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	<title>Archives des Marseille Concerts - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Marseille Concerts - Journal Zebuline</title>
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		<title>Hommage à Barbara : Noémi Waysfeld touche à côté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:26:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;une beauté douce, d&#8217;une gestuelle élégante, d&#8217;une voix fine, tout en Noëmi Waysfeld est joli. Il y a deux ans, la chanteuse a décidé de s&#8217;attaquer à un monument : Barbara. D&#8217;autres s&#8217;y sont brisés. Après un concert symphonique donné fin 2024 avec l’Orchestre national Avignon-Provence, c’est une version intimiste qu’elle a présenté à La [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;une beauté douce, d&rsquo;une gestuelle élégante, d&rsquo;une voix fine, tout en Noëmi Waysfeld est joli. Il y a deux ans, la chanteuse a décidé de s&rsquo;attaquer à un monument : Barbara. D&rsquo;autres s&rsquo;y sont brisés. Après un concert symphonique donné fin 2024 avec l’Orchestre national Avignon-Provence, c’est une version intimiste qu’elle a présenté à La Criée, accompagnée par <strong>Guillaume de Chassy</strong> au piano et<strong>Leïla Soldevila</strong>, à la contrebasse. Le spectacle tient gentiment la route, séduit, touche par instants. Les chansons s&rsquo;égrènent avec soin : <em>Ma Maison</em>, <em>Dis quand reviendras-tu</em>, <em>Une petite Cantate</em>… Elle prend la parole entre deux titres pour évoquer la place intime de Barbara dans la vie de chacun. « <em>Quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on écoute seul mais autour de qui on se rassemble dans une ferveur rare</em> », dit-elle avec justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle raconte ensuite l&rsquo;histoire de la chanson <em>Vienne</em>, telle que la rapporte Romanelli, – accordéoniste, pianiste mais surtout compagnon de la dame en noir – lui-même : Barbara ne partait pas vraiment, elle lui glissait chaque soir une lettre sous la porte qui commençait par «<em> Si je t&rsquo;écris ce soir de Vienne… </em>», et lui en faisait une chanson. Une vraie lettre d&rsquo;amour entre deux personnes vivant côte à côte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, ce sont ces récits, ces récitatifs parlés, théâtraux, qui révèlent la meilleure Waysfeld : dans <em>Mon Enfance</em>, chanson-déchirure où elle cherche sa mère dans les murs et les odeurs sans la trouver, ou dans <em>Le Sommeil</em>, où le chanter-parler témoigne d’une vraie conviction. <em>Je serai douce</em> aussi, habitée, crédible, émeut.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ça coince</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais quelque chose manque. Ce qui «&nbsp;faisait&nbsp;» Barbara, ce qui touchait au cœur et aux tripes, c’étaient bien la noirceur, la fêlure, les fractures, la colère souterraine, la puissance créatrice née de douleurs accumulées. Waysfeld, elle, aborde ce répertoire avec une vulnérabilité lisse, une délicatesse lumineuse qui charme sans bouleverser. L&rsquo;intervention de sa toute jeune fille Fanny Cirou, presque gênante, et le solo pianistique de Guillaume de Chassy, certes élégant, coupent inutilement l&rsquo;élan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors on se prend à rêver : et si un jour un compositeur écrivait pour Noëmi Waysfeld ? Un répertoire à sa mesure, qui épouserait son expressivité, au carrefour de cultures dans lequel, elle aime flirter entre chants yiddish et mélodies françaises, sans se contraindre à l&rsquo;ombre d&rsquo;une légende ? Ce soir, Noëmi était «&nbsp;jolie&nbsp;». Mais Waysfeld, elle, mérite, comme Barbara d&rsquo;être grande.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé à <a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a>, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 mai 2026</mark> dans le cadre de la saison <a href="https://www.marseilleconcerts.com/" type="link" id="https://www.marseilleconcerts.com/">Marseille Concerts.</a></pre>



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		<title>Dvorak : une vie singulière  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:28:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence dans un petit village de Bohême, fils d&#8217;un boucher, le jeune Antonin, est destiné à suivre les traces de son père. Heureusement pour nous, ses talents musicaux sont rapidement décelés, reconnus et son destin bouleversé. «&#160;Précoce, Dvorak signe sa première symphonie à 24 ans, quand Beethoven a attendu la trentaine et Brahms&#8230; les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout commence dans un petit village de Bohême, fils d&rsquo;un boucher, le jeune Antonin, est destiné à suivre les traces de son père. Heureusement pour nous, ses talents musicaux sont rapidement décelés, reconnus et son destin bouleversé. «&nbsp;<em>Précoce, Dvorak signe sa première symphonie à 24 ans, quand Beethoven a attendu la trentaine et Brahms&#8230; les quarante-trois ans</em> » explique <strong>Olivier Bellamy</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le critique musical aime les musiciens et raconter leur vie. Et le public apprécie car les biographies éclairent – oh combien – les œuvres. Ce soir-là, à La Criée, les Marseillais ont pu entendre le <em>Finale du Quatuor avec piano op. 87</em>, confié au pianiste <strong>Sélim Mazari</strong> et à trois cordes du Quatuor Malá Strana. <strong>Cyprien Brod</strong> (violon), <strong>Issey Nadaud (</strong>alto) et <strong>Caroline Sypniewski</strong>, violoncelle. Gai, virevoltant, ponctué de pizzicatos lumineux et de rebondissements, le morceau campe d&#8217;emblée l&rsquo;âme dvorakienne : cette faculté à passer de la fête villageoise à l&rsquo;ombre dramatique en quelques mesures. Les jeunes interprètes rayonnent d&rsquo;une énergie généreuse. Bellamy évoque ensuite la rencontre décisive avec Johannes Brahms, son aîné de huit ans, qui prend le compositeur sous son aile et fait éditer ses œuvres à Vienne, saluant sa fraîcheur mélodique autant que son sens inné de la forme. On peut alors entendre le <em>Trio op. 65 en fa mineur,</em> œuvre sombre et profonde, écrite après la mort de sa mère. <strong>Charlotte Chahuneau </strong>est au violon. Mais aussi le <em>Trio Dumky op. 90</em> avec ses basculements entre mélancolie et mesures endiablées, puis les <em>Danses slaves</em> – moment jubilatoire –, qui donnent l&rsquo;occasion d&rsquo;une surprise quand Sypniewski rejoint Sélim Mazari au piano pour un quatre-mains pétillants, immédiatement ovationné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le nouveau monde </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1892, Dvorak traverse l&rsquo;Atlantique pour diriger le Conservatoire de New York. Lui, fils d&rsquo;un peuple dominé par l&rsquo;Empire Austro-Hongrois, reconnaît dans la musique des esclaves et des Amérindiens l&rsquo;écho de sa propre douleur. Il accueille gratuitement les élèves noirs les plus doués, qui ouvriront la voix au jazz. De cet exil fertile naissent trois chefs-d&rsquo;œuvre universels. Le célébrissime <em>Concerto pour violoncelle</em> dans lequel Sypniewski, avec l’<em>Adagio</em>, fait corps avec son instrument dans un don d’elle-même.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Quatuor Américain op. 96,</em> ensuite, sommet absolu de la soirée. Sans piano, les quatre cordes seules : le violoncelle pulse comme un cœur, en pizzicato d&rsquo;abord, avant de s&rsquo;élancer à l&rsquo;archet dans des phrases amples et profondes. Magnifique et étonnamment contemporain. Puis la <em>Symphonie du nouveau Monde</em> bien sûr. Cristina Pasaroiu, souffrante, a cédé sa place à la soprano <strong>Inna Kalugina</strong>. Heureuse substitution : Elle interprète <em>Going Home</em>, mélodie née du <em>Largo </em>de cette partition. Avec une belle sensibilité la chanteuse, théâtrale et habitée, offre au public des passages de <em>Rusalka </em>– opéra composé en 1900 sur le mythe de la petite sirène –, dont le pathétique <em>Air de la Lune</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 27 avril</mark> à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée,</a> scène dramatique nationale de Marseille<br>Dans le cadre de la saison de <a href="https://www.marseilleconcerts.com">Marseille concerts</a></pre>



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		<title>Waysfeld chante Barbara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 08:01:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marseille Concerts accueille Noëmi Waysfeld à La Criée, pour un hommage à Barbara. Accompagnée de Guillaume de Chassy au piano et de Leïla Soldevila à la contrebasse, la chanteuse fait revivre la légende à travers seize titres emblématiques parmi lesquels L&#8217;Aigle noir, Nantes, Göttingen, Septembre… Portée par une sensibilité façonnée par la musique classique, la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Marseille Concerts accueille Noëmi Waysfeld à La Criée, pour un hommage à Barbara. Accompagnée de Guillaume de Chassy au piano et de Leïla Soldevila à la contrebasse, la chanteuse fait revivre la légende à travers seize titres emblématiques parmi lesquels <em>L&rsquo;Aigle noir</em>, <em>Nantes</em>, <em>Göttingen</em>, <em>Septembre</em>… Portée par une sensibilité façonnée par la musique classique, la mélodie française, le chant yiddish et le fado, l’interprète propose une lecture habitée et personnelle, évitant toute imitation pour mieux faire résonner la profondeur poétique et l’intensité émotionnelle des textes et chansons de la grande « Dame en noir ». </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 mai<br></mark><strong><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a></strong>, Théâtre national de Marseille</pre>



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		<title>Dvořák en Amérique</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 10:28:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Antonin Dvořák quitte à cinquante ans sa Bohême pour un poste prestigieux au Conservatoire de New York : de cet exil naîtront de nombreuses œuvres – la Symphonie du Nouveau Monde, le Quatuor « Américain », parmi les plus célèbres – tournées vers le pays natal comme vers la terre d’accueil. Pour donner corps à ces œuvres nourries [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Antonin Dvořák quitte à cinquante ans sa Bohême pour un poste prestigieux au Conservatoire de New York : de cet exil naîtront de nombreuses œuvres – la <em>Symphonie du Nouveau Monde</em>, le <em>Quatuor « Américain »</em>, parmi les plus célèbres – tournées vers le pays natal comme vers la terre d’accueil. Pour donner corps à ces œuvres nourries par cet exil à la fois souhaité et douloureux, Marseille Concerts organise à La Criée un programme retraçant cette traversée esthétique et musicale. Pour ce faire, la chanteuse Cristina Pasaroiu, le pianiste Sélim Mazari, mais également, au quatuor, Cyprien Brod, Charlotte Chahuneau, Issey Nadaud et Caroline Sypniewski s’empareront d’extraits partitions emblématiques, contextualisées par Olivier Bellamy, directeur artistique de Marseille Concerts tenant ici le rôle de récitant. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.CA.<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 avril<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/"><strong>La Criée</strong>,</a> Théâtre national de Marseille</pre>



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		<title>Alexandra Conunova &#038; Jean-Paul Gasparian</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 08:50:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Palais du Pharo, Marseille Concerts invite la violoniste Alexandra Conunova et le pianiste Jean-Paul Gasparian dans un programme qui traverse le Romantisme et ses héritages. De Schumann à Fauré, la sonate violon-piano s’y construit comme un espace de dialogue, où le chant s’affirme et se transforme. Avec Prokofiev, l’écriture se tend, plus anguleuse, presque [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/alexandra-conunova-jean-paul-gasparian/">Alexandra Conunova &amp; Jean-Paul Gasparian</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Au Palais du Pharo, Marseille Concerts invite la violoniste Alexandra Conunova et le pianiste Jean-Paul Gasparian dans un programme qui traverse le Romantisme et ses héritages. De Schumann à Fauré, la sonate violon-piano s’y construit comme un espace de dialogue, où le chant s’affirme et se transforme. Avec Prokofiev, l’écriture se tend, plus anguleuse, presque nerveuse, sans renoncer à la ligne. En guise de conclusion, la Sonate « À Kreutzer » de Beethoven pousse cette relation à son paroxysme : équilibre instable, énergie conflictuelle, virtuosité partagée. Loin de jouer le rôle d’accompagnateur, le pianiste y devient un soliste. A part entière, à l’égal du violoniste. Tout se joue alors, dans cet art de la Romance et de la Mélodie, dans l’attention à l’autre. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 avril<br></mark><strong><a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/" type="link" id="https://palaisdupharo.marseille.fr/">Palais du Pharo</a></strong>, Marseille</pre>



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		<title>Alain Planès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:00:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Alain Planès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Opéra de Marseille en collaboration avec Marseille Concerts accueille le pianiste Alain Planès pour un programme consacré à trois sonates de Joseph Haydn. Formé au Conservatoire de Paris, Planès a travaillé aux côtés de Menahem Pressler, György Sebök et Rudolf Serkin, avant de rejoindre l&#8217;Ensemble Intercontemporain sous la direction de Pierre Boulez. Il a construit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Opéra de Marseille en collaboration avec Marseille Concerts accueille le pianiste Alain Planès pour un programme consacré à trois sonates de Joseph Haydn. Formé au Conservatoire de Paris, Planès a travaillé aux côtés de Menahem Pressler, György Sebök et Rudolf Serkin, avant de rejoindre l&rsquo;Ensemble Intercontemporain sous la direction de Pierre Boulez. Il a construit un répertoire centré sur les compositeurs qui lui sont les plus chers : Haydn, Schubert, Debussy. Dans les sonates de Haydn, il déploie une lecture à la fois érudite et personnelle. Car Haydn n&rsquo;est pas le compositeur paisible que l&rsquo;on croit : ses sonates regorgent de ruptures rythmiques, de fausses pistes, de silences calculés et d&rsquo;une fantaisie qui annonce Beethoven. Planès en restitue l&rsquo;humour, l&rsquo;invention et la malice avec précision et sensibilité.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 mars (11 h)<br></mark><strong><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation/alain-planes-joue-haydn-marseille-concerts" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation/alain-planes-joue-haydn-marseille-concerts">Foyer Ernest Reyer</a></strong>, Opéra de Marseille</pre>



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		<title>Le chant des vivants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:27:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà désormais plus de trente ans que Tous les matins du monde a ressuscité un instrument poliment oublié. La viole de gambe, instrument de prédilection de Marin Marais, y servait de relais entre l’esprit des compositeurs et leurs corps&#160;; entre la virtuosité et l’art&#160;; entre les morts et les vivants. Elle s’y révélait comme une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Voilà désormais plus de trente ans que <em>Tous les matins du monde </em>a ressuscité un instrument poliment oublié. La viole de gambe, instrument de prédilection de Marin Marais, y servait de relais entre l’esprit des compositeurs et leurs corps&nbsp;; entre la virtuosité et l’art&nbsp;; entre les morts et les vivants. Elle s’y révélait comme une sublimation de la voix masculine, consolation de la perte comme de la restitution prêtées à la mue. Un très beau récit, laissant cependant peu de voix aux femmes. C’est aujourd’hui une figure féminine qui s’impose aux manettes de cet instrument. <strong>Salomé Gasselin</strong>, saluée unanimement, entre autres, l’an dernier pour un enregistrement dédiée à Biber et à Bach, d’une finesse et d’une sensibilité inédites sur ce répertoire. Sans maniérisme, sans sécheresse, la gambiste insuffle aux œuvres choisies une poésie et une vitalité solaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Retracer l’Histoire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sens de l’Histoire y demeure présent&nbsp;: on découvre ainsi chez Biber, figure chère à Bach, un phrasé éthéré proche de Marin Marais&nbsp;; lequel réapparaît ensuite chez Bach, dans cette sonate adaptée de l’<em>Hortus Musicus </em>de Reincken. On y découvre également <strong>Arnaud de Pasquale </strong>en soliste&nbsp;: interprète formé au clavecin comme à l’orgue, le claviériste explorant depuis plusieurs années les orgues baroques du monde entier, rappelle également sur ces pièces précurseuses sa maîtrise du pianoforte – à l’origine du très bel enregistrement <em>Mozart à Paris, 1778</em>. Le phrasé s’affranchit de la pulsation pour mieux faire entendre les textures. Seule sur sa transcription de la célèbre <em>Suite BWV 1008</em>, Salomé Gasselin retrouve ensuite son partenaire sur la plus méconnue <em>BWV 1028</em>, composée spécialement pour ces deux instruments et jouant habilement de leur complémentarité, sur le plan de la tessiture comme sur celui du timbre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"> Le concert a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">samedi 21</mark> mars au Palais du Pharo dans le cadre de la saison Marseille Concerts en partenariat avec Mars en Baroque.</pre>



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		<title>Salomé Gasselin &#038; Arnaud de Pasquale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:10:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Organisée dans le cadre du festival Mars en Baroque par Marseille Concerts, la rencontre entre la gambiste Salomé Gasselin et le claveciniste Arnaud de Pasquale promet de faire des étincelles. C’est sur le plus célèbre des compositeurs baroques que les musiciens se rencontreront : Bach, donc. Au prisme de différentes formes et déclinaisons. L’occasion de redécouvrir [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Organisée dans le cadre du festival <em>Mars en Baroque</em> par Marseille Concerts, la rencontre entre la gambiste Salomé Gasselin et le claveciniste Arnaud de Pasquale promet de faire des étincelles. C’est sur le plus célèbre des compositeurs baroques que les musiciens se rencontreront : Bach, donc. Au prisme de différentes formes et déclinaisons. L’occasion de redécouvrir les suites pour violoncelle sur l’instrument pour lequel elles ont été écrites, notamment. Mais aussi la célèbre sonate d’après Reincken, pétrie de références italiennes, réadaptant un effectif en trio pour le clavier seul. Ensemble, ils feront entendre la <em>Sonate pour viole de gambe et clavecin obligé </em>mais aussi sa prédécesseuse <em>Sonatina pour viole de gambe </em>composée par Biber, le maître du cantor de Leipzig. <em>S.C.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mars<br></mark><strong><a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/" type="link" id="https://palaisdupharo.marseille.fr/">Palais du Pharo</a></strong>, Marseille</pre>



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		<title>Variations sur un imaginaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 09:08:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On l’aurait peut-être davantage attendue sur Schumann. Surtout pour cette heure au foyer dédiée, selon l’usage impulsé par Marseille Concerts, à un compositeur – ou une compositrice – en particulier. D’autant qu’Arielle Beck a consacré son premier enregistrement et nombre de ses concerts au plus littéraire des compositeurs, dont elle a su saisir la poésie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">On l’aurait peut-être davantage attendue sur Schumann. Surtout pour cette heure au foyer dédiée, selon l’usage impulsé par Marseille Concerts, à un compositeur – ou une compositrice – en particulier. D’autant qu’<strong>Arielle Beck </strong>a consacré son premier enregistrement et nombre de ses concerts au plus littéraire des compositeurs, dont elle a su saisir la poésie sans jamais en forcer l’étrangeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la jeune pianiste n’est plus à une prise de risque près. C’est ainsi à un autre célèbre romantique allemand qu’ellea dédié son récital, très attendu, au Foyer de l’Opéra de Marseille ce 15 mars. Mendelssohn qui, comme elle, n’était âgé que de 17 ans lorsqu’il composa l’ouverture du <em>Songe d’une nuit d’été</em>, qu’il complèterait quinze ans plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’art de l’enchantement</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Transcrite par Liszt, la partition retentit, dans ses variations sur la célébrissime marche nuptiale et sa jolie adaptation de la danse des fées, comme un hymne à l’enchantement. La technique est bien sûr étourdissante, de même que la clarté du jeu, la douceur des phrasés, l’étendue et la finesse du nuancier…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est, peut-être plus encore, l’art du récit et de l’incarnation qui impressionnent chez cette interprète qui sait dénicher dans chaque œuvre un angle, une prise de vue qui en révèle sans effort une nouvelle facette. Les <em>Romances sans paroles </em>évoquent, bien sûr, l’art du Lied et ce goût de chant propres à Schubert ou à Schumann. Le <em>Prélude et fugue en mi mineur </em>convoque le thématisme cher à Bach qu’il augmente d’un sens du legato résolument romantique. Et les <em>Variations sérieuses </em>résonnent, dans leur versatilité, comme un pendant à l’espièglerie de Mozart.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion du concert, c’est à une série de variations de son propre cru que nous invite la pianiste, improvisatrice qui, partition à l’appui, se fait également compositrice. D’un thème évoquant Schumann, elle fait, d’une incursion à l’autre, advenir et dérailler un langage entre sérénité chorale, crue dissonance et tendres éclaircies. Sublime.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br> Le concert a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 mars</mark> au Foyer de l’Opéra de Marseille, dans le cadre de la saison Marseille Concerts.</pre>



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		<title>Alexandre Kantorow</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 09:10:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeune et brillant pianiste français sera à La Criée le 16 et 17 février pour deux soirées à l&#8217;invitation de Marseille Concerts. Un événement exceptionnel en prélude aux quarante ans de l&#8217;association, qui marque les retrouvailles avec un artiste que Marseille Concerts accompagne depuis ses débuts. Il n’avait alors que seize ans. Depuis son [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le jeune et brillant pianiste français sera à La Criée le 16 et 17 février pour deux soirées à l&rsquo;invitation de Marseille Concerts. Un événement exceptionnel en prélude aux quarante ans de l&rsquo;association, qui marque les retrouvailles avec un artiste que Marseille Concerts accompagne depuis ses débuts. Il n’avait alors que seize ans. Depuis son triomphe au Concours Tchaïkovski de Moscou en 2019 – premier prix et médaille d&rsquo;or –, le pianiste s&rsquo;est imposé comme une star internationale. Le public marseillais découvrira un programme ambitieux où dialogueront Bach-Liszt, Medtner, Chopin et Scriabine, avant d&rsquo;atteindre le sommet avec la Sonate n°32 de Beethoven, ultime chef-d&rsquo;œuvre du compositeur qui touche à la dimension cosmique. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 et 17 février</mark><br><strong><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a></strong>, Théâtre national de Marseille</pre>



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