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	<title>Archives des La Relève - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des La Relève - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Relève célèbre les pratiques artistiques émergeantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:46:16 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp;Raconter et&nbsp;<em>se</em>&nbsp;raconter&nbsp;» pourrait faire office de formule d’introduction aux travaux des artistes sélectionné•es cette année à la Relève 8. Au château de Servières,&nbsp;<em>38 rue Edouard Delanglade,&nbsp;</em>les drapeaux de latex de <strong>Lio Rof-Sanchez</strong> accueillent le public à l’entrée<em>.</em>&nbsp;Le titre renvoie à l&rsquo;adresse du Consulat Général d&rsquo;Espagne de Marseille, la pièce évoque le parcours migratoire de sa famille, les cicatrices héritées et le besoin d’incarner une transmission sensible de la migration.&nbsp;</p>



<p>À côté, sur <em>Le bouclier d’Hélène</em> de <strong>Louise Chatelain</strong>, est gravé un arbre généalogique des violences patriarcales subies par les femmes de sa famille. Puis, elle propose aux spectateurices de poser leur oreille sur la barre métallique d’un lit superposé, disposé au fond de l’espace d’exposition, pour y entendre un témoignage de violence conjugale. <br>Dans la petite salle adjacente à l’entrée, se trouve un dispositif d’installation qu’<strong>Emma Cambier </strong>active par la performance. Sur une table, l&rsquo;artiste manipule un briquet, des coupures de journaux, des lettres, une boîte… Entre documentaire et fiction, elle tisse un récit hybride qui lie des souvenirs familiaux à l’histoire coloniale des Antilles. Au centre de la salle d’exposition, les grandes structures textiles d’<strong>Hippolyne NXNN </strong>troublent la frontière de l’intime et de l’espace public. Puis l’espace domestique déborde, la peinture de <strong>Mailys Moanda</strong> sort de la toile pour envahir les murs et les sols. Ses larges damiers colorés rappellent certaines tombes guadeloupéennes et délimitent un lieu de passage, un seuil bariolé entre deux salles blanches, ou le souvenir et le rêve s’entremêlent. En face, les pièces de <strong>Suska Bastian</strong> font écho aux déplacements de sens d’éléments glanés et transformés par l’artiste, dans des perspectives de préservation de leurs essences et leurs imaginaires : des chaînes de voitures, des feuilles de palmiers…</p>



<p>Dans une salle fermée par un rideau, une tour d’enceinte dans une ambiance saturée de lumière verte diffuse un&nbsp;<em>mash-up</em>&nbsp;de la bande son du film d’horreur&nbsp;<em>Conjuring</em>&nbsp;et de grondements de station d’épuration. Cette installation de <strong>Marion Genty</strong>, renverse la hiérarchie des sens, et cherche à générer le sentiment d’angoisse à travers une narration concentrée dans le spectre sonore. Enfin, le grand «&nbsp;bestiaire quantique&nbsp;» de <strong>Jaguar</strong> (<strong>Anaël Martin</strong>) se déploie dans la dernière salle.<em>&nbsp;Tout ce qui existe au monde</em> est un amas de motifs, de phrases, de dessins dans l’espace et de petites sculptures disséminés qui fabriquent ensemble une constellation de concepts, de références, d’hommages et de logiques aussi farfelues qu’indubitables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="667" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=500%2C667&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134631" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jaguar (Anaël Martin), <em>Tout ce qui existe au monde</em>, Installation multi-médiums, Dimensions variables, 2024-2026</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Identités et refuges</mark></strong></p>



<p>À <a href="https://www.la-compagnie.org">La Compagnie, </a>les huit artistes de la Relève inscrivent leur exposition collective dans une « cosmopoétique du refuge », en écho avec la programmation actuelle du lieu de création. Ici, les récits politiques sont des sources de réinvention de soi. La fresque colorée de <strong>Clef Grémil</strong> accueille les spectateurices, une grande chenille en transition se débarrasse au fil du temps des éléments en céramique qui la compose, ses seins découpés par des ciseaux ouvragés sont dispersés au sol, vestiges de ce geste de soin et de métamorphose fabuleuse. L’humour et le détournement sont des outils de transgression dans le travail de l’artiste et évoque ses expériences du handicap, de la transidentité et celles de ses proches. Une autre de ses pièces, un paravent mou faisant office de parois poreuse et souple au fond de la salle, délimite l’espace et encourage une douce indiscrétion. <br>Devant la fresque, des coussins en tissus malgache invitent à s’assoir devant des vidéos mise dos à dos : l’une d’entre elles montre le visage de l’artiste, <strong>Ellvina Bimanato</strong>, l’autre les mains de sa grand-mère qui démêle ses cheveux en décrivant la maison de famille détruite lors du coup d&rsquo;état d&rsquo;Andry Rajoelina en 2009. L’artiste fabrique à travers des sons, des silences, des gestes, d’autres langages qui permettent l’expression et la transmission de récits perdus, de liens intergénérationnels. <br>Derrière ses pièces, l’autel Télomètre de <strong>Gil Lekh,</strong> invite le public à naviguer entre les symboles de son identité queer qui le constitue. À travers un rituel de deuil et de célébration, iel visibilise les violences raciste et queerphobes des enfances similaires à la sienne. <em>Et toi, t’as mangé ?</em> (Et toi ? Ăn cơm chưa ?), où bien « Et toi, t&rsquo;as souffert ? » selon la double interprétation que la formule implique, est un poème-dialogue transgénérationnel à destination des ancêtres de l’artiste. <br>À côté, des vêtements confectionnés en vàng ma, un papier de bambou avec lequel sont fabriqués au Vietnam et au Cambodge, de faux vêtements destinés à être brûlés pour rejoindre l&rsquo;au-delà. Près de l’autel, les <em>Poupées fripon*nes</em> d’<strong>Amaya Cascio </strong>observent les visiteureuses, depuis leurs chaises bariolées. Inspirées d&rsquo;une coutume familiale qui consiste à recouvrir les appareils électroménagers de housses de tissus et à y ajouter des yeux et des tresses, les poupées sont activées lors de performance <em>Volver, volver onlybass&rsquo;n reverb </em>où elles se mettent à danser et chuchotent des secrets aux spectateurices. Les peintures d’Amaya Cascio sont disséminées dans la salle, autour d’une grande table de jeu de cartes nicaraguayen, le Chalupa Nicaraguense réinterprété par l’artiste. <br>Le <em>Micro-Coeur</em> en céramique de <strong>Lila Crnogorac</strong> est suspendu au centre de la salle centrale. C’est un objet de recueil de récit lesbien et de diffusion, d’amplification de paroles intimes trop souvent tues. <br>Dans la dernière salle, une vidéo réalisée au simulateur de vagues de la Grande Soufflerie, résonne et lie ses instruments de verres au sol et les céramiques de <strong>Valentin Saez</strong> qui gravitent autour. Toustes évoquent une préservation et une visibilité des désirs queers. Valentin Saez disperse dans l’espace d’exposition, une série de carreau et de Bojiltos, des gargoulettes espagnoles détournées, inspirés d’esthétiques historiques traditionnelles mises au service de la communautés queer, pour fabriquer des archives de récits déviants. </p>



<p>L’exposition collective de la Relève 8, présente cette année une promotion d’artistes inventeur•ices de sens, aux grandes qualités plastiques et aux engagements politiques incontestables. L’archive glisse et bascule avec justesse dans l’imaginaire, connecte les récits entre eux et empouvoire respectivement l’évocation du souvenir et la réécriture de l’identité.&nbsp;</p>



<p>NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Relève #8</em> - Exposition collective</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 mars</mark><br><a href="https://chateaudeservieres.org">Galerie Château de Servières </a><br>Le <a href="https://www.plateformeparallele.com">festival Parallèle</a> se poursuit jusqu’au<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 7 février</mark> entre Marseille et Aix-en-Provence</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Deux expos, en Parallèle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 08:49:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2006 et depuis Marseille, la plateforme Parallèle soutient toute l’année des initiatives artistiques, que ce soit en danse, théâtre, arts visuels, performance. Les projets des artistes soutenu·e·s sont placés au cœur du festival, accueillis sur les scènes de plusieurs lieux culturels à Aix-en-Provence et à Marseille, tels que, cette année, la Friche la Belle de Mai, le Mac, le Ballet national de Marseille, Klap, SOMA et l’Embobineuse. En arts visuels, la galerie art-cade-Grands Bains Douches de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2006 et depuis Marseille, la plateforme <em><a href="https://www.plateformeparallele.com">Parallèle</a></em> soutient toute l’année des initiatives artistiques, que ce soit en danse, théâtre, arts visuels, performance. Les projets des artistes soutenu·e·s sont placés au cœur du festival, accueillis sur les scènes de plusieurs lieux culturels à Aix-en-Provence et à Marseille, tels que, cette année, la Friche la Belle de Mai, le Mac, le Ballet national de Marseille, <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap</a>, <a href="https://soma-art.org/">SOMA</a> et l<a href="https://www.lembobineuse.biz/events/2025">’Embobineuse</a>. En arts visuels, la galerie art-cade-Grands Bains Douches de la Plaine et le <a href="https://chateaudeservieres.org/">Château de Servières</a> accueillent les deux expositions s’inscrivant dans le cadre du projet La Relève (7<sup>e</sup> édition cette année), qui présente les œuvres d’artistes diplômé·e·s d’école d’art depuis 3 ans maximum. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un brin sarcastique</mark></strong></h3>



<p>« Nôtre part belle » a été la thématique proposée par <em>Parallèle</em> pour l’exposition au<a href="https://chateaudeservieres.org/"> Château de Servières</a>. La directrice du lieu Martine Robin a organisé l’accrochage des œuvres des 20 artistes retenu·e·s en trois ensembles : récits fictionnels et archéologie/écologie, paysage, et climat/valeurs partagées nouvelles, soin et collectif. Échappe à ces trois ensembles la proposition <em>Moi ma pratique</em> de <strong>Lila Schpilberg</strong>, accrochée à l’entrée de l’exposition : un inventaire de « pitchs » d’art contemporain, encapsulés dans 10 porte-clefs standards, pour ouvrir les portes du monde de l’art, après l’école. Telles que : « <em>mmh moi je suis artiste marcheur, je réfléchis au territoire, à la cartographie</em> », « <em>en vrai, moi je taffe avec l’imagerie internet, les memes, l’intelligence artificielle générative</em> », « <em>bah moi je touche du doigt l’ambiguïté entre art et artisanat</em> », « <em>j’sais pas moi, je m’intéresse aux nouveaux récits, l’identité, la mémoire, la famille, l’archive </em>»&#8230; Force est de constater que chacun des travaux présentés dans l’exposition peut relever de l’une ou l’autre de ces 10 phrases, un brin sarcastiques. Force est de constater également qu’ils ne peuvent s’y réduire, excédant par les formes et les subjectivités de chacun·e la rengaine des justifications politiquement correcte à fournir aux éventuels soutiens publics ou privés.</p>



<p>Autre&nbsp;point commun&nbsp;parmi les&nbsp;travaux présentés&nbsp;:&nbsp;le déballage d’objets,&nbsp;gardés,&nbsp;récoltés&nbsp;oucréés,&nbsp;à partir d’un récit ou&nbsp;pour&nbsp;faire&nbsp;récit,&nbsp;qu’il soit&nbsp;personnel et/ou&nbsp;documentaire&nbsp;et/oufictionnel.&nbsp;Ainsi&nbsp;un&nbsp;maillot&nbsp;de sport,&nbsp;des parfums&nbsp;et des médailles&nbsp;accompagnés d’une vidéo&nbsp;interrogent&nbsp;les figures&nbsp;stéréotypées&nbsp;de la masculinité.&nbsp;Sur une étagère horizontale&nbsp;en béton,&nbsp;les&nbsp;objets-sculptures&nbsp;aux matières étranges&nbsp;d’un&nbsp;récit de science-fiction&nbsp;féministe.&nbsp;Disposé sur des&nbsp;rouleaux&nbsp;quadrillés et&nbsp;dorés&nbsp;déroulés&nbsp;au sol, les trouvailles créées d’une archéologie&nbsp;fantasmagorique&nbsp;à ramification exponentielle.&nbsp;Ou bien encore&nbsp;un ensemble d’objets liés à un&nbsp;tchat&nbsp;internet&nbsp;culte, l’évocation&nbsp;en textes, photographies,&nbsp;son&nbsp;d’un parcours de vie&nbsp;féminin et&nbsp;militant&nbsp;borderline,&nbsp;une armoire-mémoire&nbsp;remplie d’objets&nbsp;et de photographies d’une&nbsp;famillefranco-malienne.&nbsp;À côté de ces collections&nbsp;d’objets,&nbsp;certaines étant activées lors de performances,&nbsp;on trouve d’autres&nbsp;propositions aux pratiques plus spécifiques&nbsp;:&nbsp;sculpture, peinture,&nbsp;installation in-situ, vidéo.&nbsp;Tout aussi&nbsp;plastiques,&nbsp;sensibles, politiques&nbsp;voire militantes,&nbsp;et&nbsp;intrigantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127548" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/schpilberg-lilas-2-2560x.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"> © Lila Schpilberg</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Collectif dans&nbsp;le vent</mark></strong></h3>



<p>Pour art-cade, l’appel à projet de <em>Parallèle</em> s’adressait uniquement à des collectifs, endemandant de construire une proposition en réponse à la spécificité architecturale du lieu : un enchainement de trois coursives en triangle autour d’un patio végétalisé central. C’est aussi un récit, ou plus exactement un roman de science-fantasy, <em>La Horde du Contrevent</em> d’Alain Damasio, qui est le moteur des propositions élaborées par le collectif marseillais<a href="https://www.instagram.com/mastic.collectif/"> <strong>Mastic</strong>.</a> Un roman qui narre les aventures, dans des contrées dominées par les vents, d’une horde de 23 membres qui doit remonter jusqu&rsquo;à l&rsquo;origine du vent, pour trouver un havre de paix et de tranquillité. </p>



<p>Parmi les œuvres&nbsp;(texte,&nbsp;objets, vidéo, sculptures,&nbsp;installations,&nbsp;peintures)&nbsp;produites par les 19 artistes,&nbsp;sensibilisé·e·s&nbsp;à&nbsp;la notion de survie collective dans un monde dystopique&nbsp;:&nbsp;un inventaire d’objets&nbsp;destinés à la survie émotionnelle&nbsp;présentés par un ange, des indications météo&nbsp;fantaisistes&nbsp;et ultra-noires&nbsp;sculptées&nbsp;sur fonds&nbsp;peints&nbsp;vaporeux,&nbsp;des blocs&nbsp;en dissolutionavec hélices en résine,&nbsp;et, juste avant un mur de ventilateurs,&nbsp;un endroit pour&nbsp;se ressourcer avec&nbsp;gelée&nbsp;d’orties, peintures de poissons,&nbsp;sculpture en sucre,&nbsp;guérisseuse&nbsp;d’oiseaux.&nbsp;Derrièrele mur, une couverture de survie branchée sur un climatiseur&nbsp;transformé en collecteur d’air, et&nbsp;dans&nbsp;une salle,&nbsp;une sculpture en bois, à la&nbsp;fois barque et brise-vent, un&nbsp;mini-laboratoire, une installation&nbsp;ésotérique&nbsp;prônant l’errance comme expression plastique,&nbsp;une ligne&nbsp;murale&nbsp;de chauffage électrique&nbsp;à infra-rouge. Et&nbsp;sur un&nbsp;écran,&nbsp;la&nbsp;colline verdoyante et ciel bleu&nbsp;windows,&nbsp;à la fois début et fin&nbsp;d’une session.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Relève 7</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 mars</mark><br>Château de Servières&nbsp;et&nbsp;art-cade-Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/">Arts Visuels ici</a></p>
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		<title>L’Énergie de La Relève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:18:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Relève, exposition d’inauguration du festival Parallèle à Marseille, s’est ouverte le 25 janvier à art-cade Grands Bains Douches de la Plaine et au Château de Servières Le festival Parallèle est le temps fort de la plateforme Parallèle qui depuis 2006 et depuis Marseille soutient tout au long de l’année des&#160; artistiques émergentes, que ce [&#8230;]</p>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La Relève, exposition d’inauguration du festival Parallèle à Marseille, s’est ouverte le 25 janvier à art-cade Grands Bains Douches de la Plaine et au Château de Servières</mark></strong></p>



<p>Le festival <strong><em>Parallèle</em></strong> est le temps fort de la plateforme Parallèle qui depuis 2006 et depuis Marseille soutient tout au long de l’année des&nbsp; artistiques émergentes, que ce soit en danse, théâtre, arts visuels, performance. Les projets des artistes soutenu·e·s pendant l’année sont placés au cœur du festival, accueillis en partenariat sur les scènes de nombreux lieux culturels à Aix et à Marseille, tels que le 3 bisf, le ZEF, la Friche, le Mucem, le Mac, le théâtre Joliette, la Cité des Arts de la rue. En arts visuels, ce sont la galerie art-cade Grands Bains Douches de la Plaine et le Château de Servières qui sont partenaires de <strong><em>La Relève#6</em></strong>, exposition collective qui présente les œuvres d’artistes visuels diplômé·e·s d’école d’art depuis 3 ans maximum. Cette sixième édition réunit dans les deux galeries, 20 artistes autour de la thématique « Énergie ».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">#StayAtHomeGirlfriend</mark></strong><br>La plupart des œuvres des 10 jeunes artistes exposées par Le Château de Servières jusqu’au 23 mars, se présentent sous forme de sculptures-installations et  relient principalement la thématique « Énergie » aux questions environnementales, ou à celles de la place sociale des femmes. Ainsi <strong>Célia Tremari</strong>, qui s’intéresse à l&rsquo;histoire des lieux dans lesquels elle expose, évoque l’énergie de la lutte ouvrière et propose une affiche et des sérigraphies sur plâtre s’inspirant de l’usine de fabrication de chemises pour homme, fermée définitivement en 1986, où travaillaient 200 ouvrières, avant que le 11-19 bd Boisson soit investi par des activités artistiques. <strong>Nina Boughanim</strong>, dans <em>Liquide, liquide</em> présente un lavoir réalisé en béton spatulé, déposant des tresses de cheveux dans de l’eau savonneuse, évoquant poétiquement l&rsquo;énergie qu’y déployait autrefois les femmes. <strong>Cécile Cornet</strong>, propose une série de trois toiles <em>Painted Dreams, ou comment retirer une épine avec grâce</em>, de la série #StayAtHomeGirlfriend, autour des routines de femmes attendant leurs conjoints à la maison. <strong>Zoë Grant</strong>, avec <em>Homme sweet home</em>, propose une installation en verre, contreplaqué, montants, talons, sciure de bois, un espace qui déshabille et désexualise les intérieurs parfaits exposés dans les magazines de décoration, avec présence récurrente de chaussures à talon, en ne laissant apparaitre qu’arêtes et structures.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Prochains rendez-vous</mark></strong><br>Le 2 février au ZEF, la chorégraphe <strong>Dalila Belaza</strong> présentera <em>Rive</em>, où, à partir de la bourrée, elle invente des formes de cérémonies où des mondes lointains se mêlent et révèlent le vivant et l’intemporel. Les 3 et 4 février au Mac, <em>A capella</em>, une « performance-cérémonie » de <strong>Dorothée Munyaneza</strong>, des chants révélant des mémoires enfouies.<br>Les 3 et 4 février au Ballet National de Marseille, la nouvelle création de Maud Blandel, <em>L’œil nu</em> mettra en jeu six danseur·se·s autour de la perception de « <em>ce qui chute en nous et autour de nous, des conflits intérieurs et extérieurs qui font rage, et de ce qui, un jour, fait que tout s’effondre.</em> »</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse">La Relève#6
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 24 février</mark>
art-cade – Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse">Jusqu’au 23 mars<br>Château de Servières, Marseille</pre>
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