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	<title>Archives des Nathanaël Gouin - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Nathanaël Gouin - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Roque d’Anthéron prend ses quartiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Kantorow]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancés le 8 juin, les concerts hors-les-murs pensés comme des préludes au festival se multiplient de part et d’autre du Pays d’Aix, des Bouches-du-Rhône et même des Alpes-de-Haute-Provence. C’est ainsi au Théâtre Jean le Bleu de Manosque que Nathanaël Gouin se plongera ce mercredi 24 juin dans une lecture de la Water Music de Haendel [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lancés le 8 juin, les concerts hors-les-murs pensés comme des préludes au festival se multiplient de part et d’autre du Pays d’Aix, des Bouches-du-Rhône et même des Alpes-de-Haute-Provence. C’est ainsi au Théâtre Jean le Bleu de Manosque que <strong>Nathanaël Gouin </strong>se plongera ce mercredi 24 juin dans une lecture de la <em>Water Music </em>de Haendel s’apparentant à une réécriture. Où l’art délicat et sublime de la transcription permettra au pianiste d’arpenter les rives du Westminster Bridge, mais aussi celles de la <em>Vtlava </em>de Smetana, <em>La Vague et la Cloche </em>de Duparc ou encore le <em>Turandot </em>de Puccini. Une belle ode au voyage&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendez-vous ensuite à Marseille le 26 juin pour un récital de <strong>Dmitry Masleev </strong>dédié au post-romantisme lyriquissime de Rachmaninov et Mendelssohn. Le même soir, du côté de Gordes, au Théâtre des Terrasses, <strong>Jean-Philippe Collard </strong>fera résonner lui aussi des pages lyriques et mélancoliques&nbsp;; celles de Bach, de Ravel – <em>Pavane pour une infante défunte </em>et <em>Oiseaux tristes</em>, entre autres – et Rachmaninov, toujours. Le lendemain, toujours au Théâtre des Terrasses, <strong>Philippe Bianconi </strong>se plongera dans les pages les plus picturales de Liszt – <em>Troisième Année de Pèlerinage</em>, <em>Saint François de Paule marchant </em>–<em>, </em>de Ravel – <em>Gaspard de la nuit </em>– et de Schumann – <em>Kinderszenen</em>, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Le 2 juillet, les Carrières de Rognes accueilleront un trio à tomber&nbsp;: <strong>Alexandre Kantorow</strong>, <strong>Liya Petrova </strong>et <strong>Lise Berthaud </strong>dans les plus belles pages de César Franck et Antonin Dvořák. Cap ensuite sur Lambesc les 6 et 7 juillet&nbsp;: le parvis de l’Église Notre-Dame de l’Assomption accueillera tout d’abord le <strong>Trio Owon </strong>sur des pages d’Haydn, Schumann, Schubert et Mendelssohn. Avant que ne lui succède <strong>Frank Braley </strong>et son programme soliste explorant Mozart, Beethoven, Schbuert et Debussy. Rendez-vous pour la suite des évènements, dès le 16 juillet, à l’emblématique Parc de Florans.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Préludes du Festival de La Roque d’Anthéron<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 7 juillet<br></mark></strong>Divers lieux, Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le caprice, un exercice de liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 10:11:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Charles-Valentin Alkan]]></category>
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		<category><![CDATA[J.S. Bach]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce troisième disque, paru sous le label Mirare, le pianiste&#160; se penche sur les inventions formelles&#160; de compositeurs aussi divers que Bach, Brahms, Fauré, Reynaldo Hahn (avec Mignouminek en premier enregistrement mondial), Ohana, Rachmaninov ou Alkan.&#160; La&#160; Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov contredit la tradition de l’opus soliste -mais n’est-ce pas [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans ce troisième disque, paru sous le label Mirare, le pianiste&nbsp; se penche sur les inventions formelles&nbsp; de compositeurs aussi divers que Bach, Brahms, Fauré, Reynaldo Hahn (avec Mignouminek en premier enregistrement mondial), Ohana, Rachmaninov ou Alkan.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp; <em>Rhapsodie sur un thème de Paganini</em> de <strong>Rachmaninov</strong> contredit la tradition de l’opus soliste -mais n’est-ce pas le propre du caprice&nbsp;?-, cette pièce concertante réunissant autour du pianiste le <strong>Sinfonia Varsovia</strong> dirigé par Aleksandar Marković. Leur dialogue nourri sait traduire l’espièglerie autant que la mélancolie qui traverse l’œuvre et rend la succession des 24 variations avec une éloquence qui semble parfois improvisée tant le ton en est juste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème du <em>Dies Irae</em> que l’on retrouve dans cette pièce est sans doute une référence à la légende qui voudrait que Paganini ait vendu son âme au diable contre sa virtuosité exceptionnelle et l’amour d’une femme…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En écho, les <em>Variations sur un thème de Paganini opus 35, livre 1</em>, de <strong>Brahms</strong>, éblouissantes et techniquement redoutables -Clara Schumann les qualifia de «&nbsp;variations de sorcier&nbsp;»-, dressent leurs falaises dont l’instrumentiste se joue avec aisance, laissant percevoir la fraîcheur et la légèreté d’un conte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Infinité d’analogies et d’hommages</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Caprice sur le départ de son frère bien-aimé </em>de <strong>J.S. Bach</strong> endosse un ton narratif&nbsp;: attristé par le départ de son frère, il composa cette œuvre en guise d’exutoire. Elle suit toutes les étapes de la préparation au voyage pour la Suède où Johann Jacob devait intégrer la garde d’honneur du roi Charles XIII en tant qu’hautboïste. Les histoires personnelles interfèrent&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nathanaël Gouin</strong> aborde aussi des pièces de <strong>Maurice Ohana</strong> : le <em>Caprice n° 1, </em> clin d’œil au legs que Jean-Claude Pennetier, maître de l’artiste, les <em>Préludes,</em> qu’il avait travaillées avec le compositeur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, le peu connu <strong>Charles-Valentin Alkan</strong>, qu’il qualifie de «&nbsp; Liszt français&nbsp;»&nbsp; a toujours séduit l’interprète par son «&nbsp;humour et sa profondeur&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’«&nbsp;infinité d’associations&nbsp;» sur le thème du caprice offrait un champ large à ce poète du piano qui rend hommage au regretté Nicolas Angelich auquel l’opus est dédié, et à «&nbsp;<em> son si communicatif amour de la musique de Johannes Brahms</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un disque très personnel, poétique, inspiré, profond et enjoué !</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Caprice</em>, <strong>Nathanaël Gouin</strong>, <br>label Mirare, 20€</pre>
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		<title>Virtuose ? Affirmatif !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 12:19:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Malofeev]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Shokhakimov]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée monumentale à La Roque&#160;: les deux jeunes pianistes,&#160;Nathanaël Gouin&#160;et&#160;Alexander Malofeev&#160;se partageaient le concert aux côtés du&#160;Sinfonia Varsovia&#160;galvanisé par son chef,&#160;Aziz Shokhakimov, pour la deuxième partie de l’Intégrale des Concertos pour piano de Rachmaninov. En préambule, le&#160;Sinfonia Varsovia&#160;présentait une pièce de la compositrice polonaise&#160;Grazyna Bacewicz&#160;dont l’œuvre permet de retracer les remuements de l’histoire du XXème [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Soirée monumentale à La Roque&nbsp;: les deux jeunes pianistes,&nbsp;<strong>Nathanaël Gouin</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Alexander Malofeev</strong>&nbsp;se partageaient le concert aux côtés du&nbsp;<strong>Sinfonia Varsovia</strong>&nbsp;galvanisé par son chef,&nbsp;<strong>Aziz Shokhakimov</strong>, pour la deuxième partie de l’Intégrale des Concertos pour piano de Rachmaninov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En préambule, le&nbsp;<strong>Sinfonia Varsovia</strong>&nbsp;présentait une pièce de la compositrice polonaise&nbsp;<strong>Grazyna Bacewicz</strong>&nbsp;dont l’œuvre permet de retracer les remuements de l’histoire du XXème siècle (joug du Tsar russe, guerre de 1914-1918, Seconde Guerre mondiale, occupation nazie, régime soviétique stalinien&#8230;). Ces époques troublées marquent le travail de l’artiste issue d’une famille de violonistes. Ses partitions portent une attention particulière aux cordes. Son&nbsp;<em>Ouverture pour orchestre symphonique</em>&nbsp;de 1943 est amorcée par un motif rythmique de timbales qui sous-tendra discrètement toute la pièce dont les effets proches de ceux des films d’action, à grand renfort de croches, d’accélérations, de tempêtes qui s’apaisent avec une flûte des temps heureux de l’Arcadie antique et chantent avec le cor et les altos. La transparence des paysages pacifiques s’interrompt soudain avec l’irruption de l’Allegro dont l’énergie balaie tout sur son passage, au son des clairons que la texture dense des cordes souligne, défiant l’ennemi et surmontant toutes les catastrophes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Élégantes coutures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cette entrée en matière époustouflante, le Sinfonia Varsovia était prêt à accueillir le Steinway des concertistes. Le très subtil&nbsp;<strong>Nathanaël Gouin</strong>&nbsp;entrait en scène pour la&nbsp;<em>Rhapsodie sur un thème de Paganini opus 43</em>&nbsp;de Rachmaninov qui peut être considérée comme son cinquième concerto, cousant (la rhapsodie du grec «&nbsp;ῥάπτω», coudre et «&nbsp;ᾠδή&nbsp;», chant) ensemble les onze premières variations en une section initiale, puis les 12 à 18 pour le mouvement lent, et les dernières constituant un finale. Il est souvent suggéré que le motif du Dies Irae que l’on retrouve dans cette pièce serait une référence au mythe selon lequel Paganini aurait vendu son âme au diable en échange de sa virtuosité et de l’amour d’une femme… La naissance de l’amour est reprise par le film de Tornatore, basé sur un roman d’Alessandro Baricco (<em>Novecento</em>),&nbsp;<em>La légende du pianiste sur l’océan</em>, qui mêle les accents poétiques de la variation XVIII et la rencontre amoureuse. Le soliste se glisse avec aisance dans les scansions oniriques de l’œuvre, y glisse un regard espiègle, en épouse les nuances, se laisse emporter dans la houle de l’orchestre en une musique d’une infinie délicatesse. Sa capacité à transcrire les moindres émotions était encore plus évidente lors des rappels, une sublime&nbsp;<em>Romance de Nadir</em>&nbsp;(<em>Les Pêcheurs de Perles&nbsp;</em>de Bizet dans un superbe arrangement du pianiste lui-même) et le&nbsp;<em>Prélude n° 12 en sol dièse mineur</em>de Rachmaninov. Il fallait bien un entracte pour se remettre afin de plonger dans le deuxième&nbsp;<em>Concerto pour piano et orchestre en ut mineur opus 18</em>&nbsp;de Rachmaninov.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Duo de géants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexander Malofeev, familier de La Roque depuis ses treize ans, et suivi par un public qui se plaît à voir grandir ce grand artiste, s’attachait à l’interprétation du plus joué des concertos de Rachmaninov dont la conception a quelque chose d’assez romanesque : désespéré par l’échec de sa première <em>Symphonie </em>(les instrumentistes bâclent le travail, ne respectent ni les tempi ni les indications du compositeur et la plus grande partie de la critique l’éreinte), le compositeur se retire en lui-même, se réfugie dans l’alcool et ne crée plus durant trois ans. Nicolas Dahl, psychiatre spécialiste des désintoxications sous hypnose l’encourage à composer un concerto (n’y a-t-il meilleur remède que l’art ?). Le deuxième Concerto, dédié au docteur Dahl en remerciement, naît alors suivi par une période très féconde pour le compositeur. L’œuvre, aux multiples difficultés (dont celle des dixièmes à jouer d’une seule main), se raconte au fil de son écriture. Les célèbres premières notes du piano laissent ensuite le rôle central à l’orchestre dont il accompagne la mélodie jusqu’à son premier solo. La beauté, le lyrisme échevelé, les rêveries, les emportements, les nostalgies, sont déclinés avec une verve et une grâce bouleversantes. L’orchestre, dirigé avec une intelligente passion par Aziz Shokhakimov, puissant comme les orages d’une âme, devient un écrin aux élans pianistiques d’Alexander Malofeev dont le jeu lumineux transcrit les envols d’une partition qu’il sert avec enthousiasme et intelligence. Il séduira encore lors des bis avec le <em>Prélude pour la main gauche opus 9 n° 1</em> de Scriabine et l’éblouissante <em>Toccata en ré mineur opus 11</em> de Prokofiev qui décidément semble être l’un de ses morceaux de rappel fétiche : l’énergie mécanique et espiègle de cette Toccata avait conclu son concert soliste à la Maison du Cygne de Six-Fours-les-Plages en juillet dernier.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le 8 août au parc de Florans, dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron</p>
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