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	<title>Archives des Isabelle Huppert - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Isabelle Huppert - Journal Zebuline</title>
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		<title>On fera mieux la prochaine fois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:31:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Table, chaises, micros, écran géant. Le Théâtre du Bois de l’Aune se transforme en plateau télé le temps d’une soirée. Le metteur en scène Nicolas Heredia propose aux comédien·nes en situation de handicap de la Bulle Bleue un dispositif peu ordinaire : répéter des interviews d&#8217;acteur·ices du cinéma, parlant librement de leur métier, de leurs [&#8230;]</p>
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<p>Table, chaises, micros, écran géant. Le Théâtre du Bois de l’Aune se transforme en plateau télé le temps d’une soirée. Le metteur en scène Nicolas Heredia propose aux comédien·nes en situation de handicap de la Bulle Bleue un dispositif peu ordinaire : répéter des interviews d&rsquo;acteur·ices du cinéma, parlant librement de leur métier, de leurs peurs et de leurs doutes. À travers des casques, les artistes de la troupe reçoivent les mots d’Isabelle Huppert, de Patrick Dewaere et doivent jouer à ne pas jouer. Avec leur gestuelle, leur sensibilité, les acteur·ices tentent de retranscrire sur le plateau la voix d’autres. Mais… les paroles se mélangent. Les séances de répétition ayant été filmées, un grand écran projette simultanément les essais, et tout s’entremêle. Une forme hybride mêlant spectacle, documentaire et performance en plongeant le public dans les coulisses du métier d’acteur. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>C.L.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars<br></mark><a href="http://www.boisdelaune.fr/" type="link" id="http://www.boisdelaune.fr/"><strong>Théâtre du Bois de l’Aune</strong>,</a> Aix-en-Provence</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 12:06:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Celle qui a été la monteuse d’Agnès Varda pour Sans toit ni loi, qui a réalisé en 1989 son premier long, Peaux de vaches, puis Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu et Bowling Saturne nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la [&#8230;]</p>
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<p>Celle qui a été la monteuse d’<strong>Agnès Varda </strong>pour <em>Sans toit ni loi</em>, qui a réalisé en 1989 son premier long, <em>Peaux de vaches</em>, puis <em>Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu </em>et <em>Bowling Saturne</em> nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la musique et de bien d’autres choses avec le franc-parler qui la caractérise. Une Patricia Mazuy à qui la Cinémathèque avait consacré une rétrospective en octobre 2022. Entretien</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La genèse du film</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;À l’origine, c’est un film de <strong>Pierre Courrège </strong>qui, en 2005, était passé devant une prison à Maubeuge et avait été marqué par des femmes qui attendaient pour un parloir. Il a commencé à écrire en 2012 avec <strong>François Bégaudeau </strong>un pur film social. Ils ont travaillé entre 2012 et 2018 mais ne sont pas arrivés à produire le film. Le producteur <strong>Yvan Taieb</strong> qui avait vu mon film <em>Paul Sanchez est revenu</em> m’a proposé de faire le film&nbsp;; après avoir vérifié qu’ils le laissaient tomber, j’ai accepté. Mais pour moi, c’était trop conceptuel&nbsp;: c’était des conversations «&nbsp;lutte de classes&nbsp;». On ne voyait jamais les maris des deux femmes et pour moi, il était évident qu’il fallait montrer pour quoi ces deux femmes vivaient et donc, faire exister leurs maris en prison. Il y avait de l’humour dans les dialogues. Les personnages sont des clichés, la bourgeoise esseulée et la mère courage des cités. Il s’agissait de complexifier les clichés. L’autodérision de la bourgeoise, Alma, dans le vide absolu, ça lui donnait un air perché. Sa maison n’est pas une prison mais une sorte de mausolée. Deux destins de femmes que je voulais mettre en héroïnes. Et l’humour était important. Ce n’est pas un film <em>feel good</em> mais un film grave que je voulais traiter avec légèreté. De 2019 à 2021, on a travaillé le scenario et je l’ai proposé à Isabelle Huppert qui m’avait dit qu’elle voulait retravailler un jour avec moi [après <em>Saint Cyr,</em> ndlr]. J’ai pensé à<strong> Hafsia Herzi </strong>pour jouer Mina et opposer les deux corps. Hafsia est tellement pulpeuse, cela me plaisait&nbsp;! Entretemps, j’avais fait <em>Bowling Saturne</em>, un film très noir, très dur. Je voulais explorer la douceur. La dernière année, j’ai travaillé avec <strong>Emilie Deleuze</strong>. Un scenario, ce n’est pas que des dialogues. Il fallait que ce ne soit plus un territoire étranger&nbsp;: pour moi, les bourgeois c’est comme aller filmer des Inuits. Je ne connais pas les grandes maisons riches, ni les cités. Le personnage de Yassine a été très compliqué à construire&nbsp;; c’est un mec qui souffre à cause de la mort de son frère. Il est blessé donc dangereux et la souffrance fait peur. Yassine c’est comme les petits blancs des romans de Faulkner. Il est imprévisible car il ne sait pas se gérer. Mais je n’avais pas l’argent pour faire un film comme Audiard. Je voulais que ce soit comme un conte, une fable. Et je voulais que Mina soit amoureuse de son mari, Nasser. La vie d’Alma, elle, est tragique&nbsp;: elle reste chez elle, va chez le coiffeur et au parloir. C’est tout&nbsp;! C’est l’arrivée de Mina qui va la révéler à elle-même. Comme une histoire d’amour, une parenthèse.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="523" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1.jpg?resize=696%2C523&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124949" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1024%2C769&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1153&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1538&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=696%2C523&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1068%2C802&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1442&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=559%2C420&amp;ssl=1 559w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La documentation</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Je me suis bien sûr documentée. Il est difficile d’accéder aux maisons d’accueil et aux parloirs. J’ai vu des documentaires sur les prisons, comme celui de <strong>Stéphane Mercurio</strong> [<em>À côté </em>de Stephane Mercurio et Anna Zisman &#8211; ancienne contributrice de <em>Zébuline</em>, ndlr]. On voit dans ces lieux des femmes très différentes et ce n’est pas irréaliste que des femmes comme Alma et Mina s’y croisent. Quand j’ai fait le casting sauvage des femmes de la maison d’accueil, j’ai vu celles qui fréquentent les parloirs. Leur vitalité absolue face à cette vie dure m’a surprise.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le décor</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;J’aurais aimé tourner à Strasbourg mais pour différentes raisons, on a choisi Bordeaux. La maison d’Alma a été très difficile à trouver. Il fallait des murs de couleur. Pas de murs blancs&nbsp;; cela aurait été trop difficile pour éclairer Isabelle. On a vraiment soigné les couleurs et une galerie parisienne nous a prêté les tableaux &#8211; il y en avait pour 800&nbsp;000 euros&nbsp;! Pourquoi celui de <strong>Jacques Villéglé</strong>, dans l’entrée&nbsp;? Il y a longtemps, j’avais connu sa fille qui m’avait emmenée dans l’atelier de son père&nbsp;; il déchirait des affiches dans les rues pour composer ses tableaux&nbsp;; un des pionniers du street-art. Je trouvais marrant que ce soit un grand tableau Et des affiches déchirées, c’était bien par rapport à la déchirure de l’amour. Un mec qui n’arrête pas de tromper sa femme et qui lui offre des affiches déchirées, c’est drôle, non&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Dés le scenario, je voulais une musique douce et très mélo. On avait peu de temps si on voulait que le film soit prêt pour Cannes. Je désirais aussi qu’il y ait une chanson comme dans un film d’Altman, que j’adore, <em>Le Privé</em> (<em>The long good Bye</em>), adapté d’un roman de Chandler, avec <strong>Elliot Gould</strong>. Il y a une chanson de <strong>John Williams</strong>, d’<strong>Amine Bouhafa</strong>.Pour la chanson, cela a été plus compliqué. Je me suis mise à écrire les paroles et j’y ai passé beaucoup de temps. Et pour <strong>Sarah McCoy </strong>qui l’interprète, c’est grâce au manager de <strong>Bertrand Belin</strong> pour qui j’avais fait un clip (<em>Surfaces</em>). Avant le tournage, j’avais juste une maquette avec le sifflet. Je voulais garder le sifflet pour trouver la voix. Très compliqué&nbsp;: je voulais quelque chose qui groove, de jazzie et après de longues recherches, <strong>Sarah McCoy</strong>, une chanteuse super, un bonheur&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le titre : <em>La Prisonnière de Bordeaux</em></mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Le titre est romanesque. Il fait très «&nbsp;Princesse de Clèves&nbsp;». On se demande qui est LA Prisonnière de Bordeaux. Sans doute Alma, avec son destin de femme soumise, dans sa prison dorée&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous pouvez lire la critique <a href="http://Le 20 août aux Variétés (Marseille), la cinéaste Patricia Mazuy présentait en avant-première son sixième long métrage, La Prisonnière de Bordeaux, présenté à la dernière Quinzaine des Cinéastes. Zébuline l’a rencontrée">ICI</a></mark></strong></p>
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		<title>La Prisonnière de Bordeaux ou la lutte des classes est-elle soluble dans la sororité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Cinema Les Variétés]]></category>
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		<category><![CDATA[Simon Beaufils]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre du dernier long métrage de Patricia Mazuy, La Prisonnière de Bordeaux, pourrait être celui d’un conte de fée ou d’un roman de gare. Le film en assumera le romanesque tout en déjouant les attentes par trop mélodramatiques. Car, si l’action se déroule bien à Bordeaux, de prisonnière il n’y en a pas. Ou [&#8230;]</p>
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<p>Le titre du dernier long métrage de <strong>Patricia Mazuy,</strong> <em>La Prisonnière de Bordeaux</em>, pourrait être celui d’un conte de fée ou d’un roman de gare. Le film en assumera le romanesque tout en déjouant les attentes par trop mélodramatiques. Car, si l’action se déroule bien à Bordeaux, de prisonnière il n’y en a pas. Ou plutôt, il y a en deux. Mina et Alma, épouses de taulards, purgeant leur peine dans le même établissement. «&nbsp;Codétenues&nbsp;» hors les murs, comme se plait à le répéter avec humour Alma. Enchaînées à leur milieu, à leur histoire, au rituel administratif&nbsp;: attente, identification, tampons, appel, entrevues chronométrées en box fermés.</p>



<p>C’est à l’occasion d’un parloir qu’Alma (<strong>Isabelle Huppert</strong>) grande bourgeoise, ex danseuse, femme bafouée, désabusée, rencontre Mina (<strong>Hafsia Herzi</strong>), blanchisseuse à Narbonne où elle réside en logement social avec ses deux enfants. Alma vit dans un hôtel particulier bordelais luxueux, regorgeant de meubles et de tableaux très chers. Son mari, neurochirurgien éminent, a été condamné pour homicide involontaire, conduite en état d’ivresse et délit de fuite. Celui de Mina est l’auteur du braquage d’une bijouterie durant lequel un de ses complices a trouvé la mort. Mina doit faire trois heures de train pour avoir ce rendez-vous régulier. Alma va l’accueillir dans sa grande maison vide, plus proche de la prison, lui trouver un job dans la clinique privée dont son conjoint reste actionnaire. &nbsp;Aucune charité dans cet acte. Alma dans le néant sentimental de sa vie solitaire et sans but, ressent une vraie attraction pour la jeune mère des cités. Aucune reconnaissance servile chez Mina qui accepte ce qui vient, les bons et les mauvais coups de l’existence avec une dignité qu’incarne à la perfection Hafsia Herzi. &nbsp;Les maris, les enfants, le frère menaçant et brutal du braqueur mort, resteront au second plan. Ce que filme la réalisatrice, c’est le clair-obscur de la relation entre ces deux femmes&nbsp;que tout oppose sauf ces maris incarcérés et les questions sur l’avenir de leur couple respectif. L’une éclaire l’autre et réciproquement, sans que jamais, malgré les moments partagés, il n’y ait fusion. La réalisatrice saisit la fracture sociale dans les gestes utiles de la prolétaire qui nettoie, range, cuisine et ceux maladroits ou contraints de la bourgeoise désœuvrée. Dans un plan à la Buñuel,&nbsp; les amis d’Alma, saisis frontalement une coupe à la main, découvriront Mina, l’assimilant immédiatement à une femme de ménage.</p>



<p>Beau travail sur les couleurs dû à <strong>Simon Beaufils</strong>. Et ce, dès le prologue particulièrement réussi,&nbsp; où le plafond en miroirs d’un fleuriste multiplie les bouquets parmi lesquels la chevelure blond-roux d’Isabelle Huppert semble flotter, jusqu’à ce que son visage dévasté se tourne vers nous. Le rouge et le bleu de la demeure d’Alma, l’explosion multicolore des peintures, le blanc des blouses propres qui tournent autour de Mina. Les portes aux teintes primaires des parloirs… Motifs visuels auxquels s’adjoint le motif musical de la chansonnette mélancolique écrite pour le film par <strong>Amine Bouhafa</strong>.</p>



<p>&nbsp;La lutte des classes est-elle soluble dans la sororité&nbsp;? Il semblerait bien que non. Pour échapper aux liens toxiques, aux formatages sociaux, aux mauvais choix de vie, mieux vaut avoir les moyens comme Alma. Pour les autres, ainsi que le dit Mina, <em>on fait comme on peut&nbsp;!</em></p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>En salles le 28 aout</em></p>



<p><strong><em>Avant-première le 20 août à 20 h au cinéma Les Variétés en présence de la réalisatrice</em> </strong></p>
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		<title>OCCITANIE : À défaut de prendre Racine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre de la Ville de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affiche est alléchante : les mots de Racine incarnés par Isabelle Huppert. Un dramaturge classique de référence et une comédienne iconique à l’élégance doucement raffinée. On connaît la tragédie de Racine dans laquelle Bérénice, reine de Judée, se trouve répudiée par son amoureux, Titus, une fois que ce dernier a été sacré empereur romain. Comme [&#8230;]</p>
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<p>L’affiche est alléchante : les mots de Racine incarnés par Isabelle Huppert. Un dramaturge classique de référence et une comédienne iconique à l’élégance doucement raffinée. On connaît la tragédie de Racine dans laquelle Bérénice, reine de Judée, se trouve répudiée par son amoureux, Titus, une fois que ce dernier a été sacré empereur romain. Comme toujours, les histoires d’amour finissent mal, surtout quand la question du pouvoir s’en mêle.</p>



<p>Tout serait donc sans surprise ? Au contraire. Il faut compter sur Roméo Castellucci, son art théâtral, total et sans compromis, qui le fait parcourir le monde, chambouler son public, marquer les esprits. Pour ceux qui voulaient du Racine au mot près, c’est perdu d’avance. Puristes, passez votre chemin.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Œuvre monstrueuse</mark></strong></p>



<p>C’est la Bérénice de Castelluci «&nbsp;d’après Racine&nbsp;» que l’on découvre sur scène dans un décor aussi sombre que minimaliste. Bérénice, ou plutôt Isabelle Huppert, apparition en somptueuse robe Iris Van Herpen au plissé antique fantasmé, un diadème posé sur sa chevelure feu, à la fois actrice et reine, comédienne et personnage.&nbsp;</p>



<p>Sa voix n’est pas celle que l’on attend. Elle est froide, mécanique, pleine d’écho, tunée comme celle d’un mauvais rappeur, temporairement désagréable. Les mots du poème tragique de Racine, oeuvre monstrueuse de 1506 alexandrins, ont été réduits aux répliques de Bérénice, et quelques phrases qui s’affichent en arrière-plan, dont on ne nous dit pas exactement à qui les attribuer, sans doute Titus, peut-être un autre. Peu importe. Ce que dit cette femme sur le point d’être abandonnée n’est pas ce qu’ils ressassent en boucle. Elle dit plus, bien plus. Quand le coeur est traumatisé, les mots prennent corps à défaut de prendre Racine, deviennent vibrations, tremblements d’âme.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans les abysses du malheur</mark></strong></p>



<p>Entourée de personnages masculins fantasmagoriques et silencieux, cette femme dont on ne sait plus si elle est Bérénice ou Isabelle, use d’une langue abstraite pour tenter de parler d’amour contrarié, de fatalité incohérente, de ce que nous faisons et de ce que nous laissons faire. La tragédie devient hérétique et le langage se met à nu. Sommes-nous face à une femme blessée, dans son corps, dans sa tête ?&nbsp;</p>



<p>Musical, sonore, déroutant, le son de Scott Gibbons entraîne dans les abysses du malheur, entre révolte, colère et chagrin. Tentée par le désespoir à n’en pas trouver les mots, Isabelle Huppert ressurgit avec rage, secoue le spectateur jusqu’à lui donner la chair de poule….</p>



<p>Reste cette émotion intense, ce frisson dramatique incontrôlable et cathartique que le metteur en scène italien a manigancé pour nous dès le début, usant d’inconfort visuel et auditif pour nous ensevelir sous les couches multiples d’un théâtre plastique et sonore. Les applaudissements sont timides, ceux qui sont venus voir Racine sont déçus et le font entendre, ceux qui sont venus voir Castelluci et Huppert sont ravis. Isabelle, elle, est majestueuse, belle comme une déesse des profondeurs.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Bérénice</em> a été créé au Domaine d’O, Montpellier, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 au 25 février</mark>
Une production de la Cité européenne du théâtre, du Domaine d’O et de la Societas Romeo Castellucci&nbsp;</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong>
Théâtre de la Ville de Paris
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 5 au 28 mars</mark></pre>
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		<title>OCCITANIE : Hémorragie interne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 09:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Kébé]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Evénement]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Giovanni Manzo]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Ce qui m’intéresse dans Racine, c’est son inactualité&#160;». En soulignant d’entrée ce paradoxe, le metteur en scène italien, plutôt habitué du théâtre de la cruauté d’Artaud que de la retenue bienséante de Racine, débusque en Bérénice les oppositions qui en font la force spécifique. Bérénice, tragédie sans mort et sans action, met en jeu la [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Ce qui m’intéresse dans Racine, c’est son inactualité</em>&nbsp;». En soulignant d’entrée ce paradoxe, le metteur en scène italien, plutôt habitué du théâtre de la cruauté d’Artaud que de la retenue bienséante de Racine, débusque en <em>Bérénice</em> les oppositions qui en font la force spécifique.</p>



<p><em>Bérénice</em>, tragédie sans mort et sans action, met en jeu la fin d’une histoire d’amour, pour les trois protagonistes principaux. Un amour au schéma tragique classique &#8211; Antiochus qui aime Bérénice qui aime Titus qui aime… Rome- sauf que personne ici, ne laisse la passion amoureuse dévorer l’intérêt supposé de la cité. Argument peu tragique&#8230;</p>



<p><em>Bérénice</em>, pièce classique, ne repose sur aucun mythe, aucune tragédie grecque. Son personnage titre, <em>Bere-nike</em>, celle qui porte la victoire, est étrangère. Grecque justement, ou macédonienne, Reine de Palestine. Jean Racine s’approprie l’histoire romaine pour l’opposer à la sphère grecque, qui a inventé la Tragédie. Il invente ainsi, en France la tragédie de la Raison d’État, qui repousse l’étrangère, comme Louis XIV avait renoncé à Marie Mancini pour épouser l’Infante d’Espagne. Rendant la tragédie raisonnable, le contemporain de Descartes l’inscrit, dans <em>Bérénice</em>, très loin de ses fureurs fondamentales.</p>



<p><em>Bérénice</em>, tragédie de la langue, des mots qui se disent et blessent, de la séparation acceptée et du deuil de l’amour, cherche le naturel, l’éprouvé, loin des fureurs et des violences, loin des actions, jusqu’au départ. Nécessitant un grand naturel et une grande simplicité, la tragédie est pourtant écrite dans cet alexandrin qui sublime et contraint le jeu, le rythme, l’expression même des idées et des sentiments, recherchant un naturel profondément artificiel.</p>



<p>Enfin <em>Bérénice</em>, tragédie janséniste, repose sur une injustice inacceptable pour un chrétien, puisque Bérénice est privée de la Grâce qu’elle mérite, et Titus, rare personnage de Racine sans faute et sans faille, empêché de vivre son amour pur et sincère. Le Ciel serait-il vide&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transcender les oxymores</mark></strong></p>



<p>C’est fort de ces paradoxes que <strong>Roméo Castellucci</strong> propose son <em>Bérénice</em>. Il s’attache à cette cruauté de la raison, la concentrant autour de douze performeurs représentant la foule, et deux comédiens (<strong>Cheikh Kébé</strong> et <strong>Giovanni Manzo</strong>) qui tournent autour du mythe vivant qu’est aujourd’hui <strong>Isabelle Huppert.</strong> «&nbsp;<em>L’actrice définitive</em>&nbsp;», dit le metteur en scène.&nbsp;</p>



<p>La musique aussi, composée par <strong>Scott Gibbons</strong>, sample ses mots, ses soupirs, ses colères. Les confidents disparaissent, les dialogues deviennent monologues, isolant encore le trio au cœur d’un monde bruissant de voix intérieures.&nbsp;</p>



<p><em>Bérénice</em> est une «<em>&nbsp;hémorragie interne&nbsp;</em>», pas une goutte de sang n’est versée, mais c’est tout un monde, d’accueil de l’étranger, de primauté de l’amour sur la raison, qui s’écroule avec leur renoncement intime. Inactuel&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Bérénice</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 23 au 25 février<br></mark>Domaine d’O, Montpellier</pre>
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		<title>DOMAINE D&#8217;O : Le théâtre dans la cité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 09:29:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En fin de saison dernière, la programmation culturelle du Domaine d’O (dans sa partie Nord gérée par Montpellier Méditerranée Métropole depuis 2018) et le festival Le Printemps des Comédiens fusionnaient sous la direction artistique de Jean Varela avec pour ambition de devenir une grande «&#160;Cité européenne du théâtre&#160;». Une annonce qui tombait à pic alors [&#8230;]</p>
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<p>En fin de saison dernière, la programmation culturelle du Domaine d’O (dans sa partie Nord gérée par Montpellier Méditerranée Métropole depuis 2018) et le festival <em>Le Printemps des Comédiens</em> fusionnaient sous la direction artistique de Jean Varela avec pour ambition de devenir une grande «&nbsp;<em>Cité européenne du théâtre</em>&nbsp;». Une annonce qui tombait à pic alors que Montpellier et Sète peaufinaient (et peaufinent encore jusqu’en décembre) leur candidature conjointe en tant que capitale européenne de la culture 2028. Présentée lors de l’édition 2023 du festival <em>Le Printemps des Comédiens</em>, la création d’Ivo van Hove <em>Après la répétition / Persona</em> inaugurait officiellement la création d’une cellule de production PCM/Domaine d’O.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sur tout le territoire</mark></strong></p>



<p>De fait, cette saison 2023-24 est une étape nouvelle. Pour l’occasion, le somptueux Opéra Comédie de Montpellier est investi à plusieurs reprises tout au long de cette saison, à commencer par <em>Othello</em> de William Shakespeare revisité par l’incontournable <strong>Jean-François Sivadier</strong> (du 4 au 6 octobre). Si tous les arts du spectacle vivement sont présents dans cette programmation 2023-24, notons côté théâtre une très belle pièce <em>Gisèle Halimi, une farouche liberté</em> de <strong>Lena Paugam</strong> (27 et 28 novembre), ou encore la création sous forme de libre adaptation par <strong>Nicolas Oton</strong> de <em>L’éternel mari</em> de <strong>Fiodor Dostoïevski</strong> (2 au 4 novembre). Il faudra attendre février pour voir la nouvelle création du pôle de création PCM, ou quand <strong>Romeo Castellucci</strong> s’empare du destin tragique de la <em>Bérénice</em> de Racine incarnée par <strong>Isabelle Huppert</strong>. Mais pour bien commencer l’année théâtre, l’important est de ne surtout pas rater le <em>Warmup#9</em>, un temps fort dédié à « <em>la création théâtrale au travail</em> » locale, les 22 et 23 septembre au Domaine d’O, mais aussi au Théâtre Jean Vilar, au Hangar théâtre, à l’Ensad ou au théâtre Jacques Coeur à Lattes.</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Domaine d’O</strong><br>Montpellier<br><a href="http://domainedo.fr">domainedo.fr</a></pre>
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		<title>Scandale nucléaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 09:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[affaire Maureen Kearney]]></category>
		<category><![CDATA[Areva]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Michel-Aguirre]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Paul Salomé]]></category>
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		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[scandale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des enjeux économiques majeurs, de l’espionnage industriel, des millions d’euros sur et sous les tapis, des mensonges d’État, des luttes intestines dans les coulisses du pouvoir et…une lanceuse d’alerte un peu trop opiniâtre qui devient gênante. À n’en pas douter, tous les ingrédients d’un thriller politique sont présents dans La Syndicaliste, un livre que la [&#8230;]</p>
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<p>Des enjeux économiques majeurs, de l’espionnage industriel, des millions d’euros sur et sous les tapis, des mensonges d’État, des luttes intestines dans les coulisses du pouvoir et…une lanceuse d’alerte un peu trop opiniâtre qui devient gênante. À n’en pas douter, tous les ingrédients d’un thriller politique sont présents dans <em>La Syndicaliste</em>, un livre que la journaliste <strong>Caroline Michel-Aguirre</strong> a consacré, en 2019, à l’affaire Maureen Kearney. <strong>Jean-Paul Salomé</strong> l’a bien compris, qui l’adapte au cinéma, conservant son titre et sa structure d’ensemble.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Areva dans la tourmente</mark></strong><br>Pour ceux qui ont oublié l’ « affaire » ou n’en ont jamais entendu parler : Maureen Kearny, Irlandaise, mariée à un ingénieur du son français, est engagée comme professeur d’anglais chez Areva, fleuron de la technologie nucléaire française, au début des années 2000, devient représentante syndicale CFDT, et se bat bec et ongles pour défendre les intérêts des 50 000 employés du secteur. En 2012, la patronne « de gauche » de l’entreprise, Anne Lauvergeon, avec laquelle Maureen collaborait étroitement, est évincée au profit de Luc Oursel. Maureen apprend que ce dernier s’est associé aux négociations secrètes entre Henri Proglio, directeur sarkozyste d’EDF, et la CGNC, visant à un transfert de technologie à la Chine. L’accord signerait la fin d’Areva et la suppression de milliers d’emplois. Maureen enquête, fouille, interpelle, exige la transparence sur ces transactions, demande appui aux politiques, qui dans le contexte du changement de présidence, se dérobent ou lui mentent éhontément. La syndicaliste a-t-elle fait trop de vagues ? Le 17 décembre 2012, sa femme de ménage la retrouve, un matin, ligotée à une chaise, un bonnet enfoncé jusqu’à sa bouche bâillonnée. Sur le ventre, un A majuscule scarifié. Entre ses cuisses ouvertes, un couteau dont le manche a été enfoncé dans le vagin. L’enquête, étiquetée « sensible » par le procureur, conclut à une affabulation et transforme la victime en coupable. Deux procès aux conclusions opposées suivront, à cinq ans d’intervalle. Hormis sa famille, seuls ses amis syndiqués la soutiendront jusqu’au bout.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mise en scène efficace</mark></strong><br>Tout en ménageant le suspense et en conservant une certaine opacité, le réalisateur démonte une procédure à charge empêtrée dans des préjugés masculins. Il s’attache surtout à brosser le portrait d’une femme dont on se sert, qu’on manipule peut-être, puis qu’on piétine et oublie. Une syndicaliste a-typique, à l’approche plus anglo-saxonne que française, arborant des vêtements de couleur et des bijoux fantaisie, loin d’une grise réserve, s’adressant aux dirigeants sur un pied d’égalité, se mêlant de tout. « Mais pour qui vous prenez-vous ?» lui lancera le colérique Luc Oursel. Une victime qui n’a pas, selon les policiers, le « bon profil » : elle ne pleure pas assez ! Et puis, pourquoi ne s’est-elle pas débattue ? n’a pas crié ? Comment croire d’ailleurs une ex-alcoolique déjà violée dans sa jeunesse, suivie par un psy, lisant des romans policiers et bluffant aux cartes ?  </p>



<p>Dans le rôle titre, <strong>Isabelle Huppert</strong>, qui interprétait la <em>Daronne</em> dans le précédent film de Jean-Paul Salomé, plus mimétique que jamais, frange blonde et chignon <em>Vertigo,</em> colle impeccablement à son modèle. Excellent casting avec une mention spéciale pour <strong>Grégory Gadebois</strong>, dans le rôle du mari de Maureen, qui offre en rempart contre l’adversité, son corps massif, et la délicatesse pudique de ses sentiments.&nbsp;</p>



<p>Le film à la mise en scène efficace, suit le calvaire de celle qu’on n’écoute pas. Une femme fragile dont le réalisateur révèle la force.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Syndicaliste</em>, de <strong>Jean-Paul Salomé</strong><br>En salle depuis le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> mars</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/scandale-nucleaire/">Scandale nucléaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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