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	<title>Archives des Mo Harawe - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Mo Harawe - Journal Zebuline</title>
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		<title>Trois vies en Somalie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est par extrait de journal télévisé de Channel 4, relatant une attaque de drones en Somalie que démarre Le Village aux portes du paradis, le premier long métrage de Mo Harawe, un jeune cinéaste qui y est né et y a grandi. Paradis, c’est le village, au bord de la mer, où vit Mamargade (Ahmed [&#8230;]</p>
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<p>C’est par extrait de journal télévisé de Channel 4, relatant une attaque de drones en Somalie que démarre <em>Le Village aux portes du paradis</em>, le premier long métrage de <strong>Mo Harawe</strong>, un jeune cinéaste qui y est né et y a grandi.</p>



<p>Paradis, c’est le village, au bord de la mer, où vit Mamargade (<strong>Ahmed Ali Farah</strong>). Il élève seul son fils, Cigaal (<strong>Ahmed Mohamud</strong> <strong>Saleban</strong>), acceptant tous les boulots&nbsp;: fossoyeur, mécanicien, chauffeur. Sa sœur, Araweelo (<strong>Anab Ahmed Ibrahim</strong>), habite avec eux depuis qu’elle a divorcé&nbsp;: comme elle ne parvenait pas à avoir d’enfant, son mari voulait lui imposer une seconde épouse. Tenace, elle économise, essaie de récupérer de l’argent prêté, d’obtenir un prêt bancaire, pour s’acheter une petite échoppe.</p>



<p>La vie s’écoule lentement, au rythme des transports que fait Mamargade, des bêtes ou d’autres marchandises moins licites. Ou des trous qu’il creuse pour enterrer ceux que la guerre tue comme cette jeune fille, dont la mère, sous le choc, constate&nbsp;: «<em>&nbsp;Ca ne sert à rien d’avoir des enfants&nbsp;! Ils meurent jeunes&nbsp;!&nbsp;</em>» &nbsp;</p>



<p>Mamargade, lui, est certain de vouloir une vie meilleure pour Cigaal, un enfant sensible, plein d’imagination, et aux dires de la directrice de l’école très, intelligent. Une école qui, faute de maitres, va fermer. Une solution est proposée&nbsp;: envoyer Cigaal en ville dans un internat. Un vrai dilemme&nbsp;: Mamargade va prendre le temps d’y réfléchir d’autant que l’idée ne plait pas du tout à son fils. Quand il prend sa décision, la vie change pour tous les trois… Peu de paroles, peu de discours dans ce film où ce sont les regards qui parlent.</p>



<p>Le directeur de la photographie <strong>Mostafa el-Kashef</strong> filme avec un grand talent le quotidien de ces trois personnages, dans une région où la guerre est là, toujours. Une palette chromatique à dominante bleue, évitant les traditionnels jaune, ocre, et donnant à voir les paysages désertiques, les rivages où s’activent des pêcheurs, les intérieurs modestes, soignant chaque détail.</p>



<p>La caméra s’attarde sur les visages, sur ces regards où, tour à tour, se lisent l’amour, l’incompréhension, la culpabilité grâce à l’interprétation magistrale des comédiens non professionnels à l’exception d’<strong>Anab Ahmed Ibrahim </strong>qui incarne Araweelo. Pour<strong> Mo Harawe</strong>, c’est elle l’héroïne du film. «&nbsp;<em>Les spectateurs s’imaginent qu’on raconte son histoire à lui… et en fait, c’est son histoire à elle. C’est la seule qui accomplit ce qu’elle veut.&nbsp;</em>»</p>



<p>Un film pudique à la mise en scène très maitrisée, au rythme lent, dans lequel le spectateur peut se laisser embarquer (ou pas) mais dont la beauté est incontestable<em>.</em></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Le Village aux portes du paradis</em>, de Mo Harawe<br>En salles le 9 avril</strong></mark></p>
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		<title>À La Ciotat, un Cri du cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 09:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Bérangère Mc Neese]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Johanna Hogg]]></category>
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		<category><![CDATA[Pablo Almodovar]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’associationÇa arrive près de chez vous propose pour la deuxième année son festival Le Cri du Court. L’occasion de découvrir le «&#160;meilleur&#160;» du court métrage, dont de nombreux films primés dans les festivals internationaux. Un cri poussé dans le plus vieux cinéma du monde, l’Éden Théâtre de La Ciotat où 34 films en compétition sont [&#8230;]</p>
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<p>L’associationÇa arrive près de chez vous propose pour la deuxième année son festival <strong><em>Le Cri du Court</em></strong>. L’occasion de découvrir le «&nbsp;meilleur&nbsp;» du court métrage, dont de nombreux films primés dans les festivals internationaux. Un cri poussé dans le plus vieux cinéma du monde, l’Éden Théâtre de La Ciotat où 34 films en compétition sont soumis à un jury qui attribuera les Couronnes d’Or, d’Argent et de Bronze.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Courts-métrages, long programme</strong></mark></p>



<p>Parmi les courts, Grand Prix de Clermont Ferrand, <em>Will My Parents Come To See Me ?</em> de <strong>Mo Harawe</strong>, où, en Somalie, on suit une policière accompagnant un prisonnier qui va être exécuté. Prix du public au festival Music &amp; Cinéma de Marseille,<em> En piste ! </em>d’<strong>Émilie de Monsabert</strong> : une journée qui devait sortir de l’ordinaire pour Pauline, témoin de mariage, mais… On pourra voir aussi l’Ours d&rsquo;or de la 73<sup>e</sup> Berlinale<em>, Les Chenilles</em> de <strong>Michelle Keserwany</strong> et<strong> Noel Keserwany</strong>, un film qui fait la part belle aux femmes ainsi que <em>Astel </em>de la Franco-Sénégalaise <strong>Ramata-Toulaye Sy</strong>, Grand prix au Off du Festival du film d&rsquo;Odense (2022), le plus ancien festival de cinéma au Danemark…</p>



<p>Une carte blanche intitulée «&nbsp;Les Courts des grands&nbsp;» est donnée à l&rsquo;association Art et essai Lumière&nbsp;:Cinq courts-métrages de grands cinéastes, <strong>Johanna Hogg</strong>,<strong> Pablo Almodovar</strong>, <strong>Sofia Coppola</strong>,<strong> Joachim Trier </strong>et<strong> Youssef Chebbi </strong>sont projetés le samedi 21. Le lendemain, c’est le Festival International de Clermont Ferrand qui proposera sa carte blanche, «&nbsp;A Court de rôle&nbsp;» où l’on pourra voir entre autres <em>Kacey Mottet Klein, naissance d&rsquo;un acteur</em> d’<strong>Ursula Meier.</strong></p>



<p>L’actrice et réalisatrice invitée, <strong>Bérangère Mc Neese</strong> présentera, vendredi 20, trois de ses courts&nbsp;: <em>Le Sommeil des Amazones,</em> <em>Les Corps purs</em> et <em>Matriochkas,</em> Magritte du meilleur court métrage de fiction 2020, où l’on suit Anna, 16 ans, vivant avec Rebecca, sa jeune mère, au rythme des conquêtes de celle-ci. Outre les projections, le rendez-vous propose également tous les soirs un apéritif musical dans la cour de l’Éden.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Cri du Court</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 au 22 octobre<br></mark>Éden Théâtre, La Ciotat<br><a href="http://lecriducourt.com">lecriducourt.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/a-la-ciotat-un-cri-du-coeur/">À La Ciotat, un Cri du cœur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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