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	<title>Archives des palmarès - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des palmarès - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Dahomey », les statues parlent aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 14:39:56 +0000</pubDate>
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<p>9 novembre 2021. Paris, le musée du Quai Branly. Des déménageurs au travail. Des emplacements vides. Des gestes délicats. En voyant les premières images du dernier film de <strong>Mati Diop,</strong> <em>Dahomey,</em> on pense à <em>La Ville Louvre</em> de Nicolas Philibert. Là, les objets ne vont pas dans les salles de restauration mais bien plus loin. 26 trésors royaux du Dahomey partent à Cotonou, la capitale de leur terre d’origine devenue le Bénin. Des statues de bois sont placées dans une caisse tel un cercueil, protégées, emballées comme une mise au tombeau avec le bruit des clous qu’on visse. Et une voix d’outre-tombe, celle de la statue anthropomorphe du roi Ghézo&nbsp;: «&nbsp;<em>Qu’est ce qui m’attend ailleurs</em>&nbsp;? <em>26, juste 26</em>, <em>Reconnaîtrai-je quelque chose, me reconnaîtra-t-on ? </em>». En langue fon, celle que parlent les Béninois. On suit le cortège funéraire dans un long couloir. Retour au pays qui va être commenté poétiquement par la statue royale. Une voix intérieure élaborée par l’écrivain haïtien <strong>Makenzy Orcel</strong>. Voyage en avion et arrivée au palais présidentiel à Cotonou.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une âme pillée</mark></strong></p>



<p>«<em>&nbsp;Pour moi, la dimension historique du moment avait une dimension mythique que j&rsquo;ai voulu retranscrire à travers la manière de filmer&nbsp;</em>», précise Mati Diop. Les trésors filmés comme des personnages, qu’on accueille, qu’on installe, qu’on ausculte, qu’on découvre, qu’on célèbre, qu’on admire. Une des journaux&nbsp;: « <em>Historique ! </em>», liesse populaire, danses traditionnelles. Surveillance militaire et discours officiels. Si les statues et les notables parlent, ce ne sont pas les seuls…Comment la jeunesse béninoise vit-elle ce retour&nbsp;? Mati Diop a tenu à donner la parole aux jeunes, comme souvent dans ses films.&nbsp;Elle a rassemblé une douzaine d&rsquo;étudiants de l’université d&rsquo;Abomey-Calavi, chercheurs ou jeunes conférenciers, venus d&rsquo;horizons et de disciplines différents, art, histoire, économie, sciences sociales : «<em> Nous devions être absolument sûrs que chacun défendrait un point de vue personnel sur la restitution des trésors.&nbsp;»</em> 26 œuvres restituées sur 7000&nbsp;encore captives au musée du Quai Branly ! Est-ce une insulte ou un premier pas&nbsp;? N’est-ce pas une volonté du président français de donner une bonne image de son pays qui perd de l’influence en Afrique&nbsp;? Quelles sont les véritables intentions du président Patrice Talon&nbsp;? «<em>&nbsp;Ce qui a été pillé c’est notre âme&nbsp;!&nbsp;</em>» Les objets de culte vont-ils devenir des objets d’art&nbsp;? Un débat passionnant qui pose des questions essentielles, celle des restitutions coloniales, abordées aussi dans <em>The Empty grave </em>de l’Allemande <strong>Agnes Lisa Wegner</strong> et la Tanzanienne <strong>Cece Mlay</strong>, présenté dans la section Berlinale Special</p>



<p>Mati Diop réussit avec <em>Dahomey </em>un film aussi beau, aussi envoûtant que <em>Les statues meurent aussi (1953)</em> d’Alain Resnais et Chris Marker, son film de référence. Présenté en compétition à la 74 e Berlinale, il vient de remporter l’Ours d’Or à juste titre. <strong>«&nbsp;</strong><em>Nous pouvons soit oublier le passé, une charge désagréable qui nous empêche d&rsquo;évoluer, ou nous pouvons en prendre la responsabilité, l&rsquo;utiliser pour avancer.&nbsp; En tant que Franco-Sénégalaise, cinéaste afrodescendante, j&rsquo;ai choisi d&rsquo;être de ceux qui refusent d&rsquo;oublier, qui refusent l&rsquo;amnésie comme méthode&nbsp;»</em> a déclaré Mati Diop en recevant son prix.</p>



<p>Si l’Or est amplement mérité pour <em>Dahomey,</em> on pourra regretter que la comédie si humaine <em>My Favourite Cake</em> signée <strong>Maryam Moghaddam</strong> et <strong>Behtash Sanaeeha,</strong> largement applaudie en fin de projection, tout comme la percutante fable politique d’<strong>Alonso Ruizpalacios</strong>,<em>La Cocina,</em> entre autres propositions, partent bredouilles de cette 74e Berlinale.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>À Berlin</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">PALMARES de La 74e BERLINALE</mark></strong></p>



<p><strong><em><u>Compétition</u></em></strong></p>



<p>Pour la deuxième année consécutive, c’est un documentaire français qui remporte l’Ours d’or avec <em>Dahomey</em>.</p>



<p>L’Ours d’argent grand prix du jury a été attribué à un habitué de la Berlinale&nbsp;: <strong>Hong Sang-soo</strong> pour <em>A Traveler’s Needs</em> avec <strong>Isabelle Huppert</strong></p>



<p>L’Ours d’argent prix du jury a été attribué à <em>L’Empire</em> de <strong>Bruno Dumont.</strong></p>



<p>L’Ours d’argent de la meilleure réalisation est revenu l’étrange&nbsp;<em>Pepe</em>&nbsp;de <strong>Nelson Carlos de Los Santos Arias</strong>, cinéaste originaire de Saint Domingue, qui a donné la parole au fantôme d’un hippopotame racontant son errance depuis l’Afrique jusqu’à la Colombie, où l’avait fait venir Pablo Escobar.</p>



<p>Prix d’interprétation (non genré)&nbsp;: Sebastian Stan dans <em>A Different Man</em></p>



<p>Prix du second rôle&nbsp;: <strong>Emily Watson</strong> dans <em>Small Things Like These</em></p>



<p>Ours d’argent du meilleur scénario, <strong>Matthias Glasner</strong> pour <em>Sterben (Dying)</em></p>



<p>Ours d’argent de la meilleure contribution artistique, <strong>Martin Gschlacht</strong>, directeur de la photo</p>



<p><strong><em><u>Encounters</u></em></strong></p>



<p>Prix du meilleur film – Encounters :&nbsp;<em>Direct Action<strong> de </strong></em><strong>Guillaume Cailleau</strong> et <strong>Ben Russell</strong><br><br>Prix de la mise en scène – Encounters : <em>Cidade; Campo</em> de <strong>Juliana Rojas</strong></p>



<p>Prix du jury – Encounters : <em>The Great Yawn</em> d’<strong>Aliyar Rasti</strong> et&nbsp; <em>Some Rain Must Fall</em> de <strong>Qiu Yang</strong> (ex-aequo)</p>



<p>Prix du premier film : Cu Li Never Cries de <strong>Pham Ngoc Lan</strong></p>



<p>Prix du meilleur documentaire : <em>No Other</em> de <strong>Land, Basel Adra, Hamdan Ballal, Yuval Abraham </strong>et <strong>Rachel Szor</strong></p>



<p>Mention spéciale documentaire : <em>Direct Action</em> de <strong>Guillaume Cailleau</strong> et&nbsp; <strong>Ben Russell</strong></p>



<p>Ours d’or du court métrage : <em>Un movimiento extrano</em> de <strong>Francisco Lezama</strong></p>



<p>Ours d’argent du court métrage : <em>Remains of the Hot Day</em>de <strong>Wenqian Zhang</strong></p>



<p>European Film Award : <em>That’s All From Me</em> d’<strong>Eva Könnemann</strong></p>



<p>ANNIE GAVA ET ÉLISE PADOVANI </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> À Berlin</mark></strong></p>
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		<title>MONTPELLIER : Dans les récompenses de Cinemed </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 09:34:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Quand un festival se termine, on a des images, des sons, des histoires plein la tête. On attend avec impatience le palmarès des films en compétition, fictions et documentaires, longs et courts. Les jurys auront-ils eu les mêmes coups de cœur&nbsp;? La 45<sup>e</sup> édition de <strong><em>Cinemed</em></strong> a pris fin le 28 octobre. C’est en musique que la cérémonie de clôture a commencé, tout comme son ouverture d’ailleurs&nbsp;; des musiques de films, jouées au piano par <strong>Philippe Rozengoltz</strong>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les longs métrages primés</mark></strong></p>



<p>Le grand prix, l’Antigone d’Or, est toujours le plus attendu et plusieurs films l’auraient amplement mérité, vu la qualité de la sélection. Le jury, présidé par <strong>Pascal Elbé</strong> a décidé, à juste titre, de l’attribuer au film turc d’<strong>Özcan Alper</strong>, <em>Nuit noire en Anatolie</em>, un film âpre entre film noir et western, superbement mis en scène et en images. Ishak revient dans son village natal après 7 ans d’absence&nbsp;: sa mère est très malade. Ishak est un homme rongé par un secret, seul&nbsp;: personne ne se réjouit de son retour&nbsp;; personne n’a envie que le passé ressurgisse. Le spectateur va découvrir peu à peu la vérité, le suivant dans sa quête, à travers des paysages à couper le souffle, des sentiers escarpés, des gouffres où il va descendre, au risque de sa vie, tout comme il plonge dans des souvenirs qu’il n’a pas réussir à enfouir. Le montage alterné met le spectateur dans une quête d’indices, comme son ami, Ali, garde forestier «&nbsp;différent&nbsp;», qui recherchait les traces d’un animal en voie de disparition. <strong>Berkay Artes</strong>, dans le rôle d’Ishak est impressionnant et les images de <em>Nuit noire en Anatolie </em>restent longtemps en mémoire.</p>



<p>Le public de Cinemed a choisi de primer un film en panorama, qu’on a beaucoup aimé : <em>20 000 espèces d’abeilles</em> d’<strong>Estibaliz Urresola Solaguren </strong>qui avait valu l’Ours d’argent à son interprète principale <strong>Sofía Otero</strong> à la dernière Berlinale. (<a href="https://journalzebuline.fr/a-berlin-la-jeunesse-prend-largent/)">https://journalzebuline.fr/a-berlin-la-jeunesse-prend-largent/)</a></p>



<p>C’est le film de <strong>Lina Soualem</strong>, <em>Bye bye Tibériade,</em> qui a obtenu le grand prix Ulyssedu documentaire et on ne peut que s’en réjouir. Un film sur trois générations de femmes palestiniennes dont la fille de <strong>Hiam Abbass</strong> retrace les parcours de vie semés d’embûches et de combats, à travers des images d’archives, des photos, des films de familles e avec, très émouvante, la parole de la grande actrice, réalisatrice… <strong>Lina Soualem</strong>, qui n’était pas présente au palmarès a tenu à remercier le jury&nbsp;«&nbsp;<em>d’avoir célébré les femmes palestiniennes, des femmes de ma famille, celles qui ont appris à tout quitter et à tout recommencer, d’avoir vu leur humanité, d’avoir décidé de la valoriser. […] Ce sont les histoires d’un peuple nié dans son identité, dépossédé de ses droits, contraint de se réinventer sans cesse. Une histoire faite de lieux disparus, de vécus transformés […] C’est en&nbsp; racontant qu’on se délivre pour conserver les images d’un monde qui se perd. Dans le contexte actuel, j’ai une forte pensée pour ceux et celles qui ont perdu la vie, Palestiniens, Israéliens, pour leurs familles, les captifs, les enfants victimes des violences dont nous sommes témoins.&nbsp;»</em> Une lettre aussi&nbsp; touchante que <em>Bye bye Tibériade</em> dont on sort les larmes aux yeux.</p>



<p><em>Anna </em>de l’Italien <strong>Marco Amenta</strong> a séduit les jeunes des Activités sociales de l’énergie&nbsp;: inspiré d’une histoire vraie, <em>Anna </em>raconte le combat d’une femme, en Sardaigne, une femme libre, sauvage, très liée à cette terre qu’on veut lui prendre. Une femme qui se bat jusqu’au bout, seule, rejetée par les villageois qui ont d’autres intérêts&nbsp;: le complexe hôtelier prévu leur laisse entrevoir des emplois et de l’argent. La lutte d’Anna, superbement interprétée par <strong>Rose Aste</strong>, est une lutte vitale pour elle et pour la Terre et le film de <strong>Marco Amenta</strong>, tourné en langue sarde raconte une histoire universelle.</p>



<p>C’est le film de <strong>Dani Rosenberg</strong>, <em>Le Déserteur(</em>non vu hélas&nbsp;!), l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune soldat israélien qui fuit les combats à Gaza, qui a remporté le Prix de la Critique ainsi que celui de la meilleure musique, celle de <strong>Yuval Semo</strong>.</p>



<p>Le prix étudiant de la Première œuvre est revenu à la Marocaine <strong>Asmae El</strong> <strong>Moudir </strong>qui, dans <em>La Mère de tous les mensonges</em>, rejoue sa propre histoire et un épisode tragique de son pays en juin 1981, grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches. Un documentaire à la forme étonnante.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="377" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=696%2C377&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121284" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?w=1998&amp;ssl=1 1998w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Danser sur un volcan © Abbout Productions</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les courts métrages primés</mark></strong></p>



<p>Parmi les 17 courts en compétition le Jury a décidé d’attribuer le Grand Prix à <em>La Voix des autres</em> de <strong>Fatima Kaci</strong>&nbsp; qui met en scène une interprète, une passeuse, une femme constamment renvoyée à ses propres fantômes lorsqu’elle écoute les récits des autres. Une belle histoire inspirée par le réel et très bien interprétée par <strong>Amira Chebli</strong>.&nbsp;</p>



<p>Le public a choisi <em>Sokrania 59</em> d&rsquo;<strong>Abdallah Al-Khatib </strong>où l’on retrouve <strong>Hiam Abbass </strong>dans le rôle d’Aisha une réfugiée syrienne, en Allemagne obligée, avec sa famille, à cohabiter avec Maria et sa fille qui ont fui la guerre en Ukraine&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ils ont eu des mentions</mark></strong></p>



<p>Fort heureusement, le Jury documentaire a été sensible à un film qui a séduit aussi le public&nbsp;: lors de la projection, son réalisateur, <strong>Cyril Aris</strong> a eu droit à une standing ovation de plusieurs minutes. À juste titre. Son film <em>Danser sur un</em> <em>volcan</em> nous plonge dans un Beyrouth meurtri, juste après l’explosion sur le port et nous fait partager l’énergie de l’équipe du film <em>Costa Brava, Lebanon</em> de <strong>Mounia Akl</strong>. Une merveille&nbsp;!</p>



<p>Sans oublier le sympathique court de <strong>Wissam Charaf</strong>, <em>Et si le soleil plongeait dans l&rsquo;océan des nues.</em></p>



<p>Pour clore cette belle édition, Cinemed a proposé une version restaurée de <em>Vivement Dimanche</em>. Et surtout, vivement la 46<sup>e </sup>édition.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Cinemed</em> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 au 28 octobre</mark> à Montpellier</pre>
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		<title>Et au milieu coule une rivière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 10:43:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
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		<category><![CDATA[The Wire]]></category>
		<category><![CDATA[Tiha K. Gudac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des six républiques qui constituaient la Yougoslavie, seule la Slovénie appartient à l’Espace Schengen, devenant de ce fait une des portes possibles de l’Europe pour la migration clandestine. Tout au long de la rivière Kupa, frontière naturelle entre la Slovénie et la Croatie, enjambée par des ponts sous lesquels Croates et Slovènes faisaient autrefois l’amour [&#8230;]</p>
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<p>Des six républiques qui constituaient la Yougoslavie, seule la Slovénie appartient à l’Espace Schengen, devenant de ce fait une des portes possibles de l’Europe pour la migration clandestine. Tout au long de la rivière Kupa, frontière naturelle entre la Slovénie et la Croatie, enjambée par des ponts sous lesquels Croates et Slovènes faisaient autrefois l’amour et sur lesquels s’organisent tous les ans des fêtes communes, le gouvernement slovène a installé une barrière de fils barbelés. La réalisatrice <strong>Tiha K.</strong> <strong>Gudac</strong> dans <em>The Wire</em>, présenté au <em>Primed</em> dans la Section Enjeux Méditerranéens, chapitre par chapitre, chronique les effets de cette clôture d’acier sur les frontaliers. Dans cette paisible région d’eaux et forêts, prisée des touristes, rien n’est plus comme avant. L’eau de la Kupa comme celle de la Méditerranée demeure un lieu de loisirs nautiques mais devient le linceul de ceux qui s’y noient. Dans les communautés s’opposent ceux qui aident les réfugiés et ceux qui les pourchassent. Certains pensent égoïstement que les barbelés sont inefficaces pour arrêter des gens qui fuient la misère ou la guerre, et ne font que rendre la vie plus difficile aux résidents : «&nbsp;Nous sommes limités dans tous les sens du terme<em>&nbsp;»</em>, déclare l’exploitant d’un centre touristique. D’autres, qui comme celle appelée affectueusement par les migrants <em>Mama</em>, leur apportent vivres, vêtements, et chaleur humaine parce qu’agir ainsi leur semble évident. Et puis, il y a les gens qui entretiennent la paranoïa, s’improvisant auxiliaires des autorités&nbsp;: «&nbsp;ces migrants ne sont pas armés comme les forces nazies mais c’est une invasion&nbsp;», affirme un homme dont le grand-père anti fasciste gît dans une ancienne fosse commune de la «&nbsp;jungle&nbsp;».</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Récits choraux tragiques</strong></mark></p>



<p>Ironie de l’Histoire, les anciens bunkers italiens servent d’abri aux migrants et les héritiers des luttes anti fascistes agissent comme des fascistes. La réalisatrice filme ce paysage paradisiaque, déjà théâtre des horreurs d’une ancienne guerre. Les étoiles jaunes du drapeau européen dansent en rond sur le fond bleu, près des boucles d’acier qui parcourent champs et bois. Dans la première moitié du documentaire, les réfugiés restent hors champ, leurs récits choraux tragiques s’entendent tandis que la caméra s’enfonce dans les bois ou parcourt la surface de la Kupa. Ils s’intercalent aux séquences consacrées aux efforts des associations pour célébrer l’amitié slovéno-croate. Le corps des «&nbsp;clandestins&nbsp;» n’apparaît que plus tard, pieds blessés, jambes bandées. Puis des visages de jeunes hommes joyeux malgré les épreuves. A la fin resteront à l’écran les traces de leur passage&nbsp;: hardes accrochées aux branches ou abandonnées, recouvertes de terre. Sans discours moralisateur, la documentariste juxtapose le rire des vacanciers et des marathoniens, lors des fêtes locales et l’intolérable souffrance des migrants, la générosité des uns et l’égoïsme des autres, la beauté d’une nature sans frontière et l’absurdité des murs qui s’érigent là et ailleurs, pour arrêter une vague migratoire qui ne peut que s’amplifier au vu des catastrophes climatiques annoncées. Le film, qui fait partie du projet d’une compilation de six films documentaires sur ces «&nbsp;barrières anti-migrants&nbsp;» en Europe, sonne comme une chanson triste, lancinante, et n’en a que plus de force.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Palmarès <em>Primed </em>2022</mark></strong>
- Grand Prix Enjeux Méditerranéens, parrainé par France Télévisions
<em>Enfants de Daech, les damnés de la guerre</em> d’<strong>Anne Poiret</strong>
- Prix Mémoire de la Méditerranée, parrainé par l’Ina (Institut national de l’audiovisuel)
<em>#Schoolyard. An untold story</em> (#Cour d’école. Une histoire tue) de <strong>Nurit Kedar</strong>
- Prix Première Œuvre, parrainé par la Rai (Radio Télévision italienne)
<em>Kash Kash</em> de <strong>Lea Najjar</strong>
- Prix Art, Patrimoine et Cultures de la Méditerranée
<em>Le Modernissimo de Bologne</em> de <strong>Giuseppe Schillaci</strong>
- Prix des Jeunes de la Méditerranée
<em>Erasmus à Gaza</em> de <strong>Chiara Avesani</strong> et <strong>Matteo Delbo</strong>
- Prix Court Méditerranéen (Prix du public)
<em>Angle mort</em> de <strong>Lotfi Achour</strong>
- Mention spéciale Asbu
<em>Kash Kash</em> de <strong>Lea Najjar</strong></pre>
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