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	<title>Archives des Michel Bissière - Journal Zebuline</title>
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		<title>Faire durer les Festivals</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 08:13:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La conférence de presse organisée par la Région Sud le avait notamment pour but d’affirmer qu’elle «&#160;voit la culture non pas comme une dépense mais comme une identité&#160;», selon les mots de sa vice-présidente chargée de la culture et du patrimoine culturel Sophie Joissains. Cette «&#160;identité&#160;» de «&#160;terre de festivals&#160;» a conduit la région à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La conférence de presse organisée par la Région Sud le avait notamment pour but d’affirmer qu’elle «&nbsp;<em>voit la culture non pas comme une dépense mais comme une identité</em>&nbsp;», selon les mots de sa vice-présidente chargée de la culture et du patrimoine culturel <strong>Sophie Joissains</strong>. Cette «&nbsp;<em>identité&nbsp;</em>» de «&nbsp;<em>terre de festivals</em>&nbsp;» a conduit la région à se distinguer d’autres collectivités qui se sont désengagées brutalement du financement de la culture, comme le Pays de Loire. Mais si la baisse des subventions à la Culture a été moins brutale et moins notable (entre 5 et 10% selon les opérateurs), Sophie Joissains explique, avec regret, que la baisse des dotations d’État a amené la Région à se recentrer sur ses compétences obligatoires, tout en maintenant «&nbsp;<em>autant que possible</em>&nbsp;» son soutien, «&nbsp;<em>essentiel aussi pour l’attractivité du territoire</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, les représentant·es des festivals n’aborderont jamais les difficultés financières qu’ils rencontrent tous pourtant, en raison de cette baisse générale des subventions régionales, qui se combine à d’autres désengagements locaux, et à une hausse des coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût environnemental, au contraire, a occupé une place centrale dans les prises de parole. Chacun·e abordé les dispositions mises en place pour minimiser l’impact environnemental des festivals, qui nécessitent souvent une mutualisation des transports techniques, et une réflexion sur les déplacements du public. À ce sujet <strong>Michel Bissière</strong>, conseiller régional délégué à la vie artistique, a annoncé la création d’un pacte intitulé «&nbsp;Transition en scène&nbsp;» donnant des directives pour une meilleure soutenabilité des institutions signataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Durabilité</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tiago Rodrigues</strong>, le directeur du Festival d’Avignon (voir p&nbsp;68 et 69) qui fête cette année ses 80 ans, s’interroge : «&nbsp;<em>Comment exister encore dans 80 ans ?</em>&nbsp;». Le bouleversement climatique impacte particulièrement le Festival d’Avignon, qui subit les canicules de plein fouet, et a adapté ses horaires, en prévoyant une pause durant les heures les plus chaudes. Mais la question dépasse les enjeux environnementaux : il s’agit aussi de faire vivre l’héritage de la décentralisation initiée par Jean Vilar qui a installé le plus grand festival de théâtre dans la Cité des Papes. Mais «&nbsp;<em>comment décentraliser au plus près quand on représente nous-mêmes une nouvelle centralisation ?</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question est au cœur du projet du Festival de Chaillol depuis 30 ans, comme l’explique son directeur <strong>Michaël Dian.</strong> Proposer l’excellence musicale dans les villages des Hautes Alpes est l’essence même de sa démarche qui «&nbsp;<em>concerne</em>&nbsp;» aujourd’hui «&nbsp;<em>tous les habitants</em>&nbsp;». Une démarche à laquelle Les Rencontres d’Arles (voir p&nbsp;42 et 43) travaillent aussi, en particulier étendant leurs expositions jusqu’en octobre&nbsp;: <strong>Aurélie de Lanlay</strong>, directrice adjointe du Festival, soulignait le succès de <em>La rentrée en images</em>, fréquentée par 4800 lycéens en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car cette richesse tient aussi de la diversité des arts représentés dans ces festivals &#8211; malgré l’étonnante omission de la danse durant la conférence, le Festival de Marseille étant absent. Comme le souligne <strong>Hugo Lucchino</strong>, nouveau directeur de la Villa Noailles, le festival est «&nbsp;<em>le seul en France à faire découvrir la création contemporaine dans les domaines de la mode, de l’architecture</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lyrique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La continuité que toustes appellent de leurs vœux prend des airs de résurrection pour les Chorégies d’Orange (voir p&nbsp;84), représentées pour l’occasion par leur président <strong>Richard Galy</strong>, qui est également président de la Commission Rayonnement culturel de la Région. Cet été, explique l’édile, marque le début d’une restructuration du plus vieux festival de France, ce qui passe par un changement de statut et l’embauche d’un nouveau directeur artistique pour l’édition prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouveau directeur également, <strong>Ted Hufman</strong> confirme la démocratisation en cours du Festival d’Aix (voir p&nbsp;26 et 29), avec Aix en juin, en entré libre, qui s’étoffe, et les programmes qui se sont ouverts au jazz et aux musiques de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que pour le lyrique, les financements publics demeurent importants. Avec ses 11 millions de subventions, le Festival d’art lyrique est mieux doté que le Festival d’Avignon (moins de 8 millions pour le In et le Off) ou que les Rencontres d’Arles (moins de 4 millions). Alors même qu’il concerne moins de spectateurs et génère moins de retombées économiques pour le territoire, l’impérieuse nécessité de faire des économies ne remet pas en cause sa primauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opéra n’a pas de prix, mais les autres festivals sont tout aussi essentiels&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ et AGNÈS FRESCHEL</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>



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		<title>Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’est pas si courant qu’un homme de droite cite cette phrase de Pina Bausch. Michel Bissière, vice-président de la Région Sud en charge de la culture, a adopté un ton grave lors de la conférence de presse du Festival de Marseille, rappelant à demi-mot que nos manifestations culturelles sont menacées par l’extrême droite, mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas si courant qu’un homme de droite cite cette phrase de Pina Bausch. Michel Bissière, vice-président de la Région Sud en charge de la culture, a adopté un ton grave lors de la conférence de presse du Festival de Marseille, rappelant à demi-mot que nos manifestations culturelles sont menacées par l’extrême droite, mais aussi par les restrictions budgétaires imposées aux collectivités&nbsp;par le gouvernement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;«&nbsp;<em>La création artistique est une nécessité pour inventer des récits communs</em>&nbsp;», affirme-t-il, tandis que Nicole Joulia, son homologue au Département 13, s’inquiète aussi de l’impasse budgétaire de la Métropole Aix-Marseille&nbsp;: «&nbsp;<em>Les Marseillais ont prouvé qu’ils pouvaient se lever contre ceux qui ne respectent pas les différences. Il faut que nous soyons prêts à défendre ensemble une culture publique ouverte, celle qui fait la richesse de notre territoire et de notre région.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une perspective d’alliance inédite&nbsp;? Allons-nous vers la possibilité d’un regroupement républicain d’urgence face à la double menace de l’extrême droite, qui censure et annule les festivals à tour de bras, et de l’extrême centre, qui impose aux collectivités territoriales d’annuler des événements et des subventions pour tenir leurs budgets&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous dansiez ? j’en suis fort aise</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élection de Jordan Bardella comme président de la République semble aujourd’hui probable. Plus seulement possible, probable. Le monde culturel s’y prépare avec effroi. Les élus attachés au bien commun et aux valeurs de la République aussi, se demandant quelles alliances nouvelles ils doivent tisser pour éviter le pire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est la sidération qui domine, empêchant l’action, empêchant de danser, empêchant d’affirmer que cela est impossible, qu’il faut se mobiliser… Car comment la patrie qui a inventé la démocratie moderne et les droits de l’Homme, les droits d’auteur et l’exception culturelle, le théâtre de service public, une politique publique du livre et du cinéma, peut-elle sombrer à ce point&nbsp;? Comment le pays d’Europe où vivent les plus grandes communautés musulmanes et juives, celui qui au sortir de la guerre a su adopter des lois sociales qui le structurent encore aujourd’hui, peut-il désirer renouer avec le régime et les valeurs de Vichy, le droit du sang et la préférence nationale, la défense inconditionnelle des forces de l’ordre même lorsqu’elles sombrent dans la violence&nbsp;? &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À gauche, on sait que l’appauvrissement des classes populaires, l’absence de perspective des jeunes et la destruction progressive des services publics doit s’arrêter pour que le fascisme s’éloigne. Mais comment les fractures entre les partis permettraient-elles aujourd’hui une candidature unique, seule capable de se qualifier au second tour&nbsp;? &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À droite, les quelques-uns qui résistent au ciottisme et restent fidèles au gaullisme, les quelques-uns qui pourraient, dans un duel gauche-RN, faire barrage au fascisme, les quelques-uns qui ne cèdent pas au lavage de cerveau du système Bolloré, sont aujourd’hui hyper-minoritaires. Ce sont pourtant eux qui doivent comprendre, et faire comprendre à leur camp, que désespérer le peuple conduit soit au fascisme, soit à la révolution. De type sanglant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Et bien chantons maintenant</strong></mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet été de festivals qui s’annonce sera peut-être le dernier&nbsp;: un président d’extrême droite ne permettra pas cet espace de liberté et de démocratie. Déjà, à Avignon, le nouveau maire a choisi deux vice-présidents d’extrême droite, et critique la programmation d’un festival qu’il juge pro-palestinien. Déjà, les maires RN retirent les drapeaux LGBTQI, censurent les festivals et les maisons de théâtre. Déjà la commission parlementaire ciottiste a attaqué l’audiovisuel public, ciment essentiel à notre démocratie. Déjà les aides à la presse indépendante disparaissent, laissant le champ libre à la presse Bolloré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons un peu plus d’un an. Il est temps de chanter ensemble, à pleins poumons. Sinon nous sommes perdus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL&nbsp;</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>



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		<title>Avignon : « Retrouver le chemin de la culture populaire »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 10:42:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La bibliothèque Jean-Louis Barrault, située à la Rocade, quartier excentré qui aligne des tours et des centres commerciaux reliés par des voies rapides, est un îlot culturel depuis 1986. Fermée pendant près de trois ans pour une nécessaire rénovation, elle a rouvert ses portes le 9 novembre 2024, plus belle que jamais. Son esthétique béton [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La<a href="https://www.avignon.fr/avignon-se-reinvente/grands-projets/mediatheque-jean-louis-barrault-une-rehabilitation-ambitieuse"> bibliothèque Jean-Louis Barrault</a>, située à la Rocade, quartier excentré qui aligne des tours et des centres commerciaux reliés par des voies rapides, est un îlot culturel depuis 1986. Fermée pendant près de trois ans pour une nécessaire rénovation, elle a rouvert ses portes le 9 novembre 2024, plus belle que jamais. Son esthétique béton années 1980 s’est complétée de bois chaleureux, sa ludothèque s’est considérablement agrandie, ses fonds sont augmentés et elle s’appelle désormais Renaud-Barrault, dans un hommage complet au couple célèbre qui n’oublie plus Madeleine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 janvier, <strong>Cécile Helle</strong> se réjouissait de lancer l’année <a href="https://avignon2025.fr">Avignon, Terre de culture,</a> dans cet équipement pour plusieurs raisons « <em>fortement symboliques</em> ». D’une part parce que c’est un équipement « <em>extra-muros</em> » dans une ville où « <em>les patrimoines se complètent </em>» et où le Palais de Papes cohabite avec les « <em>architectures de béton</em> » qui marquent la ville hors remparts. Aussi parce que la lecture publique est un axe fort de la politique culturelle avignonnaise qui se veut « <em>généreuse et engagée</em> » pour « <em>retrouver le chemin de la culture populaire de Jean Vilar</em> ». « <em>Les bibliothèques sont au plus près des citoyens et des citoyennes</em>, rappelle-t-elle, <em>elles sont un lieu d’hybridation et permettent d’inventer les projets artistiques et culturels au plus près des besoins. Il y a 6, il y aura bientôt 7 bibliothèques à Avignon</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un chiffre effectivement exceptionnel pour 90 000 habitants, d’autant que les collections sont diversifiées et conséquentes, la circulation entre les bibliothèques exemplaire, le prêt gratuit depuis 2021, et les activités artistiques, pour tous les âges, variées et nombreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une réussite ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la réouverture, c’est à dire en sept semaines, l’équipement a reçu 11 000 visiteurs et 1 000 inscriptions supplémentaires ont été enregistrées dans le réseau municipal des bibliothèques. Une rénovation d’un coût de 9 millions «&nbsp;<em>qui n’aurait pas été possible sans l’aide de l’État qui l’a financée à 70&nbsp;%, ainsi que l’apport de la Région</em>.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le préfet de Vaucluse <strong>Thierry Suquet</strong> explique d’ailleurs que «&nbsp;<em>trois axes forts de la politique de l’État sont mis en œuvre grâce à cet équipement : l’accès à la culture, la politique de la ville et la sécurité&nbsp;</em>». Et précise que «&nbsp;<em>la réhabilitation de l’habitat des zones urbaines périphériques doit se poursuivre impérativement. Chaque jour nous traitons des problèmes de violence dans les quartiers, et je suis persuadé que les maîtres mots pour les traiter, avant le déploiement de la police, c’est l’éducation et la culture, les écoles et les bibliothèques.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un discours que <strong>Michel Bissière</strong>, conseiller régional délégué à la vie culturelle et artistique, complétait d’une histoire plus personnelle, liée à son enfance avignonnaise&nbsp;: il a vu ce «&nbsp;<em>Beaubourg d’Avignon&nbsp;»</em> s’édifier, il y a étudié et se réjouit que ce «&nbsp;<em>pôle culturel de quartiers sud</em>&nbsp;»&nbsp; renoue avec&nbsp;«&nbsp;<em>l’échange de savoirs, l’innovation et la solidarité</em>&nbsp;» de ses origines. Une belle unanimité&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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