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	<title>Archives des Maria Pérez - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Maria Pérez - Journal Zebuline</title>
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		<title>Flamenco rebelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 08:23:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Le flamenco est un cri », lance Maria Pérez d&#8217;emblée. Un cri né au carrefour des cultures, dans les marges de l&#8217;Espagne du XVe siècle. Pendant des siècles, la Convivencia avait permis la coexistence de juifs, musulmans et chrétiens. Puis la Reconquista catholique met fin à cet équilibre : ceux qui ne se convertissent [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Le flamenco est un cri</em> », lance Maria Pérez d&#8217;emblée. Un cri né au carrefour des cultures, dans les marges de l&rsquo;Espagne du XV<sup>e</sup> siècle. Pendant des siècles, la <em>Convivencia</em> avait permis la coexistence de juifs, musulmans et chrétiens. Puis la Reconquista catholique met fin à cet équilibre : ceux qui ne se convertissent pas sont expulsés ou tués. Gitans, juifs, musulmans et esclaves noirs se retrouvent alors soudés dans les marges, sous la pression. De cette communauté de déracinés naît un art transversal, à la fois musique, chant, danse et posture et dans lequel les costumes ont une grande importance. Le mot <em>flamenco</em> viendrait de l&rsquo;arabe <em>fellah mengo</em>, le paysan sans domicile fixe, ces déracinés des montagnes de Grenade, mêlés aux gitans, peuple expulsé d&rsquo;Inde au V<sup>e</sup> siècle et arrivé en Espagne dix siècles plus tard.</p>



<p>L&rsquo;histoire défile, illustrée d&rsquo;extraits vidéo : Carmen Amaya, gitane du Somorrostro de Barcelone, première à danser en pantalon ; Antonio Gades ; la dynastie des Farrucos ; Lola Flores, « <em>flamenca jusqu&rsquo;aux os</em> » sans être gitane. Maria Pérez remonte le fil : le triangle fondateur Séville-Cadix-Jerez, les cafés cantantes du XIX<sup>e</sup> siècle où les artistes commencent à vivre de leur art, l&rsquo;<em>ópera flamenca</em> des arènes dans les années 1920, puis le concours de <em>cante jondo</em> organisé à Grenade en 1922 par Manuel de Falla et García Lorca pour sauver le chant de la marchandisation.</p>



<p>Le chant flamenco est une forme particulière : des strophes de trois à cinq vers, brèves sophistiquées comme des haïkus, qui ouvrent une fenêtre sur une tranche de vie. Sous Franco, le flamenco bascule dans les « <em>espagnolades</em> » nationalistes, trahison d&rsquo;un art qui est, « <em>comme le jazz et le rap, une rébellion</em> ». Aujourd&rsquo;hui, des artistes comme Rocío Molina – elle s&rsquo;est publiquement déclarée lesbienne et a fait de son identité un matériau central de sa création au sein d’un art très codifié et genré – ou Israel Galván repoussent les frontières.</p>



<p>Pour clore la soirée, Justine Verlaque déroule les <em>palos</em> – soleá, alegrías, tango flamenco – et invite le public à frapper les palmas.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> La conférence s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 avril</mark> au <a href="https://www.centresolea.org/" type="link" id="https://www.centresolea.org/">centre Soléa</a>, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Pour un flamenco universel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 11:03:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Le festival, associé au Centre Soléa, à Marseille, a été créé en 2019. Comment a-t-il émergé ?  Maria Pérez. Le Centre Soléa est né en 1994, et après des années de création d’événements, j’ai été contactée par  l’école de flamenco d’Andalousie, pour que Soléa soit le siège officiel de cette fédération en France. Une reconnaissance exceptionnelle, depuis l’Espagne, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Le festival, associé au <a href="https://www.centresolea.org">Centre Soléa</a>, à Marseille, a été créé en 2019. Comment a-t-il émergé ? </strong></p>



<p><strong>Maria Pérez.</strong> Le Centre Soléa est né en 1994, et après des années de création d’événements, j’ai été contactée par  l’école de flamenco d’Andalousie, pour que Soléa soit le siège officiel de cette fédération en France. Une reconnaissance exceptionnelle, depuis l’Espagne, d’un lieu de formation professionnelle et de création. C’est lui qui m’a poussé à lancer le festival en 2017, quand il a réalisé que Marseille était un point d’ancrage vers l’Europe. J’ai voulu que ce soit un festival régional. C’est pour cela que ça dure un mois et qu’on se produit à Marseille,  Digne, Aix, Arles, Niolon, Avignon, Istres, Martigues et Ollioules. </p>



<p><strong>La culture flamenca a-t-elle évolué ces dernières années&nbsp;</strong><strong>?</strong><strong><br></strong>Le flamenco est un phénomène mondial en mutation constante. Un art issu d’un peuple analphabète composé de juifs, de gitans, d’arabes et de noirs africains. Exploités et exclus par la nouvelle Espagne catholique et blanche, ils ont créé la culture flamenca, qui est une des expressions artistiques les plus abouties du pourtour méditerranéen. À&nbsp;Marseille, ville &nbsp;cosmopolite, bourrée d’artistes, elle trouve un écho, et s’ancre dans une culture de solidarité&nbsp;: on a un projet&nbsp;<em>A Pulso</em>, auprès de femmes migrantes et en détresse sociale, un autre&nbsp;auprès de trisomiques.</p>



<p><strong>Quels spectacles pour cette édition&nbsp;? Des créations&nbsp;?&nbsp;</strong><strong><br></strong>Pas de création mondiale mais des spectacles récents, en particulier à la Friche&nbsp;<em>Après vous Madame</em>&nbsp;et&nbsp;<em>l’Envol du Tacon&nbsp;</em>et à la Cité de la Musique&nbsp;<em>En Casa de Los Bolecos</em>. C’est&nbsp;notre spectacle d’ouverture, et on en est très fiers&nbsp;! Le guitariste Manuel Gomez, issu d’une lignée de gitans qu’on appelle Los Bolecos, a fait venir deux artistes de Séville Pepe de Pura et&nbsp;Juan José Villar. Los Bolecos sont&nbsp;héritiers, depuis des générations,&nbsp;d’un style très particulier. D’ailleurs, le thème de&nbsp;cette 7<sup>e</sup>&nbsp;édition&nbsp;«&nbsp;Créateurs de styles&nbsp;»,&nbsp;rend hommage à toutes les avant-gardes. On le retrouve&nbsp;à Istres avec David Coria, ou avec les jeunes femmes à la Friche qui sont des créatrices de style.&nbsp;</p>



<p><strong>Justement <a href="https://anaperezdanse.com/la_danseuse/">Ana Pérez</a>, votre fille, est très en vogue en ce moment&#8230;<br></strong>Elle est l’artiste phare de la tribu Soléa, et une figure emblématique de Marseille puisqu’elle a du sang cap-verdien, antillais et espagnol. Elle a une ouverture contemporaine et une fibre africaine, avec une technique flamenca très poussée parce qu’elle a vécu 8 ans à Séville. Elle a sa signature, et danse comme personne. Paula Comitre est de cet acabit aussi, elle va danser, seule avec un pianiste, dans une robe rouge et une matière gonflable complètement organique. On a l’impression qu’il y a un animal sur scène !</p>



<p><strong>Que doit-on attendre de la journée de clôture&nbsp;?&nbsp;</strong><strong><br></strong>La gare désaffectée de Niolon a été louée&nbsp;à T’CAP21, une association de parents de trisomiques. On commence à 11h, on danse sur&nbsp;le port au bord de l’eau, on remonte pour la paëlla géante, puis on fait un tablao avec La Repompa, qui donnera une masterclass. Finir ainsi, c’est une chance.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LILLI BERTON FOUCHET</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.festivalflamenco-azul.com">Flamenco Azul</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 mars au 13 avril</mark><br>Divers lieux, Région Sud</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a> et <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/rencontres/">Rencontres ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Flamenco Azul et la Provence dit olé !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:15:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À peine quatre ans d’existence pour Flamenco Azul et déjà cette impression que le festival a toujours fait partie du paysage culturel non seulement marseillais mais aussi de la région. L’alchimie entre le Centre Solea et Arts et Musiques en Provence fut si immédiate et naturelle, que la manifestation transpire la passion et la détermination [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À peine quatre ans d’existence pour <strong><em>Flamenco Azul</em></strong> et déjà cette impression que le festival a toujours fait partie du paysage culturel non seulement marseillais mais aussi de la région. L’alchimie entre le Centre Solea et Arts et Musiques en Provence fut si immédiate et naturelle, que la manifestation transpire la passion et la détermination de ses deux coproducteurs. Il faut dire aussi qu’à Marseille et au-delà dans le Sud-Est, le flamenco étant une réalité culturelle fortement ancrée, l’arrivée d’un festival enfin ambitieux qui lui est dédié ne pouvait que connaitre le succès voire susciter une attente entre deux éditions. Fidèle à sa ligne populaire, savante et solidaire, <em>Flamenco Azul</em> gravit encore quelques échelons qualitatifs avec cette cinquième cuvée au thème annonciateur d’audace, d’ouverture et de générosité&nbsp;: «&nbsp;Le flamenco invite&nbsp;». «&nbsp;<em>Au bout de quatre éditions, nous osons nous lancer dans un programme où le flamenco va inviter d’autres musiques et d’autres genres&nbsp;</em>», explique Maria Pérez, directrice du festival et cofondatrice du Centre Solea, rappelant une autre des raisons d’être de l’événement, son engagement en direction des «&nbsp;<em>publics éloignes de la culture&nbsp;</em>». Au total, une vingtaine de propositions artistiques ou de transmission sont accueillies dans une quinzaine de lieux, pendant près de quatre semaines de festivités&nbsp;itinérantes en Provence-Alpes-Côte d’Azur !</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une ode à la liberté</mark></strong><br>Un marathon d’éclectisme où musique, chant, et danse, expositions et projections, conférence, stage et scène ouverte satisferont un large public, entre têtes d’affiche, création contemporaine hybride et rendez-vous conviviaux – pour certains gratuits. Parmi ceux-ci, le concert jam, un classique du festival, hébergé par un autre lieu marseillais estampillé flamenco – et surtout pas concurrent – La Mesón (31 mars). La veille, et toujours en entrée libre (sur réservation&nbsp;: <a href="mailto:reservation@theatredescalanques.com">reservation@theatredescalanques.com</a>), l’Orchestre national de Cannes, rien que ça, se déplace au Théâtre des Calanques pour interpréter <em>L’amour sorcier</em>, du compositeur emblématique Manuel De Falla (30 mars). Cette «&nbsp;gitanerie musicale&nbsp;» est introduite par une restitution d’atelier de danse menée par Maria Pérez avec des élèves de seconde du lycée de l’Olivier. Place aux poids lourds de la programmation, <em>Antipodas</em> (1<sup>er</sup> avril, Friche la Belle de Mai), spectacle qui a déjà séduit les scènes de Séville et Nîmes. Les sœurs jumelles chiliennes <strong>Florencia Oz</strong> et <strong>Isidora O’Ryan</strong>, l’une danseuse, l’autre violoncelliste, explorent le mythe du double, de la dualité à travers un dialogue intime où s’entremêlent voix, cordes et mouvements. Le lendemain, au même lieux, <em>The Game</em> réunit le danseur et chorégraphe <strong>Jesús Carmona</strong>, <strong>José Valencia</strong> au <em>cante</em> et <strong>Juan Requena</strong> à la guitare. Le trio joue autant qu’il jouit de son art dans ce spectacle conçu comme une ode à la liberté de créer à l’intérieur même du langage flamenco. Deux événements qui confirment la volonté du festival de donner à voir à Marseille des productions flamenco de stature internationale.<br><br>Autre temps fort, la venue à la Cité de la Musique, en exclusivité pour le festival, de <strong>Pepe Fernández</strong> (8 avril). Pour la sortie de son nouvel album, <em>Cautivao</em>, le musicien français que l’Espagne nous envie, a voulu montrer qu’il joue dans la cour des grands et s’entoure sur scène d’artistes transpyrénéens qu’il admire. Et pas des moindres&nbsp;: <strong>Rafael de Utrera</strong> au chant, <strong>Jacobo Sanchez</strong> aux percussions, <strong>Nene Maya</strong> à la basse et <strong>Los Mellis</strong> aux incontournables palmas et chœurs. On reste en France avec <em>El Cavretico</em>, concert concocté par la compagnie Nine Spirit du saxophoniste, chercheur et directeur de conservatoire <strong>Raphaël Imbert</strong> (15 avril, Théâtre Toursky). C’est peut-être la proposition qui illustre le plus concrètement l’idée d’un flamenco invitant. Avec son titre qui désigne un chant sépharade en ladino, cette langue judéo-romande dérivée du vieux castillan et de l’hébreu, ce spectacle relie le flamenco aux musiques classiques, jazz et improvisées. Outre Raphaël Imbert, on peut y entendre un autre saxophoniste, <strong>Max Atger</strong>, la pianiste <strong>Amandine Habib</strong>, le percussionniste <strong>Jean-Luc Di Fraya</strong>. Et voir, se délecter de la danse d’<strong>Ana Pérez</strong>. Celle qui, passée par la compagnie Grenade de Josette Baïz puis devenue chorégraphe à son tour, est en train de montrer, au-delà de sa technique imparable, la finesse et la profondeur de sa créativité. Elle est également présente dans la programmation avec ses deux premiers projets personnels, deux solos dansés dans lesquels explose son talent&nbsp;: <em>Répercussions</em> (16 avril, Espace Comédia, Toulon) et sa dernière création <em>Concerto en 37.5</em> (14 avril, Espace Robert Hossein, Grans). Qu’elle soit française et marseillaise n’entre pas ici dans le débat, elle est avant tout une grande artiste à découvrir sans plus attendre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La flamme gitane</mark></strong><br>L’affiche de <em>Flamenco Azul</em> ne serait pas si fournie sans sa démarche collaborative avec d’autres structures telles que le festival <em>Mus’iterranée</em> [lire en page III]. Deux dates communes sont annoncées&nbsp;: <em>Cuento el Flamenco</em> (5 avril, Maison des Arts, Cabriès) et <em>¡Venga Ya&nbsp;!</em> (7 avril, Amphithéâtre La Manufacture, Aix-en-Provence). Dans le premier, le danseur <strong>Kuky Santiago</strong>, <strong>Melchior Campos</strong> (chant) et <strong>Lenny Creff</strong> (guitare) rendent hommage aux légendes qui ont écrites les plus grandes pages du flamenco «&nbsp;traditionnel&nbsp;». Le second propose un tablao à la mode sévillane mais avec la crème de la jeune scène française autour des danseurs <strong>Luca el Luco</strong> et <strong>Céline Daussan</strong>.<br><br>Recréer l’ambiance et la qualité des tablaos espagnols, c’est aussi ce qui a bâti la réputation du Centre Solea. Ce dernier remet les couverts en accueillant la danseuse d’exception <strong>Karime Amaya</strong> (21 et 22 avril), mexicaine et petite nièce du mythe Carmen Amaya. L’occasion d’admirer l’exposition <em>Balade flamenca</em> de <strong>Jean-Louis Duzert</strong>, considéré comme le photographe majeur du flamenco en France, visible pendant toute la durée du festival.<br><br>S’il est difficile de citer tous les événements imaginés par Maria Pérez et son équipe, il y a en a un qui doit être particulièrement souligné, le 20 avril, à Port-de-Bouc. C’est l’hommage, à travers une conférence, un récital et un film, à la communauté gitane de notre région sans qui la flamme du flamenco ne serait peut-être pas aussi vive dans nos territoires. Une histoire, qui comme toutes les histoires de migration, est traversée de souffrance et de dignité. Des mots qui collent si bien au flamenco.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Flamenco Azul</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 23 avril<br></mark>Divers lieux<br>Marseille et Région Sud<br><a href="http://festivalflamenco-azul.com">festivalflamenco-azul.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/flamenco-azul-et-la-provence-dit-ole/">Flamenco Azul et la Provence dit olé !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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