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	<title>Archives des Maroc - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Maroc - Journal Zebuline</title>
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		<title>Maryam Touzani à cœur ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 14:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire de transmission Ma mère n&#8217;avait pas pu voir mon film précédent Le Bleu du caftan, parce qu&#8217;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&#8217;est de cette blessure qu&#8217;est sortie l&#8217;écriture de Rue Malaga. Ma mère était à moitié espagnole et j&#8217;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une histoire de transmission</strong></mark></p>



<p>Ma mère n&rsquo;avait pas pu voir mon film précédent <em>Le Bleu du caftan</em>, parce qu&rsquo;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&rsquo;est de cette blessure qu&rsquo;est sortie l&rsquo;écriture de <em>Rue Malaga.</em> Ma mère était à moitié</p>



<p>espagnole et j&rsquo;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère est partie, j&rsquo;ai cherché à garder cette conversation avec elle à&nbsp;travers la langue, inconsciemment. C&rsquo;est pour ça que ce film est en espagnol. C&rsquo;est mon premier film en espagnol. Le film est dédié aussi à ma grand-mère parce qu&rsquo;il y a cette histoire de transmission qui, pour moi, est primordiale. Pour moi, cette transmission est une chose qui est vitale, que j&rsquo;ai envie de raconter. C’est une manière de garder vivantes ces personnes qui ne sont plus là.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les objets dans le film</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est vrai que je suis attachée aux objets. J&rsquo;ai la sensation que les objets n’ont pas une âme certes mais sont les témoins de notre vie. Dans la vie de Maria Ángeles c&rsquo;est clairement cela. Ce sont comme des marqueurs de sa vie, un ancrage. Ils font partie de son identité. Et quand elle est dépossédée de tous ces objets, &nbsp;c&rsquo;est comme si on lui arrachait une partie de sa vie et de son passé. Et j&rsquo;avais justement envie de mettre la lumière sur ces objets-là et sur ce qu&rsquo;ils peuvent représenter pour certains, pas pour tous. C&rsquo;est comme les lieux, c&rsquo;est comme les maisons. Quand Clara dit à sa mère, ce ne sont que des murs, pour Marie-Angela, ce ne sont pas que des murs, ils sont témoins de toute une vie&nbsp;: ils ont tout vu, ils ont tout entendu, ils ont tout observé et ils font partie de qui elle est. Moi, je me sens beaucoup comme cela. D&rsquo;où l&rsquo;importance quand, petit à&nbsp; petit, elle peut les&nbsp; retrouver et remeubler sa maison. c&rsquo;est une reconstruction,&nbsp; une reprise en main de sa vie, de son identité</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’&rsquo;immigration espagnole.</strong></mark></p>



<p>Ma grand-mère est née&nbsp; en 1910, en Andalousie. Elle est venue au Maroc. Elle avait sept ans. Ses parents y sont restés Elle a épousé un Espagnol et a eu trois enfants&nbsp;…, J’ai grandi dans cette famille avec deux cultures. Le regard des autres vis-à vis de ma grand-mère &nbsp;était qu’ils la voyaient comme une étrangère et elle ne se sentait pas étrangère. Et pour moi, déjà, petite, je me suis posé beaucoup de questions sur l&rsquo;identité, &nbsp;sur la manière dont on nous voit de l’extérieur. Ma grand-mère &nbsp;avait des yeux bleus, on voyait très &nbsp;clairement qu&rsquo;elle était étrangère et souvent, on parlait arabe à côté d’elle en pensant qu&rsquo;elle ne comprenait pas. Mais elle comprenait tout, en fait&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La ville de Tanger et la mer</mark></strong></p>



<p>J’apprends à me connaître à travers mes films&nbsp;; une fois qu&rsquo;ils sont écrits&nbsp; et même une fois qu&rsquo;ils sont tournés. J’ai besoin de la mer. J&rsquo;ai besoin de voir la mer. J&rsquo;ai besoin de cette proximité à l’Océan.&nbsp; Et je crois que ce n&rsquo;est pas anodin que cela revienne à chaque fois de différentes manières. Dan <em>Le Bleu du Caftan,</em> il y avait déjà l&rsquo;odeur de la mer qui venait dans les narines de ces deux hommes et qui racontait pour moi ce désir de mer, ce désir de liberté aussi</p>



<p>Et à Tanger, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on est à 14 kilomètres de l&rsquo;Espagne et que de notre maison, on voit Cadiz juste en face. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai toujours grandi avec ces souvenirs par procuration de ma grand-mère, de sa petite ville de Jimena de la Frontera..C&rsquo;est une ville de fusion. C&rsquo;est une ville où il y a toujours eu un vivre-ensemble. Moi, j&rsquo;ai grandi là-dedans et j&rsquo;avais aussi envie de pouvoir raconter ça</p>



<p>Toutes ces cultures qui vivaient ensemble, dans le respect des religions les unes des autres, de la différence. Et c&rsquo;était avant tout une richesse. Moi, je me rappelle justement l&rsquo;Académia Malaga parce que ma mère a vécu là avec ma grand-mère.&nbsp; Et je me rappelle tous les récits, toutes ces cultures différentes qui vivaient ensemble&nbsp; des musulmans, des juifs et des chrétiens, des échanges de nourriture différentes. C’était important de raconter aussi la rue avec ses odeurs, avec ses sens, de sentir le cœur aussi de cette ville, de comprendre l&rsquo;attachement de cette femme à cette ville mais de manière organique, pas de manière intellectuelle. Et quelque part de rendre hommage aussi à cette génération qui est en train de disparaitre. Parce que le cimetière qu’on voit, &nbsp;c&rsquo;est là où¹ ma grand-mère est enterrée. On peut y aller passer toute une journée et ne voir personne. La majorité des gens sont partis. C’est quelque chose qui me touche beaucoup. Garder la mémoire vivante&nbsp;: je pense que le cinéma peut faire cela. Je crois que c&rsquo;est important de ne pas oublier le passé, surtout quand il est beau.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La scène d’amour</strong></mark></p>



<p>Cette scène d&rsquo;amour était&nbsp; pour moi primordiale. Parce que j&rsquo;avais envie justement de montrer … comment dire&#8230; Je trouve qu&rsquo;il y a tellement d&rsquo;attentes, d&rsquo;injonctions de la société par rapport à la &nbsp;manière dont on doit vieillir, par rapport à la manière dont l’amour, le désir doit &nbsp;évoluer. Déjà très jeune, c&rsquo;est quelque chose qui me touchait beaucoup parce que je me suis toujours dit&nbsp;:je suis la personne que je suis à l’intérieur. Quand j&rsquo;aurai 70 ans, 75 ans, 80 ans, je vais continuer à être la même &nbsp;personne. Donc, si la société nous renvoie une image différente, parce que c&rsquo;est l&rsquo;image qu&rsquo;elle voit en moi, comment faire concilier ces deux choses&nbsp;? Il faut avoir beaucoup de force de caractère parfois pour pouvoir continuer à être qui on est à l’intérieur.</p>



<p>La sexualité et l&rsquo;amour, sont quelque chose de sain, de beau quand on est jeune. Et puis, on arrive à un certain âge, ça commence à devenir quelque part limite, à&nbsp; la limite du respectable comme si c’était &nbsp;quelque chose de moche, dont&nbsp; on ne pourrait pas parler ouvertement. C&rsquo;est quelque chose qui me heurte et qui me blesse, mais vraiment. Et donc, j&rsquo;avais envie de célébrer ces corps, leur sensualité, leur rythme, ces corps vieillissants que je trouve magnifiques. On a vécu, nos corps se sont transformés. On a ressenti des choses<em>. </em>Et je n&rsquo;ai pas envie de cacher. J’ai envie de montrer cela et de le sublimer. C&rsquo;est ce que j&rsquo;avais envie de faire avec ces scènes -là&nbsp;: montrer qu&rsquo;on est capable encore d&rsquo;aimer et qu&rsquo;on doit avoir la liberté de pouvoir désirer. &nbsp;Il n&rsquo;y a pas un moment où ¹ la vie s&rsquo;arrête.</p>



<p>Du coup, j&rsquo;avais envie que Marie-Angela puisse briser toutes ses chaînes, se libérer &nbsp;de tout et se dire &nbsp;et dire&nbsp;: «&nbsp;<em>Voilà, je suis une femme de 80 ans, mon corps est comme il est, il est magnifique comme il est, je choisis de le montrer, je choisis des habiller &nbsp;cet homme, de me déshabiller, de me montrer</em>&nbsp;!&nbsp;» Je trouve que la vieillesse est une vraie force. J&rsquo;avais envie vraiment qu&rsquo;on puisse ressentir cela comme une caresse. J&rsquo;avais envie d&rsquo;être dans un vrai respect des corps, dans un vrai respect de l&rsquo;instant et que la caméra arrive sur le corps juste comme une caresse, sans jamais trop s&rsquo;attarder, sans jamais trop montrer, mais juste pouvoir balayer du regard comme un toucher qu&rsquo;on ressent, qui est là. Et c&rsquo;est complètement éloigné du male gaze, Cela n&rsquo;a rien à voir. Quand Maria Ángeles enlève ses habits, c&rsquo;est vraiment une mise à nu de l’âme, ce n’est pas que du corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travailler avec des femmes</mark></strong></p>



<p>C’est important pour moi de travailler avec des gens qui me comprennent et qui ont la sensibilité que je recherche. Et cette sensibilité-là, j&rsquo;ai pu la trouver chez des hommes comme j&rsquo;ai pu la trouver chez des femmes. Mais c&rsquo;est important pour moi de faire les bons choix et de m&rsquo;entourer de &nbsp;personnes avec lesquelles je me sens alignée, avec qui je me sens en harmonie et qui ont la même vision des choses. Il y &nbsp;ici une équipe féminine, avec des femmes âgées comme&nbsp; la coiffeuse la coiffeuse Romana, qui avait dans les 76 ans et des jeunes. Je choisis en fait les membres de mon équipe par leur talent, par leur humanité et ce que je sens.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le personnage de Josépha</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est un personnage très important&nbsp;; les dialogues avec Josépha qui n&rsquo;en sont pas, puisqu’ en fait, Marie-Angeles fait tout, les questions et les réponses. &nbsp;Pour Josépha &nbsp;ce fut un casting assez long, parce que je voulais raconter toutes ces expressions- tout ce qu&rsquo;elle exprime. J’avais envie d&rsquo;un visage, d&rsquo;une comédienne qui puisse exprimer tout ça rien qu&rsquo;à travers son regard, à&nbsp;travers ses grimaces et je cherchais un visage qui porte les années qu&rsquo;il a. Pour moi, les rides qui traversent le visage de Josépha dans le film, c&rsquo;est comme des rivières, c&rsquo;est beau, Quand je suis tombée sur <strong>Maria Alfonsa Rosso</strong>, je suis tombée amoureuse d&rsquo;elle. C&rsquo;est une femme qui a une telle énergie&nbsp; de vie aussi, qui est magnifique, très douce, Elle était vraiment la Josépha que j&rsquo;avais imaginée et qui me rappelait des souvenirs d’enfance. Pendant que j&rsquo;écrivais, je n&rsquo;avais pas imaginé le personnage de Josépha, mais je pense aussi que c&rsquo;est venu parce que cette écriture &nbsp;pour moi était très dure, douloureuse aussi, parce que c’était me confronter à l&rsquo;absence de ma mère, à la douleur et tout, donc j&rsquo;ai écrit beaucoup dans les larmes, mais j&rsquo;avais aussi besoin de rire, et donc inconsciemment, je pense que ces dialogues-là ont pris cette tournure- parce que j&rsquo;avais besoin de ça&nbsp;; je me retrouvais à rire en milieu de la nuit, pendant que je me laissais porter par ces conversations-là..</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Carmen Maura</mark></strong></p>



<p>Carmen Maura, elle est capable de tout. Je n&rsquo;avais pas écrit avec Carmen en tète Et quand j&rsquo;e l’ai rencontrée, elle a lu le scenario, elle a adoré &nbsp;le personnage, elle est vraiment tombée &nbsp;amoureuse de Marie-Angéla. Et moi, je suis tombée amoureuse d’elle. Elle a des yeux tellement expressifs. Elle peur raconter tellement sans parler, elle aussi&nbsp;! L&rsquo;émotion, chez elle, est quelque part, elle est présente&nbsp;; dès qu&rsquo;on la touche, elle apparait Et puis elle a cette joie de vivre, cette énergie&nbsp; aussi qui m&rsquo;a beaucoup touchée. Après&nbsp; avoir discuté avec elle pendant quelques heures, j&rsquo;étais certaine qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait que Carmen pour interpréter ce rôle-là, pour lui donner chair et la dimension que j&rsquo;avais imaginée&nbsp;; elle traverse tellement d&rsquo;états différents&nbsp;! Quand elle revient chez elle et qu&rsquo;elle se retrouve dans cette maison vide, ce qu&rsquo;on voit dans ses yeux n&rsquo;a absolument rien à voir avec d&rsquo;autres moments. Il fallait qu&rsquo;elle puisse aussi être tellement proche de ses émotions.</p>



<p>Et ça commence avec la coiffeuse. On veut l’obliger à&nbsp; couper des cheveux. Là elle a un déclic et elle dit non&nbsp;; c&rsquo;est un truc qui m&rsquo;agace vraiment quand on se met à infantiliser les personnes âgées&nbsp; C&rsquo;est un truc qui me met hors de moi&nbsp;! Pour moi, cette séquence est vraiment un turning point&nbsp;!</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>&nbsp;Renaissance</strong></mark></p>



<p>La vie ne nous donne pas toujours que de belles choses. C&rsquo;est se reconstruire. C&rsquo;est se repenser.&nbsp; C&rsquo;est aller chercher des ressources qu&rsquo;on ne pense pas. On a en nous parfois&#8230; Marie-Angeles est &nbsp;une femme pleine de vie. Elle va aller chercher d&rsquo;autres ressources. On la voit rajeunir quelque part en se reprenant en main. Et parce qu&rsquo;elle prend conscience du fait qu&rsquo;elle est là, qu&rsquo;elle est encore vivante. Et qu&rsquo;on veut lui enlever des choses. Et elle va redécouvrir l&rsquo;amour physique.</p>



<p>, Clara, sa fille,&nbsp; ne se rend pas compte. Pour elle, la vie de sa mère est derrière&nbsp;: elle devrait accepter d&rsquo;aller s&rsquo;installer avec elle à Madrid.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La couleur rouge</strong></mark></p>



<p>Ma mère &nbsp;aimait beaucoup le rouge et adorait les fleurs. Je n’ai pas écrit avec cela en tête mais en revoyant le film, et même en l’imaginant car quand j’écris, c’est toujours très visuel, j’avais besoin de revoir ces fleurs&nbsp;; je prenais toujours des photos de ma mère entre les fleurs. Mais je trouve que le rouge s’est installé dans ce film aussi parce qu&rsquo;il a du sens, parce que le rouge est une couleur de vie,&nbsp; qui peut être violente parce que c&rsquo;est la couleur du sang mais c&rsquo;est aussi une couleur pleine de désir de vie</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des séquence comme des refrains</mark></strong></p>



<p>Les scènes dans le cimetière et les visites à Josépha sont des repères, des parenthèses obligatoires, un équilibre entre la vie et la mort. Une vie faite de routine jusqu’au moment où tout bascule. Une énergie nouvelle et un rapport nouveau à son quartier. L’énergie de la vie rentre chez elle&nbsp;!</p>



<p>Propos recueillis au dernier CINEMED par Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/">ICI </a>la critique du film</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Maroc : « Moins de stades, plus d’hôpitaux ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 10:18:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile de cerner le mouvement #GenZ212, apparu fin septembre sur l’application Discord. Né dans un climat de désillusion politique, il illustre la capacité d’une génération à s’organiser hors des cadres traditionnels. Sans partis ni syndicats, plus de 200 000 jeunes Marocains y débattent et programment des mobilisations, réclamant plus de justice sociale, des services publics [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Difficile de cerner le mouvement #GenZ212, apparu fin septembre sur l’application Discord. Né dans un climat de désillusion politique, il illustre la capacité d’une génération à s’organiser hors des cadres traditionnels. Sans partis ni syndicats, plus de 200 000 jeunes Marocains y débattent et programment des mobilisations, réclamant plus de justice sociale, des services publics dignes et une redistribution équitable des richesses nationales.</p>



<p>Déclenché après la mort de huit femmes enceintes à Agadir, faute de soins adaptés, le mouvement a dénoncé un système sanitaire défaillant et une corruption endémique. Un slogan rassembleur s’est imposé : «&nbsp;<em>Moins de stades, plus d’hôpitaux</em>&nbsp;»﻿. Ces manifestations ont révélé une génération Z, née entre 1997 et 2010 qui refuse la résignation ou l’exil, et veut construire son avenir au Maroc.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une jeunesse sans relais politiques</mark></strong></p>



<p>Les mobilisations du 27 septembre rappellent la colère accumulée d’une jeunesse sans emploi ni espoir de mobilité sociale. Au Maroc, un quart des jeunes de 15 à 24 ans est classé dans la catégorie des NEET, <em>Not in Education, Employment or Training</em>, ﻿sans formation ni emploi. Chez les jeunes femmes rurales, ce taux dépasse 50%. Beaucoup se tournent vers l’émigration, mais la réalité du déclassement à l’étranger rend cet horizon de moins en moins désiré.</p>



<p>La génération #GenZ212 (212 est l’indicatif du Maroc) partage, avec d’autres mouvements du Sud global, népalais ou malgaches, une rupture générationnelle : le rejet du fatalisme et de la peur. Leur révolte rappelle les aspirations portées par le Hirak dans le Rif en 2016. Ces mouvements populaires étaient nés de drames sociaux emblématiques, celui de la mort du vendeur de poisson Mouhcine Fikri, broyé dans une benne à ordures, écho marocain au suicide de Mohamed Bouazizi en Tunisie, déclencheur du Printemps arabe, en 2010.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Crise de gouvernance et colère sociale</mark></strong></p>



<p>Les griefs des manifestants se concentrent aujourd’hui sur le gouvernement d’Aziz Akhannouch, suspecté de conflits d’intérêts et de prédation économique. Son nom est cité dans des affaires liées à des appels d’offres truqués et des subventions publiques détournées. Le mécontentement a également été amplifié par l’appauvrissement de la classe moyenne : chômage à 13,5%, inflation de 80% en cinq ans, et un salaire minimum plafonné autour de 330€.</p>



<p><a></a> Le roi Mohammed VI, affaibli par des problèmes de santé, a prononcé un discours au Parlement le 10 octobre, sans aborder directement la contestation. Il y a toutefois appelé à accélérer les réformes sociales, en insistant sur la réduction des inégalités et la lutte contre la corruption. Le mouvement, dans un geste symbolique de loyauté, a suspendu ses actions ce jour-là.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rupture générationnelle et numérique</mark></strong></p>



<p>Les jeunes du mouvement s’appuient sur une culture numérique fluide : plateformes décentralisées, messageries sécurisées, votations en ligne. Leurs échanges mêlent créativité visuelle, ironie et autodérision. Leur revendication dépasse la politique : ils réclament un cadre de liberté économique et civique, avec accès aux plateformes de paiement international (PayPal, Stripe), des exonérations pour jeunes créateurs, et une simplification administrative.</p>



<p>Mais ces aspirations se heurtent à un État obsédé par le contrôle, où la surveillance numérique se fait plus intrusive. L’usage central de Discord leur permet toutefois de contourner les hiérarchies, de mutualiser les expériences et de créer une forme d’organisation horizontale inédite au Maroc.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Solidarité diasporique</mark></strong></p>



<p>Beaucoup de Marocains résidant à l’étranger soutiennent activement le mouvement #GenZ212, relayant ses appels et renforçant sa visibilité. Partagés entre espoir et inquiétude, la situation de leur pays d’origine leur tient à cœur, ayant constaté l’ampleur de l’inflation, à leur retour estival. Acteurs clés de la stabilité économique, grâce à leurs transferts financiers, ils incarnent un patriotisme critique, exigeant justice et réformes sociales pour la jeunesse marocaine.</p>



<p>Car derrière la colère apparaît une exigence ferme, celle d’un nouveau contrat social.Pour des analystes comme Rachid Achachi, docteur en économie, la sortie de crise passe par un capitalisme d’État réformé, conjugué à une ouverture politique plus radicale. Il plaide en faveur de mesures pour l’entrepreneuriat des jeunes et de l’innovation, dans une perspective à long terme.</p>



<p>Entre colère silencieuse et créativité collective, #GenZ212 incarne le refus d’un Maroc à deux vitesses. Ni révolutionnaire, ni loyaliste, cette génération souhaite un pays à son image : connecté, équitable et libre.</p>



<p>La question désormais est de savoir si le pouvoir prendra en considération les attentes de la jeunesse.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le mouvement continue
</strong>À Rabat ce 18 octobre, quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés pour demander la libération des personnes arrêtes pendant le mouvement GenZ212. Les manifestants ont brandi des drapeaux pirates issus du manga One Piece – symbole de la GenZ à travers le monde – et ont scandé « Détenus, restez sereins, nous poursuivons la lutte », rapporte l’Agence France Presse.</pre>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société </em>ici </a></p>



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<p>Nos articles <em>Diasporik</em>, conçus en collaboration avec <a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a> sont également disponible en intégralité sur leur site</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/moins-de-stades-plus-dhopitaux/">Maroc : « Moins de stades, plus d’hôpitaux ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Témoigner pour résister   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 16:03:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Aurélie Charon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie [&#8230;]</p>
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<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie et de patrie qui se&nbsp;décomposent et se recomposent,&nbsp;et d’une infinie tendresse toujours victorieuse. &nbsp;</p>



<p><em>Radio Live</em>, depuis<em> </em>une dizaine d’années, porte sur scène la création radiophonique, celle qui donne une voix, documentaire, aux témoins de l’histoire. Animée par<a href="https://www.instagram.com/aureliecharon/?hl=fr"> <strong>Aurélie Charon</strong></a>, productrice à France Culture, autrice et réalisatrice, porteuse de cette forme nouvelle de théâtralisation du réel.</p>



<p>Les huit protagonistes semblent porter un fardeau collectif, une histoire dont les blessures irriguent nos intimités. Pourtant&nbsp;<em>Radio Live&nbsp;</em>(Radio Love ?) fait la preuve que la lumière peut&nbsp;surgir de l’obscurité. Comment ne pas rire aux éclats, quand Ines Tanovic (historienne de l’art, activiste, éternelle fan de Nirvana), raconte sa rencontre, à neuf ans, avec un obus bosniaque lors d’un visionnage chez la voisine de l’iconique Santa Barbara entre deux coupures de courant ?&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Votre corps ressemble à un fromage suisse !&nbsp;</em>» s’exclame le médecin à la radiographie, observant les plus de cinquante objets métalliques fichés pour toujours dans le corps de la jeune fille.&nbsp;</p>



<p>Les narrations sont fortes, elles ont le naturel du récit vrai, la voix et la guitare d’Emma Prat sont comme un &nbsp;subtil intermédiaire au cheminement de nos émotions nous emmenant&nbsp;toujours plus loin dans ces paysages de boue et de sang. Les dessins ludiques tout en couleurs de Gala Vanson viennent esquisser à point nommé les contours géographiques de ces terres endeuillées. Ou souligner des sourires, des vieilles photos de famille comme pour mieux nous inclure dans la confidence comme des amis.&nbsp;</p>



<p>C’est la force du groupe, on filme, on accroche, on installe pendant les prises de paroles, on voyage chez les uns et chez les autres, on se soutient et on se prend (souvent) dans les bras.&nbsp;Un souffle de joie et de solidarité, au-delà des clivages et des haines. &nbsp;</p>



<p>MICHÈLE GIQUIAUD</p>



<pre class="wp-block-verse">L’intégrale de <em>Radio Live </em>a été jouée <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 18 juillet.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> Scènes ici</a><br></p>
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		<title>Diasporik : Maroc Express</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 15:19:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les retours estivaux au bled approchent, ils font partie des rites traditionnels pour les familles en exil. Rencontre avec la journaliste et autrice&#160; Nassira El Moaddem qui vient présenter son livre à Marseille&#160; Diasporik&#160;: Qu’est ce qui vous a tenté dans la proposition du retour au bled en train ? Nassira El Moaddem : Je suis [&#8230;]</p>
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<p>Les retours estivaux au bled approchent, ils font partie des rites traditionnels pour les familles en exil. Rencontre avec la journaliste et autrice&nbsp; Nassira El Moaddem qui vient présenter son livre à Marseille&nbsp;</p>



<p><strong>Diasporik&nbsp;</strong>: Qu’est ce qui vous a tenté dans la proposition du retour au bled en train ?</p>



<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nassira_El_Moaddem">Nassira El Moaddem</a></strong> : Je suis une passionnée et une habituée du train. En 2022, après la crise sanitaire et la réouverture des frontières, les prix de l&rsquo;avion, que nous prenions pour aller au Maroc tous les étés, étaient très élevés. Je me suis alors dit :  et si on tentait le train ?  Et depuis 2022, on rentre chaque été en train en famille, mon mari et nos trois enfants.</p>



<p><strong>Quels sont vos souvenirs d’enfance de vos grands retours estivaux en voiture vers le Maroc ? </strong></p>



<p>Ils sont empreints de beaucoup de nostalgie. Ce n&rsquo;était pas une partie de plaisir, mais j’en garde le meilleur&nbsp;: les plats qu&rsquo;on préparait la veille avec ma mère pour les repas qu&rsquo;on mangerait sur la route, la préparation de la voiture avec les nombreux bagages à caser, l&rsquo;excitation d&rsquo;avant le départ avec mes frères et sœurs, la chaleur dans la voiture, les taureaux sur la route, les arrêts aux stations-services espagnoles pour se reposer un peu, l&rsquo;arrivée au port tant attendue, le bien fou de la brise marine, l&rsquo;horizon marocain à l&rsquo;approche de Tanger et l&rsquo;arrivée pleine d&rsquo;émotion chez la famille&nbsp; Tellement de souvenirs qui nous ont façonnés.&nbsp;</p>



<p><strong>Ces parcours existent-ils encore pour les générations suivantes nées en France ? </strong></p>



<p>Je pense qu&rsquo;ils ne s&rsquo;arrêteront jamais. Peut-être que certains s&rsquo;y rendront moins mais je suis persuadée que ces voyages continueront car ils sont une partie de nous-mêmes et que nous avons besoin de nous reconnecter à ce qui constitue une partie de nos identités. La question qui se pose désormais est de quelle manière nous y rendre, alors que le réchauffement climatique n&rsquo;a jamais été aussi présent de manière concrète dans nos vies. Voyager en train jusqu&rsquo;au Maroc, c&rsquo;est une manière d&rsquo;y répondre.&nbsp;</p>



<p><strong>Quels sont les enjeux actuels à renouveler les mobilités alternatives au voyage low cost pour les retours au bled ?</strong></p>



<p>Je crois beaucoup à la valeur de l&rsquo;exemple, au fait de montrer que c&rsquo;est possible. Depuis notre premier voyage au bled en train, beaucoup de personnes m&rsquo;ont dit qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient jamais pensé à ce mode de transport. Et moi, avant 2022, ça m&rsquo;avait à peine effleuré l&rsquo;esprit. Pourtant, de nombreuses familles voyageaient déjà en train vers le bled quand nous, nous voyagions en voiture&nbsp;! J&rsquo;en parle dans le livre. C&rsquo;est aussi pour ça que j&rsquo;ai voulu faire ce&nbsp;guide-récit, pour montrer par l&rsquo;exemple que c&rsquo;est possible même avec trois enfants, mais surtout que c&rsquo;est un voyage qui permet de prendre son temps, de contempler les paysages, de se reconnecter à la nature, de réfléchir à l&rsquo;impact du réchauffement climatique sur les territoires qu&rsquo;on traverse.&nbsp;</p>



<p><strong>Il est donc important, pour vous, de voyager autrement quand c’est possible. </strong></p>



<p>Oui, faire un Paris-Marrakech à 50 euros en compagnie aérienne low cost, ça donne l&rsquo;impression individuelle de faire une bonne affaire, mais ça a un coût environnemental et social collectif destructeur, ici et au Maroc.&nbsp;Nous devons affronter ce problème en face.&nbsp;</p>



<p><strong>Voyager en train c’est aussi mesurer le temps, redécouvrir les paysages, l’hospitalité, décélérer…</strong></p>



<p>Oui c&rsquo;est l&rsquo;avantage du train. Le temps ! Ce une forme de liberté ! Celle de me laisser porter,&nbsp; de contempler, d’échanger avec mes enfants. Et de transmettre&nbsp;: les conséquences de l&rsquo;activité humaine sur notre environnement, notre histoire de l&rsquo;immigration, réappropriée à notre manière.&nbsp;</p>



<p>C’est cela l’essentiel&nbsp;: nous avons besoin que les récits de l&rsquo;immigration ne soient plus confisqués par l&rsquo;extrême droite. Ce livre s&rsquo;inscrit complètement dans cette démarche. Ces voyages sont des moments heureux où nous nous reconnectons à qui nous sommes.</p>



<p>Entretien réalisé par SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 16 mai à 18h30</mark><br><a href="https://www.facebook.com/p/Librairie-lÎle-aux-mots-61556308796326/?locale=fr_FR">Librairie L’île aux mots</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici</a> </p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec&nbsp;<a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a>&nbsp;sont également disponible en intégralité sur leur site</p>
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		<title>Ben Barka, la disparition : un des cold cases les plus marquants de la Ve République </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 11:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>DiasporiK. En tant que journaliste d’investigation et essayiste, vous êtes coutumier des dossiers chauds et des relations franco-africaines, qu’est ce qui a attiré votre attention sur l’affaire Ben Barka?  David Servenay. Effectivement, j’ai été journaliste pendant 25 ans à RFI et j’ai couvert différentes affaires de corruption internationale, ainsi que des affaires plus franco-françaises, telles que l’affaire [&#8230;]</p>
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<p><strong>DiasporiK. En tant que journaliste d’investigation et essayiste, vous êtes coutumier des dossiers chauds et des relations franco-africaines</strong>, <strong>qu’est ce qui a attiré votre attention sur l’affaire Ben Barka? </strong></p>



<p><strong>David Servenay.</strong> Effectivement, j’ai été journaliste pendant 25 ans à RFI et j’ai couvert différentes affaires de corruption internationale, ainsi que des affaires plus franco-françaises, telles que l’affaire Balkany ou celles du patronat français, ces hommes qui ont construit le capitalisme français de l&rsquo;après-guerre. L’affaire&nbsp;Ben&nbsp;Barka&nbsp;est une vieille affaire sur laquelle j’ai été sollicité par son fils qui avait 15 ans quand son père est mort. Il se bat depuis des années pour connaître les angles morts de l’assassinat de son père. Ce dossier, à la fois complexe et foisonnant, reste un cold case judiciaire criminel non élucidé et faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un classement sans suite.&nbsp;</p>



<p>Évidemment pour Bachir Ben Barka, son père est un héros. Surnommé le Jean-Jaurès marocain, il est une figure à la fois emblématique de l’Indépendance, mais aussi controversée. Un progressiste de gauche, et un politique manœuvrier impliqué dans la branche armée indépendantiste.</p>



<p>Ses idées ont été inspirantes pour la jeunesse marocaine. Issu de la&nbsp;gauche révolutionnaire, il prône la réforme agraire, la&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%25C3%25A9volution_sociale">révolution sociale</a>&nbsp;pour instaurer des idées telles que l’abolition du&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme">capitalisme</a>, la lutte contre la pauvreté… Ces perspectives sont incompatibles avec le règne de Hassan II, alors même que Ben Barka, surnommé <em>monsieur Dynamo</em>, proche du roi Mohamed V, voulait une monarchie à l’anglaise avec un roi qui règne mais ne gouverne pas.&nbsp;</p>



<p>Exilé définitivement à Paris en 1963, condamné à mort au Maroc, il est proche des grandes figures panafricaines œuvrant en faveur de la solidarité internationale. À Alger, il rencontre&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Che_Guevara">Che Guevara</a>,&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%25C3%25ADlcar_Cabral">Amílcar Cabral</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Malcolm_X">Malcolm X</a>, tentant de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence tricontinentale de janvier 1966 à La Havane.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Les faits </strong><br>Le 29 octobre 1965 le leader indépendantiste, principal opposant d’Hassan II, roi du Maroc depuis 1961, a rendez-vous avec trois personnes : Philippe Bernier, journaliste, Georges Franju, cinéaste, et Georges Figon, producteur. Ils doivent finaliser la production d’un film sur les luttes anticoloniales écrit par Marguerite Duras. Ben Barka est interpellé, sur le trottoir, par deux hommes qui se présentent comme des policiers et qui l’embarquent dans une Peugeot 403. On ne le reverra jamais plus…</pre>



<p><strong>Quel a été le rôle des services secrets occidentaux et en particulier français&nbsp;?</strong></p>



<p>On ne sait pas précisément comment Mehdi Ben Barka a été tué et par qui. On n’a jamais retrouvé son corps. Les services secrets occidentaux l’avaient catalogué comme révolutionnaire indépendantiste, il a d’ailleurs fait deux ans de prison pendant la Seconde Guerre mondiale car il était signataire du manifeste de l’Istiqlal en 1945, en faveur de l’Indépendance. Il a été poursuivi par la puissance coloniale.&nbsp;</p>



<p>Disons que beaucoup de gens avaient intérêt à le voir disparaître&nbsp;: il est condamné à mort par contumace au Maroc au moment de son enlèvement, mais le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (SDECE, devenu depuis DGSE) est directement en lien avec le général Oufkir, et impliqué dans l’affaire.&nbsp;</p>



<p>Aucun président français n’a évoqué cet assassinat depuis le général De Gaulle qui parlait d’«&nbsp;<em>une affaire bizarre dont il est sûr qu&rsquo;il faudra établir la vérité et&nbsp; tirer toutes les conséquences…&nbsp;</em>» C’est pourtant une opération commanditée au plus haut de l’État français. Le rapprochement récent entre la France et le Maroc n’a pas suscité l’occasion de rouvrir le dossier.&nbsp;Mais pour l’historien René Galissot, «&nbsp;<em>c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka</em>.&nbsp;»&nbsp;</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="1018" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-127893" data-id="127893" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-decran-2025-02-21-a-13.10.51.jpg?resize=696%2C1018&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-decran-2025-02-21-a-13.10.51.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-decran-2025-02-21-a-13.10.51.jpg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, 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alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-127895" data-id="127895" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1.jpeg?resize=696%2C953&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1-scaled.jpeg?resize=748%2C1024&amp;ssl=1 748w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1-scaled.jpeg?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1-scaled.jpeg?resize=768%2C1051&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1-scaled.jpeg?resize=1122%2C1536&amp;ssl=1 1122w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1-scaled.jpeg?resize=1496%2C2048&amp;ssl=1 1496w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/F00357-1-scaled.jpeg?resize=150%2C205&amp;ssl=1 150w, 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class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p><strong>Quelle était votre intention en racontant cette disparition sous forme de bande&nbsp;dessinée, et en vous associant à Jacques Raynal?</strong></p>



<p>Le livre dessiné permet de revenir sur l’affaire en rendant accessible les éléments de l’enquête qui restent à révéler, avec la force du dessin noir et blanc de Jacques Raynal. Il se prête très bien à cette affaire qui est un véritable polar.&nbsp;L’enjeu de nos collaborations est de transmettre un récit sur des enquêtes complexes, documentées, en levant les écrans de fumée présents dans le traitement médiatique.&nbsp;Faute d’accès aux archives, toujours classées secret défense, certains éléments circulant sur les conditions de la disparition de Ben Barka ont donné lieu à toutes sortes d’hypothèses invérifiables.</p>



<p>Nous sommes restés sur les faits avérés en mettant à distance les interprétations douteuses. On s’approche du 60<sup>e</sup> anniversaire de l’affaire et on peut regretter que l’instance de réconciliation mise en œuvre avec l’accès au trône du roi Mohamed VI n’ait pas permis d’ouvrir les archives des services secrets.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ben Barka, la disparition </em><br>Récit de <strong>David Servenay</strong> et dessin de <strong>Jacques Raynal</strong><br><a href="https://www.futuropolis.fr/">Futuropolis</a> – 19 €</pre>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>L’auteur </strong><br>David Servenay est journaliste. Après avoir travaillé à RFI, Rue89, OWNI.fr et La Revue dessinée, il est aujourd'hui indépendant. Il a publié au Seuil et à La Découverte plusieurs livres d'enquête sur le Parti socialiste dans le Nord-Pas-de-Calais, sur le génocide des Tutsi au Rwanda et sur l'histoire du patronat français. Il a aussi scénarisé <em>Une affaire d'État</em>, album dessiné par Thierry Martin (Soleil, 2017).</pre>



<p>Retrouvez nos articles&nbsp;<a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em>&nbsp;ici&nbsp;</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec&nbsp;<a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a>&nbsp;sont également disponible en intégralité sur leur site</p>



<p></p>
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		<title>Nos pères, ces prisonniers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 11:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Au diable Vauvert]]></category>
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		<category><![CDATA[exil]]></category>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec J’emporterai le feu (Gallimard), Leila Slimani publie le troisième tome attendu de sa trilogie sur le Maroc et la fin d’une magnifique fresque familiale. Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia (une Leila romancée) et sa petite sœur Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, alsacienne tombée amoureuse d’Amine qu’elle a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="490" height="726" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=490%2C726&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-126830" style="width:175px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?w=490&amp;ssl=1 490w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=202%2C300&amp;ssl=1 202w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=150%2C222&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=300%2C444&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=283%2C420&amp;ssl=1 283w" sizes="auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px" /><figcaption class="wp-element-caption">Leïla Slimani </figcaption></figure>
</div>


<p>Avec <em>J’emporterai le feu</em> (<a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/j-emporterai-le-feu/9782073098368">Gallimard</a>), <strong>Leila Slimani</strong> publie le troisième tome attendu de sa trilogie sur le Maroc et la fin d’une magnifique fresque familiale. Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia (une Leila romancée) et sa petite sœur Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, alsacienne tombée amoureuse d’Amine qu’elle a épousé, comme leur mère Aïcha, gynécologue engagée ou leur tante Selma, indépendante et excentrique, les deux jeunes filles veulent être libres de leurs choix. </p>



<p>Elles trouveront l’émancipation dans l’exil. «&nbsp;<em>Mia, va-t&rsquo;en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu</em>&nbsp;» lui exhorte son père lui donnant les clefs de la liberté. Mia va partir en France pour étudier. Elle deviendra journaliste puis l’écrivaine qu’on connaît. Inès la suivra. Elle sera médecin&nbsp;: En France, il leur faudra se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme. Le père, Medhi, banquier, amoureux des livres – une passion qu’il va transmettre à Mia –, resté au pays va être banni durant des années de l’économie puis arrêté par les autorités marocaines dans des conditions de détention éprouvantes qui marqueront la famille à jamais.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Roman d’investigation&nbsp;</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="399" height="600" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=399%2C600&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-126831" style="width:192px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?w=399&amp;ssl=1 399w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=150%2C226&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=300%2C451&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=279%2C420&amp;ssl=1 279w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sabrina Kassy <em>©</em> Hervé Cote</figcaption></figure>
</div>


<p>Le&nbsp;<em>faux souvenir</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Sabrina Kassa</strong>&nbsp;a pour point de départ une image d’enfance, celui d’une petite fille de 4 ans qui rencontre pour la première fois son père à l’aéroport d’Alger entouré de gardes du corps. Des années plus tard, partageant cette évocation avec son frère ainé, elle apprend que si cette rencontre s’est bien déroulée, elle n’a jamais eu lieu dans un aéroport mais au bagne de Lambèse dans la région de Batna au nord-est de l’Algérie. Quant aux gardes du corps censés protéger ce père si puissant, il s’agissait des gardiens de prison. Pour Sabrina, c’est un choc. Comment avait pu-t-elle sublimer cette vision de geôle, d’enfermement en un symbole de liberté, de voyage, d’émancipation&nbsp;? Pourquoi et comment ce père, commissaire du gouvernement algérien, s’était-il retrouvé en prison&nbsp;? Pour mettre la lumière sur ce «&nbsp;<em>coin aveugle</em>&nbsp;» et retrouver sa mémoire, la journaliste, responsable éditoriale aux questions raciales de Médiapart, part en Algérie sur les traces de son histoire.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>J’emporterai le feu</em>, de<em>&nbsp;</em><strong>Leila Slimani&nbsp;</strong><br>Gallimard&nbsp;- 22,90 €</pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le faux souvenir</em>, de <strong>Sabrina Kassa </strong><br><a href="https://audiable.com/boutique/cat_litterature-francaise/le-faux-souvenir/">Au diable Vauvert </a>- 13,50 €</pre>



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<p></p>
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		<title>Dans le monde des cheikhates</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 13:01:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cheikhate]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ayouch]]></category>
		<category><![CDATA[Nisrin Erradi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Everybody Loves Tuda plonge le spectateur en immersion dans le monde des cheikhates, chanteuses traditionnelles marocaines. On y suit le chemin de Tuda pour sortir de la pauvreté et son combat pour offrir à son fils, Yassine, sourd, une vie meilleure. Après une ouverture du film, lumineuse et festive, où se déploient le chant et [&#8230;]</p>
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<p><em>Everybody Loves Tuda</em> plonge le spectateur en immersion dans le monde des cheikhates, chanteuses traditionnelles marocaines. On y suit le chemin de Tuda pour sortir de la pauvreté et son combat pour offrir à son fils, Yassine, sourd, une vie meilleure. Après une ouverture du film, lumineuse et festive, où se déploient le chant et la danse, une séquence brutale, sombre, montre combien la vie de ces femmes est difficile&nbsp;: Yassine est né d’un viol. Mais Tuda, incarnée magistralement par <strong>Nisrin Erradi</strong>, comme en transe quand elle chante et danse, ne renonce jamais. Elle se bat pour son rêve, refusant l’argent sale de la compromission : pour beaucoup, une cheikhate n’est pas respectable ! <em>«&nbsp;</em><em>Les Cheikhates peuplent mes films depuis long temps, car elles m’ont toujours interpellé, touché, et je voulais qu’un jour elles se retrouvent au centre d’un de mes récits. J’ai toujours admiré les femmes fortes, sans doute parce ce que j’ai grandi avec ma mère qui était ainsi. Ces femmes m’ont toujours passionné. Très vite, j’ai su que je voulais leur donner une voix&nbsp;»</em> &nbsp;&nbsp;Nabil Ayouch a ainsi redonné leurs lettres de noblesse à ces artistes dont «<em> la voix était une arme et le chant, la </em>aïta<em>, des cartouches. </em>»</p>



<p>Un film musical et d’une grande beauté plastique.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Everybody Loves Tuda q</em>ui avait été présenté en avant -première à nouv.o.monde de Rousset sort en salles en salles le 18 décembre.</mark></p>



<p></p>
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		<title>Le henné, un patrimoine sans frontière </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 09:04:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n&#8217;y a pas eu de contestation majeure de l&#8217;initiative algérienne pour l&#8217;inscription du henné au patrimoine culturel immatériel de l&#8217;Unesco. Le dossier, intitulé « Le henné : rituels, pratiques sociales et esthétiques », a été présenté conjointement par 16 pays arabes, dont l&#8217;Algérie, et a été validé le 5 décembre 2024. L&#8217;inscription a été largement saluée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il n&rsquo;y a pas eu de contestation majeure de l&rsquo;initiative algérienne pour l&rsquo;inscription du henné au <a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-henne-rituels-esthetique-et-pratiques-sociales-02116">patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;Unesco</a>. Le dossier, intitulé « <em>Le henné : rituels, pratiques sociales et esthétiques</em> », a été présenté conjointement par 16 pays arabes, dont l&rsquo;Algérie, et a été validé le 5 décembre 2024. L&rsquo;inscription a été largement saluée et considérée comme une reconnaissance de l&rsquo;importance culturelle et sociale du henné dans les sociétés arabo-berbères. </p>



<p>Pourtant les tensions récentes entre l&rsquo;Algérie et le Maroc avaient conduit à plusieurs contestations concernant l&rsquo;appropriation culturelle&nbsp;: le caftan ou le tajine, associés à la culture marocaine, font l’objet de revendications algériennes, alors que le Zellige, mosaïque en céramique que l’Algérie a voulu faire inscrire au patrimoine immatériel de l’Unesco, est aussi revendiqué par le Maroc. Ces contestations révèlent les tensions diplomatiques entre les deux pays et soulignent l&rsquo;importance de protéger et de préserver le patrimoine culturel de manière équitable.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Beauté, soin et sacrement</mark></strong></p>



<p>Le henné est une pratique culturelle profondément ancrée dans de nombreuses sociétés, en particulier dans le monde arabe et dans d&rsquo;autres régions d&rsquo;Afrique et d&rsquo;Asie. Son usage a également été introduit par les diasporas afro-arabes en Europe où il n’intrigue plus autant qu’auparavant. Cependant, sa présence sur les mains peut encore rencontrer des oppositions dans certains métiers où la coloration de la peau est jugée inadéquate.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le henné, totalement naturel, accompagne de nombreux rites de passage tels que mariages, baptêmes ou circoncisions, où il est appliqué pour bénir et protéger les participants.&nbsp;Les différents motifs des tatouages au henné symbolisent généralement la bénédiction, la prospérité, la santé et la chance. Au-delà de son caractère esthétique et sacré, le henné est reconnu pour ses diverses propriétés thérapeutiques. Il est issu de l&rsquo;arbuste Lawsonia inermis, connu pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.&nbsp;Il est espéré que cette inscription contribue à une meilleure compréhension de son usage.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">S’inscrire pour le futur</mark></strong></p>



<p>L&rsquo;Unesco compte aujourd’hui 194 États membres, certains anciens comme la France, l’Égypte, le Maroc (1946), et d’autres plus récents comme ou l&rsquo;Algérie qui a adhéré en 1963, après la décolonisation, ou les États-Unis, réadmis en juillet 2023. Les États membres doivent collaborer pour promouvoir la paix et la coopération internationale à travers l&rsquo;éducation, les sciences et la culture.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;inscription au patrimoine de l&rsquo;Unesco est un processus qui implique plusieurs étapes clés. C’est également une source de concurrence entre pays&nbsp;: agir sur l’attractivité culturelle renforce la position d&rsquo;un pays sur la scène internationale et en matière de tourisme les enjeux sont colossaux.&nbsp;</p>



<p>C’est notamment le cas lorsque certains usages embrassant plusieurs nations transcendent les frontières établies. À l&rsquo;instar des langues, certains objets sont partagés sur des aires géographiques étendues et doivent être portés par plusieurs États, sans exclusivité. &nbsp;</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



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		<title>Montpellier : un mercredi marocain à Cinemed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 16:13:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est au cinéma Rabelais de Montpellier que cette journée du festival Cinemed a commencé, avec un premier film du programme «&nbsp;Courts métrages marocains&nbsp;». <em>Les Poissons du désert</em> d’<strong>Alaa Eddine Aljem </strong>nous a emmenés en plein cœur d’un désert du sud marocain, sous un soleil de plomb. Un père fossoyeur, une mère qui se meurt et un fils qui rêve de devenir pêcheur. Un film où les regards en disent plus que les mots.</p>



<p>On se retrouve ensuite dans les montagnes de l’Atlas, enneigées, où deux bergers, un père et un fils doivent sauver leur troupeau mais le village le plus proche est désert, à cause d’un phénomène étrange et inquiétant&nbsp;: <em>Qu</em><em>’importe si les bêtes meurent</em> de <strong>Sofia Alaoui</strong>. Le reste du programme nous a permis de découvrir les courts de <strong>Sofia El Khyari</strong>, dont le très beau <em>L’Ombre des papillons</em>, une rêverie nostalgique, au rythme de la saudade, des images peintes à la main, encre et aquarelle, des images où l’on sent la texture de la peau.&nbsp; On pouvait prolonger cette séance par l’exposition, <em>Aux sources de l’imaginaire</em> qui donnait à voir la matière derrière les créations des films d’animation de cette artiste plasticienne et cinéaste.</p>



<p>L’après midi, une table ronde, animée par <strong>Tewfik Hakem</strong>, a réuni des représentant.e.s de la jeune génération du cinéma marocain, bien équilibrée, trois femmes et trois hommes, accompagné.e.s par le «&nbsp;grand frère&nbsp;» , le modèle, <strong>Faouzi Bensaïdi</strong> dont on pouvait revoir <em>Mille mois</em> et <em>Déserts.</em></p>



<p>Y a-t-il continuité ou rupture par rapport à la génération précédente&nbsp;? La nouvelle génération est-elle plus audacieuse au niveau formel&nbsp;? Le changement de pays modifie t-il les imaginaires&nbsp;? Le cinéma reconnecte-t-il aves ses origines&nbsp;? Y a t-il censure pour certains films&nbsp;? Les coproductions sont elles une chance pour les cinéastes&nbsp;?</p>



<p>Durant presque deux heures, les cinéastes <strong>Alaa</strong> <strong>Eddine Aljem</strong> (<em>Le Miracle du Saint inconnu</em>)  <strong>Yasmine Benkiran</strong> (<em>Reines)</em> <strong>Ismaël El Iraki</strong> (<em>Burning Casablanca</em>), Sofia El Khyari, <strong>Asmae El Moudir</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/un-film-et-une-maquette/"><em>La Mère de tous les mensonges</em> </a> ) et le producteur-réalisateur <strong>Saïd Hamich Benlarbi</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/avec-la-mer-au-loin-cannes-debarque-a-marseille">La Mer au loin</a>)ont parlé de leur travail, de leurs imaginaires, de leurs aspirations et de leurs difficultés parfois. « <em>Quand on a quelque chose à raconter, on doit trouver une voie-voix .Un cinéaste ça résiste tous les jours ! </em>» a conclu le « grand frère »</p>



<p>Une rencontre qu’on pouvait encore poursuivre&nbsp; en allant voir la douzaine de longs métrages programmés lors de cette 46<sup>e</sup>&nbsp; édition de Cinemed.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Photo&nbsp; © A.G.</p>
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