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	<title>Archives des Gurshad Shaheman - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Gurshad Shaheman - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dire l’Iran et la vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:21:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jeyran, Hominaz et Shady sont trois sœurs iraniennes, nées au mitan du XXe siècle. Elles ont pris part à la révolution, traversaient les huit ans de guerre avec l’Irak et, pour deux d’entre elles, ont émigré en Europe. Elles sont aussi respectivement la mère et les tantes de l’artiste Gurshad Shaheman. En 2018, elles se [&#8230;]</p>
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<p>Jeyran, Hominaz et Shady sont trois sœurs iraniennes, nées au mitan du XX<sup>e</sup> siècle. Elles ont pris part à la révolution, traversaient les huit ans de guerre avec l’Irak et, pour deux d’entre elles, ont émigré en Europe. Elles sont aussi respectivement la mère et les tantes de l’artiste <strong>Gurshad Shaheman</strong>. En 2018, elles se retrouvent après 11 ans de séparation à l’occasion de la création de son deuxième spectacle au <em>Festival d’Avignon</em>. Ces retrouvailles, et les discussions auxquelles elles donnent lieu, inspire à l’artiste une nouvelle pièce, créée deux ans plus tard : <em>Les Forteresses</em>.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le salon familial</strong></mark></p>



<p> Avec ce spectacle, Shaheman s’intéresse à la vie des femmes de sa famille au cœur de l’histoire récente iranienne. Pour cela, il a conduit de longs entretiens avec elles, séparément puis ensembles, pour recueillir leurs récits dans lesquels les événements personnels, mariages, naissances, cohabitent avec la révolution, la guerre, l’exil vus à travers leurs yeux. Sur scène, ces récits intimes, livrés dans l’intimité familiale, sont restitués tels quels (seulement traduits en français) par <strong>Guilda Chahverdi</strong>, <strong>Mina Kavani </strong>et <strong>Shady Nafar</strong>, trois comédiennes franco-iraniennes.</p>



<p>Le metteur en scène renforce cet aspect intime avec un dispositif scénique qui recrée un salon dont sa mère et ses tantes, qui partagent la scène avec Gurshad et les trois comédiennes, sont les hôtesses. «&nbsp;<em>C’est presque comme si les spectateur</em><em>·</em><em>ices surprenaient par hasard ces conversations là&nbsp;[…] comme s’ils étaient invités chez nous, dans notre intimité</em>&nbsp;» explique-t-il dans une interview donnée à Zineb Soulaimani pour son podcast <em>Le Beau Bizarre</em>. D’ailleurs, une partie du public est installé sur le plateau, et des douceurs sont distribuées.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Filiation artistique</mark></strong></p>



<p>Cette pièce, pour laquelle il a reçu le prix Arcena, s’inscrit complètement dans la lignée du travail que mène Gurshad Shaheman depuis ses débuts en tant qu’auteur-metteur en scène en 2012. Tous ses spectacles et performances sont écrits à partir de récits réels et intimes, que ce soient ceux de réfugiés LGBTQ +, de jeunes en rupture avec leur famille, ou les siens, comme dans son triptyque <em>Pourama Pourama</em>, dans lequel il parlait déjà de sa mère et de ses tantes.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br><a href="https://www.lezef.org/fr/saison/25-26/les-forteresses-935" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/saison/25-26/les-forteresses-935">Les Forteresses</a><br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 et 4 mars<br></mark><br><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Le Zef</a>, Scène nationale de Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Porosité et hybridation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 09:56:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Échelles du Levant,&#160;anciens&#160;comptoirs d’échanges commerciaux et culturels&#160;de l’empire Ottoman, incarnent&#160;historiquement&#160;les interactions complexes entre les cultures européenne et orientale. C’est à elles que se réfère le nom même&#160;du&#160;festival,&#160;Les Rencontres à l’échelle,&#160;qui célèbre, à partir de Marseille et de ses diasporas, le Tout-Monde et ses porosités culturelles.&#160;Du 2 au 14 juin,&#160;les artistes du Sud,&#160;des diasporas arabes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Échelles du Levant,&nbsp;anciens&nbsp;comptoirs d’échanges commerciaux et culturels&nbsp;de l’empire Ottoman, incarnent&nbsp;historiquement&nbsp;les interactions complexes entre les cultures européenne et orientale. C’est à elles que se réfère le nom même&nbsp;du&nbsp;festival,&nbsp;<strong><a href="https://www.lesrencontresalechelle.com"><em>Les Rencontres à l’échelle</em></a></strong><em><a href="https://www.lesrencontresalechelle.com">,</a></em><strong><em>&nbsp;</em></strong>qui célèbre, à partir de Marseille et de ses diasporas, le Tout-Monde et ses porosités culturelles.&nbsp;Du 2 au 14 juin,&nbsp;les artistes du Sud,&nbsp;des diasporas arabes et africaines,&nbsp;sont valorisés&nbsp;le temps du festival tel un&nbsp;<em>safe space</em>, où les identités et citoyennetés peuvent coexister sans oppositions ni injonctions.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chemins parcourus</mark></strong></h3>



<p>La programmation 2025 revisite des artistes historiquement soutenus par le festival et affirme son rôle de prescripteur.&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/gurshad.shaheman/"><strong>Gurshad Shaheman</strong>&nbsp;</a>s’interroge : Comment peut-on être persan ?&nbsp;<em>Pourama Pourama</em>,&nbsp;en&nbsp;mêlant théâtre et récit autobiographique,&nbsp;explore&nbsp;l’exil et&nbsp;l’identité. Il revient aussi sur l’exploration intime des liens familiaux et des souvenirs partagés, avec&nbsp;<em>Sur tes traces</em>&nbsp;en dialogue avec&nbsp;<strong>Dany Boudreault</strong>.</p>



<p><strong>Ahmed El Attar</strong>, metteur en scène&nbsp;égyptien revient avec&nbsp;<em>On the importance of being an arab</em>et nous invite à humaniser l’archétype. Comment être arabe de nos jours, dans un contexte où les vies arabes semblent si peu compter&nbsp;?</p>



<p>Le&nbsp;chorégraphe libanais&nbsp;<strong>Ali Chahrour</strong>, avec&nbsp;<em>When I saw the sea</em>, dénonce le système de kafala, dispositif de parrainage dévoyé en outil d’esclavage moderne&nbsp;des travailleuses migrantes.&nbsp;<a></a>Notons aussi l’hommage rendu à la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum&nbsp;<strong>Agmal Layali</strong>&nbsp;mixe archives audiovisuelles et musique électronique pour raviver la magie du tarab.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoires et territoires</mark></strong></h3>



<p>Cette édition met à l’honneur des artistes interrogeant identité, mémoire et territoire.&nbsp;<em>Déplace&nbsp;</em>de&nbsp;<strong>Lenaïg Le Touze</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Julie Kretzschmar</strong>&nbsp;propose une création sur les mots, entre intime et politique, produite à Mayotte. Les lectures de&nbsp;<strong>Sarah Haidar</strong>,&nbsp;<strong>Souad Labbize</strong>&nbsp;et<a href="https://www.instagram.com/nasrisays/?hl=fr">&nbsp;<strong>Nasri Sayegh</strong></a>&nbsp;offrent un regard sur les expériences méditerranéennes contemporaines.&nbsp;<em>Smuggled Tea Time</em>&nbsp;de&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/fatihguita/"><strong>Fatih Gençkal</strong>&nbsp;</a>et&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/mzerenn/?hl=fr"><strong>Mustafa Zeren</strong>&nbsp;</a>explore la danse depuis les marges.&nbsp;<em>Who killed Youssef Beidas ?</em>&nbsp;de&nbsp;<a href="https://chrystelekhodr.com"><strong>Chrystèle Khodr</strong>&nbsp;</a>déconstruit les liens entre capitalisme et amours manquées.</p>



<p>La clôture sera marquée par le concert&nbsp;donné sur le toit de la Friche&nbsp;<em>–&nbsp;</em>produit en lien avec l’AMI – qui invite&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/shereen_suleiman/">Shereen Suleiman</a></strong>,&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/makimakkuk/">Makimakkuk</a></strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Isam Elias</strong>. Cette soirée met à l’honneur la scène musicale alternative palestinienne et libanaise, fusionnant traditions et électronique, subversion poétique et engagement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans l’ombre de l’islamophobie ambiante</mark></strong></h3>



<p>En France, la montée de l’islamophobie, récemment dénoncée par des institutions comme la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme se conjugue à un profond mal-être dans les diasporas arabes et musulmanes. Montées des tensions liées aux crimes contre l’humanité et dérives génocidaires à Gaza, crime islamophobe contre Aboubakar Cissé, tensions diplomatiques France-Algérie… Dans ce climat,&nbsp;<em>Les Rencontres à l’é</em><em>chelle</em>&nbsp;ne peuvent se contenter d’un vernis esthétique ou d’un folklore des altérités même si, comme l’a écrit Edward Saïd «&nbsp;<em>L’art ne guérit pas, il donne à penser</em>&nbsp;».</p>



<p>Ce festival constitue un espace de résistance, un lieu où les artistes arabes et du Sud global peuvent exprimer douleur, exil, guerre, mais aussi joie et beauté. Face à la réduction des mondes arabes et africains à leurs blessures ou leurs aliénations, l’enjeu est de reconstruire un imaginaire commun, porteur de fraternité et de lucidité. Car, comme le disait&nbsp;le poète palestinien&nbsp;<strong>Mahmoud Darwich</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>La&nbsp;Terre nous est étroite&nbsp;</em>[mais]<em>&nbsp;nous avons sur cette Terre ce qui rend la vie digne d’être vécue.</em>&nbsp;»</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Rencontres à l’échelle</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 au 14 juin</mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Julie Kretzschmar</strong>&nbsp;<strong>sur tous&nbsp;les fronts</strong><br><br>Fondatrice des&nbsp;<em>Rencontres</em>&nbsp;et figure emblématique de la scène culturelle marseillaise,&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/kretzschmarjulie/?hl=fr">Julie Krezschmar</a>&nbsp;est depuis octobre 2024 la commissaire&nbsp;générale&nbsp;de la Saison Méditerranéenne2026,&nbsp;annoncée&nbsp;par Emmanuel Macron en 2023.&nbsp;Cette manifestation entend souligner «&nbsp;<em>les forces et les complémentarités culturelles et économiques des pays du pourtour méditerranéen, et leur capacité d’action commune pour répondre aux défis du XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle</em>&nbsp;». Elle est aussi partie prenant du nouveau projet à la tête du Théâtre Toursky&nbsp;[<a href="https://journalzebuline.fr/toursky-une-page-se-tourne/">lire ici</a>].&nbsp;</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a>  et <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



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<p>Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec&nbsp;<a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a>&nbsp;sont également disponible en intégralité sur leur site</p>
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		<title>Dans l’antichambre de l’irresponsabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 10:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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<p>«&nbsp;L’histoire ne se répète pas, elle bégaie&nbsp;», aurait dit Karl Marx. En sortant de la représentation de <em>A bright room called day </em>(<em>Une chambre claire nommée jour</em>), on aimerait ne pas y croire. Malheureusement la pièce écrite en 1985 par <strong>Tony Kushner</strong>, si elle ose un parallèle dérangeant entre l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler dans l’Allemagne des années 1930 et l’élection de Ronald Reagan aux États-Unis, ne peut que nous convaincre de la permanence du danger nationaliste voire totalitaire. L’auteur d’<em>Angels in America</em> en est d’ailleurs tellement convaincu qu’il a remanié sa pièce pour cette création mise en scène par <strong>Catherine Marnas</strong>, y intégrant l’épisode plus récent encore de la présidence Trump. Comment une société perçue comme progressiste peut-elle se livrer à un dirigeant extrémiste dans le cadre d’institutions dites démocratiques&nbsp;? C’est ce glissement vers un régime liberticide qui est observé ici. Un basculement dont les étapes s’enchaînent de la manière la plus sournoise tel un engrenage irréversible vers un autoritarisme qui annihile les droits que l’on pensait inviolables.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’aveuglement en résignation</mark></strong></p>



<p>Dans le salon d’Agnès, une bande d’ami·es à haut capital culturel et politique – la plupart baignent dans le milieu artistique et se disent proches des idées communistes – sont les témoins impuissants des événements qui entre 1932 et 1933 conduisent à l’avènement du nazisme. L’alcool, l’opium et les chansons égayent leurs soirées, entre insouciance et bonne conscience. En quelques mois, d’aveuglement en résignation, ces intellectuel·les sont mis·es devant le fait accompli. Le pire n’est plus une menace mais l’actualité face à laquelle ils et elles se trouvent désemparé·es, piégé·es. Côté jardin, devant un écran où défilent photographies et chronologie des faits marquants de l’ascension hitlérienne, Zillah, rockeuse libertaire des années Reagan remarquablement incarnée par <strong>Sophie Richelieu</strong>, assiste au délitement idéologique et moral de la petite troupe berlinoise. Elle sait bien que la bête n’est pas morte mais tombe des nues, et éclate de rire, quand Xillah – piquant <strong>Gurshad Shaheman</strong>, avatar de l’auteur de la pièce, lui apprend l’élection d’un certain Donald Trump… De cette double voire triple strate narrative surgissent d’autres personnages, rappelant que, malgré la légèreté qui se dégage parfois de l’entre-soi des convives, le cauchemar devient réalité&nbsp;: une femme fantôme que l’on imagine victime du nazisme, la marionnette du Fürher, le diable en personne.</p>



<p>Se risquer à comparer les anciens présidents états-uniens avec le dictateur nazi n’est pas du tout le sujet de <em>A bright room called day</em>. La pièce rappelle d’abord certains errements politiques, que l’on a tendance à oublier, comme le refus des communistes allemands, téléguidés par Moscou, de toute alliance avec une force de gauche non révolutionnaire, en l’occurrence la social-démocratie, pour former une coalition en capacité d’accéder au pouvoir. Mais la force du tandem Kushner/Marnas est de montrer de manière éclatante, et talentueuse, la frontière ténue entre indifférence et complaisance.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Une chambre claire nommée jour</em> a été joué le 4 mai aux Salins, scène nationale de Martigues et le 16 mai au Liberté, scène nationale de Toulon</pre>
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