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	<title>Archives des Icíar Bollaín - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Icíar Bollaín - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ne pas perdre le Sud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 09:09:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À 85 ans, Victor Erice n’a réalisé que quatre longs métrages. Il fait pourtant partie des très grands cinéastes contemporains, de ceux qui bouleversent le regard, questionnent le monde autant que leur art, inspirent les jeunes générations. Le Sud (El Sur) présenté à Cannes en 1983, dix ans après l’Esprit de la ruche (qui faisait [&#8230;]</p>
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<p>À 85 ans, <strong>Victor Erice</strong> n’a réalisé que quatre longs métrages. Il fait pourtant partie des très grands cinéastes contemporains, de ceux qui bouleversent le regard, questionnent le monde autant que leur art, inspirent les jeunes générations.</p>



<p><em>Le Sud</em> (<em>El Sur</em>) présenté à Cannes en 1983, dix ans après <em>l’Esprit de la ruche</em> (qui faisait découvrir la jeune <strong>Anna Torrent</strong>) est un film qui n’a pas eu la diffusion méritée.</p>



<p>Repris dans le cadre de festivals – à l’instar de la dernière édition marseillaise de CinéHorizontes, le voilà restauré et distribué. L’occasion de (re)découvrir ce petit bijou&nbsp;: «&nbsp;<em>le plus achevé des films inachevés&nbsp;</em>»</p>



<p>En effet, le scénario tiré d’un récit d’<strong>Adelaïda Garcia Morales </strong>prévoyait un film en deux parties, la seconde se déroulant dans le Sud de l’Espagne. La première qui constitue aujourd’hui tout le film se passe dans le Nord du pays, gris, humide, froid et austère, distillant la mélancolie du manque, conférant à ce sud absent et fantôme, l’aura du mythe et la force du fantasme.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vies déboussolées</mark></strong></p>



<p>On est dans les années cinquante. L’Espagne est franquiste depuis plus d’une décennie. Agustín (<strong>Omero Antonutti</strong>) un médecin venu d’Andalousie s’est installé dans un petit coin de Castille. Avec sa femme, Julia (<strong>Lola Cardona</strong>), ancienne institutrice reconvertie en femme au foyer, et sa fille Estrella d’une douzaine d’années interprétée par <strong>Sonsoles Aranguren</strong>, &#8211; c’est <strong>Icíar Bollaín</strong> qui incarnera Estrella adolescente.</p>



<p>Ils vivent dans une maison isolée appelée La Mouette, peut-être en hommage à Tchékhov. Sur le toit, une girouette figure cet oiseau, qui ouvre ses ailes de fer au-dessus des points cardinaux écartelés. Il s’agira pour les protagonistes d’une façon ou d’une autre de retrouver un Sud hors champ.</p>



<p>Même si rien n’est vraiment explicite, on devine qu’Agustín et Julia ont été déchus puis bannis de leur région par le régime. La mère d’Agustín et sa vieille nourrice, venues pour la communion solennelle d’Estrella, mettent en évidence cet exil douloureux et ce déchirement familial.</p>



<p>Estrella voit tout, sent tout. On voit, on sent presque tout par son intermédiaire. Fille unique, chérie par ses parents, elle grandit dans leur deuil d’une vie à laquelle ils ont renoncé. Elle perçoit un chagrin inconsolable chez ce père qu’elle admire, qui sait repérer les sources souterraines avec un pendule ou des baguettes. Sans pendule ni baguettes, Estrella se fait détective pour débusquer les fantômes du passé, découvrir l’origine secrète du mal paternel.</p>



<p>Le film suit le passage de l’enfant qui héroïse son père, à l’adolescente qui l’abandonne à sa vulnérabilité et sans doute à sa culpabilité.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sculpter la lumière</mark></strong></p>



<p>Ce récit-là ne se fait qu’au travers des images et de la lumière. On peut penser à <em>La Nuit du Chasseur</em> de Laughton ou à <em>Cría Cuervos</em> de Saura. Peu de dialogues. Des monologues intérieurs. L’architecture de la maison devient la représentation symbolique de ce qui se joue là&nbsp;: la chambre d’Estrella, le bureau du père, le grenier, l’allée reliant le portail principal au perron, et la petite porte de derrière du jardin, presque clandestine.</p>



<p>Comme dans tout son cinéma, Victor Erice – qui s’intéresse depuis toujours à la peinture, fait de la lumière un matériau constitutif, esthétique, poétique, dramatique. Aidé par le travail remarquable de son chef op <strong>José Luis Alcaine</strong>. &nbsp;</p>



<p>Dans <em>Le Sud</em>, la lumière septentrionale, automnale puis hivernale, froide, spectrale, laisse imaginer son antithèse andalouse. Le clair-obscur travaillé comme chez un Caravage ou un Vermeer, se crée par une source unique &#8211; souvent une fenêtre. Il révèle les personnages par fragments. Ou les partage métaphoriquement en deux, ou encore les maintient entre apparition et disparition, présence et absence. Film sombre dont une des rares scènes de lumière crue est celle d’un écran de cinéma donnant vie à l’actrice aimée et perdue par Agustín. Et, où, dans l’obscurité, au bout de sa chaînette, la petite sphère brillante du pendule dont hérite Estrella, semble dans son mouvement giratoire, capter un éclat de vérité.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>En salle le 7 janvier</p>
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		<title>[CINEHORIZONTES] : Icíar Bollaín , la master class</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 08:36:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Salle comble pour la Master Class de l’invitée d’honneur du Festival du Cinéma espagnol : Icíar Bollain. Les élèves de Sciences Po Aix ont introduit la séance en rappelant l’importance de cette réalisatrice. Née à Madrid en 1967, Icíar Bollaín a commencé une carrière d’actrice à 15 ans dans El Sur, un film de Victor [&#8230;]</p>
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<p>Salle comble pour la Master Class de l’invitée d’honneur du Festival du Cinéma espagnol : <strong>Icíar Bollain</strong>. Les élèves de Sciences Po Aix ont introduit la séance en rappelant l’importance de cette réalisatrice. Née à Madrid en 1967, Icíar Bollaín a commencé une carrière d’actrice à 15 ans dans <em>El Sur</em>, un film de Victor Erice -devenu un classique, et dont la projection suivait cette rencontre.</p>



<p>Devenue réalisatrice, son cinéma, à la fois social et psychologique, intime et politique, met en avant les femmes, jamais réduites au statut de victimes mais saisies dans un processus d’émancipation et de renaissance. C’est Pilar dans <em>Ne dis rien</em> qui se libère d’un mari violent C’est Nevenka dans <em>L’Affaire Nevenka</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/laffaire-nevenka/">https://journalzebuline.fr/laffaire-nevenka/</a>) qui ose dénoncer le harcèlement d’un homme politique jusque là intouchable, c’est Rosa dans <em>Le mariage de Rosa</em> qui déjoue les attentes familiales et sociales, c’est encore Maixabel qui se libère du poids d’un passé traumatique dans <em>Les Repentis</em> ( <a href="https://journalzebuline.fr/la-justice-des-sentiments/">https://journalzebuline.fr/la-justice-des-sentiments/</a>)</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Je te donne mes yeux</mark></strong></p>



<p>Certains parmi les spectateurs venaient de voir ou revoir <em>Te Doy mis ojos,</em> ce film d’Iciar Bollain de 2003 dont le titre français, <em>Ne dis rien,</em> efface cette notion du regard si chère à la réalisatrice. Le titre espagnol est tiré d’un poème sur des femmes en burka : « <em>je te donne mes yeux </em>», paroles d’un homme qui veut posséder, comme Antonio dans ce film, jusqu’au regard de sa femme. Pour Icíar, il s’agira de démonter le mécanisme de l’emprise qui se camoufle sous des paroles d’amour. Et de chercher la vérité émotionnelle.                     Elle a rappelé, qu’il y a plus de 20 ans, les producteurs ne voulaient pas de ce film. <em>Qui cela pouvait-il intéresser, les violences conjugales ?</em> disaient-ils. Mais si ça pouvait intéresser sa scénariste <strong>Alicia Luna</strong> et elle, pourquoi pas le public ? Et le film a décroché 7 Goyas !</p>



<p>Quelques féministes lui ont reproché la façon dont elle approchait l’homme agresseur, en lui donnant un vrai regard : Antonio, enfermé dans un modèle masculin oppressif, qui cherche à se soigner. Pour ce projet, Icíar a rencontré des femmes battues dans des cercles de paroles. Elle a constaté qu’elles n’étaient ni idiotes, ni masochistes. Si elles restaient parfois des années avec leurs bourreaux, c’était outre les contraintes économiques ou familiales, qu’il y avait une vraie dépendance affective, une tension entre la peur et l’amour.</p>



<p>Ce refus de tout manichéisme, cette approche documentaire et humaine du sujet, cette implication, cette place du regard – le sien et celui de ses personnages, cette volonté de rendre universel le propos, restent essentiels pour Icíar Bollaín. <em>Pour moi</em>, dit-elle, <em>la réception du film est fondamentale&nbsp;: quand je réalise un film, je voudrais qu’il puisse être reçu à Marseille, en Egypte, ou ailleurs.</em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cinéma et réalité</mark></strong></p>



<p>En 2004, un an après la sortie de <em>Ne dis rien</em>, la loi sur les violences de genre en Espagne est votée. Mais, malgré son succès et son réel impact, ce n’est pas ce film qui a fait changer les choses. C’est le long travail des associations et une convergence entre l’évolution des mentalités et les paramètres politiques : un gouvernement de gauche avec une vice-présidente ouvertement féministe. <em>Le cinéma</em> a-t-elle pu déclarer,<em> ne change pas le monde mais il peut parfois changer la manière dont on le regarde</em></p>



<p><em>L’affaire Nevenka</em> arrive plus de 20 ans après <em>Ne dis rien</em>. Les faits se déroulent au début de la révolution MeToo. Quand on interroge, Icíar Bollaín sur ces deux films, elle parle d’effet miroir : deux décennies après, qu’est-ce qui a changé ? Elle explique qu’en 2018, Netflix s’est emparé du sujet avec un documentaire. Pour mémoire : à la fin des années 90, Nevenka Fernandez, conseillère municipale à Ponferrada dénonce les agissements du charismatique maire et obtient sa condamnation. Les producteurs demandent à Icíar Bollaín de réaliser un film de fiction.</p>



<p>Comme toujours, elle se lance dans une enquête, rencontre nombre de témoins, et l’avocat de Nevenka &#8211; ce qui lui permet d’avoir accès aux documents du procès. La protagoniste et son psy lui font confiance.</p>



<p>Ainsi l’étincelle du film à venir part toujours de la réalité et de sa curiosité pour les hommes et les femmes.</p>



<p>Un autre de ses films <em>Flores de Otro mundo</em> (1999) reprend l’histoire de ces bus transportant des Latino-Américaines et Caribéennes vers des villages espagnols abandonnés pour rencontrer les célibataires qui y restent, et peut-être y fonder des familles. Qu’à cela ne tienne, la voilà, perruquée, des lunettes noires sur le nez, incognito, participant à une de ces caravanes&nbsp;de femmes !</p>



<p>Quand on part d’une actualité, pour elle, il est nécessaire de se renseigner et d’aller au-delà de ce que tous, ont appris par les journaux. Il s’agit de comprendre ! <em>Mon objectif n’est pas didactique</em>, affirme-t-elle, <em>c’est de bien raconter les choses, de faire partager des émotions. Après, si c’est utile, tant mieux.</em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le parcours de combattante</mark></strong></p>



<p>Icíar Bollaín revient sur son parcours.</p>



<p>Elle n’a pas fait d’école de cinéma. A appris sur le tas, et sur les plateaux. Elle explique que&nbsp; les acteurs sont aussi des directeurs de jeu et des scénaristes. Quand les rôles sont mal écrits, ils doivent parfois diriger les autres et prendre en main les scènes&nbsp;; ils inventent en permanence le personnage qu’ils incarnent. Passer d’actrice à réalisatrice a été assez naturel.</p>



<p>Elle a toujours été intéressée par ce qui se passait derrière la caméra. Mais le déclic, elle l’a eu quand pour la première fois en 92, elle est dirigée par <strong>Chuz Guttierez</strong>, une réalisatrice. Pour une fois, elle n’est pas filmée par « <em>un barbu qui fume la pipe</em> » – selon le look Nouvelle Vague de l’époque. Son premier long-métrage <em>Hola, estas sola ?</em> (<em>Coucou, tu es seule</em> ?) part d’un texte écrit à 20 ans à partir de conversations avec des copines. A un moment où il n’y avait pas beaucoup de réalisatrices, l’exemple de Chuz l’a aidée.</p>



<p>Être réalisatrice, c’est montrer qu’on peut l’être. Elle a en tête, cette présidente africaine qui affirmait qu’elle allait le plus possible dans les écoles pour montrer à toutes les filles qu’elles pouvaient devenir présidentes.</p>



<p>Elle s’est rendu compte à quel point « <em>le cinéma avec des seins</em> » était étrange aux yeux de tous et à quel point le secteur manquait de diversité. Elle a fondé avec l&rsquo;aide d&rsquo;autres cinéastes, <em>l&rsquo;Asociación de mujeres cineastas y de medios audiovisuales</em> (l&rsquo;Association de Femmes cinéastes et des médias audiovisuels)</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’émotion avant tout</mark></strong></p>



<p>Icíar Bollaín se revendique autodidacte en septième art et éclectique. Elle admire les <strong>Frères Dardenne </strong>et <strong>Bertrand Tavernier</strong>. <em>Portrait d’une jeune fille</em> en feu de <strong>Céline Sciamma</strong>. Elle garde de l’un ou de l’autre, une image, une scène, mais surtout les émotions que leurs films font naître.</p>



<p>Après il y a les rencontres. <strong>Ken Loach</strong> sur <em>Land and Freedom</em> dans lequel elle joue et sur le tournage duquel elle rencontre son compagnon, le scénariste <strong>Paul Laverty</strong>. Elle découvre une autre manière d’aborder le cinéma, de donner aux personnages une conscience de classe.</p>



<p>Une heure, ce fut bien court&nbsp;! Trop de questions sont restées en suspens dans les notes des intervenants et la tête du public. Une petite frustration compensée par la qualité de l’intervention, la générosité et la simplicité de cette grande dame du cinéma espagnol contemporain.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>CineHorizontès, un défi renouvelé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 16:06:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout festival est un défi. Plus encore, peut-être, ceux qui, sans paillettes, ne sont pas sous les projecteurs des médias nationaux et internationaux. Portés par des associations et beaucoup de bénévoles qui œuvrent toute l’année auprès de publics variés pour faire partager leur passion et défendre la culture : leur pérennité est un combat ! Le festival [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Tout festival est un défi. Plus encore, peut-être, ceux qui, sans paillettes, ne sont pas sous les projecteurs des médias nationaux et internationaux. Portés par des associations et beaucoup de bénévoles qui œuvrent toute l’année auprès de publics variés pour faire partager leur passion et défendre la culture : leur pérennité est un combat ! Le festival du cinéma espagnol malgré ses solides partenariats méditerranéens, ses volets professionnels, son ouverture au-delà de l’Europe, et ses 8000 spectateurs l&rsquo;an dernier, a dû supprimer ses spectacles et concerts suite à des désengagements publics.</p>



<p>Mais son édition 2025, conserve sa qualité et sa structure : quatre compétitions (fictions, documentaires, courts-métrages, Belle Jeunesse), deux « fenêtres » ouvertes sur l’Argentine et Cuba, une sélection Panorama proposant six films espagnols sortis en 2024-2025 comme <em>Sîrat </em>(<strong>Oliver Laxe), </strong>prix du Jury à Cannes. Sans oublier ses rencontres avec les invité.e.s, et ses rendez-vous : une journée pédagogique, des projections scolaires et une table ronde le 14 octobre à l’Alcazar sur le focus de l’année : <em>le cinéma espagnol au féminin</em>. Animée par <strong>Marcia Romano</strong> (co-réalisatrice entre autres de <em>Fotogenico</em>), la rencontre réunira une illustratrice <strong>Maria Hesse</strong>, une productrice, <strong>María Caballer</strong> et une réalisatrice-scénariste-productrice <strong>Charlène Favier</strong>, présidente par ailleurs du Jury de la Grande Compétition.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Femmes, Vie, Cinéma</mark></strong></p>



<p>Cinéma féminin encore avec la marraine 2025, <strong>Icíar Bollaín</strong> qu’on pourra rencontrer à l’Artplexe. Rétrospective le 11 octobre de ses grands films portés par des figures féminines qui s’imposent et imposent leurs choix&nbsp;: Maixabel Lasa face à l’assassin de son mari (<em>Les Repentis</em>), Névenka Fernandez face au harcèlement sexuel d’un homme politique (<em>Soy Nevenka</em>), Rosa face aux préjugés de sa famille ( <em>La Boda de Rosa</em>).</p>



<p>Masterclass le lendemain, étayée par la projection de <em>El Sur</em> de <strong>Victor Erice</strong> où Icíar Bollain est une toute jeune actrice et de <em>Te Doy mis ojos</em> qu’elle a réalisé en 2023.</p>



<p>Pour compléter cet aperçu des talents féminins, un volet est dédié aux nouvelles réalisatrices espagnoles. Déjà consacrées à l’instar de <strong>Mau Cardoso</strong> (<em>Bebés Robados</em>) ou de la multi primée <strong>Carla Simon</strong> (<em>Romería, </em>dernier volet de sa trilogie familiale). Et à celles présentant leur premier long métrage comme <strong>Gemma Blasco</strong> (<em>La Furia</em>) ou <strong>Eva Libertad</strong> (<em>Sorda</em>).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lutte et humanisme</mark></strong></p>



<p>Ouverture le 7 octobre à 20 h au cinéma Le Prado par un hommage aux luttes citoyennes dans <em>El 47</em>, drame social signé <strong>Marcel Bardena</strong> qui raconte l’acte de dissidence d’un chauffeur de bus incarné par <strong>Eduard Fernandèz</strong> à Barcelone en 1978.</p>



<p>Clôture le 16 octobre dans ce même lieu, pour le palmarès et la projection de <em>Una Quinta Portuguesa</em> de <strong>Avelina Prat</strong>, l’histoire de Fernando (<strong>Manolo Solo</strong>) un prof de géographie, qui, après la disparition inexpliquée de sa femme, se lance dans un périple qui le conduit au Portugal et vers Amalia (<strong>Maria de Meiredos</strong>). Un film empreint d’humanisme et d’optimisme en guise de conclusion et de message.</p>



<p>Le film gagnant <strong><em>Horizon d’or 2025</em></strong> sera proposé à L’Alhambra le 18 octobre, séance suivie d’un repas d’au revoir.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Programme complet sur cinehorizontes.com</p>
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		<title>Festival Panorama : L’affaire Nevenka</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Nov 2024 10:15:52 +0000</pubDate>
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<p>À celles et ceux qui continuent de penser qu’au fond les femmes disent non en pensant oui, il faut dire – a minima – d’aller voir&nbsp;<em>Soy Nevenka&nbsp;</em>(<em>Je suis Nevenka</em>). Et aux autres aussi, tant la force d’une fiction servie par l’incroyable performance de deux acteurs (<strong>Mireia Oriol </strong>et<strong> Urko Olazaba</strong>), associée au talent de la réalisatrice, transcendent le fait divers, frappent de plein fouet le spectateur et, mieux que toute argumentation, mettent en évidence les mécanismes d’une emprise<em>.&nbsp;</em></p>



<p>Nevenka Fernández, jeune diplômée de 25 ans, est élue conseillère municipale à Ponferrada, sur la liste du charismatique et populaire maire Ismael Alvarez. Le quinquagénaire, qui l’a repérée, a la réputation d’être un «&nbsp;coureur de jupons&nbsp;». Chargée de la commission des finances, elle perd vite sa naïveté et ses illusions devant les magouilles du politicien qui ne supporte pas qu’elle se refuse à lui après une courte relation consentie.&nbsp;</p>



<p>Dès lors, se met en place un harcèlement privé et professionnel, qui plonge Nevenka dans l’enfer. Elle sera la première femme à oser porter plainte contre un homme de pouvoir. Seule, contre une société qui voudrait bien fermer les yeux. Contre l’opinion qui la traite d’affabulatrice. Contre ses parents qui voudraient bien éviter le scandale et conserver les subventions de la ville pour leur entreprise, et contre certaines de ses amies qui travaillent pour le maire. Pionnière d’un #Metoo avant l’heure, elle gagnera le procès intenté contre son harceleur, pour affirmer sa dignité.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comme un animal traqué</mark></strong></p>



<p><strong>Icíar Bollaín</strong> et sa coscénariste <strong>Isa Campo</strong> sont restées au plus près de la réalité, menant une enquête préalable dans la ville, s’appuyant sur le compte rendu du procès et les témoignages. Elles reconstituent très intelligemment l’état d’esprit d’une époque où le machisme allait de soi, où une mère devant l’effondrement de sa fille ravagée par les violences d’un homme qui aurait pu être son père, est capable de lui dire&nbsp;: «&nbsp;<em>Dans quel état TU t’es mise&nbsp;!&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Mais&nbsp; <em>Soy Nevenka</em> n’est en rien un documentaire. Pas un film de procès non plus. Cet épisode final, quoique très fort – avec le réquisitoire d’un avocat général d’anthologie – n’occupe que peu de place.&nbsp; Le film s’ouvre comme un thriller dans le halètement affolé d’une femme qui semble traquée alors qu’explosent les feux d’artifice d’une fête votive, séquence suivie du dépôt de la plainte chez l’avocat, puis il revient en arrière.&nbsp;</p>



<p>La photo (<strong>Gris Jordana</strong>) fait archive et «&nbsp;texture cinématographique&nbsp;» : palette de couleurs des années 90, bleus pour la protagoniste, ocres et gris pour les personnages secondaires et les nombreux figurants qui rendent sensibles la solitude de la victime. On entre dans le processus qui transforme une jeune femme belle et intelligente en un être dévasté ayant perdu l’estime de soi, paralysé comme un animal dans des faisceaux de phare. Grâce à une mise en scène au cordeau, on partage son calvaire sans échappatoire.&nbsp;</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Soy Nevenka </em> d'<strong>Icíar Bollaín</strong><br>Projeté ouverture de Panorama <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 9 novembre</mark> 2025</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema"><em>Cinéma</em> ici </a></p>



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		<title>La justice des sentiments</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 15:46:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Blanca Portillo]]></category>
		<category><![CDATA[Cinehorizontes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un sujet sensible Les Repentis (titre espagnol&#160;: Maixabel), neuvième film d’Icíar Bollaín, revient sur les années de plomb au Pays basque et en Espagne, peu avant la dissolution en 2018 de l’organisation indépendantiste, E.T.A (Euskadi Ta Askatasuna). Ce mouvement, à l’origine antifranquiste, avait choisi la lutte armée pour faire triompher ses idées, dérivant vers une [&#8230;]</p>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un sujet sensible</mark></strong></p>



<p><em>Les Repentis (</em>titre espagnol&nbsp;:<em> Maixabel</em>), neuvième film d’<strong>Icíar Bollaín</strong>, revient sur les années de plomb au Pays basque et en Espagne, peu avant la dissolution en 2018 de l’organisation indépendantiste, E.T.A (Euskadi Ta Askatasuna). Ce mouvement, à l’origine antifranquiste, avait choisi la lutte armée pour faire triompher ses idées, dérivant vers une radicalité responsable de plus de 800 exécutions, des mutilations par centaines, des enlèvements, des extorsions de fonds et un climat de guerre civile larvée entretenu au sein des villes et villages. Le cinéma s’est déjà emparé du sujet et la série TV <em>Patria</em>, adaptée du best-seller de Fernando Aramburu, traitait déjà de la confrontation des victimes et de leurs bourreaux. Icíar Bollaín innove ici en partant d’une expérience moins connue et controversée, initiée en 2011 par les autorités : organiser des rencontres entre les prisonniers repentis et les familles de leurs victimes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Partir de la fin</mark></strong></p>



<p>Pays basque espagnol. Commémoration de la mort de Juan Maria Jauragui, ex-gouverneur de la province de Guipuzcoa, proche du gouvernement socialiste de Felipe Gonzáles, assassiné onze ans auparavant par l’Eta, dans un café de Tolosa. Autour de sa stèle se sont rassemblés ses amis politiques, victimes pour certains de la même organisation terroriste, sa famille, sa fille (<strong>Maria Cerezuela</strong>), sa veuve Maixabel Lasa (<strong>Blanca Portillo</strong>). Et, conduit par cette dernière, Ibon Etxezarreta (<strong>Luis Tosar</strong>), un des assassins de Juan. Le « repenti » tient un bouquet. Dix fleurs rouges pour le passé, une blanche pour le futur. Peu à peu, tous entonnent une chanson populaire basque, hommage à un ami disparu…Evoquer cette poignante scène finale, superbement mise en scène, ce n’est pas déflorer un scénario qui reprend fidèlement des faits avérés et se nourrit de souvenirs plus intimes de la vraie Maixabel Lasa. C’est partir de cet impensable dénouement vers lequel tend tout le  film, qui en deux heures, réussit à nous faire penser cet impensable-là.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une longue insomnie</mark></strong></p>



<p>La réalisatrice part du traumatisme initial, l’assassinat sauvage, la joie des meurtriers et l’onde de choc dans le cercle familial. Revient rapidement sur le procès de ceux qu’on a pu arrêter, qui tambourinent à la cage de verre les séparant de la salle d’audience, et invectivent des autorités qu’ils ne reconnaissent pas. Puis, par une ellipse temporelle, nous projette dix ans plus tard. On retrouve Maixabel Lasa, les cheveux blancs, encore responsable du bureau d’aide aux victimes du terrorisme (Gal et Eta), sa fille, devenue mère à son tour, et un pays toujours divisé et blessé. En parallèle, on entre dans les prisons où sont détenus des membres de l’Eta. Certains ont changé. Il y a dissension entre ceux qui, hantés par les crimes qu’ils ont commis, ont pris conscience de l’engrenage qui les a happés, et ceux qui persistent à croire que ce qu’ils ont fait était juste, terrorisés à leur tour par les représailles possibles pour leur famille s’ils «&nbsp;trahissent&nbsp;» la cause en faisant amende honorable. Rien n’est oublié. Victimes et assassins sont dans une longue insomnie sans repos. La réalisatrice va analyser les processus parallèles qui conduisent Maixabel aux tueurs de Juan et les tueurs de Juan à Maixabel.<br>L’homme peut-il changer&nbsp;? Se repentir sincèrement&nbsp;? Et ce repentir peut-il être reçu par la victime&nbsp;? Peut-on pardonner à quelqu’un qui vous a volé votre vie&nbsp;? <em>Je préfère être la femme de celui que vous avez tué plutôt que votre mère</em> dit Maixabel à Ibon. Elle ne pardonne pas mais trouve un semblant de paix en reconnaissant l’humanité d’Ibon et en refusant de le haïr.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Montrer sans démontrer</mark></strong></p>



<p>Si le film d’Icíar Bollaín fait entendre les arguments de chacun, le discours n’est jamais ni pesant ni suffisant. L’expression des visages saisis en gros plans, les regards, les silences maintiennent une tension constante. La réalisatrice montre sans démontrer. Classicisme et sobriété. Pas d’exubérance dans un chagrin qui devient consubstantiel aux personnages. La terreur ne peut être qu’aveugle. Dès qu’on lui donne visage et corps, elle perd sa pureté idéologique. Camus déjà la condamnait sans appel affirmant qu’il préférerait toujours sa mère à la justice. Ibon a trahi sa famille, détruit ceux qui l’aimaient, ceux qui aimaient ses victimes et s’est détruit lui-même. Pour autant le monstre est un homme.<br>Contre la loi du Talion s’affirme l’état de droit, auquel le film rend hommage. Les criminels, malgré la gravité de leurs actes, ont accès à un procès, à un traitement digne. La justice fait de la rédemption, un objectif.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Blanca <strong>Portillo</strong></strong> <strong>est Maixabel </strong></mark></p>



<p>De ce film intense nous reste le portrait d’une femme d’un courage hors du commun. Droite dans sa vie et ses principes. Interprétée admirablement par <strong>Blanca Portillo,</strong> Goya de la meilleure actrice 2022. Une des séquences la suit marchant le long d’une plage. Encore menacée par l’Eta, elle est accompagnée par deux gardes du corps qui se maintiennent derrière elle, à distance. Sur l’horizontalité du paysage, sa fragile verticalité exceptionnellement saisie de loin devient l’image d’une force qui va et nous bouleverse.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Actuellement en salle
Projeté au cinéma Le Prado, à Marseille, le 17 novembre, dans la section Panorama de la 21<sup>ème</sup> édition du festival <em>CineHorizontes </em>(12 au 24 novembre).
<a href="http://cinehorizontes.com">cinehorizontes.com</a></pre>
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