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	<title>Archives des Luz Volckmann - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Luz Volckmann - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le Printemps des poètes en terre occitane </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 07:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après « L’Ephémère » et « Frontières » le festival de poésie fondé par Jack Lang a choisi, pour sa 25e édition, le thème de « La Grâce ». La manifestation nationale du Printemps des Poètes, soutenue par le ministère de la Culture, se décline régionalement, et Montpellier est le chef-lieu de cette édition, où la Maison de la Poésie Jean [&#8230;]</p>
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<p>Après « L’Ephémère » et « Frontières » le festival de poésie fondé par Jack Lang a choisi, pour sa 25<sup>e</sup> édition, le thème de « La Grâce ». La manifestation nationale du Printemps des Poètes, soutenue par le ministère de la Culture, se décline régionalement, et Montpellier est le chef-lieu de cette édition, où la Maison de la Poésie Jean Joubert organise de nombreux événements du 9 au 25 mars. Le 9 mars, lors de l’inauguration, l’artiste-peintre <strong>Anne Slacik</strong> ainsi que les poètes <strong>James Sacré</strong> et <strong>Michaël Glück</strong> liront des textes de poétesses avec qui l’artiste a collaboré. Une belle mise en bouche, avant le reste des réjouissances poétiques. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La poésie est une langue universelle</mark></strong></p>



<p>Quelle que soit la langue d’origine dans laquelle elle s’exprime, toute poésie renvoie à une expérience sensible qui ne se préoccupe pas de frontières. La Maison de la Poésie de Montpellier l’a bien compris et propose un large horizon d’intervenant·e·s et d’actions, tout en se basant sur le réseau local de ses partenaires et de la Région Occitanie. La présentation des poèmes aux racines bretonnes d<strong>’Yvon Le Menn</strong> (le 20) ainsi que la lecture poétique en occitan par des étudiants (le 22 ) trouvent une place de pareille importance dans la programmation. Le Printemps montpelliérain vogue même au-delà des frontières de l’Hexagone, outre-rhin, en traduisant la langue de Goethe. Dans le cadre d’un partenariat entre la Maison de Heidelberg – centre culturel allemand à Montpellier – et la Maison Jean Joubert, le projet « Expédition Poésie » s’attache à proposer des traductions alternées des poèmes du montpelliérain Joubert et de l’allemande Domin. Le 23 mars, poètes et traducteurs se réuniront pour évoquer les enjeux liés à la traduction, ô combien essentielle pour une transmission internationale. Le Printemps des poètes s’annonce donc riche, malgré les polémiques qui l’entourent. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un Printemps défaillant ? </mark></strong></p>



<p>Le problème le plus évident, c’est Sylvain Tesson, parrain de l’édition 2024. Cette nomination du Président du Printemps des poètes, proche des milieux d’extrême droite, a suscité l’indignation légitime de 1200 acteur·ice·s du monde de la culture. En dehors de cette problématique déjà suffisante pour s’insurger, il y a d’autres raisons qui poussent à interroger cette manifestation poétique. La poétesse marseillaise <strong>Luz Volckmann</strong> voit les cercles de poésie classiques auxquels s’apparente le Printemps des poètes comme «&nbsp;des cercles bourgeois, blancs, hétérosexuels » qui ne représenteraient donc pas l’ensemble du spectre des versificateurs. Une autre critique d’ordre plus formel concerne le choix d’une thématique. Ce faisant le Printemps des poètes tombe dans l’écueil de la mièvrerie et promeut une&nbsp;vision simplifiée. Quoi qu’il en soit, ce festival est une sensibilisation bienvenue – y compris en milieu scolaire – à la poésie, bien qu’incomplète et critiquable. Pour le reste, le milieu ne manque pas de ressources et ne se résume ni au printemps, ni aux festivals&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Printemps des poètes<br></em></strong>Maison de la Poésie Jean Joubert, Montpellier </pre>
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		<title>Quelques figures de la poésie à Marseille </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 07:23:00 +0000</pubDate>
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<p>Tout au fond de la Friche, collée aux voies ferrées, il y a la Villa des auteurs. C’est ici que travaille <strong>Roxana Hashemi</strong>, en tant que chargée de relations avec les auteurs et les publics pour La Marelle, lieu de création littéraire accueillant des artistes en résidence. Après un service civique en médiation, elle a intégré la petite équipe et participe activement au choix des prochains artistes que la structure hébergera. Ce travail de recherche, Roxana l’effectue aussi dans le cadre de la deuxième fonction qu’elle exerce, celle de co-directrice de la revue <em>Muscle</em>. « <em>C’est une revue de poésie au principe simple. Il s’agit d’une longue feuille de papier qui est pliée en forme de leporello avec deux auteur·ice·s par numéro</em> », explique-t-elle. Avec <strong>Laura Vasquez</strong> la fondatrice de <em>Muscle</em>, lauréate du prix Goncourt de la poésie 2023, Roxana Hashemi traduit de nombreux artistes et le périodique ne reste pas cantonné aux seul·e·s poètes d’expression française. Dans la même logique d’éclectisme, la revue poétique publie aussi bien des personnes connues que méconnues. Les artistes marseillais et de la région y sont fortement représentés, bien qu’il ne s’agisse pas d’un choix conscient d’après elle. « <em>Les découvertes se font beaucoup par rencontres et c’est peut-être pour ça que celles-ci se font plus naturellement à Marseille qui est un des lieux importants en poésie. Il y a un truc avec la poésie ici, grâce au Cipm notamment, qui n’existe pas comme ça ailleurs </em>», analyse-t-elle.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Cipm, un lieu unique</mark>   </strong></p>



<p>Le Centre international de poésie de Marseille a été fondé par la Ville en 1990 et se situe dans le Centre de la Vieille Charité. Cette institution au service de la poésie contemporaine dont le point névralgique est sa bibliothèque gratuite et en accès libre, propose une programmation de rencontres, d’ateliers, d’expositions et édite tout au long de l’année. « <em>Nous avons l’un des fonds de poésie les plus importants d’Europe</em> », indique <strong>Giula Camin</strong> sa bibliothécaire. Elle est la première femme et bibliothécaire de formation à gérer cet endroit, aux côtés de la documentaliste <strong>Cassandre Pépin</strong>. Pour Giulia Camin, c’est indéniable, le fait qu’un tel lieu soit né à Marseille n’est pas un hasard. « <em>Cela s’explique par la présence vivante d’éditeurs, de poètes et de revues, ici et dans les alentours. Le centre transmet des poésies vues de Marseille, qu’elles soient françaises, européennes ou mondiales</em> », avance-t-elle. « <em>C’est un choix politique de ne pas fonder un tel centre à Paris, cela décentralise une vision de la poésie</em> », ajoute la bibliothécaire. Interrogée sur le manque de visibilité et le caractère souterrain du Cipm, elle voit du mieux depuis l’arrivée de <strong>Michaël Batalla</strong> à la direction en 2019. Si ce dernier reconnaît que la communication du Cipm n’a pas toujours été efficace, le directeur pointe aussi du doigt la mauvaise foi de la presse qui saurait pertinemment que le lieu existe, mais ne viendrait pas assez. « <em>C’est facile de parler d’entre-soi et d’élitisme si on ne vient pas</em> », ironise-t-il. D’après le directeur du Cipm il y a derrière la critique de l’élitisme un reproche plus global à trouver. « <em>Cela dérange qu’il y ait quelque chose d’ordre professionnel dans la poésie</em> », affirme le directeur. Cette défense d’une poésie professionnelle ne s’oppose pas à l’existence de la spontanéité amatrice, qui constitue un vivier bienvenu pour l’institution littéraire. Ce qui compte, c&rsquo;est que les différents acteurs de la poésie phocéenne, avec leurs différentes approches, collaborent. Et à voir les partenariats entre la Marelle, la librairie Zoème, le Cipm et d’autres, force est de constater que des passerelles existent déjà. Des projets qui perdureront si la création est au rendez-vous. « <em>On a de la chance d’avoir des bons poètes à Marseille</em> », se réjouit à ce sujet Giulia Camin. </p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="930" data-id="123033" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=696%2C930&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123033" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=766%2C1024&amp;ssl=1 766w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=768%2C1027&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=1149%2C1536&amp;ssl=1 1149w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=150%2C201&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=300%2C401&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=696%2C930&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=1068%2C1428&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?resize=314%2C420&amp;ssl=1 314w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Luz-Volckmann-%C2%A9-R.G.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Luz Volckmann © R.G.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="930" data-id="123032" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=696%2C930&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123032" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=766%2C1024&amp;ssl=1 766w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=768%2C1027&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=1149%2C1536&amp;ssl=1 1149w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=150%2C201&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=300%2C401&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=696%2C930&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=1068%2C1428&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?resize=314%2C420&amp;ssl=1 314w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Michael-Batalla-et-Giulia-Camin-dans-la-bibliotheque-du-Cipm-%C2%A9-R.G.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Michaël Batalla et Giulia Camin dans la bibliothèque du Cipm © R.G.</figcaption></figure>
</figure>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Qu’est-ce que la poésie pour vous ? </mark></strong><br><strong>Roxana Hashemi </strong>: « La poésie est peut-être une forme de condensation, d’intensification de quelque chose, une écriture qui fonctionne plus encore que d’autres écritures, par silences, par choses qui ne sont pas explicites »<br><strong>Michaël Batalla </strong>: « La poésie c’est le contraire de la matière première »<br><strong>Giula Camin</strong> : « La poésie se trouve du côté de l’implicite, c’est un acte de résistance au vandalisme langagier »<br><strong>Luz Volckmann </strong>: « En écrire a toujours été synonyme d’échappatoire, de construction de nouvelles manières de sentir »</pre>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Ne pas faire de la poésie bourgeoise » </mark></strong></p>



<p><strong>Luz Volckmann</strong> habite depuis 5 ans à Marseille. L’écrivaine et poétesse a publié deux livres en 2020 et 2021 aux éditions Blast, une maison d’édition toulousaine. Le premier, <em>Les Chants du placard</em>, est plutôt un recueil de nouvelles, tandis que le second <em>Aller la rivière</em> s’apparente plus à de la poésie. Luz Volckmann écrit actuellement un roman qu’elle projette de nommer <em>Les Eternelles</em>, un projet dans lequel la poésie ne sera pas absente, loin de là. La poétesse a pour modèle Jean Genet qui chargeait poétiquement tous ses écrits. «&nbsp;<em>J’ai envie de raconter des histoires, c’est là où je me dirige, mais ma technique pour cela c’est la poésie&nbsp;</em>», explicite-t-elle. La poétesse est trans, féministe, militante et elle entend l’exprimer dans ses écrits, dans un but de visibilisation et de représentation. «&nbsp;<em>Des écrivaines trans francophones publiées, j’en ai seulement quatre en tête&#8230; L’accès à la publication pour nous est un challenge politique</em>&nbsp;», observe-t-elle. La politisation de l’artiste est antérieure à la publication de ses œuvres, elle qui a fréquenté les cercles antifascistes avant les cercles de poésie. Elle développe aussi une approche intersectionnelle, où la question de la transidentité et du féminisme est indissociable de la question de classe. «&nbsp;<em>Ce que j’aimerais faire avec </em>Les Eternelles<em> c’est suivre plusieurs personnages trans sur plusieurs années, dans des milieux de grosse précarité, qui galèrent, qui sont confrontés à la violence, la mort. En allant développer ce genre d’histoire, c’est aussi une manière de ne pas faire de la poésie bourgeoise&nbsp;</em>», projette l’écrivaine. Elle qui a déjà collaboré avec la revue <em>Muscle</em> prévoit de nombreuses choses en dehors de son roman, notamment avec le collectif Offense, une compagnie d’art vivant pluridisciplinaire. Il existe une sempiternelle rengaine reprise par les poètes eux-mêmes, de Du Bellay à nos jours, consistant à dire que la poésie serait en danger. Pourtant il suffit de se pencher un peu sur Marseille pour voir que si danger il y a, la poésie résiste bien.</p>



<p>RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<p></p>
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