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	<title>Archives des Palestine - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Palestine - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dans les archives palestiniennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:54:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance. » affirme Kamal Aljafari, le réalisateur du documentaire A Fidai Film, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien. &#160; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance.</em> » affirme <strong>Kamal Aljafari,</strong> le réalisateur du documentaire <em>A Fidai Film</em>, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien.</p>



<p>&nbsp; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur rouge du sang versé, des flammes qui ravagent des immeubles. Des rues où patrouillent des soldats, des arrestations&nbsp;; des hommes à terre, mains sur la tête. Mais aussi des scènes de la vie quotidienne, des marchés, des enfants dans la boue. Des camions de Tsahal qui sortent, chargés de dossiers, pillés au siège de l’OLP. Ce sont ces archives dont Kamal Aljafari a récupéré une partie qui vont peu à peu nous raconter l’histoire du peuple palestinien. Des images terribles comme celles de la violente explosion en plein cœur de Beyrouth- ouest à l’heure du déjeuner, (220 kg de TNT) puis aux obsèques, en gros plan, une femme qui pleure. La mer, rouge du sang versé. Le camp de Badaoui où l’l’UNRWA accueillent les réfugiés palestiniens et où ont lieu des affrontements, des arrestations, des massacres. Des fils rouges et des flashs rayent ces images. Et tout à coup un intertitre&nbsp;: <em>«&nbsp;La caméra des expropriés</em>&nbsp;»</p>



<p>La caméra des dépossédés « <em>dans le sens où il s’agit de rassembler et de collecter ce qui est possible de l’être, du point de vue de quelqu’un qui a tout perdu. </em>» Deux types d’images : des archives avec des inscriptions de l’armée israélienne, grattées en rouge et des extraits de films de fiction. Des silhouettes recouvertes de rouge qui deviennent des fantômes. Des séquences auxquelles le travail sonore d’<strong>Attila Faravelli </strong>redonne vie. Un film personnel et universel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce film est autobiographique, parce qu’il traite du pays dont je viens. Je travaille librement et ce travail essaie de mettre de l’ordre, d&rsquo;ouvrir une voie pour que je puisse m’exprimer et exprimer mon rapport à ces images d’une manière qui devient universelle. Au bout du compte, ce film ne parle pas que de la Palestine, mais de tout endroit qui a été occupé et de tout peuple qui a subi l’oppression.&nbsp;» </em>Kamal Aljafari</p>



<p>Un film nécessaire pour parler aussi de tous les peuples qui continuent à subir l’oppression et sont aujourd’hui sous les bombes.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong><em></em></p>
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		<title>Ce qu’il reste de nous : Miroir d’un peuple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:01:00 +0000</pubDate>
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<p>Deux adolescents&nbsp; jouent à se poursuivre&nbsp; dans les rues dune ville et se retrouvent dans une manifestation. On est en Cisjordanie occupée, en 1988. Affrontements, tirs. L’un des deux, Noor (<strong>Muhammad Abed Elrahman</strong>)&nbsp; est à terre. En gros plan, regard caméra, une femme, visage ravagé : « <em>Vous devez vous demander ce qu’on fait là. Vous ne savez pas grand-chose de nous. Ce n’est pas grave ! Je ne vous fis pas de reproches. Je voudrais vous raconter qui est mon fils. Mais pour bien comprendre, vous devez savoir ce qui est arrivé à son grand –père. »</em> C’est ainsi que commence <em>Ce qu’il reste de nous,&nbsp; </em>le nouveau film de <strong>Cherien Dabis</strong>, inspiré par son histoire familiale qui est aussi celle du peuple palestinien</p>



<p>En 1948, Salim, une dizaine d’années, vit à Jaffa, Palestine, avec sa famille dans une maison cossue où il fait bon vivre. Salim adore jouer avec son père qui lui apprend des poèmes. Mais des bombardements se rapprochent et le nord de Jaffa est évacué. Rester ou partir ? La décision est prise : la mère, Munira, (<strong>Maria Zreik </strong>) partira avec les enfants, comme des milliers d’autres Palestiniens. Un exode massif. L’état d’Israël est fondé et Jaffa est sous contrôle du nouvel état. L’orangeraie est confisquée, le père arrêté, frappé, envoyé dans un camp de travaux forcés.</p>



<p>1978&nbsp;: la famille vit dans un camp de réfugiés, en Cisjordanie occupée. Salim est instituteur ; son père fait des crises de somnambulisme, a des problèmes cardiaques, et son fils Noor, lui reproche d’être lâche. Car lors d’un contrôle, braqué par des soldats israéliens qui l’ont mis à terre, insulté, il n’a pas réagi, craignant qu’ils ne s’en prennent &nbsp;à son fils. Une&nbsp; scène d’humiliation bouleversante où Noor se rend compte&nbsp; que son père, son héros, ne peut pas le protéger.</p>



<p>1988, on se retrouve en pleine intifada : Noor est gravement blessé…et des choix vont s’imposer à Salim et sa femme, Hanan&#8230;</p>



<p>C’est à travers cette saga en trois époques auxquelles s’ajoute un épilogue en 2022, que <strong>Cherien Dabis</strong> nous raconte, au-delà de l’histoire de cette famille , le drame de tout un peuple. « <em>Je voulais faire un film qui soit une lettre d’amour à mon peuple. Pour la première fois, on voit une famille palestinienne endurer ce qui nous est arrivé depuis 1948. ».</em></p>



<p>C’est <strong>Mohammad  Bakri</strong>, acteur et cinéaste palestinien, disparu fin 2025,  qui  incarne Sharif en 1978.  son fils <strong>Adam Bakri</strong> interprète Sharif en 1948. Un autre fils, <strong>Saleh</strong> <strong>Bakri</strong> joue le rôle de Salim : quant à <strong>Cherien Dabis,</strong> elle incarne Hanan,  la mère de Noor. Un casting familial qui renforce le côté personnel et intime de ce film qui interroge aussi la relation entre le grand-père, le père et le fils. </p>



<p>Dans une mise en scène classique, ce film qui évoque 70 ans d’Histoire, à travers un regard palestinien est un film nécessaire, que beaucoup devraient voir.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><strong><em>Ce qu’il reste de nous </em>sort en salles le 11 mars</strong></p>
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		<title>Comment reconstituer l’indicible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 10:16:45 +0000</pubDate>
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<p>Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une petite Palestinienne de 6 ans est en voiture avec sa famille qui tente de fuir Gaza. Pris pour cible par l’armée israélienne, six membres de sa famille meurent et Hind Rajab reste coincée à l’intérieur du véhicule. Elle contacte par téléphone Le Croissant Rouge Palestinien, espérant être sauvée. Tout en essayant de la maintenir en ligne, ses interlocuteurs, <strong>Omar</strong> <strong>A. Alqam etNisreen Jeries</strong> Qawas font tout leur possible pour qu’une ambulance lui parvienne. En vain ! L’ambulance envoyée sur place, aussi, a été détruite et ses deux secouristes tués. <strong>Kaouther Ben Hania</strong> a fait de cette tragédie un film dont on sort en larmes. Un film qui laisse à tout jamais des traces dans notre conscience et dans notre cœur. Un film dont je ne ferai pas la critique : le geste de Kaouther Ben Hania est un acte de résistance, un geste face à l’impuissance qu’on peut ressentir devant une tragédie. A Cinemed, devant une salle comble, qui l’a longuement applaudie et où elle a obtenu à la fois le Prix du public et celui de la Critique,  celle qui en 2023 avait réalisé <em>Les Filles d’Olfa</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/les-filles-dolfa-la-tunisie-dans-lentre-deux/">https://journalzebuline.fr/les-filles-dolfa-la-tunisie-dans-lentre-deux/</a>) a expliqué avec émotion son projet et <em>La Voix de Hind Rajab.</em></p>



<p><em>«&nbsp;J’ai entendu cette voix dont quelques extraits circulaient sur Internet et pendant une fraction de seconde, j’ai eu l’impression qu’elle me demandait de l’aider. Un sentiment d’impuissance m’a envahie&nbsp;: impossibilité de l’aider. Cette voix me hantait. J’avais appris que le Croissant Rouge avait enregistré toute la conversation. J’ai commencé à me dire que je devais faire un film face à ce sentiment d’impuissance. Je ne voulais pas que cette enfant devienne un numéro, je voulais lui donner un visage et une voix. J’ai joint le Croissant Rouge pour pouvoir écouter tout l’enregistrement et cela a été une des choses que j’ai écoutées, la plus dure de ma vie. J’ai contacté la famille de Hind et j’ai parlé avec sa mère qui était encore à Gaza, une personne admirable&nbsp;: </em>«&nbsp;Ce film ne se fera que si vous le désirez. C’est votre décision&nbsp;<em>» lui ai-je dit&nbsp;; elle a été tout de suite partie prenante du film. J’ai rencontré les personnes du Croissant Rouge qui m’ont raconté leur journée et ont aussi &nbsp;intégré le projet.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’écriture du film</strong></mark></p>



<p><em>&nbsp;J’ai envoyé le premier jet du scénario et on a beaucoup dialogué. &nbsp;Idem pour les acteurs. J’ai écouté la voix en février, ai reçu l’enregistrement en juillet et on a tourné en novembre. Je sentais l’urgence de le faire. L’écriture n’a pas pris beaucoup de temps.&nbsp;Ils m’ont beaucoup parlé&nbsp;: c’était important de voir ce qu’ils avaient ressenti. Au cœur il y a la voix et il fallait trouver la bonne forme pour faire ce film&nbsp;; j’ai croisé les différents éléments, la retranscription de la voix et les témoignages Je voulais quelque chose de vertigineux, comment retranscrire l’impuissance vertigineuse.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de mise en scène</strong></mark></p>



<p><em>J’ai souhaité faire appel à des comédiens. C’est un film de reconstitution&nbsp;; il me fallait des interprètes&nbsp;; je ne pouvais pas faire appel à eux pour qu’ils rejouent ce qu’ils avaient vécu. C’est un film en huit clos&nbsp;: je voulais raconter du point de vue de ceux qui ont reçu l’appel. &nbsp;On les voit dans un open space. Et on a le son qui est le hors- champ, le bombardement, la voiture assiégée. &nbsp;Les spectateurs sont là, avec eux avant que la mort n’arrive. On aurait pu la sauver. Pourquoi n’a-t-on pas pu&nbsp;? J’aurais aimé ne pas faire de film mais cette histoire a eu lieu. On a tourné en Tunisie puisque l’espace du huis clos est un décor. Les comédiens (Saja Kilani, Motaz Malhees, Clara Khoury, Amer Hlehel) sont palestiniens et partagent cette tragédie. Il y a eu des moments si intenses qu’ils avaient du mal à jouer…</em></p>



<p>Fiction ou documentaire se demanderont peut-être certains. Un film qui en rejette les frontières, et surtout un film de résistance face à la barbarie. Un film indispensable.</p>



<p>Le public de la Mostra de Venise où a eu lieu la première projection l’a bien compris en faisant à Kaouther une standing ovation de 23 minutes. <em>La Voix de Hind Rajab</em> y a obtenu le Grand Prix du Jury et représentera la Tunisie aux Oscars 2026&nbsp;</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>En salles le 17 novembre</p>
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		<title>Extraits de la Nouvelle déclaration d’Avignon</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 13:08:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous, femmes et hommes&#160;du spectacle, réunis à Avignon parce qu’un tel festival est aussi celui de la parole publique et des exigences civiques, ne nous résignant pas à l’impuissance, ni à l’invisibilisation du crime, déclarons notre solidarité avec le peuple palestinien. Nous exigeons la cessation du massacre de masse en cours ayant déjà tué un [&#8230;]</p>
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<p>Nous, femmes et hommes&nbsp;du spectacle, réunis à Avignon parce qu’un tel festival est aussi celui de la parole publique et des exigences civiques, ne nous résignant pas à l’impuissance, ni à l’invisibilisation du crime, déclarons notre solidarité avec le peuple palestinien.</p>



<p>Nous exigeons la cessation du massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants. Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d’Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l’application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l’accord d’association UE-Israël, et à l’arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne. Nous appelons enfin toutes et tous à rejoindre les mobilisations en cours.<br>[&#8230;]<br>En&nbsp;1995, la Déclaration d’Avignon avait été saluée par le président de la République, [&#8230;] trente ans plus tard, il est douloureux&nbsp;mais absolument fondamental&nbsp;de devoir rappeler qu’une vie palestinienne&nbsp;vaut une vie israélienne et toute autre vie humaine.<br>[…]<br>Nous sommes contemporains, après des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des actes génocidaires, de ce qui se dessine comme la disparition programmée d’un peuple, et notre responsabilité collective à toutes et tous est engagée.&nbsp;</p>



<p>Lire la déclaration en intégralité sur <a href="https://www.telerama.fr/theatre-spectacles/festival-d-avignon-nous-femmes-et-hommes-du-spectacle-declarons-notre-solidarite-avec-le-peuple-palestinien-7026456.php"><em>telerama.fr</em>.</a></p>
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		<title>Au cœur de nos brûlures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 12:55:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque été désormais notre région flambe, transformant nos forêts et maquis en désert, détruisant nos maisons et nos mémoires, épargnant encore nos vies, tandis qu’au Texas des enfants se noient par dizaines. La mise à sac des services d’alerte météo a entraîné le pire aux États-Unis trumpiens, il a été évité à Marseille par le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chaque été désormais notre région flambe, transformant nos forêts et maquis en désert, détruisant nos maisons et nos mémoires, épargnant encore nos vies, tandis qu’au Texas des enfants se noient par dizaines. La mise à sac des services d’alerte météo a entraîné le pire aux États-Unis trumpiens, il a été évité à Marseille par le courage de l’armée du feu, malgré une flotte de Canadair vieillissante et trop peu nombreuse. 70 maisons détruites, autant de vies dévastées.&nbsp;</p>



<p>Au <em>Festival d’Avignon</em>, ce sont d’autres dévastations qui reçoivent le soutien des artistes. Alors que la ministre s’annonce et se désiste – viendra viendra pas, la valse-hésitation serait comique si elle ne révélait pas l’intense rejet de sa politique, et son incroyable mépris du plus grand événement de théâtre du monde – les artistes s’engagent.&nbsp;</p>



<p>Laurence Chable, Anne Teresa de Keersmaeker, Radouan Mriziga, Milo Rau et Martial du Fonzo Bo, artistes signataires programmée au Festival d’Avignon, ont lu la <em>Nouvelle déclaration d’Avignon </em>devant la porte du Palais des papes. Respectivement en français, anglais, arabe, allemand et espagnol, sous le regard de Tiago Rodrigues. La tribune, parue dans<em> Télérama</em> et signée par des centaines d’artistes et professionnels de la culture, réclame la reconnaissance de l’État palestinien et l’application des sanctions prévues par le droit international [<em><a href="https://journalzebuline.fr/extraits-de-la-nouvelle-declaration-davignon/">lire ici</a></em>]. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mobilisation historique des artistes</mark></strong></p>



<p>Trente ans après Srebrenica, elle rappelle la grève de la faim historique des artistes après la <em>Déclaration d’Avignon</em> en 1995. Ariane Mnouchkine, Maguy Marin, Olivier Py, Emmanuel de Véricourt et François Tanguy avaient efficacement réveillé les consciences. Qu’en sera-t-il aujourd’hui, alors que la disparition de Thierry Ardisson occupe bien davantage les médias et la ministre que l’appel international devant le Palais des Papes&nbsp;? Qu’en sera-t-il, alors que l’Union européenne hésite à sanctionner un pays «&nbsp;ami&nbsp;» malgré la qualification de génocide, sans ambiguïté, de l’Onu, et les 56 000 morts dénombrés, dont la moitié d’enfants&nbsp;? Qu’en sera-t-il alors que l’effroyable atrocité du 7-Octobre semble légitimer pour certains la destruction systématique d’un peuple&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>Les enfants d’Abraham, les enfants de Sem, sont-ils devenus des ennemis irréconciliables&nbsp;? Les actes antisémites, anti-arabes, anti-migrants vont ils continuer de se multiplier jusque dans nos rues, dans nos lois, nos accords internationaux, nos déclarations publiques&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Jamais plus nous ne pourrons dire «&nbsp;nous ne savions pas&nbsp;». Jamais plus nous ne pourrons dire «&nbsp;Israël a le droit de se défendre&nbsp;». L’État hébreu a démontré en Iran qu’il sait parfaitement cibler ses objectifs, et perpétrer des frappes chirurgicales s’il le veut. La destruction systématique des hôpitaux, des écoles, des universités, des immeubles d’habitations, des convois alimentaires, des journalistes et des soignants, est un projet politique. Génocidaire. Qu’il est criminel d’excuser.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>19h51 Une nuit à Gaza </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 09:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Anwr Yousef]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hanan Azaiza]]></category>
		<category><![CDATA[Le Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>19h51, c’est l’heure exacte à laquelle va se coucher le soleil sur la bande de Gaza ce 30 juin. C’est aussi l’heure à laquelle résonneront les poèmes de trois auteurs·ices palestiniens, toujours emprisonné·e·s dans ce territoire bombardé sans relâche par Israël.  Sur scène, des comédien·nes toulonnais·es s’empareront des textes de Nour Elassy – autrice et journaliste pour [&#8230;]</p>
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<p><em>19h51</em>, c’est l’heure exacte à laquelle va se coucher le soleil sur la bande de Gaza ce 30 juin. C’est aussi l’heure à laquelle résonneront les poèmes de trois auteurs·ices palestiniens, toujours emprisonné·e·s dans ce territoire bombardé sans relâche par Israël. </p>



<p>Sur scène, des comédien·nes toulonnais·es s’empareront des textes de <a href="https://www.instagram.com/nour.elassy/"><strong>Nour Elassy</strong> </a>– autrice et journaliste pour Associated Press – mais aussi de <strong>Hanan Azaiza</strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/anwr.yousef/?hl=fr">Anwr Yousef</a></strong> – qui partage son quotidien de guerre à travers la poésie sur Instagram. Autant de paroles nécessaires, face à l’oubli du monde pour ce territoire martyrisé. </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juin</mark><em><br></em><strong>Le Liberté</strong>, Scène nationale de Toulon</pre>



<p></p>
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		<title>Sawa Sawa, accueillir la Palestine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 14:24:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Durant toute l’année 2025, ce sont 33 artistes palestiniens qui sont accueillis en France, pour des durées très variables, allant de 2 à 8 mois. 24 autres doivent bénéficier de résidences en Palestine, mais la situation de guerre en perturbe fortement le déroulement. Ainsi le festival de danse de Ramallah, qui devait accueillir des artistes [&#8230;]</p>
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<p>Durant toute l’année 2025, ce sont 33 artistes palestiniens qui sont accueillis en France, pour des durées très variables, allant de 2 à 8 mois. 24 autres doivent bénéficier de résidences en Palestine, mais la situation de guerre en perturbe fortement le déroulement. Ainsi le festival de danse de Ramallah, qui devait accueillir des artistes du dispositif, n’a pas eu lieu depuis 2022, et est cette année encore fortement compromis. &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Venir en France</mark></strong></h3>



<p>Le dispositif Sawa Sawa, qui « <em>vise à la valorisation de la créativité des territoires palestiniens, y compris en temps de guerre</em> » est un projet d’État officiel : c’est le ministère des Affaires étrangères qui a mis en place cet appel à projet porté par l’<a href="https://www.institutfrancais-jerusalem.org/2024/07/08/sawa-sawa-residency-program-second-call/">Institut Français de Jérusalem</a>, invitant les artistes palestiniens à déposer leurs propositions. Les 33 lauréats ont pour certains commencé, voire fini leurs résidences, mais aucune publicité ou communication officielle de l’État français n’accompagne leur présence : des relations de soutien à l’État palestinien, que la France n’a pas encore reconnu et qu’elle nomme « <em>Territoires palestiniens de Gaza, Cisjordanie et Jérusalem </em>», imposent visiblement une discrétion diplomatique. </p>



<p>La question de la sécurité de ces artistes, qui pourrait aussi expliquer cette discrétion, ne se pose pas, les artistes palestiniens n’étant pas menacés en France. En revanche l’obtention des visas reste problématique. Ainsi le poète Mohammed Al Qudwa, réfugié en Egypte pour fuir les bombardements, vient à peine d’obtenir de la France, qui pourtant l’a retenu pour résidence, le visa qui va lui permettre de venir à <em><a href="https://www.passages-transfestival.fr">Transfestival</a></em> à Metz, après plusieurs mois d’attente et une annulation au festival <em>Diwan</em> en Lorraine.</p>



<p>Un paradoxe de plus en plus fréquent&nbsp;:&nbsp;les artistes bénéficiant d’une tournée ou d’une résidence en France peuvent obtenir un visa « <em>passeport talent</em><em> </em>», «<em> </em><em>profession artistique et culturelle</em> » qui ouvre la possibilité de demander une carte de séjour pluriannuelle. Ce visa permet d’éviter le statut de réfugié, qui restreint notamment le retour dans le pays d&rsquo;origine, ce que la plupart des artistes palestiniens ne souhaitent pas. Dans un contexte politique de restriction de la politique d’accueil, y compris pour des ressortissants de pays en guerre, l’arbitrage entre les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères semble délicat, et le ministère de la Culture est visiblement peu impliqué…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au travail pour transmettre</mark></strong></h3>



<p>Pourtant l’État français accompagne bien ces artistes, leur permettant de construire des œuvres souvent engagées pour leur pays et la cause palestinienne. Il prend en charge les frais de déplacement, les frais de production des œuvres et donne à chaque artiste une allocation de vie de 1 000 euros mensuels. Les établissements culturels d’accueil, qui participent au choix des artistes, doivent les loger et construire avec eux un programme qui vise à leur faire connaître le tissu culturel français. Et si certains résidents travaillent à des projets lointains, sans présentation prévue en France, d’autres en profitent pour finaliser des œuvres qui seront programmées en France après leur résidence.</p>



<p>Peu contraints dans leurs productions, les artistes sont cependant déjà au travail. Six d’entre eux sont à Marseille, et trois d’entre eux à Avignon, où le Festival, la <a href="https://www.lagarance.com">Scène nationale de La Garance (Cavaillon) </a>et le Train bleu organisaient, avec l’association Présence Palestine, un temps de partage le 9 avril : <strong>Mohamed Alaloul</strong>, jeune artiste actuellement étudiant à Lille (et qui n’a donc pas besoin de visa !), transmettait le dabkeh, danse traditionnelle palestinienne inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco, à un groupe d’Avignonnais·e·s dont l’une remarquait les points communs avec la farandole provençale…</p>



<p>Les chorégraphes&nbsp;<strong>Ramz Sayyam</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Nowwar Salem</strong>&nbsp;présentaient &nbsp;leur projet de création chorégraphique et diffusaient leur film&nbsp;<em>Loving the Land.&nbsp;</em>Un court métrage poignant autour d’une maison absente, un cadre vide suspendu à un arbre mort, une eau versée lentement qui se transforme en sang… &nbsp;Elles vivent à Jérusalem et interviennent dans les camps de réfugiés en Cisjordanie, auprès des femmes et des enfants, utilisant la danse comme force de vie et de résistance. Ramz Sayyam parle clairement du génocide à l’œuvre, de la terreur dans les territoires occupés, de la Nakba (l’exode) de 1948, de la situation de colonisation depuis 1967, d’un futur qu’elle décrit comme une «&nbsp;libération&nbsp;».&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129213" style="width:339px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?w=1536&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Nowwar-Salem-Ramz-Sayyam-Elodie-Molle2.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Nowwar Salem et Ramz Sayyam © Elodie Molle</figcaption></figure>
</div>


<p>Une parole qu’elle voudrait faire entendre en France plus amplement, même si elle n’envisage pas un instant de rester en Europe, et veut repartir dès que possible vivre et travailler en Palestine. Son métier de chorégraphe&nbsp;?&nbsp;Elle l’a appris en dansant le dabkeh, puis lors de résidences en Europe, d’études en Italie. La danse isarélienne&nbsp;? Elle n’a jamais travaillé de l’autre coté de la ville, ni avec la Batsheva dance company de Tel Aviv. Dont les artistes ne rencontrent aucun problème de visas.&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les artistes accueilli.e.s en région Sud</mark></strong><br><br><strong>Nowwar Salem</strong>, danseuse, Théâtre du Train Bleu, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avignon</mark>, La Garance, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cavaillon</mark><br><strong>Ramz Siam</strong>, danseuse, chorégraphe,Théâtre du Train Bleu, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avignon</mark>, La Garance, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cavaillon</mark><br><strong>Mohammed Alalou</strong>l, plasticien, danseur, Festival d’<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avignon</mark><br><strong>Rula Halawani</strong>, photographie et arts visuels, Fondation Camargo, Cassis<br><strong>Rama Alashqar</strong>, artiste visuelle, Villa Arson, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nice</mark><br><strong>Rehaf Albatniji</strong>, photographe, artiste visuelle, Les Beaux-arts de <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille</mark><br><strong>Lina Bani Odeh</strong>, artiste visuelle, Triangle-Astérides, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille</mark><br><strong>Ashtar Muallem</strong>,<strong> </strong>artiste multidisciplinaire, Meditalents et Music &amp; Cinéma, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille</mark><br><strong>Tamer Tafesh, </strong>acteur et metteur en scène, Les Rencontres à l’échelle, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille</mark><br><strong>Bashir Massad</strong>, art vidéo, Instants vidéo numériques &amp; poétiques, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille</mark><br><strong>Mays Assi</strong>, spectacle vivant transdisciplinaire, Théâtre Joliette, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille</mark></pre>



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<p></p>
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		<title>Vers un pays inconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 08:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Antigone d’or]]></category>
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		<category><![CDATA[Athèhes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Reda et ChatilaIls sont palestiniens et viennent d&#8217;un camp de réfugiés au Liban : deux cousins, Chatila (Mahmood Bakri) et Reda (Aram Sabbagh), toujours avec son skate-board. Ils habitent dans un squat à Athènes et rêvent de pouvoir partir à Berlin. Mais sans papiers et sans argent, peu de chance d’y arriver. Il s’agit donc de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Reda et Chatila</strong><br>Ils sont palestiniens et viennent d&rsquo;un camp de réfugiés au Liban : deux cousins, Chatila (<strong>Mahmood Bakri</strong>) et Reda (<strong><a href="https://www.instagram.com/aramsabbah/">Aram Sabbagh</a></strong>), toujours avec son skate-board. Ils habitent dans un squat à Athènes et rêvent de pouvoir partir à Berlin. Mais sans papiers et sans argent, peu de chance d’y arriver. Il s’agit donc de s’en procurer. Les deux cousins multiplient les combines, promeneurs qu’on arnaque dans les parcs, vol de chaussures dans les magasins et revente, prostitution parfois. La somme d’argent qu’exigent les passeurs est d’autant plus difficile à obtenir que Reda a une fâcheuse tendance à se défoncer et à dilapider l’argent péniblement amassé. Chatila le plus responsable des deux, met consciencieusement de côté leurs gains car il espère pouvoir faire venir plus tard en Allemagne sa femme et son fils qui vivent encore dans un camp libanais. Il pique régulièrement des colères contre Reda, qui reste toutefois sa seule attache dans cette ville. Avec Malik (<strong>Mohammad Alsurafa</strong>), un jeune garçon de 13 ans, abandonné en Grèce et qui voudrait rejoindre sa tante en Italie, ils partagent quelques moments chaleureux, les seuls de cette vie de galère.<strong> Mahdi Fleifel </strong>les suit dans leur errance, dans une ville aux ruelles taguées, sales, loin des lieux emblématiques, dans des squats où s’entassent tous ceux qui sont là et voudraient partir, et que la caméra de <strong>Thodoris Mihopoulos</strong> filme, révélant leur misère.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Thriller nerveux</strong></mark></h3>



<p><strong>Mahdi Fleifel </strong>s’est inspiré de faits réels, d’histoires vécues pour réaliser ce premier long métrage de fiction. « <em>Athènes me rappelait Beyrouth »</em> a précisé le cinéaste, né à Dubaï, élevé dans le camp libanais d&rsquo;Ain el Helweb qu’il avait évoqué dans son documentaire <em>A World Not Ours</em> en 2012. Quant à Chatila et Reda, superbement interprétés, ce sont George et Lennie, les personnages de <em>Des Souris et des hommes </em>de John Steinbeck<strong>,</strong> qui les ont inspirés : Mahdi Fleifel nous les a rendus attachants malgré leurs errements et leurs méfaits. « <em>Chatila, on est des monstres !</em> » reconnait Reda. Et comme le récite Abu Love, un des personnages, citant des vers de Mahmoud Darwich « <em>Tu n’as pas de frères, mon frère, pas d’amis, mon ami, pas de citadelle, pas d’eau, pas de médicaments […] Dans cet espace ouvert aux ennemis et à l’oubli, fais de chaque barricade un pays. »</em>. Ils nous font sourire aussi parfois, surtout Réda qui accumule les bêtises. À travers eux, le cinéaste parle bien évidemment du destin des Palestiniens, sanslourdeur, dans un rythme rapide, tel un thriller nerveux, ponctuant son film de moments à la limite du comique.</p>



<p>&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque nous avons entamé ce projet, les événements en Palestine venaient de reprendre. Cela a eu un impact profond sur nous tous, (…) Nous avons réalisé qu’il n’y avait rien à dissimuler. Nous avions le choix entre rester passifs, figés devant les informations, ou bien investir corps et âme dans la réalisation de ce film » </em>a déclaré le réalisateur au moment de sa présentation à la Quinzaine des cinéastes à Cannes.</p>



<p>Un film qui résonne très fort en cette période.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



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		<title>Une jeunesse sacrifiée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 09:31:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jocaste s’est mariée sans le savoir à son fils Œdipe. De cette union sont nés quatre enfants&#160;: Antigone, Étéocle, Polynice et Ismène. Quand la vérité est révélée, Jocaste se pend, Œdipe fuit, Étéocle est nommé roi de Thèbes, et Polynice doit s’exiler à jamais. Un pêché originel, aux générations suivantes de s’en dépêtrer.&#160; C’est avec [&#8230;]</p>
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<p>Jocaste s’est mariée sans le savoir à son fils Œdipe. De cette union sont nés quatre enfants&nbsp;: Antigone, Étéocle, Polynice et Ismène. Quand la vérité est révélée, Jocaste se pend, Œdipe fuit, Étéocle est nommé roi de Thèbes, et Polynice doit s’exiler à jamais. Un pêché originel, aux générations suivantes de s’en dépêtrer.&nbsp;</p>



<p>C’est avec ce rappel mythologique que commence&nbsp;<em>Taire</em>, la dernière création de&nbsp;<strong>Tamara Al Saadi</strong>. La metteuse&nbsp;&nbsp;en scène présente ici un aller-retour entre la jeune Eden, placée à l’Aide sociale à l’enfance, et les vicissitudes d’une Thèbes allégorie de la&nbsp;&nbsp;Palestine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Très vite, c’est à un rendez-vous entre un agent de l’Aide sociale à l’enfance (puissante<a href="https://www.instagram.com/combes.manon/"> <strong>Manon Combes</strong></a>) et la famille d’accueil d’Eden que l’on assiste. Cette famille, aimante, doit s’installer à Strasbourg pour que le père puisse enfin décrocher un travail. Mais impossible pour l’administration qu’Eden puisse sortir du département où vit sa mère, pourtant totalement absente et atteinte de troubles psychiatriques. L’enfant est donc placée en foyer, puis fait la valse des familles d’accueil, dans une enfance chaotique où violence verbale, pédophilie et racisme sont de la partie. Interprétée par une <strong><a href="https://www.instagram.com/chloemonteiro_/?hl=fr">Chloé Monteiro</a></strong> nerveuse et sensible, elle ne peut que crier sa colère face à l’injustice que les décisions de quelques-uns lui ont causé. </p>



<p>À côté du bruit d’Eden, il y a le mutisme d’Antigone (<strong>Mayya Sanbar</strong>). Dans son palais, elle assiste à la guerre fratricide entre Étéocle et Polynice. Le premier est le roi légitime de Thèbes, l’autre est le frère caché – pour que leur origine incestueuse ne soit pas révélée au monde. Mais quand ce dernier apparaît enfin sur scène, joué par le toujours remarquable&nbsp;<strong>Ismaël Tifouche Nieto</strong>, on apprend qu’il n’a d’autre désir que retourner vivre chez lui, comme l’indique&nbsp;&nbsp;la clef qu’il porte en bandoulière autour du cou – le même symbole utilisé en Cisjordanie par les Palestiniens délogés par les colons israéliens. La guerre éclate tout de même, largement encouragée par oncle Créon, qui se régale du chaos, et prend enfin le pouvoir.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un art maîtrisé de la scène</strong></mark></h3>



<p>C’est la première fois que l’on voyait, à Marseille, Tamara Al Saadi sur un plateau aussi grand que celui de La Criée. Mais s’il reste vaste, il est tout juste suffisant pour accueillir l’ingéniosité de sa scénographie. Des structures métalliques mobiles et modulables servent à matérialiser les différents décors et temporalités, et sont également sonorisées, ce que l’on découvre stupéfait quand <strong><a href="https://www.bacharmarkhalife.com">Bachar Mar Khalifé</a></strong> tapote sur un des bancs, et que toute la salle résonne de ses battements. Même effet virtuose avec la présence sur scène de la bruiteuse <strong>Éléonore Mallo</strong>, qui avec un ballon de baudruche fait entendre les oiseaux, et avec un coussin nous embarque en voiture. Il y aussi la guitare de <strong>Fabio Meschini</strong>, qui ponctuera les scènes de sonorités orientales, ou franchement rock voire métal. </p>



<p>Tout dans cette pièce en dit long sur la maîtrise de Tamara Al Saadi. Parfois, un simple geste de la tête d’un comédien provoque frissons ou rires. La lumière aussi, qui offre des tableaux d’une rare élégance. Et puis il y a le propos. En ouverture, un grand tableau noir sépare le public de la scène, sur lequel est rappelé l’étymologie du mot enfant «&nbsp;celui qui ne dit pas&nbsp;» en latin. Et c’est justement la parole aux enfants, d’ici et d’ailleurs qu’elle donne. Les laissés pour compte en France, 400 000 enfants placés en France à l’ASE et dont la communauté nationale ne se soucie guère. Les milliers d’enfants tués et délogés en Palestine dont la communauté internationale ne se soucie pas davantage.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 7 février</mark><br>La Criée, Théâtre national de Marseille<br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 5 au 8 mars</mark></em><br><em>Théâtre national de Nice</em><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 13 et 14 mars</mark></em><br><em>Scène nationale de Châteauvallon </em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Une Antigone d’or palestinienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 16:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La tâche du Jury de la 46e édition du CINEMED, présidé par la réalisatrice, scénariste Katell Quillévéré, n’a pas dû être facile car les 8 fictions présentées en compétition, très différentes, avaient toutes d’indéniables qualités. C’est au film du Palestinien, Mahdi Fleifel, To a Land Unknown qu’ils ont attribué le grand prix&#160;: l’Antigone d’or. Un [&#8230;]</p>
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<p>La tâche du Jury de la 46<sup>e</sup> édition du CINEMED, présidé par la réalisatrice, scénariste <strong>Katell Quillévéré,</strong> n’a pas dû être facile car les 8 fictions présentées en compétition, très différentes, avaient toutes d’indéniables qualités. C’est au film du Palestinien, <strong>Mahdi Fleifel</strong>, <em>To a Land Unknown</em> qu’ils ont attribué le grand prix&nbsp;: l’Antigone d’or. Un film, témoignage d’une réalité cruelle et universelle.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> Reda et Chatila</strong></mark><br>Ils sont palestiniens et viennent d&rsquo;un camp de réfugiés au Liban : deux cousins, Chatila (<strong>Mahmood Bakri</strong>) et Reda (<strong>Aram Sabbagh</strong>), toujours avec son skate-board. Ils habitent dans un squat à Athènes et rêvent de pouvoir partir à Berlin. Mais sans papiers et sans argent, peu de chance d’y arriver. Il s’agit donc de s’en procurer. Les deux cousins multiplient les combines, promeneurs qu’on arnaque dans les parcs, vol de chaussures dans les magasins et revente, prostitution parfois. La somme d’argent qu’exigent les passeurs est d’autant plus difficile à obtenir que Reda a une fâcheuse tendance à se défoncer et à dilapider l’argent péniblement amassé. Chatila le plus responsable des deux, met consciencieusement de côté leurs gains car il espère pouvoir faire venir plus tard en Allemagne sa femme et son fils qui vivent encore dans un camp libanais. Il pique régulièrement des colères contre Reda, qui reste toutefois sa seule attache dans cette ville. Avec Malik (<strong>Mohammad Alsurafa</strong>), un jeune garçon de 13 ans, abandonné en Grèce et qui voudrait rejoindre sa tante en Italie, ils partagent quelques moments chaleureux, les seuls de cette vie de galère.<strong> Mahdi Fleifel </strong>les suit dans leur errance, dans une ville aux ruelles taguées, sales, loin des lieux emblématiques, dans des squats où s’entassent tous ceux qui sont là et voudraient partir, et que la caméra de <strong>Thodoris Mihopoulos</strong> filme, révélant leur misère.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Thriller nerveux</strong></mark></p>



<p><strong>Mahdi Fleifel </strong>s’est inspiré de faits réels, d’histoires vécues pour réaliser ce premier long métrage de fiction. « <em>Athènes me rappelait Beyrouth »</em> a précisé le cinéaste, né à Dubaï, élevé dans le camp libanais d&rsquo;Ain el Helweb qu’il avait évoqué dans son documentaire <em>A World Not Ours</em> en 2012. Quant à Chatila et Réda, superbement interprétés, ce sont George et Lennie, les personnages de <em>Des Souris et des hommes </em>de John Steinbeck<strong>,</strong> qui les ont inspirés : Mahdi Fleifel nous les a rendus attachants malgré leurs errements et leurs méfaits. « <em>Chatila, on est des monstres !</em> » reconnait Reda. Et comme le récite Abu Love, un des personnages, citant des vers de Mahmoud Darwich « <em>Tu n’as pas de frères, mon frère, pas d’amis, mon ami, pas de citadelle, pas d’eau, pas de médicaments […] Dans cet espace ouvert aux ennemis et à l’oubli, fais de chaque barricade un pays. »</em>. Ils nous font sourire aussi parfois, surtout Réda qui accumule les bêtises. À travers eux, le cinéaste parle bien évidemment du destin des Palestiniens, sanslourdeur, dans un rythme rapide, tel un thriller nerveux, ponctuant son film de moments à la limite du comique.</p>



<p> <em>« Lorsque nous avons entamé ce projet, les événements en Palestine venaient de reprendre. Cela a eu un impact profond sur nous tous, (…) Nous avons réalisé qu’il n’y avait rien à dissimuler. Nous avions le choix entre rester passifs, figés devant les informations, ou bien investir corps et âme dans la réalisation de ce film » </em>a déclaré le réalisateur au moment de sa présentation à la Quinzaine des cinéastes à Cannes.</p>



<p> Un film qui résonne encore plus fort en cette période.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong>Sortie en salles le 12 mars 2025</strong></p>
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