lui lancera le colérique Luc Oursel. Une victime qui n’a pas, selon les policiers, le « bon profil » : elle ne pleure pas assez ! Et puis, pourquoi ne s’est-elle pas débattue ? n’a pas crié ? Comment croire d’ailleurs une ex-alcoolique déjà violée dans sa jeunesse, suivie par un psy, lisant des romans policiers et bluffant aux cartes ?  </p>



<p>Dans le rôle titre, <strong>Isabelle Huppert</strong>, qui interprétait la <em>Daronne</em> dans le précédent film de Jean-Paul Salomé, plus mimétique que jamais, frange blonde et chignon <em>Vertigo,</em> colle impeccablement à son modèle. Excellent casting avec une mention spéciale pour <strong>Grégory Gadebois</strong>, dans le rôle du mari de Maureen, qui offre en rempart contre l’adversité, son corps massif, et la délicatesse pudique de ses sentiments.&nbsp;</p>



<p>Le film à la mise en scène efficace, suit le calvaire de celle qu’on n’écoute pas. Une femme fragile dont le réalisateur révèle la force.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Syndicaliste</em>, de <strong>Jean-Paul Salomé</strong><br>En salle depuis le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> mars</mark></pre>
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