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	<title>Archives des Léo Achard - Journal Zebuline</title>
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		<title>À La Londe, on ne s’en lasse pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un festival de jazz où l’exigence musicale le dispute à la ferveur populaire (et inversement), en accès libre, c’est possible&#160;? Oui. Depuis 2009, La Londe Jazz Festival, sous la direction artistique de Christophe Dal Sasso, accueille pendant quatre soirées une moyenne de 1800 spectateurs sur la plage de l’Argentière, à La Londe-les-Maures. Tout commence le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un festival de jazz où l’exigence musicale le dispute à la ferveur populaire (et inversement), en accès libre, c’est possible&nbsp;? Oui. Depuis 2009, <em><strong>La Londe Jazz Festival</strong></em>, sous la direction artistique de <strong>Christophe Dal Sasso</strong>, accueille pendant quatre soirées une moyenne de 1800 spectateurs sur la plage de l’Argentière, à La Londe-les-Maures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence le jeudi 30 juillet avec <strong>Radio Mezcal</strong> à l’apéro&nbsp;: ce combo latin-jazz avec une touche électro ouvrira les festivités chaque soir. En tête d’affiche, le nouveau projet de <strong>Christophe Dal Sasso</strong>&nbsp;: le chef d’orchestre et flûtiste a concocté un répertoire au croisement des cultures, entre préciosité musicale et appétence pour la danse, conviant notamment la chanteuse et saxophoniste <strong>Shekina Rodz</strong> ainsi qu’une floppée d’excellents musiciens (Raphael Illes, Michael Steinman, Manuel Marchès, Nadia Tighidet…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même soir, <strong>Olivier Lalauze Trio</strong> va jouer quelques compositions et ouvre la jam-session –ce contrebassiste d’excellence se produira chaque soir avec le sémillant pianiste <strong>Lionel Dandine</strong> et le batteur <strong>Léo Achard</strong>, dont la profonde musicalité n’est plus à prouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Broadway à la French Riviera</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Place au grand format le vendredi 1<sup>er</sup> août. <strong>Big Sud</strong>, orchestre de 18 musiciens d’envergure conduit par Dal Sasso et le trompettiste <strong>Nicolas Folmer</strong> croisera ses propositions swing avec les traits de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon pour un répertoire intitulé <em>De Broadway à la French Riviera</em>, traversant un siècle de musique et esquissant un pont entre l’imaginaire des comédies musicales de Broadway et celui, plus intime et solaire, de la Méditerranée provençale. Pour cette représentation exceptionnelle, <strong>Big Sud</strong>&nbsp;invite la chanteuse toulonnaise&nbsp;<strong>Andrea Caparros</strong>. Sa voix chaleureuse et expressive, à la croisée du jazz et de la chanson, apporte une dimension sensible et élégante à ce voyage musical. Gageons que la jam-session qui s’ensuivra durera jusqu’à l’aube&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, en tête d’affiche, il y aura <strong>Abraham Reunion&nbsp;</strong>: la famille guadeloupéenne (<strong>Cynthia Abraham</strong>&nbsp;: voix&nbsp;; <strong>Clélya Abraham</strong>&nbsp;: piano, chœurs&nbsp;; <strong>Z</strong><strong>acharie Abraham</strong>&nbsp;: contrebasse, chœurs&nbsp;; <strong>Zaza Desiderio</strong>, batterie) viendra défendre son nouvel album, <em>Jaden an nou</em>, où les émotions se nimbent d’effluves de créolisation, avec ce qu’il faut de grooves caraïbes et de mélodies alizéennes. Trop souvent ignoré sur les scènes du Sud de l’Hexagone, le jazz issu de la diaspora antillaise tel que pratiqué par ces jeunes musicien·nes vient à point nommé nous rappeler notre dette, au moins musicale, envers la diversité. Parions sur une jam-session aux couleurs caribéennes pour la fin de soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le dernier soir, le festival se place sous le signe de la soul avec <strong>The Buttshakers</strong>. Ces «&nbsp;remueurs de popotin&nbsp;», basés dans la région lyonnaise, écument les scènes internationales depuis une quinzaine d’années, avec une énergie puisée aussi bien dans la Stax du siècle dernier que dans les grooves les plus subtils de notre époque, avec ce qu’il faut de rythmes enfiévrés et de cuivres doux et rugissants. Emmené par la charismatique chanteuse américaine <strong>Ciara Thompson</strong>, fervente porte-parole féministe et antiraciste, le groupe devrait mettre le public en transe. La jam-session prendra-t-elle alors les voies du hard-bop, ce jazz nimbé de soul&nbsp;?</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong>La Londe Jazz Festival<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 juillet au 3 août<br></mark></strong><br> Plage de l’Argentière</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Une bleue qui a tout d’une grande </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 10:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Lockwood]]></category>
		<category><![CDATA[Elise Vassallucci]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mélanie Perez]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Mikdjian]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elise Vassallucci est certainement plus qu’une chanteuse de jazz. Sur son premier album, Capharnaüm, cette artiste, née en 1998 à Marseille, déploie des pans d’une autobiographie sensible aux parfums d’un jazz qui se conjugue pleinement avec la chanson française la plus poétique. Encore étudiante au Centre des musiques Didier Lockwood, à Paris, c’est entre les conservatoires [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.instagram.com/elisevassallucci/">Elise Vassallucci</a> est certainement plus qu’une chanteuse de jazz. Sur son premier album, <em>Capharnaüm</em>, cette artiste, née en 1998 à Marseille, déploie des pans d’une autobiographie sensible aux parfums d’un jazz qui se conjugue pleinement avec la chanson française la plus poétique. Encore étudiante au <em><a href="https://cmdl.eu/">Centre des musiques Didier Lockwood,</a></em> à Paris, c’est entre les conservatoires d’Aix-en-Provence et de<a href="http://esadmm.fr/conservatoire/presentation/presentation/"> Marseille</a> qu’elle s’est formée en violon classique, en jazz et en chanson française (ainsi qu’auprès de Francis Cabrel à Asttafort). Elle nous convie ici, dans sa propre chambre, dans la maison familiale de Rognes (où elle a écrit ses premiers textes). Ce premier album peut aussi bien toucher l’amateur·rice du jazz le plus authentique que l’auditeur·trice de la chanson francophone.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Individuel et collectif</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une création individuelle, dans une production collective, c’est ainsi qu’Elise Vassallucci entend définir sa méthode de travail sur ce disque. «&nbsp;<em>Quand je propose une composition, je viens avec des paroles et la mélodie. On s’assied en cercle et on discute. Comme c’est un disque très intime, je devais m’entourer de personnes de confiance. Sans les couleurs de Mélanie Pérez (chœur), Pierre Mikdjian (piano), Nghia Duong (contrebasse) et Léo Achard (batterie), ma musique n’est rien</em>&nbsp;». De fait, les arpèges impressionnistes du pianiste, les lignes profondes du contrebassiste et les rythmes envoûtants du batteur tissent au fil des titres un canevas sensoriel serti d’émotions contrastées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le duo avec le batteur sur&nbsp;<em>Ma Muse</em>, un titre d’inspiration brésilienne, permet de saisir l’ampleur de la complicité qui l’unit au jeu coloriste de ce rythmicien poétique. Ce morceau est un beau pied-de-nez à la question du genre dans le jazz, puisque cette «&nbsp;muse&nbsp;» en question est un homme, un ancien amoureux. Elle y déclame vouloir s’amuser en homme&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est par rapport à toutes les fois où j’ai dû m’imposer pendant les jam-sessions, dans un univers toujours très masculin. J’ai fait mon coming-out queer pendant la création de l’album. Cela fait bien dix ans que je suis militante féministe. Ça permet d’être de moins en moins invisible dans le milieu du jazz où se développe un sens de la sororité qui implique des musiciennes comme la contrebassiste Louise Knobil, ou aussi des techniciennes, des attachées de presse…</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une nouvelle voix</strong></mark></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a cette voix, qui a tout d’un instrument. «&nbsp;<em>J’ai toujours chanté mais j’avais tendance à me cacher derrière le violon</em>&nbsp;», instrument qui ne lui permet pas d’exprimer sa colère à l’adolescence. Elle trouve un espace nouveau dans la littérature, puis dans le jazz, où elle trouve sa voix, notamment par la pratique du scat. «&nbsp;<em>Le be-bop&nbsp;m’a inspirée jusque dans l’écriture de mes textes, par exemple sur&nbsp;</em>Marseille<em>, où je prends appui sur une rythmique impaire</em>&nbsp;<em>qui m’a beaucoup influencée&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mélismes fondants, allongement des phonèmes, ampleur de la tessiture ou même parlé-chanté aux contours rappologiques : Elise Vassallucci s’empare avec délectation de registres variés pour nous balader dans ses émotions intimes. Sans jamais se départir d’un sens de la chanson francophone qui emprunte autant à Piaf qu’à Brel (dont elle retrouve les accents narquois), à Joe Dassin qu’à Cabrel (dans le sens d’une chanson authentiquement populaire). Sans oublier la voix mezzo-soprano d’une Barbara, dont elle reprend, en dernière plage du disque&nbsp;<em>Mon Enfance</em>, où si à l’écoute de ces paroles enrobées dans un écrin symphonique délicatement groovy vous ne versez pas ne serait-ce qu’une larme, consultez&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Capharnaüm,&nbsp;</em>Élise Vassallucci</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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