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	<title>Archives des Michel Gondry - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Michel Gondry - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le château de la Buzine, tout un cinéma !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 08:46:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2008, Michel Gondry réalise&#160;Soyez sympas, rembobinez. Un film dans lequel Jack Black et Mos Def réalisent des remakes de films à toute vitesse, avec ingéniosité et drôlerie, car toutes les VHS de leur video-club ont été effacées. Pour le réalisateur français, ce synopsis est aussi le point de départ du concept itinérant L’Usine de [&#8230;]</p>
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<p>En 2008, <strong>Michel Gondry</strong> réalise&nbsp;<em>Soyez sympas, rembobinez</em>. Un film dans lequel Jack Black et Mos Def réalisent des remakes de films à toute vitesse, avec ingéniosité et drôlerie, car toutes les VHS de leur video-club ont été effacées. Pour le réalisateur français, ce synopsis est aussi le point de départ du concept itinérant <em>L’Usine de films amateurs</em>, qui invite depuis plus de dix ans le public à produire son propre film en trois heures. Après 22 villes traversées autour du monde – Tokyo, Paris, New York, Buenos Aires… – ayant accueilli plus de 65 000 participants, ce dispositif débarque à Marseille au château de la Buzine, tout juste récupéré en régie par la Ville de Marseille.<strong>&nbsp;</strong>«&nbsp;<em>Ce projet constitue une fenêtre ouverte vers, espérons-le, des vocations. Et pour les plus jeunes, des moments de plaisirs partagés en famille, entre amis, et la redécouverte de la magie du cinéma&nbsp;</em>», se félicite d’ailleurs <strong>Jean-Marc Coppola</strong>, adjoint au maire de Marseille en charge de la Culture, lors du vernissage ce jeudi 11 juillet.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Écrire, tourner, monter, regarder</mark></strong></p>



<p>Le parcours se divise en trois parties. Car avant de filmer, il faut penser à une histoire, et l’écrire. Pendant 1h30, le groupe (de 5 à 15 personnes), aidé par un médiateur qui le suivra tout au long du processus, peaufine son scénario, définit les personnages et choisit les décors. Il s’agit ensuite de tourner, et c’est ici la principale force du dispositif&nbsp;: toute une série de décors sont à la disposition du public pour créer son film&nbsp;: il y a une discothèque, une cellule de prison, un cabinet médical, un appartement à l’ambiance des années 1970…&nbsp;</p>



<p>Et avec eux de découvrir les rouages du cinéma&nbsp;: un mur troué pour faire le fameux plan d’ouverture du réfrigérateur, un wagon de train avec écrans à la place des fenêtres pour simuler son avancée, une cuvette salie avec du café… et un tournage qui s’effectue en «&nbsp;tourné-monté&nbsp;» pour gagner du temps,&nbsp;avec une seule prise par plan. Le groupe passe ensuite au montage et à la projection – dans une vraie (petite) salle de cinéma – et repart avec une clef USB du produit final.&nbsp;</p>



<p>Ce concept est né de l’imagination de Michel Gondry avec l’idée de «&nbsp;<em>proposer à des amateurs de créer leur divertissement plutôt que de le consommer, [puisque réside] en chacun un potentiel créatif inexploité</em>&nbsp;&nbsp;», explique <strong>Ariane Brousselier</strong>, responsable du projet. Une démarche saluée par Jean-Marc Coppola, estimant que ce dispositif «&nbsp;<em>incarne la volonté de la Ville de Marseille d’offrir un service culturel de qualité, […] et d’inviter à la pratique artistique pour toutes et tous, dès le plus jeune âge.&nbsp;</em>»</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<p><strong>L’Usine de films amateurs</strong><br>Jusqu&rsquo;au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">25 avril 2025</mark><br>Château de la Buzine, Marseille</p>



<p></p>
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		<title>« Le livre des Solutions », un réalisateur au bord de la crise de nerf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 07:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Blanche Gardin]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma l&#039;Alhambra]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Lebrun]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Gondry]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Niney]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi faire du cinéma&#160;selon Gondry ? Pour expérimenter les mille idées qui bouillonnent dans une tête intranquille&#160;? Pour vivre l’euphorie de leur donner vie et forme&#160;? Pour trouver des solutions à des problèmes qu’on a inventés&#160;? Pour contrer poétiquement une réalité contraignante et brutale&#160;? La soumettre à ses désirs&#160;? Pour endiguer ou nourrir sa dépression&#160;? [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi faire du cinéma&nbsp;selon <strong>Gondry</strong> ? Pour expérimenter les mille idées qui bouillonnent dans une tête intranquille&nbsp;? Pour vivre l’euphorie de leur donner vie et forme&nbsp;? Pour trouver des solutions à des problèmes qu’on a inventés&nbsp;? Pour contrer poétiquement une réalité contraignante et brutale&nbsp;? La soumettre à ses désirs&nbsp;? Pour endiguer ou nourrir sa dépression&nbsp;? Ou s’en servir&nbsp;? Pour satisfaire sa vanité, séduire une femme qui se prénommerait Gabrielle et aurait une cicatrice sur la pommette&nbsp;? Pour retrouver sa maison d’enfance, dire à une vieille tante qu’on l’aime très fort&nbsp;et lui dédier un film ? Une nécessité existentielle en tous cas&nbsp;!</p>



<p>Huit ans après l’échec commercial de <em>Microbe et Gasoil</em>, Michel Gondry nous revient avec une comédie largement autobiographique et hilarante qui met en scène cette nécessité-là. Il décrypte son processus&nbsp;: «&nbsp;démarrer le projet, apprendre en faisant, ne pas écouter les autres ou les écouter&nbsp;» – la contradiction n’étant pas un obstacle… Marc Becker (avatar de Gondry), interprété avec brio par un <strong>Pierre Niney</strong> irrésistible, est un réalisateur hyperactif, impulsif, tyrannique, un tantinet égoïste et carrément bipolaire, sous traitement antidépressif, «&nbsp;<em>triste le matin&nbsp;</em>» et pas forcément gai le reste de la journée. Il est en passe de terminer un long métrage très personnel, intitulé <em>Chacun. Tout le monde</em>, dont les premières images sont présentées au staff de la production. Le verdict tombe&nbsp;: «&nbsp;C’est gris, c’est laid, on ne reconnaît pas les acteurs et cela nous coûte 5 millions. On arrête le tournage, on va essayer de sauver les meubles et notre investissement.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Maire à mi-temps</mark></strong></p>



<p>Ce sauvetage est confié à un collaborateur de Marc, Max (<strong>Vincent Elbaz</strong>) qui devient dès lors pour lui le Judas que Gondry se chargera d’abattre par des moyens cinématographiques. Pour reprendre la main et finir son film, aidé par sa patiente et raisonnable monteuse Charlotte (<strong>Blanche Gardin</strong>), l’assistance réal Silvia (<strong>Frankie Wallach</strong>), la vidéaste Gabrielle (<strong>Camille Rutherford</strong>), et le technicien polyvalent Carlos (<strong>Mourad Boudaoud)</strong>, il vole le matériel de montage et tous les rushs. La petite bande part se cacher chez la tante de Marc, Suzette (<strong>Françoise Lebrun</strong>). Le cinéma indépendant et buissonnier s’est fait la malle sur les routes des Cévennes pour suivre son allure sans passer la troisième pour éviter le crash. Dans la foulée, Marc jette ses médocs. Sa maniaco-dépression peut alors exploser librement, tout comme sa créativité, générant une suite de gags et de dialogues savoureux à déguster comme le gratin d’aubergines de Suzette. Les idées fusent, déstabilisant son équipe&nbsp; dont il exige une disponibilité totale même à 3 heures du matin, leur demandant l’impossible, les houspillant, s’excusant, récidivant, partant dans tous les sens, procrastinant, devenant maire à mi-temps du village, acquérant une ruine pour en faire un studio de cinéma, commençant un documentaire sur une fourmi, imaginant un nouveau film, refusant de voir celui-là, reconsidérant constamment son montage. Ce sera un palindrome avec un entracte pipi sous forme de dessin animé sur un renard qui ouvre un salon de coiffure.</p>



<p>Il a beaucoup de chance, Marc ! La tendresse inconditionnelle de Suzette, la fidélité bienveillante de l’équipe qu’il malmène. Charlotte, Gabrielle et même Carlos son souffre- douleur, le suivent jusqu’au bout, Silvia prendra le large mais reviendra. Tour à tour, inquiets pour lui, admiratifs, excédés. Sidérés quand la réalité obéit à sa folie. Ainsi quand il obtient la collaboration gracieuse de Sting et arrive dans un studio londonien hyper numérisé avec un magnéto portable vintage des années 1980 pour l’enregistrer. Ou quand il compose une musique avec un orchestre déniché au fin fond de la province, sans partition et dont il a viré le chef. Loin d’un autoportrait complaisant qui magnifierait les affres du créateur façon romantique, <em>Le livre des</em> <em>Solutions</em> soutenu par une petite voix intérieure reste dans l’autodérision et la tendresse d’un hommage au bricolage génial du cinéma, où il suffit de deux tuyaux d’arrosage pour inventer un <em>chantons sous la pluie</em>, et de placer son œil au petit trou de la feuille d’un arbre, pour voir le monde plus clairement.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Le Livre des solutions</em> a été présenté le 7 juin au cinéma L’Alhambra à Marseille.</p>



<p>@Copyright The Jokers Films</p>



<p>Sortie en salles : 13 septembre</p>
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