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	<title>Archives des Marseille Jazz des 5 continents - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Marseille Jazz des 5 continents - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le jazz jamais en rade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:42:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est désormais habituel&#160;: chaque printemps, le Marseille Jazz s’associe avec le cinéma L’Alhambra pour une proposition conjointe. Cette année, c’est un ciné-concert de haut degré artistique qui était proposé. Le film En Rade, muet et en noir et blanc, réalisé en 1927 par le Brésilien Alberto Cavalcanti, narre les rapports émus et craintifs entre une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est désormais habituel&nbsp;: chaque printemps, le <em><strong>Marseille Jazz </strong></em>s’associe avec le cinéma L’Alhambra pour une proposition conjointe. Cette année, c’est un ciné-concert de haut degré artistique qui était proposé. Le film <em>En Rade</em>, muet et en noir et blanc, réalisé en 1927 par le Brésilien <strong>Alberto Cavalcanti</strong>, narre les rapports émus et craintifs entre une petite serveuse de bar, rudoyée par sa mère, affolée par ses clients les dockers et Jean, le fils de la blanchisseuse qui rêve à d&rsquo;autres horizons – un simple d&rsquo;esprit s&rsquo;en mêle, fasciné par la jeune fille et les bateaux qui s&rsquo;éloignent des rivages marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restauré par Les Films du Jeudi, il permet de découvrir des images de la cité phocéenne loin de tout stéréotype. Ici, pas de Vieux Port ni de Bonne Mère, mais des vues sur les marchandises, les cargos et les portefaix. À peine les docks de la Joliette et la Digue du Large sont-ils esquissés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique, une suite composée par le pianiste <strong>Benjamin Moussay</strong>, est interprétée par un quartet d’excellence. Outre le pianiste, Airelle Besson est à la trompette, Thomas Savy à la clarinette et Eric Echampard à la batterie, qui tous sont là pour amplifier les émotions que suggèrent les images.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique et l’héroïne</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> On croit que chaque instrument est censé représenter un personnage – notamment la trompette, qui entre en jeu dès l’entrée en scène de l’héroïne. Puis on a la sensation que la clarinette fait vibrer le décor jusqu’à la moindre volute d’un châle, alors que le piano rend les cadrages plus précis encore, et que la batterie devient un instrument de montage. Par de subtiles polyphonies et polyrythmies, fondées sur des arpèges impressionnistes d’où émerge un swing furtif, l’orchestre déploie des ondes sensibles aux nuances infinies, rejoignant le propos artistique aux atours expérimentaux du réalisateur. Tout ça pour une histoire d’amour avec un port comme cadre&nbsp;? Oui. Et c’était sublime.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br>Ciné-concert donné dans le cardre du Parcours métropolitain du Marseille Jazz des Cinq Continents <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 7 juin</mark> au cinéma L’Alhambra, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Effervescence Marseillaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 08:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[David Walters]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Rampal]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille Jazz des 5 continents]]></category>
		<category><![CDATA[Roberto Fonseca]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une soirée particulièrement généreuse qui s’est offerte aux Marseillais en cette veille de fête nationale. De la Plaine, où s’est tenu un concert solidaire des artistes en exil, au Vieux Port qui accueillait la grande Véronique Sanson dans le cadre de L’Été Marseillais, les occasions de découvrir en plein air des concerts qui feront [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est une soirée particulièrement généreuse qui s’est offerte aux Marseillais en cette veille de fête nationale. De la Plaine, où s’est tenu un concert solidaire des artistes en exil, au Vieux Port qui accueillait la grande Véronique Sanson dans le cadre de <em>L’Été Marseillais</em>, les occasions de découvrir en plein air des concerts qui feront date étaient nombreuses&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Cuba virtuose</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est peut-être au Palais Longchamp que la soirée la plus emblématique de la vie estivale phocéenne s’est déroulée, dans ce parc qui a vu se succéder depuis 25 ans des artistes précieux. Donné en conclusion de cette belle série, le set de <strong>Roberto Fonseca </strong>incarnait déjà à lui seul l’esprit d’un festival abolissant d’inutiles frontières entre jazz et musiques du monde. Heureux de revenir dans cette ville qui a «&nbsp;<em>toujours su accueillir et comprendre sa musique</em>&nbsp;», le pianiste cubain échange facétieusement avec le public, évoque dans un français imagé son amour d’Oscar Peterson ou de Glenn Gould, son rapport à son instrument ou encore ce professeur ayant juré qu’il ne deviendrait jamais musicien professionnel. Et si la virtuosité de Fonseca impressionne encore aujourd’hui, c’est évidemment pour sa propension à l’échafaudage, à la vélocité et à la mouvance rythmique comme harmonique qui fait la qualité de tous les jazzmen les plus aguerris ; mais aussi sa générosité avec ses compagnons de route, croisés notamment au Buena Vista Social Club, son goût du chant et de la danse qui ne sacrifie jamais sur l’autel de la performance la musicalité et la sensualité. Un jazz qui respire, en somme, plutôt que de se refermer sur ses propres mécanismes. Habitué du festival de la première heure, Roberto Fonseca sait saisir ce public plus jeune, moins snob et moins fortuné que celui d’autres festivals voisins : le faire chanter sur des échappées improvisées vers les Beatles ou Besame Mucho, se déhancher sur un standard havanais ou rêver sur des envolées plus mélancoliques – le très beau&nbsp;<em>Mercedes&nbsp;</em>dédié à sa chère mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Marseille résiste</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée s’était ouverte sur deux artistes pour qui Marseille aura également joué un rôle crucial, jusqu’à leur émergence déjà lointaine en tant qu’artistes&nbsp;: <strong>Marion Rampal</strong> et <strong>David Walters</strong>, représentants d’un jazz flirtant avec la poésie, le blues «&nbsp;<em>de quand t’as trop de vaisselle à la main</em>&nbsp;» et même la pop pour elle&nbsp;; et la soul teintée d’harmonies caraïbéennes sophistiquées pour lui. De chaleureuses sessions qui semblent s’écouler en quelques minutes et prennent tout de même le temps d’évoquer, entre deux morceaux, la mobilisation politique récente de la ville autour des élections, la nécessité d’un espoir. La chanteuse et guitariste salue la possibilité pour l’art de «&nbsp;<em>complexifier</em>&nbsp;» et d’ainsi résoudre les nœuds et conflits de l’époque&nbsp;; le chanteur tous terrains félicite les Marseillais qui «&nbsp;<em>[l’] auront accueilli mieux que personne</em>&nbsp;» pour le faible score alloué au rassemblement national.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Marseille Jazz des 5 continents s’est clôturé le 13 juillet au Palais Longchamp</p>
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