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	<title>Archives des Militantisme - Journal Zebuline</title>
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		<title>Nos armes tragiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 07:46:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les personnages de Nos armes&#160;sont déchirés entre enfermement et liberté, amitié et trahison, espoir et résignation, amour et manque. Le lecteur est immergé dans une tragédie moderne qui cavale, s’arrête, reprend son souffle, attend et nous embarque à nouveau dans un tumulte puissant. Le jeu sur les différentes temporalités et le mélange des voix permet [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les personnages de <em>Nos armes</em>&nbsp;sont déchirés entre enfermement et liberté, amitié et trahison, espoir et résignation, amour et manque. Le lecteur est immergé dans une tragédie moderne qui cavale, s’arrête, reprend son souffle, attend et nous embarque à nouveau dans un tumulte puissant. Le jeu sur les différentes temporalités et le mélange des voix permet de capturer des histoires entières de vies, y compris les moments d’introspection et d’incertitude qui en sont les ressorts les plus puissants. Ce roman, à la fois noir et profondément lumineux, peint des figures de femmes réalistes et fortes, dans la lignée des romans d’Albertine Sarrazin et de Goliardia Sapienza. Ce sont des femmes qui désirent, jouissent, s’engagent, se battent et abandonnent aussi, agitées par une violence terrible qu’elles exercent parfois et subissent souvent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline&nbsp;: Que signifie militer&nbsp;pour vous aujourd’hui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Marion Brunet&nbsp;: Je pense que le sens n’a pas changé. Les moyens sont peut-être différents aujourd’hui. Le militantisme c’est d’abord un rassemblement de gens qui se positionnent contre l’état des choses et du monde. Ils se rassemblent par affinités de convictions et parfois aussi par pure affinité. Au départ c’est souvent une histoire d’amitié ou d’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que vous considérez que le roman est un outil pour militer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai du mal avec l’idée d’écrire un roman militant. Mes livres ont souvent plusieurs entrées. <em>Nos armes</em> parle d’amour, de solitude, de rédemption, de trahison, de séparation. Pour autant, il y a des effets secondaires au roman. Le choix des personnages, les histoires qu’ils traversent peuvent avoir un côté militant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vos personnages ne font pas partie des classes sociales élevées de notre société. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des bourgeois qui militent mais ce n’est pas le même moteur. Quand on est dans une situation précaire, il y a plus de colère et moins de choses à perdre. La colère est plus vive avec un sentiment d’injustice plus fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par conséquent la chute pourrait être moins élevée. Pourtant on a la sensation d’une chute vertigineuse dans <em>Nos Armes</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, mais ce n’est pas une chute sociale comme chez Zola. Déjà les personnages essaient de transformer le monde. Ils ne veulent pas monter socialement. Je crois que si c’est vertigineux, c’est parce qu’ils chutent du haut de leurs espoirs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’univers carcéral est au cœur de ce dernier roman. Comment l’avez-vous approché&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai fait un atelier mixte avec une camarade illustratrice Lucile Gauthier aux Baumettes pendant quelques mois. J’avais déjà mon projet de roman. A la fin de l’atelier, j’ai demandé à certaines femmes de s’entretenir avec moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce qu’un écrivain doit expérimenter une situation pour transmettre les émotions qui en découlent&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non. Je pense qu’on peut écrire sur la prison sans en avoir fait. À ce moment-là, j’étais à un moment de l’écriture où je sentais que j’avais besoin d’une certaine forme de légitimité. Je voulais me confronter au réel pour éviter de me tromper.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel lien faites-vous entre colère et passage à l’acte par la violence&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lien est énorme et direct. La colère entraîne le passage à l’acte. Certaines personnes ont choisi la lutte armée comme outil politique avec des stratégies et n’étaient pas forcément dans une colère chaude. Je voulais m’écarter de ces groupes. Je voulais créer des personnages dont les ressorts de l’action sont davantage psychiques qu’idéologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la place de la lecture pour vous ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’a pas toujours les mêmes fonctions. Ça peut être le plaisir de l’imaginaire, l’évasion, l’apprentissage de la vie et de l’écriture, la découverte d’autres cultures. Tout cela mélangé fonctionne encore pour moi aujourd’hui. Le roman reste ma forme préférée. J’aime aussi le théâtre et je continue à lire de la poésie.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="547" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=547%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122800" style="width:159px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?w=547&amp;ssl=1 547w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans vos romans, les dialogues tiennent une place importante et sont très réalistes.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve que les dialogues sont en prise avec l’histoire qu’on raconte. En tant qu’autrice, la langue est importante mais il ne faut jamais oublier de raconter une histoire. Il faut attraper l’autre. Le dialogue a cette fonction d’immersion directe. Les personnages parlent et sont là. On les entend rire et vivre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par Julie Surugue</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nos armes </em>de <strong>Marion Brunet</strong><br>Albin Michel, 20,90 €</pre>



<pre class="wp-block-verse">Marion Brunet elle est la lauréate 2025 du prestigieux prix suédois de la littérature jeunesse, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_comm%C3%A9moratif_Astrid-Lindgren">prix commémoratif Astrid-Lindgren</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a></em> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La lutte et sa mémoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 12:37:20 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Difficile, pour <strong>Christian de Leusse</strong>, de se souvenir de quand et pourquoi il a décidé de conserver tant d’archives. «<em>&nbsp;J’ai toujours accumulé, emmagasiné. Cela remonte peut-être à ma formation à Sciences Po, et à cette habitude à laquelle nous incitaient tous nos professeurs&nbsp;: acheter </em>Le Monde <em>tous les jours.</em> <em>Mais, dès mon entrée dans la vie homosexuelle, j’ai ressenti le besoin, la manie de conserver des documents. J’ai vécu seul durant l’écrasante majorité de ma vie, et j’ai heureusement bénéficié d’un espace suffisamment grand pour stocker ces ressources qui s’accumulaient. Mais mes invités me demandaient souvent d’où me venait cette manie.&nbsp;» </em>Aujourd’hui, les quelques quarante années conservées rue d’Aix semblent malgré tout à l’étroit&nbsp;: ils seront bientôt transférés au 94 boulevard de la Libération. L’association fondée par ses soins, <strong><em>Mémoire des sexualités</em></strong>, et dont il est aujourd’hui le co-secrétaire, entend dédier ce lieu à la conservation et à la consultation «<em>&nbsp;raisonnée</em>&nbsp;»de ces archives, qui «<em>&nbsp;doivent être partagées mais aussi protégées, coûte que coûte&nbsp;</em>». Le projet, qui ambitionne également de faire de ce lieu un espace de vie et d’accueil, fait actuellement l’objet d’une campagne d’appel aux dons sur HelloAsso.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une série d’avancées</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en 1979 que le militant rejoint le Groupe de Libération Homosexuelle avec grand fracas – il sera outé, cette année-là, par un reportage peu scrupuleux de <em>Paris Match</em>. Il constate très vite l’absence criante d’une documentation dédiée à la question. «<em>&nbsp;L’association conserve à l’époque une petite année d’archives. Je l’enrichis durant les années suivantes de tous les documents que je trouve.&nbsp;</em>»La tâche est alors, de son propre aveu, plutôt aisée, puisque les publications dédiées à l’homosexualité sont réduites à <em>«&nbsp;portion congrue. Il y avait </em>Gai Pied, Homophonie, Le Journal Lesbien<em>… et c’est à peu près tout. Aujourd’hui, on recense près de 77 marches des fiertés. 77&nbsp;! Marseille avait emboîté le pas à Paris en 1994 – et j’y étais, bien entendu&nbsp;! On est passés, en trente ans, de deux villes à 77&nbsp;!&nbsp;</em>»Le militant de la cause homosexuelle, mais pas que, aujourd’hui âgé de 77 ans, a vu avec bonheur <em>«&nbsp;les nouvelles initiales se greffer au L et au B, et les publications dédiées se diversifier, à l’infini&nbsp;!&nbsp;»</em>. Il y a environ cinq ans, de «<em>&nbsp;jeunes militants formidables&nbsp;</em>»le convainquent de céder ces archives, précieuses avant tout pour la perspective, vertigineuse, qu’elles offrent sur l’Histoire des luttes et des «<em>&nbsp;nombreuses victoires&nbsp;et séries d’avancées </em>»des LGBTQIA+. «<em>&nbsp;On ne peut comprendre les luttes passées, comme celles d’aujourd’hui d’ailleurs, qu’en arborescence.&nbsp;</em>»Le site <em>Mémoire des sexualités</em>, qu’il alimente abondamment, établit une chronologie documentée et problématisée de ces luttes. Il rit sous cape à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il mentionne son dernier dossier, <em>Gaudin et les pédés</em>, qu’il se réjouit avec une joie enfantine de voir répertorié en ces termes sur Google.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="548" height="361" data-id="120365" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Christian-de-Leusse-rencontre-le-prefet-de-Doba.jpeg?resize=548%2C361&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-120365" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Christian-de-Leusse-rencontre-le-prefet-de-Doba.jpeg?w=548&amp;ssl=1 548w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Christian-de-Leusse-rencontre-le-prefet-de-Doba.jpeg?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Christian-de-Leusse-rencontre-le-prefet-de-Doba.jpeg?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 548px) 100vw, 548px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="400" height="273" data-id="120366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Xtian-Gay-Pride-1995.jpeg?resize=400%2C273&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-120366" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Xtian-Gay-Pride-1995.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Xtian-Gay-Pride-1995.jpeg?resize=300%2C205&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Xtian-Gay-Pride-1995.jpeg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/08/Xtian-Gay-Pride-1995.jpeg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">À le voir s’y plonger, commenter, se reprendre, on conçoit l’étendue de cette connaissance dédiée aux personnalités marquantes, politiquement comme culturellement. Le souvenir de l’un convoque celui de l’autre, et la conversation rebondit très vite, sur tel fondateur de tel mouvement associatif, tel créateur d’un prix littéraire gay – dont il documente scrupuleusement les palmarès successifs. La joie demeure le maître mot de ces digressions et retours en arrière, que ne viennent jamais assombrir les pourtant tout aussi fréquentes tragédies. Les violences à l’égard des personnes LGBT n’ont «<em>&nbsp;hélas, toujours pas disparu.&nbsp;</em>», déplore-t-il en évoquant l’agression récente d’un couple de proches. On devine également que la question des déportations homosexuelles demeure un des combats les plus délicats de cet homme ayant imposé le dépôt d’une gerbe dédiée à la mémoire des homosexuels déportés le 30 avril&nbsp;: «<em>&nbsp;Encore aujourd’hui, je suis confronté à ces gens me disant que </em>“très peu” <em>de personnes homosexuelles ont été déportées en France. Voire même pas du tout, à en croire certains se réfugiant derrière l’opacité de la bureaucratie française de l’époque en la matière.&nbsp;» </em>Il évoque le cas de Pierre Seel avec émotion&nbsp;: la documentation dédiée à la déportation compte parmi les plus importantes et les plus répertoriées de son site d’archives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout aussi intéressant demeure le souvenir éclairé qu’il a des coulisses, scissionnistes et autres fausses pistes. Ces «<em>&nbsp;stigmatisations isolées qui parfois bloquent une série d’avancées&nbsp;: la réticence de certaines féministes radicales à une prise en charge de la prostitution, ou à la reconnaissance de la transidentité en font partie, à mon sens. Mais toutes les luttes n’ont pas toujours concordé, loin de là&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tabous et blocages</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces «<em>&nbsp;blocages&nbsp;</em>»qui, «<em>&nbsp;généralement, précèdent une avancée vers la tolérance&nbsp;</em>»n’ont rien d’exceptionnel. En témoigne la bienveillance sans faille des jeunes militants et militantes de la cause, lui qui a connu «<em>&nbsp;une séparation plus nette entre gays et lesbiennes, parfois mâtinée de mépris, de méfiance.&nbsp;</em>»Lui-même admet «<em>&nbsp;nourrir aujourd’hui une empathie et une gentillesse plus grandes à l’égard des personnes queer et trans. Moulé que j’étais dans ma propre culture, j’ai eu besoin d’évoluer, de me renseigner, de comprendre.&nbsp;</em>»Les similitudes entre la transphobie d’aujourd’hui et l’homophobie d’hier lui apparaissent aujourd’hui nombreuses&nbsp;: «<em>&nbsp;Une fois encore, la France gagnerait à moins se braquer sur une hostilité de principe et à jeter un œil là où les avancées ont lieu. Souvent, c’est en Espagne que ça se passe. La prise en compte de l’autorité parentale, et la possibilité de changer de genre dès 16 ans… Le voilà, l’avenir. En France, ce sont aujourd’hui les parents, et d’ailleurs souvent les mères, qui se débrouillent avec la transidentité de leur enfant, sans aide, sans soutien. Mais cela changera très vite, j’en suis sûr.&nbsp;</em>»<em>&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>
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