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	<title>Archives des Marina Gomes - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Marina Gomes - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les enfants prennent la ville </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 13:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le lancement de sa 30e édition, le Festival de Marseille s’est associé au Badaboum Théâtre pour relever un défi de taille : donner une place aux enfants dans l’espace public. Et, par la même occasion, une voix dans la vie citoyenne. C’est ainsi qu’est née Manifête, une manifestation grandeur nature mobilisant 400 enfants, soit 15 classes d’école primaire et de [&#8230;]</p>
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<p>Pour le lancement de sa 30<sup>e</sup> édition, le <em>Festival de Marseille</em> s’est associé au Badaboum Théâtre pour relever un défi de taille : donner une place aux enfants dans l’espace public. Et, par la même occasion, une voix dans la vie citoyenne. C’est ainsi qu’est née <em>Manifête</em>, une manifestation grandeur nature mobilisant 400 enfants, soit 15 classes d’école primaire et de collège, et chorégraphiée par <strong><a href="https://www.instagram.com/marinagomes.hylel/?hl=fr">Marina Gomes</a></strong>.  </p>



<p>L’impressionnant cortège s’est rassemblé à 10h30 devant la place Charles-de-Gaulle, armé de banderoles et de pancartes colorées, créées par les enfants avec la scénographe <strong>Alice Ruffini</strong>. Une fois en place, au signal des danseur·euses de la compagnie Hylel qui les accompagnent, les jeunes manifestants se lancent dans une chorégraphie aux airs de préparation au combat. Puis ils se mettent en marche. La musique très solennelle du début est remplacée par une batucada, et la chorégraphie devient elle aussi plus festive. À plusieurs moments, le cortège s’interrompt pour entonner les slogans préparés en amont avec le <a href="https://www.badaboum-theatre.com/">Badaboum Théâtre</a>. Ceux-ci s’attaquent à une variété de sujets importants pour ces jeunes citoyens, allant de l’amour qu’ils portent à leur mère, au racisme – « <em>Les kebabs c’est incroyable, le racisme c’est pitoyable</em> » –, l’écologie, le mal-logement ou encore la guerre. Une preuve, pour quiconque en doutait, de la connexion des enfants aux questions d’actualité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apothéose </mark></strong></h3>



<p>La déambulation prend fin sur les marches de la place&nbsp;Villeneuve-Bargemon,&nbsp;à&nbsp;côté&nbsp;de la&nbsp;mairie, avec une chorégraphie finale interprétée par une partie des apprentis manifestants&nbsp;–&nbsp;les autres classes, en retrait, gardent les banderoles. Cette chorégraphie reprend pour beaucoup les mouvements de celle du début de défilé, mais dans une ambiance&nbsp;plus festive, sur une musique bien plus entrainante qui&nbsp;«&nbsp;<em>rappelle</em><em>&nbsp;</em><em>les instrus de Jul</em>&nbsp;»&nbsp;comme&nbsp;l’indiquait&nbsp;Marina Gomes&nbsp;la semaine dernière à&nbsp;<em>Zébuline</em>.</p>



<p>Le public, composé&nbsp;des&nbsp;familles&nbsp;ou&nbsp;de nombreux passants intrigués, est conquis&nbsp;par cette démonstration de force,&nbsp;de joie et de détermination. Après cette apothéose dansée, une délégation d’enfants est appelée&nbsp;à&nbsp;se présenter devant les&nbsp;élus de la&nbsp;Ville pour leur remettre la liste de leurs revendications, dont la plus importante est sans doute la nécessité&nbsp;de respecter leurs droits.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ&nbsp;MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">La <em>Manifête</em> a eu lieu sur le Vieux-Port le 12 juin en ouverture du <a href="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : Marie Didier : « Ce qui n’est pas représenté est invisibilisé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:03:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la spécificité et le succès de ce festival ? Marie Didier. C’est un mélange de choses. Je pense que la place accordée à la danse, au mouvement, à la diversité des corps et des identités joue un rôle fort. Ce sont des thématiques très présentes à Marseille, mais le [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la spécificité et le succès de ce festival ?</strong></p>



<p><strong>Marie Didier.</strong> C’est un mélange de choses. Je pense que la place accordée à la danse, au mouvement, à la diversité des corps et des identités joue un rôle fort. Ce sont des thématiques très présentes à Marseille, mais le festival en a fait sa ligne principale. J’essaie aussi de proposer des formes originales, parfois atypiques, tout en gardant des événements fédérateurs. Ce qui plaît, je ne le sais pas précisément, il faudrait le demander au public, mais je pense que c’est cette diversité, avec un fil rouge : la danse comme langage universel, et comme espace d’esthétiques variées.</p>



<p><strong>Y a-t-il aussi un travail autour de la parole, du texte ?</strong></p>



<p>C’est peut-être ce qui nous caractérise le moins… mais la journée du 29 juin sera intéressante à ce titre. On y retrouvera plusieurs artistes issus du champ de la littérature, surtout expérimentale, mais toujours en lien avec la performance. Par exemple, <strong>Léa Rivière</strong>, ou <strong>Lucie Camous</strong>, qui explorent des formats cinématographiques ou poétiques expérimentaux. Je pense également à <strong>No Anger</strong>, une artiste en situation de handicap qui travaille autour des frontières — entre les corps, valides et non-valides. Là, on est dans un dialogue entre danse, performance et autres disciplines, mais c’est concentré sur cette journée.</p>



<p><strong>C’est une édition anniversaire, la trentième. Est-ce que vous avez prévu quelque chose pour marquer le coup ?</strong></p>



<p>Notre manière de célébrer, c’est de rester fidèle à notre cap. Cette année, on accorde une place importante aux projets participatifs, de co-création, qui impliquent des amateurs et amatrices. On en a cinq très forts cette année. Ce sont des projets pensés par des artistes, mais qui n’existeraient pas sans les participant·es. On a voulu appuyer là-dessus. Cela produit des formes artistiques, mais aussi du lien, de la pratique.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, le festival s’ouvrira le 12 juin avec <em>Manifête</em>, un projet mené par la chorégraphe <strong>Marina Gomes</strong>, où 450 enfants danseront dans l’espace public pour parler de leur liberté d’expression. C’est un projet d’envergure, ancré dans le territoire, et qui dit politiquement des choses sur la place qu’on veut laisser à la jeunesse – ou plutôt la place qu’on les laisse prendre.&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi deux grandes soirées au Théâtre de la Sucrière en fin de festival : <em>Les Oiseaux rares</em>, projet d’<strong>Anne Festraets</strong>, qui invite dans chaque ville des jeunes exilés à s’intégrer au spectacle, en valorisant leurs talents. Et puis <em>Blossom</em>, de <strong>Sandrine Lescourant</strong>, chorégraphe installée à Marseille, qui travaille sur la notion de lien, qui constitue chez nous un réel leitmotiv. Elle rassemble une vingtaine de personnes très différentes – âges, pratiques, origines – autour de chanteurs et musiciens professionnels, pour créer une œuvre typiquement marseillaise.</p>



<p><strong>Vous évoquiez également un autre axe fort autour de la diversité des corps…</strong><br>Oui, c’est un autre grand axe de cette édition anniversaire. Depuis plusieurs années, nous défendons la place des corps différents, en particulier des personnes en situation de handicap. La danse a souvent été pionnière en la matière. Cette année, cela traverse toute la programmation. Ce n’est pas concentré sur un événement, mais présent comme une coulée continue. On a par exemple le film <em>Crip Camp : la révolution des éclopés</em>, qui retrace le militantisme des personnes handicapées aux États-Unis, diffusé le 7 juin. Une conférence de <strong>Mathilde François </strong>et une rencontreautour d’<strong>Élisabeth Lebovici</strong>,une figure de l’histoire de l’art, prolongera ce moment le 29 juin.&nbsp;</p>



<p>On présente aussi le 19 juin une création de la compagnie inclusive britannique<strong> Candoco</strong>, qui a été pionnière dans ces enjeux, ainsi que <em>Starting with the limbs</em>, une création inclusive d’<strong>Annie Hanauer</strong>. Nous savons combien ce qui n’est jamais représenté, dans le monde de l’art, mais aussi dans la sphère politique ou publique, est, de fait invisibilisé&nbsp;; et cela peut recouvrir des réalités et des vies nombreuses. L’art peut aussi combler ce manque-là.</p>



<p><strong>Vous disiez enfin vouloir marquer l’édition par de grandes formes ?</strong><br>Oui, je tenais à proposer des pièces d’envergure : beaucoup d’interprètes au plateau, des scénographies ambitieuses, innovantes. Ce sont des productions de haut niveau, et il y en a plusieurs cette année. Je pense à <strong>Peeping Tom </strong>et sa scénographie hors normes, à <em>Weathering</em> de la compagnie <strong>Faye Driscoll </strong>– une pièce immersive avec un public tout autour – ou encore à la création de <strong>Christos Papadopoulos</strong>, avec plus de 10 interprètes. C’est important de porter cette ambition-là, pour que le festival reste un lieu de grande création. De même que son ouverture à l’international&nbsp;: les dramaturgies d’ailleurs, celle du pourtour méditerranéen qui est notamment très présent – la Grèce, la Catalogne, l’Egypte, le Liban et la Palestine – ont beaucoup d’inspiration à nous apporter. Le festival dit quelque chose d’un rapport au monde qui ne relève pas de la naïveté&nbsp;: il faut être conscient que l’on accueille un grand nombre d’artistes venus de zones de conflits. Créer des espaces où l’on invente, dans la joie, et dans des formes de vivre ensemble, du décloisonnement pour dépasser les clivages&nbsp;: cela nous semble essentiel.</p>



<p><strong>Le festival suscite, de fait, beaucoup de curiosité et d’enthousiasme.<br></strong>C’est indéniable&nbsp;! Et cela se voit dans la dynamique de réservation, au moins aussi forte que l’année dernière. En 2024, on avait terminé avec 96 % de remplissage, 80 % des spectacles complets. On est sur la même lancée&nbsp;! Cela montre qu’il y a une adéquation entre ce qu’on propose et un désir du public, des Marseillais. Peut-être un désir de danse, de performance, un attachement à ce festival qui commence à s’installer.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival de Marseille</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 6 juillet<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : une Manifête se prépare</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 2 juin n’est pas une après-midi comme les autres pour les élèves de CM2 de l’école du Plan d’Aou : ils vont rencontrer la chorégraphe Marina Gomes et répéter avec elle la Manifête, le spectacle d’ouverture du Festival de Marseille, donnéce 12 juin sur le Vieux Port. Un projet pharaonique qui réunit près [&#8230;]</p>
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<p>Ce lundi 2 juin n’est pas une après-midi comme les autres pour les élèves de CM2 de l’école du Plan d’Aou : ils vont rencontrer la chorégraphe Marina Gomes et répéter avec elle la <em>Manifête</em>, le spectacle d’ouverture du <em><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Festival+de+Marseille&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Festival de Marseille</a>, </em>donnéce 12 juin sur le Vieux Port. Un projet pharaonique qui réunit près de 450 enfants, soit 17 classes marseillaises, dans une déambulation dansée et, comme son nom l’indique, revendicatrice. Ce projet « <em>complètement fou</em> » comme le dit Marina Gomes, qui signe la chorégraphie [lire l’interview ci-dessous], est né de la volonté commune du <a href="https://www.badaboum-theatre.com">Badaboum Théâtre</a> et du Festival de donner une place aux enfants dans l’espace public et dans la vie sociale « <em>avec leurs revendications, leur humour et leur poésie</em> », indique Anne-Claude Goustiaux, directrice du Badaboum.</p>



<p>Plusieurs ateliers ont été conduits afin d’élaborer les slogans qu’ils entonneront durant la <em>Manifête</em>. «&nbsp;<em>On a une affiche avec les droits internationaux des enfants dans la classe. Dans chaque groupe on a choisi une catégorie, par exemple aider les enfants en guerre, et on a trouvé un slogan à partir de cette catégorie. Après on a voté</em> <em>pour le slogan qu’on a là </em>», explique la jeune Mélina. Pour cette classe, ce sera donc «&nbsp;<em>1, 2, 3, on nous doit des droits</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Mais les séances de réflexion commune ne s’en sont pas arrêtées là : avec les intervenantes du Badaboum, ils ont ensuite réfléchi à d’autres messages qu’ils souhaitaient faire passer aux adultes. «&nbsp;<em>On a essayé de ne pas les influencer, mais on a parfois décortiqué certaines paroles avec eux pour que ce soit plus universel</em>&nbsp;», explique Anne-Claude Goustiaux, qui encadrait ces ateliers avec Julie Joachim. Ces messages apparaîtront sur des banderoles et des pancartes, créées par les enfants avec la scénographe Alice Ruffini.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans le dojo </mark></strong></p>



<p>On retrouve la vingtaine d’élèves dans le petit dojo du centre social voisin, avec Marina Gomes. Une fois les présentations faites, place à l’échauffement au son de chansons de Jul et de rap espagnol. Avec pédagogie et humour, la chorégraphe leur apprend quelques bases de hip-hop et précise «&nbsp;<em>rajoutez du style… votre style&nbsp;</em>». Les enfants, d’abord très concentrés, se détendent peu à peu et prennent plaisir à l’exercice.&nbsp;</p>



<p>Cette classe fait partie des «&nbsp;parcours courts&nbsp;» de la<em> Manifête</em> : les élèves n’apprennent que la déambulation, et pas la chorégraphie finale. Mais Marina les rassure, ils auront aussi un rôle à jouer à ce moment-là.&nbsp;</p>



<p>Les enfants apprennent vite, et dans la bonne humeur. La chorégraphe le leur a dit, le but est de passer un bon moment. Mais sans se mettre en danger, la représentation ayant lieu dans l’espace public. L’accent est donc mis sur la liberté des corps et sur l’écoute les uns des autres.</p>



<p>Chacun des mouvements a une signification, que Marina explique aux apprentis danseurs au fur et à mesure. Et force est de constater que, malgré sa petite taille, le dojo semble être un lieu approprié pour répéter une chorégraphie aux accents si combattifs. «&nbsp;<em>On est venu pour en découdre, c’est pas des blagues</em>&nbsp;» rigole-t-elle en leur montrant un geste qui rappelle le karaté.&nbsp;</p>



<p>La répétition s’achève sur le terrain de basket du centre social, où les enfants peuvent enfin s’exercer à la déambulation et scander leur slogan à plein poumon. Quelques petits ajustements seront à régler lors de la répétition générale avec les 16 autres classes, mais le résultat est déjà émouvant, et les enfants repartent l’air content. «&nbsp;<em>Ça m’apporte beaucoup parce que parfois on nous écoute pas assez, et là c’est une opportunité à ne pas rater pour se faire écouter</em>&nbsp;», conclut la petite Shaïna.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Manifête</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 juin, 10h30</mark><br>Déambulation au départ de la place Charles-de-Gaulle vers la mairie de Marseille</pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelques questions à la chorégraphe </strong></h2>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Connue du public du Festival pour y avoir créé, il y a deux ans Bach Nord avec des jeunes des quartiers Nord de Marseille, la chorégraphe de hip-hop et fondatrice de la Cie Hylel, Marina Gomes, signe la chorégraphie de la Manifête. Entretien </mark></em> </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130291" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marina Gomes lors des ateliers © Thibaut Carceller</figcaption></figure>



<p><strong>Zébuline. Pourquoi avoir décidé de prendre part à ce projet ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Marina Gomes.</strong> J’ai été invitée à chorégraphier ce projet après qu’il ait été pensé par le <em>Festival de Marseille</em> et le Badaboum Théâtre. J&rsquo;ai accepté sans hésiter parce que je suis convaincue qu’on ne laisse pas assez de place aux enfants, qu&rsquo;on n’écoute pas assez leur parole, et que parfois on les assigne à des places qui les contraignent alors qu&rsquo;ils ont plein de choses à nous apprendre. Donc j’étais hyper contente de pouvoir participer à ce projet, tout en ayant conscience qu’il était complètement fou, par le nombre d’élèves impliqués et le peu de temps imparti. &nbsp;</p>



<p><strong>Justement, comment avez-vous organisé cela ?&nbsp;</strong></p>



<p>J&rsquo;ai chorégraphié la <em>Manifête</em> en théorie, sans les élèves, et on a créé la musique avec Arsène Magnard qui est le compositeur de toutes mes pièces. Ensuite on s’est réparti le planning avec une équipe de danseurs pour pouvoir transmettre la chorégraphie aux enfants.</p>



<p>La plupart des classes apprennent tout le parcours, c’est-à-dire la déambulation et la chorégraphie finale, et d’autres, que je ne vois qu&rsquo;une fois, n’apprennent que le trajet.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelle place est donnée à la parole ?&nbsp;</strong></p>



<p>Chaque classe a un slogan qu’elle a choisi, ainsi que des banderoles et des petites pancartes. On a tous été surpris de la nature très politique des sujets qu’ils ont décidé d’aborder : l’antiracisme, qu’on a retrouvé dans toutes classes et dans tous les secteurs, mais aussi le mal-logement et la question de la liberté… leur liberté.&nbsp;</p>



<p><strong>On voit bien l’aspect manifestation, mais quant est-il du côté festif ?&nbsp;</strong></p>



<p>Cette idée est surtout présente dans la chorégraphie de fin, notamment grâce à la musique : il y a des moments de batucada, et j&rsquo;ai aussi demandé à Arsène de composer quelque chose qui rappelle les instrus de Jul. Et puis, pour les enfants, être dans la rue à 400, au milieu de la route, c&rsquo;est drôle et c&rsquo;est joyeux, même si leurs slogans ne sont pas forcément rigolos. J’ai vraiment axé la chorégraphie sur le fait de prendre la place et de s&rsquo;exprimer.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR Chloé Macaire</p>



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<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>ChoreograpHER poursuit sa trajectoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 09:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Chirescu]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[compagnie Hylel]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Grégoire Schaller]]></category>
		<category><![CDATA[Marina Gomes]]></category>
		<category><![CDATA[MArine Collard]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Mantovani]]></category>
		<category><![CDATA[Nina Vallon]]></category>
		<category><![CDATA[Oona Doherty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Incontournable rendez-vous annuel, ChoreograpHER a repris du service au Pavillon Noir avec les spectacles de l’artiste associée Oona Doherty [lire p.16] et Marine Collard donnés respectivement les 1er et 4 mars. Les rendez-vous précédant la Journée internationale des droits des femmes se poursuivent cette semaine.  Dans la lignée de la proposition – certes plus humoristique – de Marine [&#8230;]</p>
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<p>Incontournable rendez-vous annuel, <strong><em>ChoreograpHER </em></strong>a repris du service au <a href="https://preljocaj.org/pavillon-noir/">Pavillon Noir </a>avec les spectacles de l’artiste associée Oona Doherty [lire p.16] et Marine Collard donnés respectivement les 1<sup>er</sup> et 4 mars. Les rendez-vous précédant la Journée internationale des droits des femmes se poursuivent cette semaine. </p>



<p>Dans la lignée de la proposition – certes plus humoristique – de Marine Collard,&nbsp;<strong>Anna Chirescu&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Grégoire Schaller&nbsp;</strong>se proposeront là leur tour d’explorer par le prisme de la danse le sport sous ses déclinaisons&nbsp;<a></a>les plus performatives. Corps déployés, déliés, contraints et voués à la perfection ou à l’échec&nbsp;:&nbsp;<em>KATA</em>, présenté ici en avant-première, célébrera cet art martial dérivé du karaté. Art pratiqué par le père d’Anna Chirescu comme échappatoire à la dictature de Ceausescu, et auquel la chorégraphe entend rendre hommage. Il sera suivi d’<em>Ordeal by water</em>, pièce explorant côte-à-côte les gestes accolés aux disciplines sportives les plus ardues et aux ordalies médiévales – jugements divins pratiqués sous la forme d’épreuves, notamment par l’eau ou par le feu. Un programme qui promet quelques secousses, à découvrir le 6 mars.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="468" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=696%2C468&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127935" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=1024%2C689&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=300%2C202&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=768%2C517&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=1536%2C1034&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=150%2C101&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=696%2C468&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=1068%2C719&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?resize=624%2C420&amp;ssl=1 624w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?w=1783&amp;ssl=1 1783w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/1-anna-chirescu_credit_romy-berger.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anna Chirescu <em>©</em> Romy Berger</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Passage au quartier </strong></mark></h4>



<p>C’est sur le terrain plus vitaliste du hip-hop que <strong>Marina Gomes </strong>nous emmènera le samedi 8 mars avec deux pièces inspirées, créées à Marseille, de sa compagnie <a href="https://compagniehylel.com"><strong>Hylel</strong>.</a><em> Midi Minuit</em> et <em>Bach Nord</em><strong> </strong>célèbrent en effet les quartiers Nord. La première met en scène le quotidien des jeunes qui parlent, dansent, s’ennuient, font le guet, rient, désœuvrés et solidaires. Puis vient minuit. Tout se durcit, devient tragique, et les regards amusés et rebelles accusent, fermés et durs, une société qui les cantonne et les méprise. </p>



<p><em>Bach Nord (Sortez les guitares)</em>&nbsp;répond&nbsp;aux caricatures du cinéaste Cédric Jimenez&nbsp;en&nbsp;s’empare&nbsp;savamment&nbsp;prend racine chez le plus célèbre des compositeurs baroque&nbsp;:&nbsp;de&nbsp;Bach, à la guitare, au sample, tissant une pièce sonore qui modèle sans complexe&nbsp;son&nbsp;héritage. Les exploits dansés se succèdent&nbsp;et brossent le portrait&nbsp;d’une jeunesse talentueuse&nbsp;et&nbsp;énergique, riche de sa diversité, dirigée par une jeune femme dans une pièce où garçons et filles jouent à égalité.</p>



<p>Sortez les guitares&nbsp;? Le double sens de l’expression est explicite. Alors qu’Hylel&nbsp;sort une guitare pour s’approprier magnifiquement Bach, Bac Nord sort les kalachs. La jeunesse des quartiers pauvres de Marseille subit de plein fouet une double peine&nbsp;: une violence quotidienne meurtrière, et les préjugés exercés à leur égard.&nbsp;Frère Bach, où es tu&nbsp;?&nbsp;lancent-ils comme un appel à la fin. Seul un bruit de rafale semble leur répondre…&nbsp;</p>



<p>Le travail en création de&nbsp;<strong>Nina Vallon&nbsp;</strong>sera également présenté en avant-première le temps d’un studio ouvert également le 8 mars à 17h&nbsp;:&nbsp;<em>QUATUORS,</em>&nbsp;élaboré à partir d’un dialogue entre Beethoven et une création de Maxime Mantovani, allie les forces de huit danseurs et danseuses, et de quatre musiciens sur scène. Un dialogue qui s’annonce passionnant.</p>



<p>SUZANNE CANESSA et AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>ChoreograpHER</em></strong><em><br></em>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 au 8 mars</mark><br>Pavillon Noir, Aix-en-Provence</pre>



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		<title>Tous les corps dansent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 13:31:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Aina Alègre]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Kahn]]></category>
		<category><![CDATA[Cherish Menzo]]></category>
		<category><![CDATA[Citadelle de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Hylel]]></category>
		<category><![CDATA[Marina Gomes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce week-end de juin la Citadelle de Marseille était ouverte. Ce qui est en soi un événement, tant cette immense forteresse qui fut dressée contre la ville demeure, sauf exception, inaccessible. Le point de vue qu’elle offre sur la baie et sur Marseille n’a pas d’équivalent&#160;: il a été choisi par les armées successives [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En ce week-end de juin la Citadelle de Marseille était ouverte. Ce qui est en soi un événement, tant cette immense forteresse qui fut dressée contre la ville demeure, sauf exception, inaccessible. Le point de vue qu’elle offre sur la baie et sur Marseille n’a pas d’équivalent&nbsp;: il a été choisi par les armées successives pour surveiller et punir la ville rebelle, et éventuellement l’admirer. Le public époustouflé, a autant photographié la ville que le spectacle, <em>Parades &amp; Désobéissances</em>, qui venait lui aussi en contrepoint de ces pierres immobiles, lui opposant la chair vivante, les paillettes, le bleu profond, la fantaisie.</p>



<p>Ce sont cent marseillais, de 17 à 80 ans, qui ont dansé jusqu’au bout de leur souffle. Une chorégraphie subtile et précise, rythmée, haletante, joyeuse, conçue par <strong>Aina Alègre</strong>, qui magnifiait les êtres. Essoufflante, exigeante, elle révélait peu à peu ce que les corps savent dire : la fatigue des plus âgés qui peinent à aller au bout des gestes mais persistent, en souriant, la raideur d’un homme qui s’essaie à déhancher, ceux qui jouent avec les assignations de genre, et les diverses techniques de danse qui ont marqué les plus pros, un port de bras classique, un porté circassien, un ancrage de danse africaine, un peu de hip-hop, et beaucoup de virtuosité contemporaine. Une superbe démonstration de vies, diverses, enthousiastes, pour une pratique universelle et citoyenne de la danse. Forcément désobéissante.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sous les stéréotypes</mark></strong></p>



<p>Le solo qui ouvrait le festival à La Criée mettait aussi en scène une libération. Celle d’un corps de femme noire disparue sous les épaisseurs de tissus, <em>Slightly disitentified</em>, dit le titre en forme de litote. Mais une fois les couches de burqa épluchées les oppressions demeurent&nbsp;: <strong>Cherish Menzo</strong> (chorégraphie <strong>Benjamin Kahn</strong>) cherche son corps, presque nue, en jogging noir de hip-hop, dissimulant à nouveau son visage, rampant, souffrante, ou faussement enjouée, sexuée, portant la mémoire de l’oppression, de l’exil, et de tous les préjugés historiques liées au corps des femmes noires. Insoumise, incarnant tous les stéréotypes, et les détruisant un à un, avec superbe. Une démonstration de vitalité et de conscience politique de son corps, qui s’est poursuivie au Théâtre de la Sucrière.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Notre avenir</mark></strong></p>



<p>Dans les Quartiers Nord de Marseille, au cœur du parc Billoux de la mairie du 15/16. Un endroit magique, dans le quartier abandonné à la pauvreté, aux déchets qui s’accumulent, aux commerces illicites, à une rocade qui n’en finit pas de ne pas se construire, et de tout bloquer.</p>



<p>Sur la scène, une magnifique jeunesse, hip-hop bien sûr. <strong>Marina Gomes</strong> et la Cie <strong>Hylel </strong>dansent deux pièces bouleversantes&nbsp;: <em>Asmanti, de midi à minuit</em>, met en scène le quotidien des jeunes des quartiers. Qui parlent, dansent, s’ennuient, font le guet, rient, désœuvrés et solidaires. Puis vient la nuit et tout se durcit, devient tragique, et les regards amusés et rebelles accusent, fermés et durs, une société qui les cantonne et les méprise. Les bras ouverts pour enlacer le vide se tendent, durcissent et les poings surgissent, soulignant les regards acérés comme des couteaux.</p>



<p><em>Bach Nord (Sortez les guitares)</em> est plus explicite encore. Les cinq danseurs sont rejoints par des jeunes ados qui travaillent en ateliers avec eux. Et deux semaines de résidence leur ont suffi à créer une œuvre bouleversante : <em>Bach Nord</em> oppose au scandaleux <em>BAC Nord</em> la force de l’art. De Bach, dont ils s’emparent savamment, à la guitare, au sample, tissant une pièce sonore qui saisit et modèle sans complexe notre héritage commun. Les exploits dansés se succèdent, sans démonstration cependant, loin de l’esprit d’une battle&nbsp;: <em>Bach Nord</em> tient un discours. Celui d’une magnifique jeunesse, si talentueuse, si énergique, si riche de sa diversité, dirigée par une jeune femme dans une pièce où garçons et filles jouent à égalité.</p>



<p><em>Sortez les guitares&nbsp;</em>? Le double sens de l’expression est explicite. Alors que le collectif sort une guitare pour s’approprier magnifiquement Bach, Bac Nord sort les kalachs. La jeunesse des quartiers pauvres de Marseille subit de plein fouet une double peine&nbsp;: une violence quotidienne meurtrière, et les préjugés exercés à leur égard. <em>Frère Bach, où es tu&nbsp;?</em> lancent-ils comme un appel à la fin. Seul un bruit de rafale semble leur répondre… Mais les applaudissements nourris du public, debout, multipliant les rappels, fait la démonstration qu’une autre réponse est possible&nbsp;!</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<p>L’ouverture du <em>Festival de Marseille</em> s’est tenue du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 au 18 juin</mark>, dans sa ville.<br>festivaldemarseille.com</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une semaine au Festival</strong><br>Le <em>Festival de Marseille</em> a commencé le 17 juin et se poursuit jusqu’au 9 juillet. La première programmation de la nouvelle directrice, Marie Didier, est passionnante et fait la part belle aux artistes de Marseille, et aux habitants. Ainsi cette semaine on pourra voir à La Criée la création du chorégraphe Éric Minh Cuong Castaing (du 22 au 24 juin), qui établit un lien entre Marseille et Kampala, avec le groupe d’ados ougandais Waka Stars, vedettes mondiales du web.<br><br>Les enfants de CM1 de la Viste (guidés et entrainés !) s’essaieront à la coiffure sur les têtes des volontaires (24 et 25 juin Salon de coiffure Kenze). Elli Papakonstantinou proposera une version queer des <em>Bacchantes</em> d’Euripide, où la pilosité s’exhibe comme un signe de pouvoir, ou de transgression de genre (21 et 22 juin à la Friche).<br><br>Les 22 et 23 juin à La Criée une autre création, autour de l’album de Awir Leon <em>Love You, Drink water</em>, du chorégraphe Amala Dianor, et du réalisateur Grégoire Korganov : Marie Didier sait aussi inviter et produire des valeurs sures de la scène contemporaine non marseillaise, pourvu qu’ils parlent un peu rencontres des arts, transversalité et diversité !</pre>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;</h2>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;</h2>
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