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	<title>Archives des humour - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des humour - Journal Zebuline</title>
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		<title>Marseille Stand-Up Festival « Entre une mauvaise carrière et être un mauvais père, j’ai choisi »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 13:58:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Marseille Stand-Up Festival s’ouvre le 4 décembre à l’Odéon avec Jason Brokerss, figure reconnue de la scène, et auteur pour de nombreux humoristes. Après 463 dates de son premier spectacle, il revient avec un nouveau show très personnel. Rencontre avec un artiste qui revendique la simplicité du quotidien comme matière première et place la [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.lestheatres.net/fr/a/5502-marseille-stand-up-festival">Marseille Stand-Up Festival</a></em> s’ouvre le 4 décembre à l’Odéon avec Jason Brokerss, figure reconnue de la scène, et auteur pour de nombreux humoristes. Après 463 dates de son premier spectacle, il revient avec un nouveau show très personnel. Rencontre avec un artiste qui revendique la simplicité du quotidien comme matière première et place la paternité au cœur de ses choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous avez commencé par des études de commerce et un travail «&nbsp;classique&nbsp;». Comment glisse-t-on vers le stand-up ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jason Brockerss.</strong> Très naturellement. J’étais avec celle qui est aujourd’hui mon épouse – et déjà ma meilleure amie – et on est allés voir un plateau dans un comedy club. Elle m’a dit : « <em>Tu devrais essayer</em> ». Treize ans plus tard, j’essaye encore. Je ne me destinais pas du tout à ça, mais c’est venu comme une évidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre nom de scène, Jason Brokerss, d’où vient-il ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De nulle part ! C’était juste mon nom sur Facebook, avant même que je pense à faire ce métier. Les gens ont commencé à m’appeler «&nbsp;Jason&nbsp;», et je me suis dit : pourquoi pas ? Il n’y avait aucune stratégie derrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes père de quatre enfants. On pose toujours cette question aux femmes et jamais aux hommes… Mais comment concilie-t-on cette vie de famille (très) nombreuses et une carrière sur scène ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">[Rires] Ça nourrit énormément … et ça bloque aussi parfois, parce qu’on a moins de temps pour développer ce qu’on voudrait faire. Mais entre être un mauvais père et avoir une mauvaise carrière, j’ai choisi. Ma famille passe avant tout. Et c’est une source inépuisable d’inspiration : mon quotidien est très centré sur eux, donc forcément, ça infuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous venez de lancer un podcast sobrement intitulé <em>Podcast avec l’Épouse</em>. Pourquoi ce format ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que c’était naturel. On passe beaucoup de temps à parler, vraiment beaucoup. C’est ma meilleure amie depuis seize ans. On appuie sur le bouton rouge et on discute. Pas de concept compliqué : juste des conversations sincères, parfois légères, parfois profondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce qui nourrit votre écriture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours une émotion. Ça peut venir de quelque chose qui me fait rire, peur, honte, plaisir… J’essaie d’écrire à partir d’un ressenti. Même une petite gêne peut devenir un point de départ. Ce n’est jamais intellectuel au début : c’est viscéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel est votre rapport à l’humour engagé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me mets dans aucune case. Si j’ai envie de parler de politique, j’en parle. Si je n’ai pas envie, je n’en parle pas. Ce spectacle-là est très centré sur la famille, le prochain ne le sera peut-être pas du tout. Je fais ce dont j’ai envie à l’instant T. Et puis, parler de famille, de transmission, de responsabilités… c’est déjà dire quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez écrit pour plusieurs humoristes. Comment travaille-t-on pour quelqu’un d’autre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En passant du temps ensemble. Tout part de l’artiste : ses envies, ce qu’il veut raconter. On discute énormément, j’observe comment la personne respire sur scène, comment elle place une idée, un silence. Ensuite, on affine phrase par phrase.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles ont été vos influences en humour ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fary, clairement. Pas comme «&nbsp;maître&nbsp;» ou «&nbsp;modèle&nbsp;», mais comme quelqu’un qui m’a transmis une vision, une exigence. On s’est rencontrés à un moment où chacun cherchait sa voie, et ça a créé un lien très fort. Je suis un grand consommateur de stand-up, donc mes collègues m’inspirent tout le temps, même quand je connais leurs passages par cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous jouez à Marseille le 4 décembre. Un public à part ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ah oui ! Le public marseillais est chaleureux, réactif, heureux d’être là. On sent la Méditerranée. C’est toujours un plaisir d’y jouer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À retrouver aussi au <em>Marseille Stand-Up Festival</em></strong><br><br><strong>Bérengère Krief</strong> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 décembre</mark> à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation/les-theatres-festival-stand">Odéon</a> <br><strong>Djamil Le Shlag</strong> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 décembre</mark> à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation/les-theatres-festival-stand">Odéon</a><br><strong>Alice Lombard</strong> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 décembre</mark> aux<a href="https://www.lestheatres.net/fr/saison/?v=bernardines"> Bernardines</a> <br><strong>Malik Fares</strong> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 décembre</mark> aux <a href="https://www.lestheatres.net/fr/saison/?v=bernardines">Bernardines</a> </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Guillaume Meurice travaille sa droite </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 11:09:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On l’avait déjà vu s’amuser comme un petit fou, il y a deux ans de cela, au sein de son inénarrable groupe, The Disruptives. Le temps d’un concert de fort bonne tenue, et grimé en rockeur de droite vantant les mérites de la start-up nation, Guillaume Meurice s’appropriait déjà les éléments de langage et les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">On l’avait déjà vu s’amuser comme un petit fou, il y a deux ans de cela, au sein de son inénarrable groupe, The Disruptives. Le temps d’un concert de fort bonne tenue, et grimé en rockeur de droite vantant les mérites de la start-up nation, <strong>Guillaume Meurice </strong>s’appropriait déjà les éléments de langage et les valeurs en toc de la Macronie. Jusqu’à l’écœurement plus que compréhensible de ses camarades de jeu. Mais le temps n’est peut-être plus à cette jovialité-là. C’est désormais seul en scène qu’il porte son dernier spectacle, lancé en 2021 et considérablement modifié depuis. Soit une parodie de meeting politique, présentant Guillaume Meurice comme un candidat rassembleur aux présidentielles, comme cet «&nbsp;ami personnel&nbsp;» des candidats et des dirigeants les moins recommandables se rêvant à la tête du pays à la manière d’une start-up. Ou quand cet homme de terrain désir unir «&nbsp;les forces de droite et de gauche&nbsp;», pour mieux les vider de leur substantifique moëlle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Esquive à gauche </mark></strong><br>Le tout est évidemment propice à une avalanche de piques toujours bien senties à l’égard de LREM (devenu Renaissance), des Républicains… Car c’est évidemment surtout la droite qui les récolte, et qui hérite des attaques les mieux portées, là où la gauche demeure relativement épargnée. Le contraire eut été fâcheux. Même si on aurait pu imaginer, à rebours d’un mot d’esprit bien placé ou d’un sketch bon enfant, voir l’artiste poindre sous l’humoriste. Voir apparaître, chez ce touche-à-tout bien trop doué pour appliquer à lui-même son propre éloge de la médiocrité, une fragilité, une émotion voisine de celle d’un François Ruffin, et dont on saisit, par endroits, la teneur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant que Guillaume Meurice s’attelle, depuis quelques temps déjà, à diverses formes d’engagement autres que cet humour consolateur, qui répare davantage qu’il ne bouscule. La présence à ses côtés de SOS Méditerranée pour accompagner la séance de dédicace qui a suivi avait notamment de quoi rappeler que tout ne peut être matière à dérision. Mais l’acteur a trouvé son clown, et il s’agit, évidemment, d’un clown de droite. De ce genre de clown qui invite non pas à adhérer à son propos, mais à réagir contre lui. Et à se débarrasser de tout désir d’homme providentiel. Du moins, pour le moment.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Meurice 2027</em> a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark> sur la scène du Silo, à Marseille. </pre>
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		<title>«&#160;Il ne faut pas insulter l’avenir !&#160;»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 16:25:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après avoir créé et fait tourner Meurice 2022 à partir de 2021, vous voilà en tournée pour Meurice 2027. Avez-vous pour autant beaucoup remanié, voire réécrit ce spectacle&#160;? Guillaume Meurice. Énormément, oui&#160;! Il se passe deux-trois trucs dans l’actualité, tout de même [rires]. Mes chroniques à France Inter me forcent à garder le nez [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Après avoir créé et fait tourner <em>Meurice 2022 </em>à partir de 2021, vous voilà en tournée pour <em>Meurice 2027</em>. Avez-vous pour autant beaucoup remanié, voire réécrit ce spectacle&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Guillaume Meurice.</strong> Énormément, oui&nbsp;! Il se passe deux-trois trucs dans l’actualité, tout de même [<em>rires</em>]. Mes chroniques à <em>France Inter</em> me forcent à garder le nez dedans, et je m’en sers pour nourrir et réécrire le spectacle, y compris sur les différentes dates de la tournée. Si je rejouais tout le temps la même chose, je finirais certainement par m’ennuyer. Je me permets aussi de rajouter des trucs en fonction des dates et surtout des lieux&nbsp;où je joue. À Marseille, il y a de quoi faire&nbsp;! Je balaye un peu toutes les thématiques&nbsp;: économie, écologie, justice, police… et la réforme des retraites, évidemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans votre <em>Petit Eloge de la médiocrité</em>, vous préconisez une grève des femmes, y compris dans le travail dit du quotidien – soin, cuisine, ménage… Est-ce une chose que vous aimeriez voir advenir en cette période de mobilisation qui coïncide avec la journée internationale des droits des femmes&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça serait intéressant, ça, une vraie grève&nbsp;! Du travail domestique, des tâches ménagères, à l’échelle du pays. On verrait réellement la différence de traitement entre les hommes et les femmes, elle sauterait aux yeux. Je rêve même d’une grève des bénévoles. Que tous les gens qui bossent gratuitement arrêtent de travailler quinze jours, trois semaines… Pour constater dans quel état ça laisserait le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous dites également dans ce livre que le talent n’existe pas, et qu’il est toujours le produit de beaucoup de travail. Mais également qu’on ne maîtrise pas toujours ce qu’on crée, ce qu’on découvre&nbsp;: que l’art est souvent le produit d’accidents. Qu’en est-il de ce que vous créez ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a toujours de l’imprévu, évidemment&nbsp;! Je n’ose pas appeler ce que je fais «&nbsp;travail&nbsp;»… Je ne me lève pas à cinq heures du mat’ pour vider des poubelles ou torcher le cul des vieux. Je suis un mec qui fait des blagues, je trouverais indécent de me comparer à ça. Samah Karaki, qui est neuroscientifique a sorti un bouquin hyper intéressant – plus que le mien&nbsp;! – quasiment en même temps que moi sur ce sujet, <em>Le talent est une fiction</em>. Elle montre à quel point le contexte, et même le hasard, font beaucoup plus dans la réussite d’un projet que le talent, ou cette idée de quelque chose d’inné, qui tomberait du ciel. Elle prend l’exemple de Mozart, ce petit gamin dont des étincelles seraient sorties dès la première fois qu’il aurait été face à un piano. Ce n’est évidemment pas ça du tout&nbsp;: son père lui en a fait bouffer matin, midi et soir. Tout le monde ne deviendrait pas Mozart avec ce traitement, évidemment, mais on ne peut pas nier que ça a joué&nbsp;! Mais c’est au fond un mythe fondateur du capitalisme&nbsp;: en travaillant, si on s’y met vraiment, on peut y arriver… C’est nier le contexte économico-social dans lequel on grandit. L’idée, c’est évidemment de faire croire que la responsabilité dans l’échec est individuelle. Les structures ne perdureraient pas autant si on admettait que tout cela n’est qu’un immense mensonge&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis que votre chronique sur <em>France Inter</em> est devenue bi-hebdomadaire, on vous voit vous impliquer de plus en plus dans la vie militante et politique. Ne rêveriez-vous pas d’un destin à la Zelensky&nbsp;? Ou devenir le Zemmour de la gauche…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas savoir ce que le destin nous réserve. Il ne faut pas insulter l’avenir&nbsp;! Zelensky a commencé sa carrière en jouant du piano avec sa bite sur scène, et il va peut-être obtenir un prix Nobel de la paix. Il y a une jurisprudence Coluche en France qui n’a pas très bien tourné… Mais pour l’instant ce n’est évidemment pas d’actualité. J’ai tout de même obtenu six parrainages en 2022. À 494 près, ça aurait pu le faire&nbsp;! Je m’y prends plus tôt que la dernière fois, en 2021, donc tous les espoirs sont encore permis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Meurice 2027</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark><br>Silo, Marseille<br><a href="http://cepacsilo-marseille.fr">cepacsilo-marseille.fr</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Nicole Ferroni : cagole mon amour  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 11:47:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On la sent chez elle, hélant le spectateur à son entrée dans la salle, toutes lumières allumées : « Commencer à l’heure pour un spectacle qui parle de Marseille, n’est-ce pas un peu bizarre&#160;? Il y a des Parisiens dans la salle&#160;? Je ne les sens pas, faut dire que certains se frottent au fenouil [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">On la sent chez elle, hélant le spectateur à son entrée dans la salle, toutes lumières allumées : « <em>Commencer à l’heure pour un spectacle qui parle de Marseille, n’est-ce pas un peu bizarre&nbsp;? Il y a des Parisiens dans la salle&nbsp;? Je ne les sens pas, faut dire que certains se frottent au fenouil pour se fondre dans la masse</em> »&#8230; Les vannes fusent et donnent le ton de la soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nicole Ferroni</strong> reprécise ensuite le concept du spectacle qui va suivre, pour dissiper tout malentendu : c’est bien de la poésie que l’on vient entendre ce soir, et à en croire le nombre de doigts levés, nombreux sont les spectateurs qui l’ignoraient ! Sur invitation du Théâtre du Gymnase, c’est en effet à une tournée des bars qu’elle s’est livrée au printemps dernier pour y présenter des textes en vers, dont une <em>Intégrale </em>non exhaustive nous est présentée sur scène en cette fin d’année.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Oh l’éculé&nbsp;!</mark></strong><br>Après quelques poussives digressions autour d’une opérette brodant sur le mythe de Gyptis et Protis, c’est bien quand l’autrice livre ses propres textes qu’elle est la meilleure. Rompue à l’exercice – on reconnaît le ton rythmé de la chroniqueuse radio –, sa verve s&rsquo;accommode plutôt joliment à l’alexandrin de rigueur. Et si les thèmes sont un peu éculés – la Bonne Mère, les rats, l’OM, les bobos –, ils ont le mérite de revisiter à la sauce Ferroni un folklore attendu, comme un tour en petit train dans les dédales du Roucas Blanc : même si l’on en connaît le panorama par coeur, on se délecte de la vue à chaque tournant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De francs éclats de rire fusent autour du commentaire composé d’un texte de l’inénarrable groupe de rap Bande organisée, ou encore de la gentrification en cours dans certains quartiers de la ville. Le verbe est espiègle et alerte, le regard est plus tendre que caustique. Et si l’exercice semble parfois un brin trop appliqué – concernant notamment l’exhumation d’anecdotes autour de Louise Michel et Simone de Beauvoir, ou encore de faits historiques sur les cigarières de la Belle de Mai, extraits d’archives à l’appui –, l’artiste réussit honorablement à faire s’enchaîner les séquences de la manière la moins artificielle possible, clôturant la soirée sur une flamboyante ode à la cagole dans laquelle se niche avec panache le propos le plus féministe du spectacle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’intégrale</em></strong> est donnée jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 décembre</mark> au Théâtre des Bernardines, Marseille.&nbsp;</p>
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		<title>« J’essaie de rendre drôle ce qui ne l’est pas »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 06:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Julien]]></category>
		<category><![CDATA[Fanny Ruwet]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après une tournée en Belgique et en France et avant des dates à Paris, votre spectacle Bon anniversaire Jean&#160;! arrive à Marseille. Quel en a été le point de départ&#160;? Fanny Ruwet. Je parle d’une histoire qui m’est réellement arrivée. Lorsque j’avais douze ou treize ans, un garçon dénommé Jean m’a invitée à son [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Après une tournée en Belgique et en France et avant des dates à Paris, votre spectacle <em>Bon anniversaire Jean&nbsp;!</em> arrive à Marseille. Quel en a été le point de départ&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fanny Ruwet.</strong> Je parle d’une histoire qui m’est réellement arrivée. Lorsque j’avais douze ou treize ans, un garçon dénommé Jean m’a invitée à son anniversaire. Sauf qu’il s’était trompé de destinataire et espérait inviter une autre fille de la classe. Ce moment de malaise, de déception, constitue le fil rouge de mon spectacle. J’y évoque tous les moments où je me suis sentie à côté, où il a fallu sauver les apparences. J’aime essayer de rendre drôle ce qui ne l’est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous hâte de vous produire à Marseille&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai très hâte en effet car j’adore cette ville qui a une <em>vibe</em> très cool, très particulière … mais je suis assez frustrée de jouer le soir de France-Maroc, pour ne rien vous cacher&nbsp;! Je pense que je vais demander à mon manager de se mettre sur le côté et de me dire si il y a des goals… Je suis assez férue de football mais surtout féminin&nbsp;: il n’y a pas de chichis, les joueuses ne discutent pas si il y a faute, elles sont plus enthousiastes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes présente à la fois sur scène et sur les ondes – avec une pastille hebdomadaire sur <em>France Inter</em>. Où vous sentez-vous le plus à l’aise&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis arrivée à la scène un peu par hasard. Je traînais au Comedy Club en tant que spectatrice. Et puis un jour j’ai fait un essai pour sortir de ma zone de confort. J’ai ressenti très vite une frustration&nbsp;: je ne voyais que ce que je pouvais améliorer&nbsp;! Et cela continue de m’obséder aujourd’hui. Je note en permanence toutes les choses un peu drôles qui m’arrivent, j’essaie de développer un propos. Sur <em>France Inter</em>, c’est différent. J’essaie de ne plus trop parler de moi mais plutôt d’actualité. Les deux exercices se complètent bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aimeriez-vous faire du théâtre&nbsp;? Du cinéma&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne m’imagine pas vraiment en tant qu’actrice mais j’ai écrit et réalisé un court-métrage. J’ai adoré ça&nbsp;! Et puis j’ai écrit un premier roman qui paraîtra en mars prochain. Ça me terrifie&nbsp;! J’ai toujours placé la littérature au-dessus de tout.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De quoi parle ce roman&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’y parle d’un garçon que j’avais rencontré sur MSN quand j’avais quinze ans et qui m’avait beaucoup aidée à traverser des périodes difficiles. On s’est perdus de vue et dix ans plus tard j’ai voulu le retrouver, je l’ai cherché pendant plusieurs mois … C’est de cette recherche-là que j’ai voulu parler. Et puis, comme souvent me concernant, il y est question de dépression, de deuil… Bref, de plein de choses très joyeuses&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Fanny Ruwet</strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 décembre&nbsp;
</mark>Espace Julien, Marseille</pre>
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		<title>Bal trash à Anduze : un mort… de rire (le public)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 09:55:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Anduze]]></category>
		<category><![CDATA[Aymeric Lompret]]></category>
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		<category><![CDATA[Doully]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Kosh]]></category>
		<category><![CDATA[Lol & Lalala]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Nina]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Emmanuel Barré]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas VDB]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« C’est fini. On ne sert plus à boire pendant les spectacles. » Lol. Difficile de prendre au sérieux un tel oukase quand il vient d’un serveur qui se nomme Pierre-Emmanuel Barré. A la buvette du festival Lol &#38; Lalala à Anduze, le bénévole est aussi le co-organisateur, avec sa compagne GiedRé, de cet événement atypique mêlant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est fini. On ne sert plus à boire pendant les spectacles. »</em> Lol. Difficile de prendre au sérieux un tel oukase quand il vient d’un serveur qui se nomme Pierre-Emmanuel Barré. A la buvette du festival <strong><em>Lol &amp; Lalala</em></strong> à Anduze, le bénévole est aussi le co-organisateur, avec sa compagne GiedRé, de cet événement atypique mêlant humour et musique. Niché dans le parc des Cordeliers, à la porte des Cévennes, <em>Lol &amp; Lalala </em>accueille ce soir-là pléthore d’humoristes, chroniqueurs, stand-uppeurs pour un plateau inédit qui s’annonce tordant. Cinq « comiques » d’aujourd’hui en roue libre pendant dix minutes et successivement. Pour ouvrir le bal, <strong>Bun Hay Mean</strong>. Pour celles et ceux qui auraient décroché de la planète humour après Djamel Debbouze, l’auto-proclamé « Chinois marrant » en est devenu une tête de pont en une quinzaine d’années. Jouant avec les clichés racistes liés aux Asiatiques – il est d’origine sino-cambodgienne – et de manière plus large, sur le terrain des discriminations et des inégalités sociales, il débite les vannes à la chaîne, avec un vrai talent pour l’effet de surprise. Mais le pompon de l’autodérision est décroché par <strong>Matthieu Nina</strong>. Comédien en situation de handicap cumulant difficultés de locomotion et d’élocution, il libère les rires sur un sujet et des situations que son vécu comme son recul l’autorise à brocarder, sans se faire traiter de validiste… Si la performance suivante, celle de l’humoriste beatboxer <strong>Kosh</strong>, impressionne par les prouesses techniques de son instrument vocal, l’écriture est malheureusement bien en-deçà de celle ses camarades de jeu. Elle aussi doit beaucoup à sa voix. Seule femme de la soirée, <strong>Doully</strong> a le timbre de celle qui ne verrait jamais le jour. Un organe dont elle fait le socle de ses punchlines grinçantes. <em>« Le côté pratique, c&rsquo;est que j&rsquo;ai évité une bonne dizaine de viols. »</em> Re-lol. Pour conclure ce speed dating de monologues rigolos, un vieux de la vieille, lui aussi chroniqueur à France Inter : <strong>Thomas VDB</strong>. Salopette en jean à la Coluche, l’ancien journaliste spécialiste en rock sait toujours être percutant quand il s’agit de railler les contradictions de ses contemporains. À commencer par les siennes comme ce jour où il a pris l’avion pour la bonne cause après s’être engagé publiquement pour des raisons écologiques à ne plus jamais embarquer.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le plus barré, c’est Lompret<br></mark></strong>La soirée va connaître un basculement dans l’absurde le plus forcené avec <strong>Aymeric Lompret</strong>. Pour la dernière date de son spectacle <em>Tant pis</em>, l’imprévisible et incontrôlable lillois met la barre du trash très haut. Tout commence par une prétendue conférence sur le porc-épic. Une entrée en matière évidemment abrégée par les digressions louftingues du protagoniste coiffé d’un couvre-chef aux piques fluorescentes. Pendant plus d’une heure, Lompret envoie les siennes sans filtre, dézinguant au passage Macron, Bayrou… ou sa collègue Léa Salamé. Et de multiplier les personnages, d’interpeller des parents irresponsables (imaginaires ?) qui ont amené leur petite fille au spectacle. Jusqu’à dévoiler le papier toilette calé dans son fessier… L’humour est au-delà du noir. La bienséance inconnue au bataillon. Mais comment diable fait-il pour ne jamais se vautrer dans le vulgaire, l’irrespectueux, l’indécent, tout en assumant les blagues grossophobes, les allusions pédophiles et les sarcasmes sur les pauvres et les ouvriers ? Parce que l’écriture aussi décapante soit-elle s’inscrit avant tout dans une réflexion sociale et politique. En tirant sur tout ce qui bouge et en grossissant le trait, Aymeric Lompret utilise l’humour comme un exutoire empathique pour crier sa colère. Lui, l’enfant du Nord que la stigmatisation sociale rend mordant mais pas enragé. Pas de doute, le plus barré, c’est Lompret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LUDOVIC TOMAS</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Soirée du 5 août du festival <strong><em>Lol &amp; Lalala </em></strong>qui s’est déroulé du 4 au 6, à Anduze et ses environs.</mark></sub></p>
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