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	<title>Archives des Nawal - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Nawal - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les voix des cultures créoles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 13:49:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Sophie Nanki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du festival Iliennes, le Vidéodrome 2 a proposé plusieurs séries de projections de courts-métrages, c’était encore le cas ce vendredi 4 avril. Le cinéma du cours Julien accueillait Sirènes de la réalisatrice martiniquaise Sarah Malléon et Ici s’achève le monde connu de la Guadeloupéenne Anne-Sophie Nanki, en présence de cette dernière.  Le premier, rythmé par une superbe bande-son,&#160;se déroule au Prêcheur, dans le nord de la Martinique, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À l’occasion du festival <em><a href="https://www.iliennes.org">Iliennes</a></em>, le <a href="https://www.videodrome2.fr">Vidéodrome 2</a> a proposé plusieurs séries de projections de courts-métrages, c’était encore le cas ce vendredi 4 avril. Le cinéma du cours Julien accueillait <em>Sirènes</em> de la réalisatrice martiniquaise <a href="https://www.instagram.com/seelgraf/?hl=fr">Sarah Malléon</a> et <em>Ici s’achève le monde connu</em> de la Guadeloupéenne <a href="https://www.instagram.com/asnanki/?hl=fr">Anne-Sophie Nanki</a>, en présence de cette dernière. </p>



<p>Le premier, rythmé par une superbe bande-son,&nbsp;se déroule au Prêcheur, dans le nord de la Martinique, commune&nbsp;fortement touchée par une crise économique, sociale et écologique.&nbsp;Il met en avant de manière extrêmement poétique le lien entre Daniel et sa petite fille, qui cherche à invoquer les sirènes en soufflant à longueur de journée dans un lambi, ce coquillage emblématique des Antilles utilisé comme moyen d’avertissement et, encore aujourd’hui, comme instrument de musique.</p>



<p>Son usage apparaît également dans&nbsp;<em>Ici s’achève le monde connu</em>, mais dans un contexte dramatique&nbsp;: celui de colons pourchassant une femme&nbsp;Kalinago&nbsp;et un esclave africain dans la mangrove&nbsp;guadeloupéenne, en 1645. Les performances des deux acteurs&nbsp;bushinenge(Guyanais descendants des communautés&nbsp;esclavagisées&nbsp;et ayant fui les plantations) sont remarquables&nbsp;et offrent une représentation saisissante des relations entre natifs et esclaves africains,&nbsp;ainsi que d’un temps où la mer n’était pas frontière mais plutôt lien entre les îles et les communautés&nbsp;de la Caraïbe. Suite au succès critique du film, qui a entre autre&nbsp;été sélectionné&nbsp;aux Césars,&nbsp;Anne-Sophie&nbsp;Nanki&nbsp;prépare&nbsp;actuellement&nbsp;une version longue de ce récit&nbsp;aux allures de mythe originel.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De la musique aussi&nbsp;</mark></strong></h3>



<p>La Guadeloupe a de nouveau été à l’honneur dimanche&nbsp;6&nbsp;avril, par l’intermédiaire du&nbsp;KolektifKa, qui&nbsp;diffuse le&nbsp;gwoka&nbsp;à Marseille, cette pratique musicale guadeloupéenne dans laquelle les tambours (ka) répondent aux mouvements des danseurs et danseuses.&nbsp;Les musiciens ont été relayés&nbsp;par le&nbsp;maloya&nbsp;réunionnais&nbsp;de&nbsp;<strong>Kalou’Ya</strong>, le&nbsp;séga&nbsp;mauricien de&nbsp;<strong>Jaggdish</strong>&nbsp;ou encore le chant puissant de l’artiste comorienne&nbsp;<strong>Nawal</strong>.&nbsp;Avant que la soirée ne se poursuive dans&nbsp;un mélange vibrant des chants et des influences de ces artistes, formant le plus beau des&nbsp;<em>lyannaj</em> (lien, union) entre des cultures créoles parfois artificiellement&nbsp;mises dos-à-dos.</p>



<p>GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse">Le festival&nbsp;<em><strong>Iliennes</strong></em>&nbsp;s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 mars au 13 avril.</mark>&nbsp;</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec&nbsp;<a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a>&nbsp;sont également disponible en intégralité sur leur site </p>
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		<title>À Correns, les points cardinaux se rejoignent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 14:49:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Braslavsky]]></category>
		<category><![CDATA[Correns]]></category>
		<category><![CDATA[Le Chantier]]></category>
		<category><![CDATA[Nawal]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Roses des vents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Chantier de Correns, le jeune duo &#8211; elles ont commencé à travailler ensemble il y a deux ans &#8211; Nawal et Catherine Braslavsky proposait un cheminement inspiré entre l’Afrique et l’Europe nourri des traditions soul et soufi : Roses des vents. Les instruments disposés sur scène offraient un raccourci des univers abordés&#160;: gambusi, guitare, daf, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au <strong>Chantier</strong> de Correns, le jeune duo &#8211; elles ont commencé à travailler ensemble il y a deux ans &#8211; <strong>Nawal</strong> et <strong>Catherine Braslavsky</strong> proposait un cheminement inspiré entre l’Afrique et l’Europe nourri des traditions soul et soufi : <em>Roses des vents</em>.</p>



<p>Les instruments disposés sur scène offraient un raccourci des univers abordés&nbsp;: gambusi, guitare, daf, halo pan, bols tibétains, sanza, grand dulcimer des Apalaches, tanbura de voyage, bendir, grand tambour, bobre. Les époques se mêlent aux géographies, faisant coexister objets du XVIII<sup>e</sup> siècle comme du XXI<sup>e</sup>. Le concert rassemblait quasiment exclusivement des créations des deux musiciennes, certaines composées avant leur rencontre, d’autres, conçues ensemble.</p>



<p>Dans l’ombre des commencements, pépient des oiseaux, une onde ruisselle, le souffle du vent doucement glisse ses vibrations que nouent les percussions légères. Pressée contre le plexus solaire de Nawal, la calebasse du bobre (arc musical de la Réunion) fait corps avec son instrumentiste. La matière devient spirituelle, le chant se coule dans un <em>Kyrie eleison</em>, scellant l’accord entre les êtres et le monde, tandis que retentit l’appel à la paix, «&nbsp;<em>en particulier la paix intérieure </em>», <em>Aman</em>, au cœur des harmoniques larges du tanbura unies à celles plus sèches, de la kora qui porte la mélodie, reprise par un sublime duo vocal.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« La scène est un espace sacré »</mark></strong></p>



<p>Nawal s’indigne de l’usage guerrier des religions qui sont pourtant porteuses de messages de paix et de concorde, les deux artistes s’élancent vers «&nbsp;<em>le neuf&nbsp;</em>» souhaitant une liberté qui se déploie avec leurs chants en un émouvant duo a cappella. Les oiseaux sont invoqués dans un texte en grec d’avant la koinè – langue liturgique grecque –, découvert en 1945 parmi les manuscrits de Nag Hammadi en Égypte, «&nbsp;<em>plus proches du ciel que nous&nbsp;</em>».</p>



<p>La voix de Catherine Braslavsky se meut sur les hauteurs dans des volutes qui évoquent celles de la grande chanteuse grecque Savina Yanatou. Les souffles soufis s’abreuvent des accents de la musique traditionnelle de l’Inde, tandis que l’appel à la mère Terre, sublime invocation des racines et des mémoires communes de l’humanité, croise les rythmes des Indiens d’Amérique. Le mysticisme de l’ensemble dépasse le cadre strict d’une croyance monolithique mais développe un humanisme empathique&nbsp;: «&nbsp;<em>Dieu ne peut être ni “ il ”, ni “&nbsp;elle&nbsp;” puisqu’il est le tout, il ne peut avoir de genre</em> » … Une berceuse pour la Terre clôt cette parenthèse d’harmonie.</p>



<p>«&nbsp;<em>La scène est un espace sacré, on y est autre. Elle est comme un temple, il faut que chacun s’y oublie afin que l’on ne soit qu’un. La présence du public permet d’exister, de donner du sens au terme “&nbsp;ensemble&nbsp;”, </em>sourient les deux musiciennes après le spectacle<em>. Avant la virtuosité, nous recherchons d’abord la plénitude de chaque note, et de leurs résonnances, parfois le son se joue de nous et se met à exister sans le support des instruments ou des voix, seulement par les harmoniques. C’est là qu’il devient intéressant, dans sa qualité vibratoire, car c’est cette vibration qui nous emmène. C’est pourquoi la polyphonie est essentielle&nbsp;: elle nous conduit sur tous les étages de l’être…&nbsp;</em>» &nbsp;&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>Roses des vents</em>, création née au Chantier, a été jouée le 23 septembre à la Fraternelle de Correns</p>
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