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	<title>Archives des Maria Casarès - Journal Zebuline</title>
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		<title>Monstres sacrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:19:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils ont tous les deux incarné la beauté, les élans, les tourments et les aspirations d’une jeunesse française d’après la Libération, mais rien ne les prédisposait à se rencontrer. Une histoire que nous raconte l’exposition Infiniment – Maria Casarès, Gérard Philipe à la Maison Jean Vilar à Avignon.&#160; Maria Casarès est née le 21 novembre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils ont tous les deux incarné la beauté, les élans, les tourments et les aspirations d’une jeunesse française d’après la Libération, mais rien ne les prédisposait à se rencontrer. Une histoire que nous raconte l’exposition <strong><em>Infiniment – Maria Casarès, Gérard Philipe</em> </strong>à la Maison Jean Vilar à Avignon.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Maria Casarès est née le 21 novembre 1922 en Espagne, en Galice, d’une mère modiste et d’un père homme politique, membre du Front populaire, qui combattra Franco. Avec sa mère, elle se réfugie en France, à Paris, en 1936, au début de la Guerre d’Espagne. Gérard Philipe est né le 4 décembre 1922 à Cannes, d’un père riche affairiste, collaborateur des fascistes italiens et des nazis allemands, et qui, condamné à mort à la Libération, s’enfuit pour l’Espagne de Franco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le théâtre arrive dans la vie de Maria Casarès à l’âge de neuf ans, où elle a pour professeur de théâtre à Madrid le poète Rafael Alberti. Plus tard, à Paris, après avoir travaillé à effacer son accent espagnol, elle intègre le Conservatoire national d’art dramatique. Le jeune Gérard Philipe est destiné à une carrière de juriste mais, rencontrant de nombreux artistes réfugiés sur la Côte d’Azur, alors en zone libre, il décide de devenir comédien, soutenu fortement par sa mère, qui le présente au réalisateur Marc Allégret. Les deux acteurs auraient pu faire connaissance au conservatoire, que Philipe intègre en 1943. Mais leur rencontre, de laquelle nait une amitié intense, a lieu seulement en mars 1945, au théâtre des Mathurins, où ils jouent ensemble dans la pièce <em>Fédérigo</em> de René Laporte. La suite, alternant théâtre et cinéma, leur amène une célébrité immense. Le point culminant de leur histoire commune étant le Théâtre National Populaire (TNP) de Jean Vilar, et les débuts du <em>Festival d’Avignon</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/Maria-Casares-et-Gerard-Philipe-Le-Cid-1958-Photographie-Agnes-Varda-%C2%A9-succession-Varda.jpg?resize=361%2C529&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117619" width="361" height="529"/><figcaption class="wp-element-caption">Maria Casarès et Gérard Philipe, Le Cid, 1958 Photographie Agnès Varda © succession Varda</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une évocation</mark></strong><br>Ce sont ces parcours, de leurs naissances jusqu’à leurs décès à 37 ans d’écart, qu’évoque l’exposition avignonnaise. Un hommage décliné par petites touches et en plusieurs sections, proposant sur des cimaises rouges, noires et grises, et dans quelques vitrines, une sélection de photographies, d’extraits vidéo et sonores, de correspondances, livres, costumes, magazines… Le tout accompagné de citations inscrites sur les murs («&nbsp;Tout portrait se situe au confluent d&rsquo;un rêve et d&rsquo;une réalité&nbsp;»&nbsp; Georges Perec), de cartels et de panneaux informatifs détaillés. Dans les salles voûtées, une section entière est consacrée aux <em>Épiphanies</em>, pièce d’avant-garde du poète Henri Pichette (que l’on aperçoit photographié par Robert Doisneau), que Gérard Philipe joue aux côtés de Maria Casarès et Roger Blin aux Noctambules, salle de 120 places du Quartier Latin. Une autre, la plus grande, est entièrement dédiée au TNP, avec notamment de nombreuses photographies d’acteurs de la troupe posant devant l’objectif d’Agnès Varda, des extraits de répétition captés par Georges Franju, et deux costumes, allongés dans des vitrines&nbsp;: celui du prince de Hombourg, porté par Philipe et celui de Lady Macbeth, porté par Casarès.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Constellation</mark></strong><br>Bien sûr, les carrières des deux artistes flamboyants convoquent également toute une constellation de personnalités illustres du monde du théâtre et du cinéma des années 1940 et 1950. Parmi celles-ci, il y a évidemment Jean Vilar, dont on apprend au travers de quelques-unes de ses correspondances exposées, qu’il appelait Gérard Philipe «&nbsp;fiston&nbsp;», et que l’acteur était le seul du TNP à pouvoir le tutoyer. On croise également Albert Camus, grand amour de Maria Casarès, que l’on voit sur une photographie de 1944, observant la salle derrière le rideau des Mathurins, le soir de la générale de sa pièce <em>Le Malentendu</em> dans laquelle joue sa maîtresse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou encore Jean Cocteau (qui étonnamment n’aura rien fait avec Gérard Philipe) et son film <em>Orphée</em>, dont un extrait est diffusé, à côté de l’un de ses collages, où il a inscrit&nbsp;: «&nbsp;Maria Casarès n’est pas plus la mort que les hôtesses de l’air ne sont des anges&nbsp;». Enfin, dans la dernière section, consacrée à la sphère intime de l’acteur, ses rencontres avec Fidel Castro à Cuba, mais aussi ses grands amis, le réalisateur René Clair et l’écrivain Georges Perros. Une exposition où, petit à petit, on s’immerge, en suivant le fil de ses deux vies d’artistes, dans un temps habité par l’urgence et la volonté de construire, à partir de l’art, un monde nouveau, rompant à tout jamais avec celui qui avait mené aux horreurs de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Infiniment – Maria Casarès, Gérard Philipe</em>&nbsp;</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 30 avril 2023&nbsp;<br></mark>Maison Jean Vilar, Avignon<br><a href="http://maisonjeanvilar.org">maisonjeanvilar.org</a></pre>
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		<title>Maison Jean Vilar : des notes, des livres, et des photographes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 15:44:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Philipe – une évocation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installée au rez-de-chaussée,&#160;Infiniment, Maria Casarès, Gérard Philipe – une évocation, célèbre le centenaire de ce couple, indissociable de l’aventure vilarienne. Commissaire de cette exposition de la Maison Jean Vilar, Jean-Pierre Moulères assemble un choix de photographies, enregistrements sonores, objets et éléments d’archives autour des deux monstres sacrés. La sélection couvre la création en 1947 par [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Installée au rez-de-chaussée,&nbsp;<em>Infiniment, Maria Casarès,</em> <em>Gérard Philipe </em>– <em>une évocation</em>, célèbre le centenaire de ce couple, indissociable de l’aventure vilarienne. Commissaire de cette exposition de la <em>Maison Jean Vilar</em>, Jean-Pierre Moulères assemble un choix de photographies, enregistrements sonores, objets et éléments d’archives autour des deux monstres sacrés. La sélection couvre la création en 1947 par Philipe et Casarès, sous la direction de Roger Blin, des <em>Épiphanies</em> d’Henry Pichette puis leur engagement conjoint au côté de Jean Vilar, jusqu’à la mort de Gérard Philipe en 1959. Cette date coïncide avec une période radicale pour Maria Casarès, suite à la disparition d’Albert Camus peu de temps après.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le diable dans les détails</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;La photographie de théâtre c’est d’abord pour moi un rapport au sens mais aussi à l’espace.&nbsp;»</em> Christophe Raynaud de Lage définit ainsi son approche d’un événement dont il est le photographe officiel depuis 2005. Et d’ajouter «&nbsp;<em>L’idée est que le public entre à l’intérieur des images et puisse les ressentir</em>.&nbsp;» Son exposition baptisée <em>L’Oeil présent </em>estinstallée au premier étage. Conçue en collaboration avec Laurent Gachet, créateur scénique et Pierre-André Weitz, fidèle scénographe d’Olivier Py, elles’assimile à une déambulation sensorielle à travers une mémoire fragmentée. Il ne s’agit pas de suivre une chronologie mais de vagabonder à travers les lieux (cloîtres, gymnases, cours&#8230;) du Festival. À chaque station, bribes sonores, maquettes de décors reconstitués, dialoguent avec les empreintes que constituent les images des créations rêvées dans ces espaces. Les coulisses ne sont pas occultées pour mieux capter la recherche, le doute, le travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année une pièce du premier étage de la <em>Maison</em> accueille les notes de services de Jean Vilar. Punaisés sur les tableaux partagés, ces brefs messages à l’intention des personnels, témoignent de l’exigence de Vilar, premier convaincu que le diable rode dans les détails, de même qu’ils synthétisent son éthique et sa foi en l’esprit de troupe. Après le TNP de Villeurbanne puis Marseille au Théâtre de la Criée, l’exposition produite par l’Association Jean Vilar arrive enfin à Avignon.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Côté jardin</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours en place au jardin des Doms, <em>Côté jardin-Jean Vilar et Avignon</em> balise une promenade photographique en harmonie avec le plein-air et la détente liés au lieu. Le parcours ressuscite les premiers festivals de Vilar et sa troupe à travers des moments de concentration, de conversation, de délassement dans la nature, autour d&rsquo;une table, souvent au verger Urbain V. Compilations d’images légendaires et de vues rarissimes, l’exposition empile les prolongations jusqu’à, on l’espère, résider en permanence sur ce Rocher des Doms voué à une prochaine requalification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Infiniment, Maria Casarès, Gérard Philipe – une évocation</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 30 avril 2023</mark>
<em><strong>L’Oeil présent</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 31 mars 2023</mark>
<em><strong>Ce soir, oui tous les soirs, Jean Vilar, Notes de service</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu'au 30 avril 2023</mark>
<em><strong>Côté jardin-Jean Vilar et Avignon</strong>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu'au 13 novembre</mark></em><strong><em>
</em></strong>Maison Jean Vilar, Avignon
04 90 86 59 64 <a href="http://maisonjeanvilar.org">maisonjeanvilar.org</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/des-notes-des-livres-et-des-photographes/">Maison Jean Vilar : des notes, des livres, et des photographes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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