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	<title>Archives des Hafsia Herzi - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Hafsia Herzi - Journal Zebuline</title>
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		<title>Elles parlent de « La petite dernière »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p><strong>Elles</strong> ce sont la réalisatrice, <strong>Hafsia Herzi</strong> et son actrice, <strong>Nadia Melliti,</strong> dans un bureau du cinéma Les Variétés, au moment de l’avant-première du film qui a fait salle comble .Elles se confient sur leur travail, leurs émotions, leurs souvenirs de tournage. Au départ il y a le livre de <strong>Fatima Daas,</strong> qu’elles ont lu toutes les deux&nbsp;: Hafsia, parce qu’on lui a proposé de l’adapter, Nadia parce qu’Hafsia &nbsp;l’a choisie pour incarner Fatima, après un casting sauvage, sur photo&nbsp;; un coup de cœur&nbsp;!</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est un personnage que je n’avais jamais vu&nbsp; au cinéma&nbsp;; j’ai écrit la première version du scenario, très vite, en trois mois. J’ai laissé reposer&nbsp;;&nbsp; n’étant pas spécialiste de l’écriture de scenario, j’aime avoir du recul. Je n’ai pas travaillé avec Fatima Daas car j’avais entendu parler de conflit entre auteur et réalisateur, d’auteurs qui étaient déçus. Et j’aime écrire seule. Le scenario est vraiment très différent du roman qui a une structure un peu particulière, pas un récit classique, un long monologue qui parcourt enfance, adolescence… J’ai gardé l’essence, le Personnage, la famille, ce qui m’intéressait le plus et que j’arrivais à visualiser cinématographiquement. C’est un peu plus doux, notamment, le père qui dans le livre est plus virulent. Je n’avais pas envie d’un tel père et dans le film, il est un peu plus absent. &nbsp;J’aime les personnages de mère et j’avais envie de montrer une mère qui a du caractère, une mère nourricière, qui comprend tout&nbsp;; j’aime bien la manière dont Fatima Daas parle de la sienne J’avais aussi envie que la religion fasse partie du décor, de la famille mais cela pourrait être une famille juive, chrétienne, peu importe&nbsp;! J’aime filmer le quotidien, les histoires d’amour. &nbsp;Et je me retrouve dans ce personnage.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="203" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=300%2C203&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132369" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=300%2C203&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=1024%2C693&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=768%2C520&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=696%2C471&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=1068%2C723&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?resize=621%2C420&amp;ssl=1 621w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Nadia-Melliti-C-A.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p><strong>Nadia Melliti</strong>, étudiante en STAPS (études pour devenir professeur d’EPS), surprise d’avoir obtenu le rôle, le premier, qui lui a valu le Prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, explique comment elle s’est préparée.</p>



<p><em>«&nbsp;C’est grâce à l’émancipation sportive que j’ai vécue toute petite&nbsp;; j’ai compris très vite qu’on était dans un monde d’hommes et je ne voulais pas en faire partie. En tant que sportive, on a un mental dur, beaucoup d’exigences vis-à-vis de soi-même. Je ne voulais pas sentir une différence entre moi et les garçons. Je ne voulais pas décevoir Hafsia. Je devais être à la hauteur et sur le plateau j’avais toujours cette exigence&nbsp;»</em></p>



<p>Hafsia précise que les séquences de football, qui ne sont pas dans le roman, ont été ajoutées par rapport à l’expérience de Nadia. Pour se préparer au rôle, elle lui conseillé quelques lecture dont <em>Le Portrait de Dorian Gray</em> d’Oscar Wilde que Nadia a adoré.</p>



<p><em>«&nbsp; Cette histoire rejoignait quelque part ce que traversait Fatima&nbsp;; elle se confronte à elle-même par rapport à ses erreurs. Il y avait un parallèle avec ce peintre qui se rendait compte de ses erreurs. Cà m’a permis de me mettre dans la peau du personnage, intense, complexe avec ses contradictions, qui seraient pour beaucoup inconciliables. Cette lecture m’a permis une plus grande ouverture d’esprit Quant au livre de Fatima Daas, j’ai adoré l’histoire, cette lutte intérieure. Les femmes, au cours de l’Histoire, ont toujours été en quête de liberté. En 68, que je n’ai pas connu&nbsp;! (rires), on parlait d’interdiction d’interdire, du droit au plaisir, d’émancipation des femmes. En tant que femmes, on a toujours mené des combats.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Hafsia Herzi</strong> parle de son travail &nbsp;de documentation pendant l’écriture du scenario, des fêtes auxquelles elle a assisté, des rencontres qu’elle a faites comme ce médecin de Marseille, spécialiste de l’asthme, -d’ailleurs présent dans la salle ce soir- là. Elle évoque le tournage des scènes d’intimité, des scènes tournées avec pudeur.</p>



<p>&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’avais pas envie de filmer des scènes de sexe simulées. On a beaucoup parlé. Ca s’est fait simplement. On a pris le temps et j’ai fait attention au casting, que ce soit des gens bienveillants. J’avais envie de pudeur, j’ai fait attention au décor, à, la manière de filmer. Je préfère filmer u vrai baiser qu’une scène de sexe. Comment filmer le désir&nbsp;: on met en place des lumières, on prête une grande attention aux regards.</em> …&nbsp;»</p>



<p>Ce film qui sort en France&nbsp; le 22 octobre &nbsp;ne sera montré ni dans les pays du Maghreb, ni en Russie, ni en Chine, à cause de ses thématiques, sexualité, désir, homosexualité. On aura&nbsp; la chance de le voir&nbsp;!</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Lire la <em><a href="https://journalzebuline.fr/vers-la-liberte/">critique du film ici </a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 12:06:49 +0000</pubDate>
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<p>Celle qui a été la monteuse d’<strong>Agnès Varda </strong>pour <em>Sans toit ni loi</em>, qui a réalisé en 1989 son premier long, <em>Peaux de vaches</em>, puis <em>Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu </em>et <em>Bowling Saturne</em> nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la musique et de bien d’autres choses avec le franc-parler qui la caractérise. Une Patricia Mazuy à qui la Cinémathèque avait consacré une rétrospective en octobre 2022. Entretien</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La genèse du film</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;À l’origine, c’est un film de <strong>Pierre Courrège </strong>qui, en 2005, était passé devant une prison à Maubeuge et avait été marqué par des femmes qui attendaient pour un parloir. Il a commencé à écrire en 2012 avec <strong>François Bégaudeau </strong>un pur film social. Ils ont travaillé entre 2012 et 2018 mais ne sont pas arrivés à produire le film. Le producteur <strong>Yvan Taieb</strong> qui avait vu mon film <em>Paul Sanchez est revenu</em> m’a proposé de faire le film&nbsp;; après avoir vérifié qu’ils le laissaient tomber, j’ai accepté. Mais pour moi, c’était trop conceptuel&nbsp;: c’était des conversations «&nbsp;lutte de classes&nbsp;». On ne voyait jamais les maris des deux femmes et pour moi, il était évident qu’il fallait montrer pour quoi ces deux femmes vivaient et donc, faire exister leurs maris en prison. Il y avait de l’humour dans les dialogues. Les personnages sont des clichés, la bourgeoise esseulée et la mère courage des cités. Il s’agissait de complexifier les clichés. L’autodérision de la bourgeoise, Alma, dans le vide absolu, ça lui donnait un air perché. Sa maison n’est pas une prison mais une sorte de mausolée. Deux destins de femmes que je voulais mettre en héroïnes. Et l’humour était important. Ce n’est pas un film <em>feel good</em> mais un film grave que je voulais traiter avec légèreté. De 2019 à 2021, on a travaillé le scenario et je l’ai proposé à Isabelle Huppert qui m’avait dit qu’elle voulait retravailler un jour avec moi [après <em>Saint Cyr,</em> ndlr]. J’ai pensé à<strong> Hafsia Herzi </strong>pour jouer Mina et opposer les deux corps. Hafsia est tellement pulpeuse, cela me plaisait&nbsp;! Entretemps, j’avais fait <em>Bowling Saturne</em>, un film très noir, très dur. Je voulais explorer la douceur. La dernière année, j’ai travaillé avec <strong>Emilie Deleuze</strong>. Un scenario, ce n’est pas que des dialogues. Il fallait que ce ne soit plus un territoire étranger&nbsp;: pour moi, les bourgeois c’est comme aller filmer des Inuits. Je ne connais pas les grandes maisons riches, ni les cités. Le personnage de Yassine a été très compliqué à construire&nbsp;; c’est un mec qui souffre à cause de la mort de son frère. Il est blessé donc dangereux et la souffrance fait peur. Yassine c’est comme les petits blancs des romans de Faulkner. Il est imprévisible car il ne sait pas se gérer. Mais je n’avais pas l’argent pour faire un film comme Audiard. Je voulais que ce soit comme un conte, une fable. Et je voulais que Mina soit amoureuse de son mari, Nasser. La vie d’Alma, elle, est tragique&nbsp;: elle reste chez elle, va chez le coiffeur et au parloir. C’est tout&nbsp;! C’est l’arrivée de Mina qui va la révéler à elle-même. Comme une histoire d’amour, une parenthèse.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="523" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1.jpg?resize=696%2C523&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124949" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1024%2C769&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1153&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1538&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=696%2C523&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1068%2C802&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1442&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=559%2C420&amp;ssl=1 559w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La documentation</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Je me suis bien sûr documentée. Il est difficile d’accéder aux maisons d’accueil et aux parloirs. J’ai vu des documentaires sur les prisons, comme celui de <strong>Stéphane Mercurio</strong> [<em>À côté </em>de Stephane Mercurio et Anna Zisman &#8211; ancienne contributrice de <em>Zébuline</em>, ndlr]. On voit dans ces lieux des femmes très différentes et ce n’est pas irréaliste que des femmes comme Alma et Mina s’y croisent. Quand j’ai fait le casting sauvage des femmes de la maison d’accueil, j’ai vu celles qui fréquentent les parloirs. Leur vitalité absolue face à cette vie dure m’a surprise.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le décor</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;J’aurais aimé tourner à Strasbourg mais pour différentes raisons, on a choisi Bordeaux. La maison d’Alma a été très difficile à trouver. Il fallait des murs de couleur. Pas de murs blancs&nbsp;; cela aurait été trop difficile pour éclairer Isabelle. On a vraiment soigné les couleurs et une galerie parisienne nous a prêté les tableaux &#8211; il y en avait pour 800&nbsp;000 euros&nbsp;! Pourquoi celui de <strong>Jacques Villéglé</strong>, dans l’entrée&nbsp;? Il y a longtemps, j’avais connu sa fille qui m’avait emmenée dans l’atelier de son père&nbsp;; il déchirait des affiches dans les rues pour composer ses tableaux&nbsp;; un des pionniers du street-art. Je trouvais marrant que ce soit un grand tableau Et des affiches déchirées, c’était bien par rapport à la déchirure de l’amour. Un mec qui n’arrête pas de tromper sa femme et qui lui offre des affiches déchirées, c’est drôle, non&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Dés le scenario, je voulais une musique douce et très mélo. On avait peu de temps si on voulait que le film soit prêt pour Cannes. Je désirais aussi qu’il y ait une chanson comme dans un film d’Altman, que j’adore, <em>Le Privé</em> (<em>The long good Bye</em>), adapté d’un roman de Chandler, avec <strong>Elliot Gould</strong>. Il y a une chanson de <strong>John Williams</strong>, d’<strong>Amine Bouhafa</strong>.Pour la chanson, cela a été plus compliqué. Je me suis mise à écrire les paroles et j’y ai passé beaucoup de temps. Et pour <strong>Sarah McCoy </strong>qui l’interprète, c’est grâce au manager de <strong>Bertrand Belin</strong> pour qui j’avais fait un clip (<em>Surfaces</em>). Avant le tournage, j’avais juste une maquette avec le sifflet. Je voulais garder le sifflet pour trouver la voix. Très compliqué&nbsp;: je voulais quelque chose qui groove, de jazzie et après de longues recherches, <strong>Sarah McCoy</strong>, une chanteuse super, un bonheur&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le titre : <em>La Prisonnière de Bordeaux</em></mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Le titre est romanesque. Il fait très «&nbsp;Princesse de Clèves&nbsp;». On se demande qui est LA Prisonnière de Bordeaux. Sans doute Alma, avec son destin de femme soumise, dans sa prison dorée&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous pouvez lire la critique <a href="http://Le 20 août aux Variétés (Marseille), la cinéaste Patricia Mazuy présentait en avant-première son sixième long métrage, La Prisonnière de Bordeaux, présenté à la dernière Quinzaine des Cinéastes. Zébuline l’a rencontrée">ICI</a></mark></strong></p>
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		<title>La Prisonnière de Bordeaux ou la lutte des classes est-elle soluble dans la sororité ?</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Simon Beaufils]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre du dernier long métrage de Patricia Mazuy, La Prisonnière de Bordeaux, pourrait être celui d’un conte de fée ou d’un roman de gare. Le film en assumera le romanesque tout en déjouant les attentes par trop mélodramatiques. Car, si l’action se déroule bien à Bordeaux, de prisonnière il n’y en a pas. Ou [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/">La Prisonnière de Bordeaux ou la lutte des classes est-elle soluble dans la sororité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
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<p>Le titre du dernier long métrage de <strong>Patricia Mazuy,</strong> <em>La Prisonnière de Bordeaux</em>, pourrait être celui d’un conte de fée ou d’un roman de gare. Le film en assumera le romanesque tout en déjouant les attentes par trop mélodramatiques. Car, si l’action se déroule bien à Bordeaux, de prisonnière il n’y en a pas. Ou plutôt, il y a en deux. Mina et Alma, épouses de taulards, purgeant leur peine dans le même établissement. «&nbsp;Codétenues&nbsp;» hors les murs, comme se plait à le répéter avec humour Alma. Enchaînées à leur milieu, à leur histoire, au rituel administratif&nbsp;: attente, identification, tampons, appel, entrevues chronométrées en box fermés.</p>



<p>C’est à l’occasion d’un parloir qu’Alma (<strong>Isabelle Huppert</strong>) grande bourgeoise, ex danseuse, femme bafouée, désabusée, rencontre Mina (<strong>Hafsia Herzi</strong>), blanchisseuse à Narbonne où elle réside en logement social avec ses deux enfants. Alma vit dans un hôtel particulier bordelais luxueux, regorgeant de meubles et de tableaux très chers. Son mari, neurochirurgien éminent, a été condamné pour homicide involontaire, conduite en état d’ivresse et délit de fuite. Celui de Mina est l’auteur du braquage d’une bijouterie durant lequel un de ses complices a trouvé la mort. Mina doit faire trois heures de train pour avoir ce rendez-vous régulier. Alma va l’accueillir dans sa grande maison vide, plus proche de la prison, lui trouver un job dans la clinique privée dont son conjoint reste actionnaire. &nbsp;Aucune charité dans cet acte. Alma dans le néant sentimental de sa vie solitaire et sans but, ressent une vraie attraction pour la jeune mère des cités. Aucune reconnaissance servile chez Mina qui accepte ce qui vient, les bons et les mauvais coups de l’existence avec une dignité qu’incarne à la perfection Hafsia Herzi. &nbsp;Les maris, les enfants, le frère menaçant et brutal du braqueur mort, resteront au second plan. Ce que filme la réalisatrice, c’est le clair-obscur de la relation entre ces deux femmes&nbsp;que tout oppose sauf ces maris incarcérés et les questions sur l’avenir de leur couple respectif. L’une éclaire l’autre et réciproquement, sans que jamais, malgré les moments partagés, il n’y ait fusion. La réalisatrice saisit la fracture sociale dans les gestes utiles de la prolétaire qui nettoie, range, cuisine et ceux maladroits ou contraints de la bourgeoise désœuvrée. Dans un plan à la Buñuel,&nbsp; les amis d’Alma, saisis frontalement une coupe à la main, découvriront Mina, l’assimilant immédiatement à une femme de ménage.</p>



<p>Beau travail sur les couleurs dû à <strong>Simon Beaufils</strong>. Et ce, dès le prologue particulièrement réussi,&nbsp; où le plafond en miroirs d’un fleuriste multiplie les bouquets parmi lesquels la chevelure blond-roux d’Isabelle Huppert semble flotter, jusqu’à ce que son visage dévasté se tourne vers nous. Le rouge et le bleu de la demeure d’Alma, l’explosion multicolore des peintures, le blanc des blouses propres qui tournent autour de Mina. Les portes aux teintes primaires des parloirs… Motifs visuels auxquels s’adjoint le motif musical de la chansonnette mélancolique écrite pour le film par <strong>Amine Bouhafa</strong>.</p>



<p>&nbsp;La lutte des classes est-elle soluble dans la sororité&nbsp;? Il semblerait bien que non. Pour échapper aux liens toxiques, aux formatages sociaux, aux mauvais choix de vie, mieux vaut avoir les moyens comme Alma. Pour les autres, ainsi que le dit Mina, <em>on fait comme on peut&nbsp;!</em></p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>En salles le 28 aout</em></p>



<p><strong><em>Avant-première le 20 août à 20 h au cinéma Les Variétés en présence de la réalisatrice</em> </strong></p>
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		<title>Une surveillante dans le péril geôle  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 16:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Borgo, c’est une ville de Haute-Corse, et un centre pénitentiaire qui porte son nom, où selon un contrôleur général, la détention a «&nbsp;un caractère humain&nbsp;». C’est là que Melissa (<strong>Hafsia Herzi</strong>) est nommée en tant que matonne. Avec elle, nous découvrons l’Unité 2 où sont regroupés les détenus corses. Cellules ouvertes dont certaines ont vue sur mer, centre sportifs et de loisirs. Pas le Club Med mais bien loin de la prison de Fleury-Mérogis où elle travaillait. Les prisonniers peuvent se procurer tout ce qu’ils veulent, sauf les armes. Ils sont bien sûr affiliés à des clans mais sont protégés le temps de leur peine, par un accord de paix tacite. En contact permanent avec leurs réseaux, ils savent tout ce qui se passe dehors. À Borgo, dit-on, «&nbsp;<em>ce sont les prisonniers qui surveillent les gardiens&nbsp;</em>».</p>



<p>Melissa, 32 ans, y prend ses marques, retrouve Saveriu (<strong>Louis Memmi</strong>), un jeune détenu qu’elle a rencontré sur le continent. Ferme, expérimentée, la langue bien pendue, elle s’impose et sait gagner le respect des prisonniers qui la surnomment Ibiza en référence à la chanson de Julien Clerc.</p>



<p>À l’extérieur, l’intégration est plus difficile. Dans la cité où elle réside avec ses deux enfants, son mari Djibril (<strong>Moussa Mansaly</strong>) d’origine africaine est en butte au racisme ambiant et ne trouve pas de travail. À Borgo, même si elle est une «&nbsp;française d’origine maghrébine&nbsp;» et&nbsp; une «&nbsp;étrangère&nbsp;», on l’aime bien la matonne Melissa. Alors, bien qu’elle n’en ait jamais parlé, on «&nbsp;arrange&nbsp;» ses problèmes «&nbsp;à la corse&nbsp;». Puis, toute aide obligeant celui qui en bénéficie, on lui demande des services. Et la mécanique s’enclenche, compromettant la jeune femme dans la guerre mafieuse de l’Île de Beauté.&nbsp;</p>



<p>Si cette guerre est bien présente dès le début du film, avec un règlement de compte qui fait deux victimes, deux ex-détenus abattus en plein jour à l’aéroport, s’il y a bien une enquête menée par un commissaire las (<strong>Michel Fau</strong>) qui ne poursuit l’affaire que parce que ses supérieurs insistent, Borgo n’est pas pour autant un film policier.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Île flottante</mark></strong></p>



<p>Le réalisateur déjoue les attentes, brouille la temporalité et les genres. C’est le récit d’une intégration ratée, d’un couple qui bat de l’aile et veut prendre un nouveau départ, et surtout le portrait d’une femme appréhendée sous des angles divers qui n’épuisent ni sa complexité, ni son mystère. Surveillante aguerrie parmi les hommes, épouse et mère parfois dépassée, championne de tir, et, plus Ibiza que Mélissa sur le dancing floor des paillottes. Dans ce rôle Hafsia Herzi est impressionnante. Autour d’elle, des non-professionnels corses et des comédiens connus – entre autres <strong>Florence Loiret-Caille </strong>en directrice de prison qui veut bien prendre en compte l’exception corse jusqu’à un certain point&nbsp;! Casting parfait signé <strong>Julie Allione</strong>.</p>



<p>S’inspirant librement d’un fait divers – le double assassinat de Poretta en 2017 –, Stéphane Demoustier nous livre ici un film loin des cartes postales, déjà au cœur de polémiques alors que le procès des protagonistes est imminent.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Borgo</em>, de <strong>Stéphane Demoustier</strong><br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 avril</mark></pre>
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