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	<title>Archives des Nelson Goerner - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Nelson Goerner - Journal Zebuline</title>
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		<title>Surfer sur les notes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 09:12:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p></p>



<p>Si «&nbsp;l’intérieur des terres&nbsp;» foisonne de propositions festivalières de haut-vol lors de la saison d’été, la côte semblait ne se reposer que sur le charme de ses plages. Grâce à&nbsp;<strong><em>La Vague Classique</em></strong>, l’excellence s’invite aussi en bord de mer. Les grands noms,&nbsp;<strong>Khatia Buniatishvili</strong>,&nbsp;<strong>Nelson Goerner</strong>,&nbsp;<strong>Alexandre Kantorow</strong>, pour ne citer que les trois premiers concerts, sont familiers des scènes les plus prestigieuses, mais ici, dans l’écrin de la Maison du Cygne, ou plus tard, de la Villa Simone, de la Collégiale Saint-Pierre ou la Maison du Patrimoine «&nbsp;François Flohic&nbsp;» située au-dessus de la lagune du Brusc, site classé Natura 2000, le public est installé juste à côté des interprètes, peut en discerner la moindre expression, le moindre souffle. Pas d’effets entre l’auditeur et les sonorités produites, pas de filtre aux émotions&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le choix d’un temps long</mark></strong></p>



<p>Le festival s’étale comme une véritable saison estivale, du 18 mai au 14 septembre, évitant l’écueil des autres rendez-vous musicaux traditionnels de l’été. Le symbole des deux concerts qui ouvrent et closent le festival est symbolique&nbsp;: la première représentation convie la pianiste&nbsp;<strong>Khatia Buniatishvili</strong>, aussi encensée que décriée en raison de sa fougue, de ses tenues vertigineuses, des enthousiasmes débridés des spectateurs à l’instar de ceux que peuvent susciter les stars du rock, (un engouement populaire fait oublier à certains que l’artiste parle couramment cinq langues et a une maîtrise technique souveraine). Le dernier concert offrira la scène à la toute jeune et déjà invitée de plusieurs festivals en France et en Europe et lauréate 2018 du concours international Jeune Chopin,&nbsp;<strong>Arielle Beck</strong>. Elle a d’ailleurs remplacé la star Khatia Buniatishvili qui attendait un heureux évènement le 7 juin 2023 au&nbsp;<em>ClassicCestfffou</em>&nbsp;à Nantes.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un feu d’artifice</strong></mark></p>



<p>On reconnaît ici la finesse malicieuse du directeur artistique du festival,&nbsp;<strong>Gérard Lerda</strong>&nbsp;qui a su concocter une programmation aussi éclectique qu’ambitieuse, passant de solistes à des formations chambristes et orchestrales, sur des univers classiques, romantiques, baroques ou jazzy. «&nbsp;<em>Nous cherchons à toucher le plus grand nombre et à convier les spectateurs à sortir de leur zone de confort en leur proposant par le biais d’artistes virtuoses d’aborder des styles et des genres qui ne leurs sont pas toujours familiers&nbsp;</em>» explique Gérard Lerda qui écume les salles de concerts afin de trouver les perles rares de ses futurs calendriers.</p>



<p>Il y a désormais des fidèles, Renaud et Gautier Capuçon, l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi, les rendez-vous avec les lauréats de la Fondation Gautier Capuçon, cette année la jeune pianiste Nour Ayadi, beaucoup de piano avec entre autres, Guillaume Bellom, Sélim Mazari, Frank Braley, Shani Diluka, mais aussi du jazz avec le Paul Lay Trio ou Nicolas Folmer en quatuor, du lyrique grâce à la mezzo-soprano Marina Viotti ou le contre-ténor Rémy Bres-Feuillet… Comment tout citer&nbsp;! Un vrai feu d’artifice&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><strong><em>La Vague Classique</em></strong></p>



<p>18 mai au 14 septembre&nbsp;</p>



<p>Divers lieux, Six-Fours-les-Plages</p>
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		<title>Nelson Goerner l’enchanteur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 15:01:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux concertos de Rachmaninov dans la même soirée, même pas peur&#160;! L’immense pianiste&#160;Nelson Goerner&#160;interpréta les&#160;Concertos pour piano et orchestre n° 3 et 4&#160;du compositeur russe aux côtés du&#160;Sinfonia Varsovia&#160;avec la puissance et la verve poétiques qui lui sont propres&#160; Une annonce en début de concert précisait le changement de programme&#160;: l’ordre chronologique serait bouleversé et [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Deux concertos de Rachmaninov dans la même soirée, même pas peur&nbsp;! L’immense pianiste&nbsp;<strong>Nelson Goerner</strong>&nbsp;interpréta les&nbsp;<em>Concertos pour piano et orchestre n° 3 et 4&nbsp;</em>du compositeur russe aux côtés du&nbsp;<em>Sinfonia Varsovia</em>&nbsp;avec la puissance et la verve poétiques qui lui sont propres&nbsp;</p>



<p>Une annonce en début de concert précisait le changement de programme&nbsp;: l’ordre chronologique serait bouleversé et le quatrième concerto précèderait le troisième, cette apogée du romantisme.</p>



<p>Certes, le&nbsp;<em>quatrième concerto en sol mineur</em>, est d’une facture très intéressante, se détache de l’humus romantique, esquisse de nouvelles voies, répond à des inspirations multiples, se fait l’écho des ébauches écrites en Russie (Rachmaninov le créera en 1927 à Philadelphie aux USA) et pourtant il est d’une grande sobriété par rapport aux œuvres précédentes. L’écriture somptueuse de la partition réservée à l’orchestre pour ce concerto mal aimé lui donne la capacité d’un dialogue foisonnant avec le piano. Et quel piano&nbsp;! Une émotion à fleur de peau, sans excès, d’une élégance bouleversante… L’artiste soliste accorde tout son sens à l’œuvre, en dessine l’ossature, la transcende, alchimie virtuose qui sera mise au service du&nbsp;<em>Concerto n° 3</em>&nbsp;en ré mineur. En tout cas, on est loin de la critique américaine qui affirmait «&nbsp;l’écriture orchestrale a la richesse du nougat et la partie de piano rutile de mille effets éculés&nbsp;» (in feuille de salle remarquablement concoctée par Marie-Aude Roux)&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Le&nbsp;<em>Concerto n° 3</em>&nbsp;était porté par la verve intelligente de Nelson Goerner dont les mains volent littéralement sur le clavier, emporte l’orchestre dans sa fougue. Ses échanges de regards avec les instruments solistes qui dialoguent avec lui soulignaient l’osmose entre l’œuvre et les musiciens. Les cadences offertes au piano, démentes de difficultés (la première déjà monstrueuse est suivie par une seconde qui est un véritable Everest pianistique&nbsp;!), en laissent goûter toute la brillance. Si le thème initial est d’une allure simple, les superpositions de voix, la complexité de la structure, le tissage aux expansions chatoyantes, la richesse des motifs rythmiques, le foisonnement des variations pianistiques, tout concourt à l’expression d’un lyrisme aux formes multiples, envoûtant dans ses orages comme dans ses danses légères. Le jeu ancré et aérien du poète du piano qu’est Nelson Goerner subjugue, son sens aigu des nuances, ses phrasés signifiants, touchent, bouleversent, transportent, au point que l’on ne sait plus si l’orchestre dirigé avec passion par Aziz Shokhakimov le suit dans la finesse extrême de son interprétation. Les grands élans de l’ensemble suffisent à construire un écrin au sublime. On est submergé par la beauté.&nbsp;</p>



<p>Alors que Rachmaninov, lors de la première représentation de son œuvre avait été incapable de jouer un bis, présentant ses mains meurtries au public, Nelson Goerner, après deux concertos virtuoses, eut encore la force de faire agir la magie avec le&nbsp;<em>Nocturne n° 20 en ut dièse mineur (opus Posthume)</em>&nbsp;de Chopin, l’essence même de la poésie&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné le 12 août au parc de Florans dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron&nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Trois hommages, trois visions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 13:08:06 +0000</pubDate>
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<p>Le <em>Festival international de piano de la Roque-d’Anthéron</em> se voit orphelin cette année de grands interprètes qui ont fait le bonheur des éditions antérieures : <strong>Nelson Freire</strong>, <strong>Radu Lupu</strong> et le bien trop jeune <strong>Nicholas Angelich</strong>. Trois soirées étaient consacrées à ces étoiles, correspondant à des visions différentes de la mort et de la perte, tout aussi bouleversantes les unes que les autres.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un art de la joie</mark></strong></p>



<p>Durant quelques jours le film de <strong>João Moreira Salles</strong>, <em>Nelson Freire</em>, était projeté chaque après-midi à l’auditorium du Centre Marcel Pagnol. Le pianiste, adulé dans sa patrie le Brésil au même titre que les joueurs de foot, est présenté ici dans sa relation à la musique. Une séquence très drôle ouvre le film. Fin de concert, applaudissements à tout rompre, Nelson Freire revient saluer avec le chef d’orchestre qui le renvoie seul devant le public, l’enjoint à jouer un rappel, mais le musicien n’a envie que d’une chose, fumer une cigarette. Et c’est en traînant les pieds qu’il se résout à jouer de nouveau&nbsp;!</p>



<p>On le voit aussi parler de son enfance, de sa solitude pesante mais aussi apprivoisée et fructueuse. Les hordes d’admirateurs qui se pressent à la fin des concerts passent vite et il mangera seul dans sa chambre d’hôtel. Les séquences en compagnie de l’amie de toujours, Martha Argerich, sont particulièrement marquantes. La complicité, l’humour, les souvenirs qui s’égrènent, le partage de la musique, créent des moments privilégiés (un jour ils se retrouvent face à une partition pour piano à quatre mains que ni l’un ni l’autre ne connaît. Qu’à cela ne tienne, ils déchiffrent, le morceau leur plaît, il sera joué cinq jours plus tard en rappel à La Roque&nbsp;!). On comprend aussi le sens du célèbre bis du pianiste, <em>La mélodie d’Orphée et Eurydice</em>,&nbsp;<em>Danse des esprits bienheureux&nbsp;</em>de Gluck et Sgambati, joué toujours avec un supplément d’âme. Nelson Freire évoque avec émotion celle qu’il considère comme la plus grande pianiste du monde et qu’il a connue alors qu’il était tout jeune, Guiomar Novaes, photos sépia et l’écoute de <em>La Mélodie</em> d’<em>Orphée et Eurydice</em>.</p>



<p>Le concert des amis de Nelson Freire donné sous la conque qui l’a tellement applaudi réunissait une pléiade de pianistes dont il faudra retenir le nom. Tous récompensés par les prix pianistiques les plus prestigieux : <strong>Eduardo Monteiro</strong>, né à Rio de Janeiro (docteur de musicologie à la Sorbonne pour ne citer qu’un élément), <strong>Cristian Budu</strong>, lauréat du prix Nelson Freire à Rio de Janeiro 2010, <strong>Pablo Rossi</strong>, lauréat du premier Concours national Nelson Freire des nouveaux talents brésiliens en 2003, <strong>Fabio Martino</strong> qui a remporté le premier prix du Concours international de piano BNDES (le plus important en Amérique latine), <strong>Clélia Iruzun</strong> pour qui de nombreux compositeurs contemporains écrivent, <strong>Juliana Steinbach </strong>qui a même partagé la scène avec Nelson Freire.</p>



<p>Le concert éblouissant de verve, de joie, d’espièglerie, croisait les œuvres des compositeurs d’Amérique latine et d’Europe comme Villa-Lobos, Lecuona, Guarnieri, Ginastera, Mignone, Nazareth et Chopin, Brahms, Schubert, Schumann, Saint-Saëns… Feu d’artifice d’<em>A folia de um blóco infantil </em>(<em>Carnaval das Crianças</em>, de Villa-Lobos, pour lequel Fabio Martino porte des chaussures rouges pailletées dignes du <em>Magicien d’Oz</em>). Élégance d’une <em>Barcarolle </em>(Chopin), virtuosité des chansons populaires magnifiées par Guarnieri, temps poétique aérien des valses de Brahms. Puis retour ému sur la <em>Danse des esprits bienheureux</em> de Gluck (arrangements de Sgambati), luxuriance malicieuse d’une <em>Arabesque </em>de Schumann, éblouissements de l’<em>Odéon</em> de Nazareth, puissance de la <em>Congada</em> de Mignone… Les artistes se succèdent, seuls, en duo, en trio, en quatuor. Inénarrable <em>Danse macabre</em> de Saint-Saëns à huit mains sur deux pianos&nbsp;! Rarement cette pièce fut aussi enlevée et joyeuse. En conclusion bissée <em>Brasiliera</em>, extrait de <em>Scaramouche</em> de Darius Milhaud (arrangement de V. Siret) réunissait tous les musiciens sur trois pianos (et un tambourin), éblouissant de verve et de bonheurs. Solitaire le piano, qui peut le croire ?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Larmes</mark></strong></p>



<p>À la célébration joyeuse précédente, correspondant aux fêtes des morts d’Amérique latine, répond la vision «&nbsp;européenne&nbsp;», dominée par les larmes et la tristesse. Nicholas Angelich est parti bien trop tôt, à cinquante-et-un ans. <strong>Violaine Debever</strong> qui fut son élève ouvre le concert par une <em>Sonate en ré mineur</em> de Scarlatti, poésie pure qui effleure le soir. Le <em>thème et variations en ré mineur d’après le Sextuor à cordes opus 18</em> de Brahms sculpte l’infini sous les doigts d’<strong>Etsuko Hirose</strong>. <strong>Gabriele Carcano</strong> accorde son sens de la mélodie à un Schubert revu par Liszt (<em>Le meunier et le ruisseau</em>, <em>Marguerite au rouet</em>), <strong>Marie-Ange Nguci</strong>, sans doute la plus émue (elle fut aussi son élève au CNSMD de Paris), transcende son émotion dans une interprétation bouleversante des extraits des <em>Variations sur un thème de Chopin</em> de Rachmaninov.</p>



<p>Profondément émouvante aussi fut la reprise par <strong>François-Frédéric Guy </strong>du deuxième mouvement de la <em>Sonate n° 32 en ut mineur opus 111</em> de Beethoven qu’Angelich joua le 8 août 2020 sur cette même scène (partageant le plateau avec, entre autres, F.F. Guy). Auparavant, le pianiste joue la <em>Sonate pour deux pianos en fa mineur </em>de Brahms avec Marie-Ange Nguci, tandis que<strong> Jean-Baptiste Fontlup</strong> s’attache à la <em>Vallée d’Oberman</em> (extrait des années de pèlerinage de Liszt) au romantisme virtuose. Le désespoir de <strong>Bruno Rigutto</strong> est lui aussi sensible. Les artistes lors des nombreuses pièces écrites pour deux pianos ou à quatre mains semblent se soutenir dans les élans oniriques des œuvres, s’adressant par les notes à l’absent. La <em>Danse macabre</em> de Saint-Saëns à huit mains est rendue dans un registre empreint de gravité qui ne peut se résoudre à entrer dans le caractère souvent espiègle dont on la nourrit. <em>La Romance en la majeur pour piano</em> à six mains de Rachmaninov vient clore ces adieux déchirants. La présence du poète signée par un bouquet en fond de salle est tangible. Une rose donnée à chaque interprète est élevée vers le ciel avant de reposer sur le piano, scellant l’atroce absence.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De la musique avant toute chose</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=412%2C618&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116170" width="412" height="618" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=682%2C1024&amp;ssl=1 682w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nelson-Goerner-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w" sizes="(max-width: 412px) 100vw, 412px" /><figcaption class="wp-element-caption">Nelson Goerner © Valentine Chauvin 2022</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Nelson Goerner</strong> dédie son concert à son ami, Radu Lupu, mort la veille du décès de Nicholas Angelich, en s’attachant à deux corpus complets&nbsp;: les quatre <em>Ballades</em> de Chopin et les <em>Études symphoniques opus 13</em> de Robert Schumann.</p>



<p>La gravité déchirante de l’incipit de la <em>Ballade n° 1</em> se décline en mélancolique tristesse, aborde les rivages de l’allégresse, revient au thème initial avec une sobre élégance (et une impeccable technique). Naissent à son écoute les images du film de Polanski, <em>Le pianiste</em>, reflet de tout ce que la musique apporte. Les figures de Nohant et de Majorque émergent, poétique sous les accords de la deuxième <em>Ballade </em>que son éditeur qualifia de «&nbsp;<em>gracieuse&nbsp;</em>». La fraîcheur et la gaité qui n’excluent jamais un fond de délicate tristesse animent la <em>Ballade n° 3</em>, relatant l’histoire d’Ondine de Mickiewicz et l’amour désespéré d’un chevalier amoureux d’une déesse. Enfin superposant tristesse et sérénité, la dernière ballade semble être à l’image de la vie, dans l’épaisseur des sentiments multiples et contradictoires qui nous hantent. Tout devient évident sous les doigts du poète du piano, en une respiration qui s’accorde au mouvement du monde. Les variations subtiles des <em>Études</em> de Schumann, courtes pages pour la plupart, deviennent des tableautins de l’âme, subjuguant la salle (la qualité des silences entre les morceaux en est l’éloquente démonstration). Le premier bis, <em>Intermezzo Op. 118 en la majeur</em> de Brahms est particulièrement habité. <em>«&nbsp;Radu Lupu était mon ami et il a beaucoup joué cette pièce&nbsp;</em>», explique le pianiste avant d’offrir l’<em>Étude n° 4 </em>de l’<em>opus 10 </em>de Chopin, <em>Torrent</em>, puis l’<em>Andante</em> de la <em>Sonate n° 13 en la majeur</em> de Schubert et enfin la <em>Rhapsodie hongroise n° 6 en ré bémol majeur</em> de Liszt. Jouer semble vouloir arrêter le temps et préserver dans l’orbe des sons, la mémoire de ceux qui ne sont plus, invisible écho et immatérielle présence.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI </p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Soirées du 7, 10 et 13 août en hommage à Nelson Freire, Nicholas Angelich, et Radu Lupu, à l’auditorium du parc de Florans, dans le cadre du <em>Festival international de piano de La Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
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		<title>Liszt en majesté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 08:50:27 +0000</pubDate>
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<p><strong>Nelson Goerner</strong>, <strong>Gabriel Stern</strong>, <strong>Sinfonia Varsovia</strong>, <strong>Aziz Shokhakimov</strong>, le même soir à La Roque-d’Anthéron&nbsp;: quelle brochette&nbsp;! Les spectateurs du parc de Florans sont plus que gâtés avec la venue de tels interprètes. Le Sinfonia Varsovia, superbement homogène et éloquent sous la direction vive d’Aziz Shokhakimov, se glisse avec maestria dans les partitions de Liszt, compositeur phare du jour. La diabolique <em>Totentanz</em> (ou <em>Danse macabre, </em>sous-titrée<em> «&nbsp;paraphrase du Dies Irae&nbsp;»</em>) ouvre ce festival virtuose. Construite sur la séquence initiale du <em>Dies Irae</em> (celui-là même repris dans le cinquième mouvement de la <em>Symphonie fantastique</em> de Berlioz), elle s’appuie aussi sur le <em>diabolus in musica</em> (intervalle de quarte augmentée ou triton qui deviendra la note bleue du jazz). Déluges de notes, faux-bourdon, intervalles dissonants, glissandos éblouis de leurs propres audaces, rythmique enflammée qui emporte piano et orchestre dans de larges vagues puissantes. La musique décline tous les registres avec une verve sans pareille. Inspirée par les gravures sur bois de Hans Holbein (<em>Le triomphe de la Mort</em>) ou la fresque <em>Il trionfo della Morte</em> d’Andrea Orcagna, l’œuvre est réputée comme l’une des plus difficiles écrites pour le piano et on veut bien le croire. La modernité de la partition éblouit par son inventivité, ses tentations bruitistes, ses combinaisons de timbres bouleversantes, ses dissonances assumées. Difficile de jouer après de telles tempêtes, même après le retour apaisé en bis de Nelson Goerner avec la <em>Sonate pour piano n° 13 en la majeur op. 120 D.664</em>, à la lumineuse sérénité.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeune virtuose</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116100" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?w=1772&amp;ssl=1 1772w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Gabriel-Stern-Aziz-Shikhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Gabriel Stern, Aziz Shikhakimov © Valentine Chauvin 2022</figcaption></figure>



<p>Deux concerti et pas des moindres attendaient le jeune Gabriel Stern (On peut même s’enorgueillir de sa formation puisqu’il débuta au conservatoire de La Ciotat puis poursuivit ses études musicales au CNRR de Marseille. Avant de partir sous d’autres cieux, dont la Suisse où il se perfectionne auprès de Nelson Goerner.). Le <em>Concerto pour piano n° 1 en mi bémol majeur</em> que Bartók qualifiait de «&nbsp;<em>première composition parfaite de forme-sonate cyclique, avec des thèmes communs traités sur le principe de la variation&nbsp;</em>», permet au jeune pianiste de décliner la palette moirée de son talent.</p>



<p>Virtuosité technique parfaite, mais qui devient accessoire tant la capacité à colorer le jeu, à dessiner les nuances, à sculpter la matière sonore est maîtrisée. Et s’accorde à la fougue de l’orchestre et parfois même du triangle qui, ce n’est pas coutume, se hisse à la hauteur d’un instrument soliste dans une conversation avec l’orchestre ou le piano. Le <em>Concerto symphonique pour piano et orchestre n° 2 en la majeur</em>, plus brillant encore dans son interprétation, sans doute grâce aux applaudissements frénétiques du public libérant les musiciens, tient en haleine avec ses six mouvements enchaînés. Il passe d’un registre à l’autre, emporte, séduit, offre au piano une partition redoutable et éblouissante. En bis, Gabriel Stern offre deux des douze études d’exécution transcendante, <em>Paysage</em> et <em>Chasse sauvage</em>, tableaux de genre finement polis qui achèvent de subjuguer l’auditoire.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Soirée du 12 août, à l’auditorium du parc Florans, dans le cadre du <em>Festival international de piano de la Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
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