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	<title>Archives des Les Fadas du Monde - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Les Fadas du Monde - Journal Zebuline</title>
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		<title>Manger, rire, chanter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 08:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toutes les cultures font des banquets, ont des comiques, et des chansons populaires. Un universel qui se décline en une infinité de variations, qui vont trouver place au Village autour d’un grand banquet et d’un karaoké géant. C’est toute la ville qui a composé le menu, quartiers par quartiers, retrouvant les saveurs provençales, celles de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Toutes les cultures font des banquets, ont des comiques, et des chansons populaires. Un universel qui se décline en une infinité de variations, qui vont trouver place au Village autour d’un grand banquet et d’un karaoké géant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toute la ville qui a composé le menu, quartiers par quartiers, retrouvant les saveurs provençales, celles de la mer et de l’étang, mais aussi toutes celles venues d’ailleurs, dans la diversité des cultures présentes à Martigues. Avec <strong>Althae</strong> à la guitare et au chant, la soirée commence ra tout en douceur et en partage d’émotion, et de saveurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mamari</strong> prendra la suite&nbsp;: l’humoriste, qui sur Radio Nova réveille les ondes en démontant les relents racistes et LGBTQIphobes des discours publics, est tout sauf sinistre. Son spectacle, <em>Trop drôle pour mourir</em>, en témoigne. Femme, noire, exilée, survivante d’inceste, queer, handicapée … «&nbsp;<em>en termes d’intersectionnalité, je suis le rond-point des Champs-Élysées</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis les convives seront invité·es à chanter. Pas sur des vidéos enregistrées, mais avec des musiciens, ceux du <strong>Karaoké Orchestar</strong>, qui savent accompagner les amateurs, les rattraper et les attendre, et s’adapter à leurs voix. Et à leurs répertoires, venus d’ici, d’ailleurs ou d’il y a longtemps&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">A.F.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tessina, rock céleste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:35:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tessina est née à Santa Monica, d&#8217;une mère chanteuse iranienne qui a fui la révolution de 1979 et d&#8217;un père français. Bien que sa langue maternelle soit l&#8217;anglais, elle a grandi dans le Sud de la France, à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Une enfance bercée par la musique, au milieu des bois. La nature et la musique sont [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tessina est née à Santa Monica, d&rsquo;une mère chanteuse iranienne qui a fui la révolution de 1979 et d&rsquo;un père français. Bien que sa langue maternelle soit l&rsquo;anglais, elle a grandi dans le Sud de la France, à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Une enfance bercée par la musique, au milieu des bois. La nature et la musique sont ses lignes directrices. Elle apprend très jeune la guitare, le violoncelle, le oud&#8230; Mais surtout, elle chante. Ses compositions folk-rock, mêlées au jeu de batterie de Stella, sont d&rsquo;une douceur sombre, puis s&#8217;emballent pour laisser apparaître une voix plus puissante, légèrement éraillée, comme dans&nbsp;<em>weeping willow&nbsp;</em>– dont elle a fait une session live tournée dans la forêt où elle a grandi.&nbsp;«<em>&nbsp;J&rsquo;ai commencé la musique par la folk&nbsp;</em>se souvient-elle,&nbsp;<em>mais j&rsquo;ai toujours voulu faire du rock. Quand j&rsquo;ai découvert la pédale de fuzz Big 9 </em>[qui créé un son très gras, ndlr]<em>, je ne l&rsquo;ai jamais lâchée !&nbsp;</em>»,&nbsp;dit-elle en riant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une voix d&rsquo;ange et des sons de guitare rock très assumés : c&rsquo;est la dualité du projet, que Tessina décrit comme du «&nbsp;rock céleste&nbsp;», en rapport à son amour pour le Soleil et la Lune. La Lune, surtout, est son inspiration.«<em>&nbsp;C&rsquo;est ma muse. J&rsquo;ai par exemple écrit la chanson </em>The Shadering<em> lorsqu&rsquo;une nuit, j&rsquo;ai été réveillée par la dispersion de la Lune derrière les arbres. Quand je la regarde, j&rsquo;ai envie de lui écrire des chansons.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des paroles qui viennent du cœur, avec une pincée de mystère. C&rsquo;est le cas de son magnifique titre&nbsp;<em>The Believing</em>&nbsp;qui raconte l&rsquo;abandon d&rsquo;une dévotion.&nbsp;«<em>&nbsp;If it’s not him&nbsp;</em>»&nbsp;répète-elle dans ce titre à fleur de peau, accompagné d’une guitare folk et d’un simple tambour. Il en faut peu au duo pour faire passer des émotions complexes, grâce à l’écriture évidente de Tessina. Ses inspirations vont de Kate Bush à Radiohead et ses paroles sont toujours écrites en anglais.&nbsp;«<em>&nbsp;Pour moi, le français est plus analytique. L&rsquo;anglais, lui, me permet plus de liberté pour exprimer des émotions.&nbsp;</em>»&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du folk au rock</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;exprimer par la musique dans une scène rock très masculine, cela lui a demandé du temps. À Marseille, où elle a rencontré Stella, Tessina s&rsquo;est révélée.&nbsp;«<em>&nbsp;En tant que femme, on nous reproche souvent que notre rock est trop doux. Mais c&rsquo;est dur de s&rsquo;assumer sur scène, de parler fort, de crier. J&rsquo;avais l&rsquo;impression de déranger. Mais j&rsquo;ai progressivement appris à montrer cette partie de moi.&nbsp;</em>»Tessina vit aujourd&rsquo;hui de la musique. Elle prépare une tournée d’été dans toute la France avec son nouvel EP, dont la sortie est prévue le 26 juin. À commencer par un passage au Festival <em>Au Large</em> à Marseille le 24 juin, suivi par sa date à Martigues dans le cadre des&nbsp;<em>Fadas du Monde</em>.«<em>&nbsp;On va y jouer des nouveaux morceaux de notre EP que l&rsquo;on a enregistré ces derniers mois en résidence à Cool Train Studio à Aubagne.&nbsp;</em>»&nbsp;Le duo rock est à découvrir ou redécouvrir le 27 juillet sur la scène du Cour de l’Ile, et on y court !</p>



<pre class="wp-block-verse">MONA LOBERT<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 juillet - 21h 30<br></mark></strong><br> Cour de L'Ile</pre>



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		<title>Ceci n’est pas un festival</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:34:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment sont nés les Fadas du Monde&#160;?Florian Salazar-Martin. D’une réflexion sur les politiques publiques, et d’une volonté de créer un espace commun, avec les personnes, dans l’espace public. C’est en quelque sorte le terme d’une longue démarche, particulière à la ville… … qui est communiste depuis 1959. Est-ce que vous qualifieriez cette démarche de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Comment sont nés les Fadas du Monde&nbsp;?<br>Florian Salazar-Martin.</strong> D’une réflexion sur les politiques publiques, et d’une volonté de créer un espace commun, avec les personnes, dans l’espace public. C’est en quelque sorte le terme d’une longue démarche, particulière à la ville…</p>



<p class="wp-block-paragraph">… <strong>qui est communiste depuis 1959. Est-ce que vous qualifieriez cette démarche de communiste&nbsp;?<br></strong>Disons que comme tout le monde on veut mettre en place des choses pour notre territoire. Mais on est là depuis longtemps, et on défend des valeurs, une histoire. La culture à Martigues est indissociable, et indissociée, de la défense du littoral et de sa préservation. Et de la défense de l’industrie, une industrie elle-même respectueuse de ce littoral. Notre ressource culturelle, ce sont nos peuples. Comme Marseille nous sommes une ville de migrations, où se sont installés des Arméniens, des Méditerranéens, mais aussi des Européens du nord venus travailler dans la sidérurgie… Dans des villes aux populations aussi diverses deux options sont possibles&nbsp;: construire des espaces culturels fragmentés, communautaires, et une culture de divertissement ; ou construire des espaces communs avec les habitants, et une culture d’émancipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois en fait, on peut aussi nier la diversité et défendre une culture immuable…<br></strong>[<em>rire</em>] ça, c’est vraiment pas une option pour nous… Et construire une politique d’émancipation ne signifie pas qu’on n’aime pas le divertissement&nbsp;! Mais les Fadas du Monde, ça n’est pas un festival où l’on viendrait consommer la programmation&nbsp;; c’est un espace créatif, vivant, où on reçoit des paroles inattendues, et qui crée des dynamiques entre différentes sphères de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Village des Fadas est le point névralgique de cette démarche. Pendant une semaine on crée un espace commun. Des choses sont programmées, mais il s’agit de connecter les gens ensemble, en faisant des jeux, des ateliers pour que les familles soient là, des repas partagés, des karaokés. Sans protocole, mais avec la proposition de choses plus pointues, aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec du foot et du théâtre…<br></strong>Oui. Nous sommes des êtres complexes, chacun d’entre nous. Le foot n’est pas pour certains et le théâtre pour d’autres, on peut entrer dans le village par un champ et s’approcher des autres… Prendre un repas en commun, c’est très important. En fait ce qu’on fabrique là, c’est une fête de village, mais qui parle du monde. Bien sûr qu’on s’est demandé s’il fallait retransmettre la coupe du monde de foot au Village. On sait que le foot est perverti par l’argent, que cette Coupe aux États-Unis avec ce Trump qui… ne nous ressemble pas [<em>rire</em>] est problématique. Mais au fond la joie populaire provoquée par le foot ne leur appartient pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les artistes que vous invitez sont pour la plupart de Martigues, ou pas loin…<br></strong>Oui, Martigues, Aix, Marseille, notre territoire. Avoir la responsabilité d’une commune, c’est aussi cela. On reçoit des gens qui viennent d’ailleurs mais on doit veiller à la santé des acteurs de notre territoire, leur donner la possibilité de rencontrer les publics. Dans leur quotidien, et gratuitement&nbsp;: ce ne sont pas leurs publics habituels qui sont là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a aussi une majorité d’artistes femmes, ce qui n’a pas toujours été le cas…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’est vrai. Pour cela, il faut avoir conscience que nos générations sont attachées à des figures tutélaires masculines, qui occupent notre imaginaire comme étant les meilleures. Et il faut lutter contre ce réflexe. Les femmes ne sont pas aux Fadas par souci de parité, qui est une vision technique du problème, mais parce qu’aujourd’hui elles parlent différemment des hommes, qu’elles ont des choses à dire, que cette diversité nous est nécessaire, comme toute «&nbsp;bio&nbsp;» diversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette diversité était à l’œuvre au Festival de Martigues, qui a précédé les Fadas. Pourquoi ce changement&nbsp;?<br></strong>Le Festival de Martigues était un grand festival, qui faisait venir le monde, et des grands artistes, à Martigues. Un festival de folklore, de tradition, mais qui était aussi très ouvert dans les échanges de musiques, de cuisines, de langues… On a au fond voulu perpétuer cet esprit de mondialité mais en le confrontant au présent, à l’idée que la liberté et la diversité se construisent dans des espaces citoyens, des agoras politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>D’où la présence de Nora Hamadi au Village&nbsp;?</strong><br>Oui, il s’agit, avec la journaliste, de questionner simplement les gens, en commençant par «&nbsp;Comment ça va&nbsp;?&nbsp;». Cela nous a permis de recueillir des paroles très intéressantes, parce que c’est fait dans l’espace public, sans attitude surplombante, sans obligation de résultat. Un peu comme au bar. Ça a permis de générer un corpus sur l’histoire quotidienne, mais aussi sur des problématiques plus politiques, la guerre, la montée du RN.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On poursuit ce travail en ajoutant cette année «&nbsp;Comment ça va le monde&nbsp;?&nbsp;» parce qu’on sent bien les tensions actuelles, ces inquiétudes qui sont dorénavant très puissantes. C’est pour cela qu’on accueille au village le voilier Hétérotope qui accompagne la Flotille de Gaza et en constitue la mémoire. Pour penser le monde ensemble, y compris dans ses endroits les plus douloureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Fadas du Monde ne veulent ni grossir, ni devenir un festival. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà d’une certaine échelle on ne se rencontre plus. On peut le regretter et vouloir attirer plus de public mais nos jauges sont volontairement réduites&nbsp;: 1000 personnes par jour au Village, même si on peut aller un peu au-delà&nbsp;; 400 dans la Cour de l’Ile pour les concerts gratuits&nbsp;; 150 à 200 pour les séances de cinéma en plein air. Rien de massif, mais beaucoup de choses profondes&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



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		<title>Siska, la sister de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:31:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a été l’illustre chanteuse du groupe Watcha Clan. Qui a connu le succès bien au delà de Marseille, parcourant le monde avec plus de 100 dates annuelles. Puis Sista Ka, comme on l’appelait alors, a commencé sa carrière solo et est devenue Siska. Changement de rythme – dans la musique et dans la vie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle a été l’illustre chanteuse du groupe Watcha Clan. Qui a connu le succès bien au delà de Marseille, parcourant le monde avec plus de 100 dates annuelles. Puis Sista Ka, comme on l’appelait alors, a commencé sa carrière solo et est devenue <strong>Siska</strong>. Changement de rythme – dans la musique et dans la vie – et voilà que le succès lui sourit encore. Pas étonnant, faut écouter la qualité de la production musicale, le sens de la mélodie, et le charisme de la chanteuse dès le premier album. Fini la jungle et la drum and bass de Watcha Clan, place désormais à une trip-hop lancinante empreinte de soul. Une musique qu’elle compose dans une maison proche de la mer, loin des tumultes du centre-ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourtant dans le centre-ville de Marseille que tout a commencé pour elle. Native des quartiers Nord, elle s’installe «&nbsp;<em>en communauté&nbsp;</em>» disait-elle à <em>Zébuline</em> en 2022 et rencontre une bande musiciens avec qui elle fonde son premier groupe Axxam. C’est toute cette histoire marseillaise, et tout ce talent, qui attend le public le 13 juillet, pour une des nombreuses belles soirées martégales de l’été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



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		<title>Léonie Pernet et Ayo Okakita : électronique introspective</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Festival aux esthétiques variés et éclectiques, les Fadas de musique proposent une soirée singulière, aux couleurs de la musique électronique. Ce 20 juillet dans la Cour de l’Île, le public aura l’occasion de découvrir les compositions pop de l’étoile montante, Léonie Pernet, et en première partie, l’atmosphère captivante de l’artiste japonaise, Ayu Okakita. Compositrices et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Festival aux esthétiques variés et éclectiques, les <em>Fadas de musique</em> proposent une soirée singulière, aux couleurs de la musique électronique. Ce 20 juillet dans la Cour de l’Île, le public aura l’occasion de découvrir les compositions pop de l’étoile montante, <strong>Léonie Pernet</strong>, et en première partie, l’atmosphère captivante de l’artiste japonaise, <strong>Ayu Okakita</strong>. Compositrices et multi-instrumentistes, les deux artistes puisent dans l’électro, le piano, la voix et&nbsp;des textes raffinés qui parlent de leurs vies intérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la croisée de l’électro et de la chanson pop, Léonie Pernet présentait en 2025 son 3<sup>e</sup> opus, <em>Poèmes Pulverisés</em>, un titre inspiré par le recueil de poésie de René Char. La chanteuse reprend le leitmotiv de l’eau, un aspect qui coule toujours à travers ses textes, ici, un élément qui constitue la traversée. Dans la chanson finale, elle relie son lieu de naissance à la patrie de son père biologique, «&nbsp;<em>du Niger au ciel calcaire du 51&nbsp;</em>». Le public tend alors l’oreille à une musique tant pop que mélancolique, un langage poétique et toujours introspectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de caractéristiques qui marquent les projets d’Ayu Okakita, des compositions à la fois éthérées et énigmatiques. En 2025, elle sortait <em>Yumekura</em>, composé avec Marc Teitler et Bernd Wuertz. L’opus mêle une rythmique texturée à une ambiance sombre, indéterminable, gravitant entre électronica, post-punk et pop Japonaise. Un concert au bord de l’étang de Berre, qui transporte le public aux rives du Japon jusqu’au frontières du Niger.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAVINIA SCOTT<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 juillet</mark></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Finir en beauté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:27:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Laure Carette]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[DJ Nasty N]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche, la grande scène du Village se clôturera par une soirée sous le signe de la danse et du partage avec, en tête d’affiche, un concert du trio kabyle Tighri Uzar «&#160;De la musique orientale pour la clôture, c&#8217;est une couleur qu&#8217;on voit peu.&#160;»&#160;Mauve Ferry, chargée de projet à la direction culturelle de Martigues, se [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dimanche, la grande scène du Village se clôturera par une soirée sous le signe de la danse et du partage avec, en tête d’affiche, un concert du trio kabyle Tighri Uzar</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;De la musique orientale pour la clôture, c&rsquo;est une couleur qu&rsquo;on voit peu.&nbsp;</em>»&nbsp;Mauve Ferry, chargée de projet à la direction culturelle de Martigues, se réjouit de la venue de&nbsp;<strong>Tighri Uzar</strong>&nbsp;et du collectif marseillais&nbsp;<strong>Twerkistan</strong>&nbsp;pour la clôture du Village des Fadas du Monde, le 12 juillet. De 18h à minuit, performances, concert et DJ set mettront le feu à la grande scène.&nbsp;Avec en ouverture la musicienne déjantée <strong>Anne-Laure Carette</strong>&nbsp;qui proposera un dance-floor junior mêlant musique, chorégraphies participatives et moments d&rsquo;échanges. Les enfants pourront aussi s&rsquo;essayer au théâtre, avec beaucoup d&rsquo;humour.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les chants kabyles à l&rsquo;honneur <br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette soirée de clôture, la grande scène recevra les trois sœurs du groupe Tighri Uzar, accompagnées exceptionnellement par Karim Hennad au chant et à la mandole. Depuis 2009, Nadia, Samia et Naima reprennent des chants traditionnels kabyles.«<em>&nbsp;Ces chants sont notre matrimoine. Transmis de mères en filles par l&rsquo;oralité. En kabyle,&nbsp;</em>neouech<em>&nbsp;signifie “chant à cappella”&nbsp;</em>»&nbsp;explique Nadia, percussionniste et chanteuse du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le trio a joué sur de grandes scènes parisiennes, comme l’Olympia, la fondation Cartier, ou encore lors de la Journée de l&rsquo;Amitié organisée par Mediapart.&nbsp;«<em>&nbsp;Nous défendons des valeurs féministes, pour la liberté d&rsquo;expression&nbsp;</em>»&nbsp;continue l&rsquo;artiste. Tighri Uzar signifie «&nbsp;la voie des racines&nbsp;». Et en les écoutant, l&rsquo;émotion de générations de femmes transparaît.&nbsp;«<em>&nbsp;Ces chants nous viennent de notre mère. Elles parlent de la douleur des femmes, de l&rsquo;exil, de l&rsquo;attachement à la nature aussi, très important dans notre culture&nbsp;</em>»<em>. </em>À&nbsp;Martigues, Tighri Uzar proposera un concert mêlant chants traditionnels festifs, compositions originales et moments d&rsquo;échanges avec le public pour un moment qui s&rsquo;annonce d&rsquo;une grande intensité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’heure du Twerkistan<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Pour finir en beauté, la ville a choisi un collectif bien connu des soirées marseillaises : le Twerkistan ! Pour leur première fois à Martigues, ielles vont transporter le public avec leur énergie shatta, afro, hip hop… <strong>Kermittta</strong>, <strong>Pak Djeen</strong> ou encore <strong>DJ Nasty N</strong> vont enflammer la soirée pendant deux heures de show. Wahid, programmateur et membre du collectif, voit&nbsp;la soirée comme un&nbsp;«<em>&nbsp;carnaval festif et organique&nbsp;</em>»,&nbsp;avec des déambulations dans le public.«<em>&nbsp;Notre particularité, c&rsquo;est de faire venir des gens sur scène, de les inviter à danser !&nbsp;</em>»&nbsp;Pour cette première, 800 personnes sont prévues devant la grande scène.&nbsp;«<em>&nbsp;Et si c&rsquo;est plus c&rsquo;est encore mieux ! On a hâte de voir si les habitants de Martigues sont aussi chauds qu&rsquo;à Marseille !&nbsp;</em>»<em>.&nbsp;</em>Challenge accepté ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>MONA LOBERT&nbsp;</p>



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		<title>Pas un festival, une politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 10:14:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Salazar-Martin]]></category>
		<category><![CDATA[Les Fadas du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Martigues]]></category>
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		<category><![CDATA[Temps fort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi refusez-vous de parler de festival quand vous présentez les Fadas&#160;?&#160; Florian Salazar-Martin. Parce que, plus qu’une programmation, c’est l’incarnation d’une politique, quelque chose qui se tisse et qui se maille, tout au long de l’année, et se fabrique ici, avec les gens, pour eux. Qui entre en résonance avec les politiques environnementales, sociales [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline.</strong> <strong>Pourquoi refusez-vous de parler de festival quand vous présentez les Fadas&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Florian Salazar-Martin.</strong> Parce que, plus qu’une programmation, c’est l’incarnation d’une politique, quelque chose qui se tisse et qui se maille, tout au long de l’année, et se fabrique ici, avec les gens, pour eux. Qui entre en résonance avec les politiques environnementales, sociales et d’éducation. Je suis adjoint à la culture mais aussi à la ville durable et à la biodiversité. Les fadas, c’est une conception durable de la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes aussi un adjoint durable&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui&nbsp;! Mon premier mandat date de 1995, j’ai eu le temps de construire une politique&nbsp;! Pour moi, une politique culturelle ne se conçoit vraiment que si elle bouscule tout le reste et permet de mieux vivre ensemble. Les Fadas, c’est l’idée que l’on peut créer un espace commun en proposant des projets un peu fous, décalés, gratuits, en allant dans tous les quartiers, en construisant des projets ensemble, en les ajustant avec le temps, en les actualisant. Aujourd’hui par exemple, le Comptoir des fadas qui aura lieu le 16 juillet avec Nora Hamadi parlera des élections, européennes et législatives, sur le principe d’une parole partagée et respectueuse. Ca n’était, évidemment, pas prévu avant les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais pourquoi ces Fadas sont ils «&nbsp;du monde&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’évidemment il s’agit d’ouvrir la ville aux cultures du monde. En accueillant des artistes en résidence, comme Nausicaa Favart Amouroux qui vient exposer ses photographies des salines de Cotonou, au Bénin, et les mettre en résonance avec des images des salines de Martigues. La mémoire de Martigues, celle de toutes les villes méditerranéennes d’ailleurs, repose sur des apports extérieurs, des gestes communs qui nous relient avec d’autres villes côtières, d’autres savoir-faire. Le Tout-Monde, dirait Glissant. On aurait pu l’appeler les Fadas du Tout-Monde&nbsp;! On est conscients de cette créolisation que vivent toutes les villes méditerranéennes ouvrières, aujourd’hui en transition, mais fortes de leur culture populaire, celle qu’on transmet en parlant, en tchatchant, en mangeant ensemble, et en voyant ensemble des films, des concerts, en rencontrant des artistes, des scientifiques, des écrivains…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il est difficile de se retrouver dans cette programmation…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, parce qu’elle évolue tout le temps, mais les gens ont l’habitude, ils savent que tous les lundis pendant l’été il y a des concerts, on a déjà eu Jo Corbeau et Nevché qui a présenté son nouvel album, on a 25 séances de cinéma en plein air gratuites, avec des films sur la question sportive cette année, au musée Ziem on a refait l’accrochage avec une exposition <em>Vivant, faune et flore</em>, qui procède de décisions collectives du personnel et des usagers, et qui offre un regard nouveau, lié à la biodiversité, sur les peintres comme Ziem, Derain, Guigou, Soarès… On cherche à prendre, à reprendre contact avec les gens pour qu’ils contribuent à l’espace commun. C’est une espèce de bouillabaisse, ça n’est pas évident à communiquer, mais ça marche. Il faut venir voir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a un temps fort tout de même, dans cette politique continue, ce sont les 9 jours du Village des Fadas…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, cette année on le fait à la base nautique, un site extraordinaire, qu’on transforme en lieu de vie continue, où on peut se restaurer, et où les concerts et spectacles, mais aussi les discussions, se succèdent. Yan Madé, auteur de BD, y sera présent toute la semaine. Il s’est installé dans le Tétrodon pour y créer une œuvre…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Tétrodon&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’est un habitat modulaire conçu pour être produit en masse pour installer des villages collectifs. Dans les années 1970, avant la crise pétrolière. Olivier Bedu a restauré ce Tétrodon retrouvé à Fos-sur-Mer, c’est aujourd’hui un exemplaire unique, classé, le Tétrodon de Martigues, témoin de toute une histoire, et revisité… &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Fadas du Monde</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 21 juillet </mark><br>Martigue</pre>
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		<title>Pas un festival, une politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 08:47:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Salazar-Martin]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi refusez-vous de parler de festival quand vous présentez les Fadas&#160;?&#160; Florian Salazar-Martin. Parce que, plus qu’une programmation, c’est l’incarnation d’une politique, quelque chose qui se tisse et qui se maille, tout au long de l’année, et se fabrique ici, avec les gens, pour eux. Qui entre en résonance avec les politiques environnementales, sociales [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline.</strong> <strong>Pourquoi refusez-vous de parler de festival quand vous présentez les Fadas&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Florian Salazar-Martin.</strong> Parce que, plus qu’une programmation, c’est l’incarnation d’une politique, quelque chose qui se tisse et qui se maille, tout au long de l’année, et se fabrique ici, avec les gens, pour eux. Qui entre en résonance avec les politiques environnementales, sociales et d’éducation. Je suis adjoint à la culture mais aussi à la ville durable et à la biodiversité. Les fadas, c’est une conception durable de la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes aussi un adjoint durable&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui&nbsp;! Mon premier mandat date de 1995, j’ai eu le temps de construire une politique&nbsp;! Pour moi, une politique culturelle ne se conçoit vraiment que si elle bouscule tout le reste et permet de mieux vivre ensemble. Les Fadas, c’est l’idée que l’on peut créer un espace commun en proposant des projets un peu fous, décalés, gratuits, en allant dans tous les quartiers, en construisant des projets ensemble, en les ajustant avec le temps, en les actualisant. Aujourd’hui par exemple, le Comptoir des fadas qui aura lieu le 16 juillet avec Nora Hamadi parlera des élections, européennes et législatives, sur le principe d’une parole partagée et respectueuse. Ca n’était, évidemment, pas prévu avant les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais pourquoi ces Fadas sont ils «&nbsp;du monde&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’évidemment il s’agit d’ouvrir la ville aux cultures du monde. En accueillant des artistes en résidence, comme Nausicaa Favart Amouroux qui vient exposer ses photographies des salines de Cotonou, au Bénin, et les mettre en résonance avec des images des salines de Martigues. La mémoire de Martigues, celle de toutes les villes méditerranéennes d’ailleurs, repose sur des apports extérieurs, des gestes communs qui nous relient avec d’autres villes côtières, d’autres savoir-faire. Le Tout-Monde, dirait Glissant. On aurait pu l’appeler les Fadas du Tout-Monde&nbsp;! On est conscients de cette créolisation que vivent toutes les villes méditerranéennes ouvrières, aujourd’hui en transition, mais fortes de leur culture populaire, celle qu’on transmet en parlant, en tchatchant, en mangeant ensemble, et en voyant ensemble des films, des concerts, en rencontrant des artistes, des scientifiques, des écrivains…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il est difficile de se retrouver dans cette programmation…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, parce qu’elle évolue tout le temps, mais les gens ont l’habitude, ils savent que tous les lundis pendant l’été il y a des concerts, on a déjà eu Jo Corbeau et Nevché qui a présenté son nouvel album, on a 25 séances de cinéma en plein air gratuites, avec des films sur la question sportive cette année, au musée Ziem on a refait l’accrochage avec une exposition <em>Vivant, faune et flore</em>, qui procède de décisions collectives du personnel et des usagers, et qui offre un regard nouveau, lié à la biodiversité, sur les peintres comme Ziem, Derain, Guigou, Soarès… On cherche à prendre, à reprendre contact avec les gens pour qu’ils contribuent à l’espace commun. C’est une espèce de bouillabaisse, ça n’est pas évident à communiquer, mais ça marche. Il faut venir voir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a un temps fort tout de même, dans cette politique continue, ce sont les 9 jours du Village des Fadas…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, cette année on le fait à la base nautique, un site extraordinaire, qu’on transforme en lieu de vie continue, où on peut se restaurer, et où les concerts et spectacles, mais aussi les discussions, se succèdent. Yan Madé, auteur de BD, y sera présent toute la semaine. Il s’est installé dans le Tétrodon pour y créer une œuvre…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Tétrodon&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’est un habitat modulaire conçu pour être produit en masse pour installer des villages collectifs. Dans les années 1970, avant la crise pétrolière. Olivier Bedu a restauré ce Tétrodon retrouvé à Fos-sur-Mer, c’est aujourd’hui un exemplaire unique, classé, le Tétrodon de Martigues, témoin de toute une histoire, et revisité… &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Fadas du Monde</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 21 juillet </mark><br>Martigues</pre>
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