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	<title>Archives des inceste - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des inceste - Journal Zebuline</title>
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		<title>[Music &#038; Cinema] « Cassandre »,  échappée belle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 18:20:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cassandre, dans la mythologie grecque, reçoit d’Apollon le don de prédire l’avenir si elle s’offre à lui. Elle refuse ce marché et ses prédictions ne seront crues de personne. Cassandre ou la mécanique des ombres est le titre du premier long métrage d’Hélène Merlin, inspiré par sa propre histoire. Cassandre est aussi le nom de [&#8230;]</p>
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<p>Cassandre, dans la mythologie grecque, reçoit d’Apollon le don de prédire l’avenir si elle s’offre à lui. Elle refuse ce marché et ses prédictions ne seront crues de personne. <em>Cassandre ou la mécanique des ombres</em> est le titre du premier lo<a></a>ng métrage d’<strong>Hélène Merlin</strong>, inspiré par sa propre histoire. Cassandre est aussi le nom de son personnage principal, une jeune fille de quatorze ans. On est en 1998. C’est l’été et, après une année scolaire dans une école militaire, Cassandre revient dans la grande maison familiale, à la campagne, dont l’escalier est orné des portraits et photos de plusieurs générations.</p>



<p>Elle y retrouve son père (<strong>Eric Ru)</strong> un colonel psychorigide, tyrannique, sa mère (<strong>Zabou Breitman</strong>) qui se dit libérée de tous les tabous et un frère, Philippe, (<strong>Florian Lesieur)</strong>, écrasé par son père « un mâle alpha ! », sur couvé par sa mère, mal dans sa peau et malsain. Une chance pour la jeune fille: le père fâché avec le moniteur du centre militaire d’équitation où elle s’entraine, l’inscrit dans un centre équestre aux méthodes très différentes, où l’énergie de vie circule librement aussi bien pour les humains que pour les chevaux.</p>



<p>Le moniteur (<strong>Guillaume Gouix)</strong> lui semble le père idéal. Elle va ainsi pouvoir, peu à peu, échapper à sa famille fusionnelle et&nbsp; toxique, à l’autorité du père, à la «&nbsp;folie&nbsp;» de la mère et surtout à son frère qui ayant constaté que le corps de sa sœur a changé, va peu à peu en profiter. Lors qu’elle aborde le sujet, «&nbsp;<em>Il ne faut pas en faire un plat&nbsp;! La promiscuité c’est normal en famille&nbsp;!</em>&nbsp;» s’entend-elle répondre.&nbsp; Heureusement, elle a nouvelle amie au centre équestre, Laetitia, (<strong>Laika Blanc</strong> <strong>Francard</strong>) qui lui redonne le sourire et un peu de légèreté.</p>



<p><strong>Hélène Merlin</strong> a mis plus de dix ans pour écrire et réaliser ce film sur l’inceste et surtout sur la résilience, sur la joie de vivre retrouvée. Si certaines séquences sont dures, la cinéaste a réussi à montrer par sa mise en scène, ralentis, plongées et contre plongées, plans conçus comme des tableaux et par ses choix de format d’images qu’on peut sortir de cette situation.&nbsp;</p>



<p>Les marionnettes que manipule Cassandre adulte (<strong>Agathe Rousselle</strong>), belles séquences récurrentes, jeu qui permet de mettre à distance les traumatismes, offrent aussi au spectateur une respiration. Cassandre a échappé à la « mécanique des ombres » et a su concilier en elle le loup blanc et le loup noir du conte amérindien. <strong>Billie Blain</strong> incarne à merveille ce personnage qui change et découvre la liberté. La musique de la compositrice <strong>Delphine Malaussena</strong> contribue à la réussite de ce film nécessaire qui aborde un problème toujours d’actualité.                 </p>



<p>A découvrir absolument ! </p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Cassandre ou la mécanique des ombres </em>faisait partie des films en compétition à Music &amp; Cinema.</p>
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		<title>Christine Angot : dire ou ne pas dire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp;Papa&nbsp;» est le premier mot du film <em>Une famille.</em> Une fillette, une baguette de pain à la main marche, filmée parle le camescope de son père le 12 mai 1995&nbsp;: la fille de l’écrivaine <strong>Christine Angot</strong> qui réalise là son premier documentaire, revenant sur le viol commis par son père. Déjà raconté, cet inceste est au cœur de son film, mais cette fois pour tenter de savoir l’effet que cela a eu sur les autres et tenter d’effacer le déni familial.</p>



<p>Suivie et filmée de près par la directrice de la photo, <strong>Caroline Champetier</strong>, Christine Angot, toute de noir vêtue, s’introduit presque de force dans l’appartement de celle qui a partagé la vie de son père, Elizabeth Weber, pour la mettre face à son silence. « <em>Qu’est-ce que je peux te dire ?</em>&nbsp;» S’engage un non-dialogue d’une violence terrible. Christine Angot a beau lui rappeler les propos obscènes que lui tenait son père «<em>&nbsp;je bande quand j’entends ta voix au téléphone</em>&nbsp;» ou lui rappeler qu’elle était violée par lui à partir de ses 13 ans, le week-end ou pendant les vacances, sa belle-mère continue à affirmer qu’elle admirait cet homme, que c’était l’homme de sa vie. Un non dialogue brut filmé sans effets de montage. Champ, contre-champ&nbsp;: l’une parle, l’autre répond, et c’est terrifiant. Et quand elle va jusqu’à reprocher à Christine d’être venue chez elle se faire violer par son père, sous son propre toit, faisant qu’ainsi son mari la trompait, on est dans l’abjection la plus totale. Christine Angot va aussi essayer de comprendre le silence de sa propre mère&nbsp;; elle regrette que sa fille se soit éloignée d’elle lorsque son père la violait et dit : « <em>Je ne suis pas capable d’en parler.</em> »</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une histoire qui appartient à tout le monde</mark></strong></p>



<p>La photo du père est là, sur une étagère. Une séquence troublante mais pas aussi glaçante que celle des images d’archives de Christine Angot face aux moqueries misogynes sur le plateau d’Ardisson en 1999 au moment de la sortie de son livre <em>L’Inceste.</em> Et quand elle apprend que la veuve de son père et ses deux demi-frères ont porté plainte pour violation de domicile et atteinte à sa vie privée, son avocat lui dit&nbsp;: « <em>Ton histoire, d’une certaine manière, appartient à tout le monde. </em>[…]<em> On peut faire autant de mal en ne disant rien, qu’en disant les choses. Et parfois on fait beaucoup plus de mal on ne disant rien.</em> » L’échange,&nbsp; émouvant, avec sa fille Léonore prouve qu’il a sans doute raison.</p>



<p>Qu’on apprécie ou non la personne et/ou l’écrivaine, le premier film de <strong>Christine Angot</strong>, présenté dans la section <em>Encounters</em> de la 74<sup>e</sup> Berlinale, d’une force incroyable, ne laisse pas indifférent.</p>



<p>ANNIE GAVA<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À Berlin</mark></strong></p>



<p><em>Une famille</em>, de <strong>Christine Angot</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 20 mars</mark></strong></p>
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		<title>« Xalé, les blessures de l’enfance », une résistance sénégalaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 11:41:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Tableau Ferraille en 1997 et Madame Brouette (Ours d’Argent à la Berlinale en 2002), le cinéaste sénégalais Moussa Sène Absa poursuit son exploration de la société de son pays, exposant ses maux, ses tabous dans son dernier film, Xalé, les blessures de l’enfance. «&#160;Pour tous mes films, je m&#8217;inspire de ce qui&#160;se passe autour [&#8230;]</p>
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<p>Après <em>Tableau Ferraille</em> en 1997 et <em>Madame Brouette</em> (Ours d’Argent à la Berlinale en 2002), le cinéaste sénégalais <strong>Moussa Sène Absa</strong> poursuit son exploration de la société de son pays, exposant ses maux, ses tabous dans son dernier film, <em>Xalé, les blessures de l’enfance</em>. «&nbsp;<em>Pour tous mes films, je m&rsquo;inspire de ce qui&nbsp;se passe autour de moi&nbsp;: je n&rsquo;invente rien, tout est là&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>Inspiré par un fait qui s&rsquo;est passé dans sa famille, il nous raconte l’histoire d’Awa (<strong>Nguissaly Barry</strong>), une jeune fille de 15 ans, qui partage son temps entre un petit travail dans un salon de coiffure et l’école où elle excelle. Contrairement à son frère jumeau, Adama (<strong>Mabeye Diol</strong>) petit vendeur dans les rues de Dakar et qui n’aspire qu’à une chose&nbsp;: s’embarquer sur une pirogue pour fuir ce pays qui ne donne aucun avenir à ses enfants. À la mort de la grand-mère, la vie d’Awa est bouleversée. En effet, selon les derniers vœux de l’aïeule, sa tante Fatou (<strong>Rokhaya Niang</strong>) est mariée de force à Atoumane (<strong>Ibrahim Mbaye</strong>), son cousin qu’elle n’aime pas. Fatou résiste&nbsp;: le mariage n’est pas consommé. Atoumane blessé dans son amour propre, méprisé par son patron, castré par la société, en arrive à commettre un acte infâme&nbsp;: violer sa nièce. Suite au verdict du tribunal coutumier, il est exclu du village pour dix ans. Awa est détruite mais, se retrouvant enceinte, elle relève la tête et prend seule la décision de garder le bébé… Elle a pu ouvrir son salon de coiffure, elle élève sa fille Bintou, a retrouvé son amour &nbsp;d’adolescence, semblant s’être reconstruite jusqu’au jour où Atoumane revient…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«&nbsp;Les maux qui gangrènent&nbsp;»</mark></strong></p>



<p>À travers l’histoire d’Awa remarquablement interprétée par <strong>Nguissaly Barry,</strong> Moussa Sène Absa veut faire réagir face à un problème majeur de la société&nbsp;: «&nbsp;<em>Quand on lit les journaux sénégalais, on se rend compte que pas une journée ne se passe sans qu&rsquo;on y évoque un viol par un père, un cousin, etc. Le plus souvent, cela se passe dans le cercle familial, ou professionnel, avec des enseignants qui abusent de leurs élèves. Il y a beaucoup de non-dits dans la société sénégalaise et c&rsquo;est justement ceux-ci qui m&rsquo;intéressent. Il faut s&rsquo;appesantir sur les maux qui gangrènent notre société</em>.&nbsp;»</p>



<p>Tourné en langue wolove, majoritairement parlée au Sénégal, <em>Xalé, les blessures de l’enfance </em>est un film rempli de couleurs et de musique. Robes des griots et des griottes, tantôt rouges, tantôt bleues, tantôt blanches selon qu’ils condamnent, commentent, encouragent ou chantent l’amour. Comme un chœur antique. «&nbsp;<em>Ce n&rsquo;est pas imaginable pour moi qu&rsquo;un de mes films n&rsquo;ait pas de musique&nbsp;</em><em>» précise </em>Moussa Sène Absa qui vient d’une famille de griots.</p>



<p><em>Xale, les blessures de l’enfance </em>est dédié à <strong>Rock Demers</strong>, producteur de son film <em>Madame Brouette,</em> disparu et 2021 et à sa mère&nbsp;: «&nbsp;<em>Mes films sont des hommages continus aux femmes, à leur force au quotidien. Je suis certain des apports considérables des femmes à la société, leur place permet d&rsquo;assurer équilibre.&nbsp;»</em> Comment ne pas être d’accord avec lui&nbsp;!?</p>



<p><em>ANNIE GAVA</em></p>



<p><em>Xale, les blessures de l’enfance</em> de <strong>Moussa Sène Absa<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 3 avril</mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/xale-les-blessures-de-lenfance-une-resistance-senegalaise/">« Xalé, les blessures de l’enfance », une résistance sénégalaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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