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	<title>Archives des Montévidéo - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Montévidéo - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une nouvelle page pour actoral </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 13:11:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Montévidéo à la rue d’Aubagne&#160;: l’association actoral, qui organise le festival du même nom, a de nouveau un toit. Elle annonce avoir fait «&#160;l’acquisition il y a quelques semaines&#160;» de l’ancien Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne. Un espace de 350 m2, en plein centre ville, qui «&#160;comprend une salle de spectacle, des loges [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>De Montévidéo à la rue d’Aubagne&nbsp;: l’association <a href="https://www.actoral.org">actoral,</a> qui organise le festival du même nom, a de nouveau un toit. Elle annonce avoir fait «&nbsp;<em>l’acquisition il y a quelques semaines&nbsp;</em>» de l’ancien Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne. Un espace de 350 m<sup>2</sup>, en plein centre ville, qui «&nbsp;<em>comprend une salle de spectacle, des loges et un espace de convivialité</em>&nbsp;», se félicite l’association. &nbsp;</p>



<p>Début 2024, elle s’était vu contrainte par la justice et son propriétaire de quitter son espace de Montévidéo, qu’elle occupait depuis 24 ans, et s’était réfugiée au couvent de La Cômerie – un lieu non approprié pour ses activités d’accueil et de diffusion – qui est désormais géré par l’<a href="https://yeswecamp.org/lieu/la-comerie/">association Yes We Camp</a>.&nbsp;</p>



<p>C’est finalement rue d’Aubagne, dans l’ancien Daki Ling, qu’actoral va s’installer, « <em>encouragée</em> » par ses partenaires institutionnels et « <em>grâce à un emprunt bancaire conséquent</em> ». L’association entend y « <em>construire un espace ouvert et libre, un lieu de vie et de création pérenne</em> […] <em>entre programmation annuelle, accueil et accompagnement d’artistes, temps fort autour du festival actoral et lieu de répétitions pour <a href="https://www.diphtong.com">Diphtong Cie</a></em> [la compagnie d’Hubert Colas, directeur d’actoral] ».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un appel aux dons</mark></strong></p>



<p>Pour s’y installer, actoral doit encore effectuer quelques travaux&nbsp;: remise aux normes du système électrique, remplacement des fenêtres et portes abîmées, installation de matériel technique récent, remise en état de l’espace d’accueil. Pour cela, elle lance une campagne d’appel aux dons, pour réunir 20 000 euros d’ici la fin du mois de janvier, avant d’inaugurer ce nouveau lieu en septembre 2026, à l’occasion de la prochaine édition du festival <em>actoral</em>.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>Montévidéo transposé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 13:49:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hubert Colas était directeur de trois structures imbriquées&#160;: sa compagnie&#160;Diphtong, son festival&#160;actoral, et son lieu,&#160;Montévidéo, que le propriétaire a récupéré après un combat épique et triste. Désormais logé au Couvent de la&#160;Cômerie&#160;et travaillant à retrouver un lieu d’accueil et de programmation, le directeur dorénavant bicéphale annonce la fusion de&#160;Montévidéo&#160;et d’actoral. Qui continuera bien sûr son [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><a href="https://www.instagram.com/hubertcolas/?hl=fr">Hubert Colas</a></strong> était directeur de trois structures imbriquées&nbsp;: sa <a href="https://www.diphtong.com">compagnie&nbsp;Diphtong</a>, son festival&nbsp;<a href="https://www.actoral.org"><em>actoral</em>,</a> et son lieu,&nbsp;<a href="https://www.montevideo-marseille.com">Montévidéo</a>, que le propriétaire a récupéré après un combat épique et triste. Désormais logé au Couvent de la&nbsp;Cômerie&nbsp;et travaillant à retrouver un lieu d’accueil et de programmation, le directeur dorénavant bicéphale annonce la fusion de&nbsp;Montévidéo&nbsp;et d’<em>actoral</em>. Qui continuera bien sûr son précieux festival de septembre, mais proposera aussi des activités à l’année, sorties de résidences, performances, lectures, concerts, expositions… tout ce qui faisait la saveur incomparable du lieu, et qui essaimera désormais dans la ville.</p>



<p>Le printemps d’actoral a donc commencé à la Cômerie avec une performance de Marin Moher(écriture) et Théo le Moher (musique) et se poursuit le 2 mai par une lecture de <strong><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Diaty%C2%A0Diallo&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Diaty Diallo</a></strong> invitée par <a href="https://www.instagram.com/soniachiambretto/">Sonia Chiambretto </a>dans le cadre de<em> </em>son exposition <em>Comme un printemps je serai nombreuse</em> [voir <a href="https://journalzebuline.fr/emouvantes-emeutes/">ici</a> ] proposée par Triangle-Astérides à la Friche. </p>



<p>Le lendemain, une « <em>performance vidéo-lecture</em> » (la nomenclature est toujours importante à actoral) de <em>Graine, Lumière, Cuire</em> de <strong><a href="https://lauralisavazquez.com">Laura Vazquez</a></strong> (écriture) <strong><a href="https://www.instagram.com/eliseblotiere/?hl=fr">Élise Blotière</a></strong> (vidéo) et <strong><a href="https://www.instagram.com/luz.volckmann/https://www.arthurboval.com">Arthur Boval</a><a href="https://www.instagram.com/luz.volckmann/"> </a></strong>(musique) au Frac-Sud. La performance sera suivie par le lancement du numéro 5 de la revue poétique <em>Tendre</em>, dont <strong>Agathe Chevallier</strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/luz.volckmann/">Luz Volckmann</a></strong> liront leurs contributions.</p>



<p>Le 21 mai ce sera le tour de la <em>Revue IF</em>, puis le 28 mai le temps d’un concert de <a href="https://www.instagram.com/das_kinn_/?hl=fr"><strong>Das Kinn</strong> </a>et <strong><a href="https://www.instagram.com/mamacitamatadora.music/">Mamacita matadora</a></strong>… Montévidéo n’est pas mort !</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Printemps d’actoral</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 mai</mark><br><a href="https://www.lafriche.org">Friche La Belle de Mai</a>, <a href="https://fracsud.org">Frac-Sud,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/hune/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Une éclaircie pour Montévidéo ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la réunion du 22 janvier à l’initiative de la Ville de Marseille, les collectivités ont affirmé leur soutien à Hubert Colas et à ses trois associations. Un soulagement pour lui, même si des questions demeurent Il n’y a pas une semaine sans une nouvelle péripétie pour Montévidéo. Cet espace culturel du centre ville [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Suite à la réunion du 22 janvier à l’initiative de la Ville de Marseille, les collectivités ont affirmé leur soutien à Hubert Colas et à ses trois associations. Un soulagement pour lui, même si des questions demeurent</mark></strong></p>



<p>Il n’y a pas une semaine sans une nouvelle péripétie pour Montévidéo. Cet espace culturel du centre ville de Marseille, maison mère de la compagnie Diphtong et du festival <em>actoral</em>, qui s’est vu contraint par la justice et son propriétaire de quitter les lieux qu’elle occupait depuis 24 ans. La faute à un loyer devenu trop élevé, que les structures ne pouvaient plus assumer. Avec ce déménagement forcé, et la perte d’un lieu d’accueil et de représentation, on pouvait craindre le pire pour les différentes structures qui composent Montévidéo – deux tiers des salariés ont déjà été licenciés – mais avec le soutien du Département, de la Drac et de la Ville de Marseille, l’avenir ne sera peut-être pas aussi sombre qu’annoncé.C’est à la demande la Ville de Marseille que la réunion du 22 janvier s’est tenue. « <em>J’ai souhaité que tout le monde soit autour de la table</em> », explique Jean-Marc Coppola, adjoint au maire de Marseille en charge de la Culture. De cette réunion, est ressortie une affirmation de l’aide apportée à Montévidéo : toutes les collectivités ont annoncé le maintien de leurs financements, et la Ville entend voter une « <em>augmentation substantielle </em>» en février, pour « <em>accompagner le déménagement et la période de transition </em>» à laquelle fait face Montévidéo ajoute l’élu. </p>



<p>«&nbsp;<em>Ça nous rassure pour l’année prochaine, cela va nous permettre de trouver une stabilité financière&nbsp;</em>» estime Hubert Colas, à la tête des différentes structures. Mais s’il se dit «&nbsp;<em>rassuré&nbsp;</em>» pour 2024, il rappelle que «&nbsp;<em>l’avenir reste totalement incertain&nbsp;</em>». Montévidéo a notamment dû réduire ses effectifs, passant de 12 à 4 salariés. Une situation qui ne changera pas avant «&nbsp;<em>l’officialisation des subventions 2024, pour voir comment recomposer les bureaux administratifs des trois associations</em>&nbsp;», précise Hubert Colas.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quel avenir ?</mark></strong><br>Outre l’officialisation des subventions, la principale interrogation réside dans le futur point de chute de Montévidéo. Car si pour l’instant les structures ont trouvé refuge à La Cômerie, cet ancien couvent racheté par la Ville en 2019 que Montévidéo gère depuis, le lieu s’est vu interdit d’accueillir du public ou des artistes en résidence par la commission de sécurité. Seuls sont tolérés les bureaux et les artistes déjà présents : les compagnies d’Emanuel Gat et d’Éric Ming Cuong Castaing notamment. Par le jeu des conventions d’occupation temporaires, Montévidéo a donc un an pour trouver un nouveau lieu adéquat. Une recherche à laquelle Jean-Marc Coppola assure apporter toute son aide.</p>



<p>Avant de trouver un nouvel espace idoine, Montévidéo entend garantir une programmation en 2024. Des propositions artistiques vont être présentées hors les murs tout au long de l’année, et une nouvelle édition du festival <em>actoral</em> est annoncée mais dans un format «&nbsp;<em>plus léger&nbsp;</em>».</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une offre de rachat en questions</strong>
Alors que Hubert Colas affirmait à <em>Zébuline</em> le 17 janvier dernier que l’offre de rachat de <em>«&nbsp;la Ville de Marseille</em>&nbsp;» – en fait la Sogima, sa société de gestion immobilière – avait été refusée par son propriétaire, Jean-Marc Coppola, adjoint au maire en charge de la Culture, explique le contraire. Pour l’élu, «&nbsp;<em>au moment où l’on parle, le propriétaire n’a pas refusé, il laisse la porte ouverte.</em>&nbsp;»
L’élu explique aussi le choix de ne pas préempter Montévidéo (comme c’est le cas pour le cinéma du César)&nbsp;: «&nbsp;<em>La préemption a plusieurs inconvénients&nbsp;: le propriétaire demande quatre millions pour Montévidéo, ce qui est surévalué. Et surtout, la Ville aurait dû lancer un appel à projets concurrentiel pour l’attribution du lieu, donc sans garantie que ça revienne à la structure actuelle.&nbsp;</em>» <em>N.S.</em></pre>
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		<title>Parallèle, caisse de résonance d’une création contemporaine hybride</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 16:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La danse au cœur Deux propositions initialement programmées en 2021 mais que le public n’a pu découvrir à cause des restrictions sanitaires sont de nouveau invitées. «&#160;On avait imaginé un programme par voie numérique mais pour O Samba do Crioulo Doido, ce n’était pas possible&#160;car aucune image explicite ne circule de cette pièce&#160;en raison de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-size:20px"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La danse au cœur</mark></strong></p>



<p>Deux propositions initialement programmées en 2021 mais que le public n’a pu découvrir à cause des restrictions sanitaires sont de nouveau invitées. «&nbsp;<em>On avait imaginé un programme par voie numérique mais pour </em>O Samba do Crioulo Doido<em>, ce n’était pas possible</em>&nbsp;<em>car aucune image explicite ne circule de cette pièce&nbsp;en raison de la nudité et de thèmes abordés qui auraient mis l’artiste en danger sous la présidence de Bolsonaro&nbsp;</em>», explique <strong>Lou Colombani</strong>. Écrite dans sa version initiale (2004) par <strong>Luiz de Abreu</strong>, chorégraphe brésilien, noir et homosexuel, <em>O Samba do Crioulo Doido</em> (27 janvier, Friche la Belle de Mai) a été transmise à l’interprète <strong>Calixto Neto</strong> depuis sa re-création en 2020. Solo radical et transgressif aux allures de manifeste décolonial, mais aussi œuvre d’une beauté fulgurante, celle-ci transpose chorégraphiquement les stéréotypes racistes, conscients ou non, projetés sur le corps noir, pris en étau entre exotisme et érotisme. «&nbsp;<em>Elle est très courte et elle dit tout</em>&nbsp;», synthétise Lou Colombani.<br>La deuxième pièce reprogrammée post-Covid est celle de <strong>Dalila Belaza</strong>, <em>Au Cœur</em> (28 janvier, Klap). Projet au long cours né d’une commande faite à la chorégraphe par le musée Soulages de Rodez, <em>Au Cœur </em>scelle la rencontre improbable entre une danseuse contemporaine et le groupe de danse folklorique aveyronnais <strong>Lous Castellous</strong>. Une création traversée par la question du lien entre des danseur·ses ancrés dans une pratique traditionnelle locale et une artiste d’origine algérienne qui travaille la danse contemporaine. «&nbsp;<em>Une pièce esthétique et profonde</em>&nbsp;» aux yeux de Lou Colombani. Et la directrice artistique d’évoquer également une de ses récentes découvertes&nbsp;: <em>Yes</em> de la jeune artiste suédoise <strong>BamBam Frost</strong> (29 janvier, Ballet national de Marseille). «&nbsp;<em>Je l’ai découverte avec une captation vidéo et j’ai eu un super coup de cœur. Elle propose un mix entre une danse hip-hop et krump mais très contenue, des images de la pop culture qu’on peut voir dans des films et la danse contemporaine.</em>&nbsp;» Quant à <strong>Katerina Andreou</strong>, danseuse très physique suivie depuis ses débuts par le festival, «&nbsp;<em>elle explore les limites de son corps et s’engouffre dans une pratique de manière très intensive&nbsp;pour observer comment l’ultra discipline donne aussi une place à son libre-arbitre</em>&nbsp;». Elle vient présenter sa dernière pièce, <em>Mourn Baby Mourn</em> (4 février, BNM), un seule en scène, «&nbsp;<em>intime et nostalgique dans laquelle elle lâche tout&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="497" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Yes-BamBam-Frost-2-%C2%A9.jpg?resize=696%2C497&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117974" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Yes-BamBam-Frost-2-%C2%A9.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Yes-BamBam-Frost-2-%C2%A9.jpg?resize=300%2C214&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Yes-BamBam-Frost-2-%C2%A9.jpg?resize=696%2C497&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Yes-BamBam-Frost-2-%C2%A9.jpg?resize=588%2C420&amp;ssl=1 588w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Yes-BamBam-Frost-2-%C2%A9.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Yes, BamBam Frost 2 © X-DR</figcaption></figure>



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<pre class="wp-block-verse"><span class="td_text_columns_two_cols"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La Relève, en ouverture</mark></strong><br>Depuis plusieurs éditions, ce sont les arts visuels qui ouvrent le festival <em>Parallèle</em> avec le programme La Relève. Après un appel à candidatures, une quinzaine d’artistes visuels émergents ont été sélectionnés par un jury pour présenter leurs œuvres dans une exposition collective, accueillie dans plusieurs lieux de Marseille. Pour la 5<sup>e</sup> édition du dispositif, trois structures ont répondu présentes&nbsp;: la galerie art-cade, Coco Velten et le Château de Servières. Le thème choisi&nbsp;: équilibres. «&nbsp;<em>C’est un projet qu’on affectionne tout particulièrement. Même si notre cœur de métier, ce qui nous meut au départ est le spectacle vivant</em>&nbsp;», indique Lou Colombani pour qui cette formule coopérative «&nbsp;<em>fédère les différentes structures accueillantes</em>&nbsp;» autant qu’elle «&nbsp;<em>fait converger les publics&nbsp;</em>». Et d’observer un effet levier pour la plupart des artistes passés par là, et un impact dans leur parcours. Nouveauté cette année, une curatrice en la personne d’<strong>Arlène</strong> <strong>Berceliot Courtin</strong> est missionnée pour assister les jeunes créateur·trices dans la visibilité de leur projet, mais aussi proposer une pensée globale et harmonisée de l’exposition.<br>À noter enfin, l’exposition <em>Grillée</em>* de <strong>Tamar Hirschfeld</strong> dont les intrigantes sculptures s’emparent du rez-de-chaussée du Musée des Beaux-Arts de Marseille. <em>L.T.</em><br><br>* en partenariat avec le Cirva (Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques)</span></pre>
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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Les-Promises-2-%C2%A9-Maia-Izzo-Foulquier.jpg?w=696&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117975"   srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Les-Promises-2-%C2%A9-Maia-Izzo-Foulquier.jpg?w=667&amp;ssl=1 667w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Les-Promises-2-%C2%A9-Maia-Izzo-Foulquier.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Les-Promises-2-%C2%A9-Maia-Izzo-Foulquier.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les Promises  © Maïa Izzo Foulquier</figcaption></figure>
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<p class="has-large-font-size"><strong>Trois questions à Lou Colombani, directrice artistique du festival</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Zébuline. Le festival ne s’oriente-t-il pas davantage vers des formes visuelles et performatives&nbsp;que vers le spectacle vivant à proprement parler&nbsp;?</mark><br>Lou Colombani.</strong> C’est vrai qu’il y a plusieurs expositions et installations vidéo comme celle de Rémi Bragard, <em>Save our souls</em> [25 janvier, Montévidéo], ou encore <em>Decazeville – la montagne qui brûle</em> de Nina Gazaniol Vérité [28 janvier, 1<sup>er</sup>, 3 et 4 février, Coco Velten]. Mais cette dernière, par exemple, est conçue de manière hybride, avec un début, une fin et l’artiste qui guide la dizaine de spectateurs et spectatrices qui auront réservé pour la séance. Nina est une artiste formée à la Fai-Ar [formation supérieure d’art en espace public, ndlr] donc à l’art vivant dans l’espace public. Nous programmons également <em>Les Promises</em> [1<sup>er</sup> février, Coco Velten] de Giulia Angrisani et Marion Zurbach, qui à la base est chorégraphe. Ce devait être un spectacle et c’est devenu un film à cause des obstacles liés au Covid. On peut aussi évoquer <em>Dying on stage</em> de Christodoulos Panaylotou, à la fois performance et conférence, qui explore la représentation de la mort sur scène. Les langages sont très hybrides et la programmation traduit l’évolution des pratiques des artistes. Ces derniers segmentent beaucoup moins en termes de disciplines. Et le festival se présente comme une caisse de résonance de ce qui apparaît, qui émerge. On est là pour montrer la manière dont les artistes d’aujourd’hui ont envie de dire des choses.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et que nous disent-il·elles cette année&nbsp;?</mark></strong><br>Les équilibres, les déséquilibres ou les rééquilibres sont très présents. Comment dessiner de nouveaux équilibres&nbsp;? Au sens large. Que ce soit dans le rapport de l’humain à l’animal et au végétal, les rapports post-coloniaux entre les Sud(s) et le Nord ou même sur la question du genre. Ce sont des voix militantes. Il y a du politique sans forcément de spectacle à message univoque. Il est aussi beaucoup question de mort, de feu et de fumée. Je pense que ce n’est pas pour rien. On sent une hyper-lucidité, une hyperacuité chez les nouvelles générations et les artistes sont en général en avance sur leur temps dans la manière de percevoir, de formuler et de formaliser.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le festival <em>Parallèle</em> est le temps fort et visible de votre activité mais vous développez un travail de fond tout au long de l’année. Quel est-il&nbsp;?</mark><br></strong>Le projet devient humblement gigantesque&#8230; Il y a le pôle de production et de diffusion qui accompagne un certain nombre d’artistes. Il y aussi la coopération internationale avec le réseau pour les pratiques émergentes «&nbsp;Be my guest&nbsp;» que j’ai initié et qui rassemble aujourd’hui quinze partenaires européens. Ou encore «&nbsp;Radio That Matter&nbsp;», projet sur la création sonore comme moyen artistique et d’inclusion pour des personnes non ou mal voyantes dont on verra les productions au festival 2024. Nous nous inscrivons également dans <em>Une 5<sup>e</sup> Saison</em>, la biennale d’art et de culture d’Aix-en-Provence. Enfin, on est de plus en plus actifs dans des actions de formation et d’insertion professionnelles.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR L.T.</p>



<p></p>



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<pre class="wp-block-verse has-regular-font-size"><span class="td_text_columns_two_cols"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un festival des solidarités</strong><br></mark>Ramina, La Cloche, Cultures du cœur, Navire Avenir. <em>Parallèle</em> ne vit pas en vase clos et établit des liens forts et inclusifs avec les associations et collectifs solidaires des personnes en situation de fragilité. «&nbsp;<em>C’est une des dimensions très importantes du festival</em>&nbsp;<em>et que l’on sent quand on y vient parce que le public est mixte, de tous milieux sociaux, culturels, éducatifs. La création contemporaine n’est pas une question posturale, c’est parler du monde d’aujourd’hui et ouvrir la discussion avec le plus grand nombre</em> », souligne Lou Colombani. Un engagement qui n'est pas né du hasard mais des sensibilités militantes de l’équipe. Quand il ne s’agit pas encore plus simplement d’une relation de voisinage comme c’est le cas pour La Cloche, installée comme <em>Parallèle</em> à Coco Velten, et destinataire des dons mis en place à travers la billetterie solidaire du festival. Une cohabitation qui, selon Lou Colombani, «&nbsp;<em>a changé le festival</em> <em>et </em>[sa]<em> manière de travailler</em> ». Quant au réseau d’accompagnement de mineurs non accompagnés Ramina, il est associé à la soirée du 1<sup>er</sup> février avec un repas solidaire à prix libre et un DJ set de Mousco, lui-même jeune réfugié. Le projet le ambitieux – mais aussi le plus fou – auquel <em>Parallèle</em> participe est celui de Navire Avenir. Porté par le groupe Perou (Pôle d’exploration des ressources urbaines) autour de l’artiste Sébastien Thiéry, il s’agit de concevoir puis de construire un navire parfaitement adapté aux besoins de l’activité de sauvetage en mer, qui sera confié, une fois réalisé, à SOS Méditerranée. La démarche consiste à «&nbsp;<em>considérer le navire à la fois comme un bâtiment et une œuvre d’art et&nbsp;</em>Parallèle<em> est chargé de produire tout ce qui relève de la dimension sensible et artistique du bateau</em>&nbsp;». <em>L.T.</em></span></pre>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="463" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Bones-scores-Cynthia-Lefebvre-%C2%A9-ADAGP-Paris.jpg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117973" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Bones-scores-Cynthia-Lefebvre-%C2%A9-ADAGP-Paris.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Bones-scores-Cynthia-Lefebvre-%C2%A9-ADAGP-Paris.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Bones-scores-Cynthia-Lefebvre-%C2%A9-ADAGP-Paris.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Bones-scores-Cynthia-Lefebvre-%C2%A9-ADAGP-Paris.jpg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bones scores, Cynthia Lefebvre © ADAGP Paris</figcaption></figure>



<p style="font-size:20px"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À voir aussi</mark></strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 janvier.</mark> <em>On vous voit</em>, de <strong>Samir Laghouati-Rashwan </strong>+ <em>Cérémonie d’ouverture</em>, de <strong>Joseph Perez</strong> et <strong>Juliette George</strong><br>Friche la Belle de Mai, Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier.</mark> <em>Breathing</em>, de <strong>Liam Warren </strong>et <strong>Hugo Mir-Valette</strong><br>Klap – Maison pour la danse, Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 février. </mark><em>La caresse du coma</em> d’<strong>Anne-Lise Le Gac</strong><br>Montévidéo, Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 février.</mark> <em>Bones Scores</em>, de <strong>Cynthia Lefebvre</strong><br>3bisf, Aix-en-Provence</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Parallèle 13</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 janvier au 4 février</mark><br>Divers lieux<br>Marseille et Aix-en-Provence<br>06 63 64 25 83<br><a href="http://plateformeparallele.com">plateformeparallele.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/parallele-caisse-de-resonance-dune-creation-contemporaine-hybride/">&lt;em&gt;Parallèle&lt;/em&gt;, caisse de résonance d’une création contemporaine hybride</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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