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	<title>Archives des Pas de l’oiseau - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Pas de l’oiseau - Journal Zebuline</title>
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		<title>Echappée belle dans les Hautes-Alpes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 09:53:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les ruelles pavées de Saint-Pierre d’Argençon en fin de matinée, un groupe de visiteurs écoute, attentif, l’historique des auberges locales, retraçant au passage une évolution des habitudes de consommation comme de mobilité, sur la place-même de l’Auberge de la Tour, emblématique halte du coin. C’est cette mise en abyme qui préside au festival La [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans les ruelles pavées de Saint-Pierre d’Argençon en fin de matinée, un groupe de visiteurs écoute, attentif, l’historique des auberges locales, retraçant au passage une évolution des habitudes de consommation comme de mobilité, sur la place-même de l’Auberge de la Tour, emblématique halte du coin. C’est cette mise en abyme qui préside au festival <strong><em>La grande évasion</em></strong>, lancé cet été par la Communauté de Communes du Buëch-Dévoluy, dans le sillage du <strong><em>Veyn’Art</em></strong>, un événement culturel interrompu en 2022, qui prenait place à bord d’un train.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Séduisant pour les habitants comme les touristes de passage, le concept de cette nouvelle manifestation est limpide : présenter le riche patrimoine du territoire, chaque jour dans un village différent, ponctué par des spectacles le soir. Impulser des moments de communion et décrypter le paysage humain et géographique alentour, en sollicitant les forces vives locales : Observatoire des Baronnies Provençales pour scruter le ciel du Dévoluy, urbaniste pour présenter le patrimoine ferroviaire de Veynes, médiateurs pastoraux, chercheurs…. Ici, tout le monde met la main à la pâte !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un tour à vélo </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir venu, c’est la compagnie veynoise du <strong>Pas de l’oiseau</strong> qui s&rsquo;attelle à la programmation, en veillant à varier formats comme esthétiques, d’une forme théâtrale de rue à une soirée de contes, en passant par du grand spectacle de cape et d’épée saupoudré d’une bonne dose de second degré. Sans oublier le road movie intimiste en vélo de <strong>La Bouillonnante</strong> : portée par un urgent souci de décélérer, la facétieuse <strong>Charlotte Tessier</strong> nous y narre son arpentage du coin à bicyclette les jours passés. Un récit accompagné des somptueux dessins réalisés en temps réel au fusain par l’illustratrice <strong>Chimène Voronkoff</strong>. Entre monts et vallées, biche et pneu crevé, on s’absorbe dans les mots et les traits. Un délicieux moment suspendu parmi d’autres, qui ponctuèrent durant 5 jours la vallée, du matin au soir, de vieilles pierres en forêts. En ligne de mire : une 2<sup>e</sup> édition l’été prochain, pour célébrer les 150 ans de l’arrivée du train à Veynes. En voiture !</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Grande évasion</em> s’est tenue dans cinq villages du Buëch-Dévoluy (Hautes-Alpes), <br>du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet au 2 août </mark></pre>
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		<title>Evadons-nous </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 10:47:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Buëch Dévoluy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Acteur incontournable du paysage culturel haut-alpin – installé dans le dynamique village de Veynes, où elle organise déjà chaque automne La fureur de dire, festival consacré à l’art oratoire –, la compagnie du Pas de l’oiseau a réussi un joli tour de force : fédérer les acteurs locaux pour créer un nouvel événement itinérant dans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Acteur incontournable du paysage culturel haut-alpin – installé dans le dynamique village de Veynes, où elle organise déjà chaque automne<em> La fureur de dire</em>, festival consacré à l’art oratoire –, la compagnie du <strong>Pas de l’oiseau</strong> a réussi un joli tour de force : fédérer les acteurs locaux pour créer un nouvel événement itinérant dans le Buëch Dévoluy, en partenariat avec la Communauté de Communes. Malicieusement intitulé <strong><em>La Grande Évasion</em></strong>, l’événement prévoit de mêler spectacles et rendez-vous de (re)découverte du territoire, à la rencontre de ses secrets et merveilles qui y fourmillent – entre forêts alpines, cieux vierges de toute pollution lumineuse ou patrimoine roman méconnu. « <em>Une invitation à vagabonder dans notre vallée du Buëch au gré de ses trésors cachés. Une escapade pour se rappeler de prendre soin de ce qui nous entoure, de ce qui nous relie, pour célébrer la vie, les gens et ce territoire magnifique que l’on chérit tant ! S’évader, s’échapper, en train, à vélo, à pieds</em> » : le credo des organisateurs <strong>Amélie Chamoux</strong> et de <strong>Laurent Eyraud-Chaume</strong> est clair. En matière de mobilité douce, le territoire s’y entend, si l’on se rappelle que Veynes, cité cheminote du XIX<sup>e</sup> siècle, constitue encore de nos jours une incontournable étoile ferroviaire reliant littoral, Hautes-Alpes, Drôme et Isère, en traversant des paysages enclavés à couper le souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Immersions toniques</strong></mark>  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq communes se prêtent au jeu de cette première édition. Le programme <em>Sortons des rails</em> les investit chaque matinée à tour de rôle, pour en révéler les singularités : balade à vélo à Saix (le 29 juillet), randonnée en forêts anciennes à Montmaur (le 30 juillet), conférence astronomique au Dévoluy (le 31 juillet), histoires d’auberges à Saint-Pierre d’Argençon (le 1<sup>er</sup> août), découverte du patrimoine ferroviaire à Veynes (le 2 août)… Ici bien sûr, pas de ronflante conférence, mais une immersion faisant coller le fond et la forme dans des formes inventives qui titillent les membres – arpentages et carnet de croquis bienvenus – autant que les méninges. Le soir venu, place aux spectacles après un repas partagé. Parmi les différentes propositions mêlant conte, théâtre de rue ou musique, citons les excellents <strong>Batteurs de pavés</strong> et leurs interprétations bondissantes de classiques – ici, un digest de <em>Germinal</em> –, les souvenirs à bicyclette de la délicate <strong>Bouillonnante</strong> ou encore les clowns musicaux de <strong>Gorgomar</strong>, mais aussi les contes sous les étoiles de <strong>Philippe Imbert, Caroline Loze et Alex Pattie</strong> ou les virevoltants récits de capes et d’épées de l’<strong>AFAG Théâtre</strong>. Sur toute la durée du festival, un plateau radio sera animé par des jeunes du coin, initiés en journée à l’art de l’antenne au sein d’un studio radiophonique mobile innovant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La grande évasion</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 juillet au 2 août</mark><br>Dans le Buëch Dévoluy<br><br><a href="http://lagrandeevasion05.fr">lagrandeevasion05.fr </a></pre>
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		<title>Ouste à l’air !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 10:14:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme à chaque édition, Toustes dehors (enfin) ! a cherché l’emplacement le plus adapté à chaque proposition, sélectionnée parmi le meilleur du spectacle vivant en extérieur. Pour cette 11e édition, les spectateurs sont cueillis dès 7h du matin au Parc Galleron, le long de la rivière Luye, à deux encablures du centre-ville de Gap. Un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comme à chaque édition, <em>Toustes dehors (enfin) !</em> a cherché l’emplacement le plus adapté à chaque proposition, sélectionnée parmi le meilleur du spectacle vivant en extérieur. Pour cette 11e édition, les spectateurs sont cueillis dès 7h du matin au Parc Galleron, le long de la rivière Luye, à deux encablures du centre-ville de Gap. Un petit écrin verdoyant apte à tendre l’oreille à une saga familiale intimiste, dans seul en scène campé par <strong>Laurent Eyraud-Chaume</strong>, de la compagnie veynoise du <strong>Pas de l’oiseau,</strong> qui clôt avec cette date une tournée entamée à vélo depuis Nice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival envahit ensuite les ruelles de la vieille ville et irrigue jusqu’au Parc de la Pépinière,&nbsp; dont l’espace convivialité se renforce cette année, avec des animations jusqu’à 2h du matin (concerts, DJ, bar, foodtrucks…). Parmi les 16 propositions pluridisciplinaires, le théâtre se fait ludique et engagé, via des performances solo campées à la force du poignet. Le charismatique <strong>Brice Lagenèbre</strong> retrace en paroles et actions les luttes homosexuelles depuis les années 60, dans un déambulatoire à mi-chemin entre manif et documentaire (<em>Le Pédé</em>, collectif <strong>Jeanine Machine</strong>). Habituée du festival, <strong>Maëlle Mays</strong> délivre pour sa part de nouvelles <em>Leçons impertinentes de Zou</em>, en duo cette fois avec deux comédiens provisoirement échappés du <strong>Muerto Coco</strong>, pour nous entretenir de la temporalité avec <strong>Maxime Potard</strong> et du rire avec <strong>Coline Trouvé</strong>. <strong>Martin Petitguyot</strong>, émérite comédien de rue, relit quant à lui le mythe <em>Molière !</em>, retraçant la vie du plus fantasmé des metteurs en scène dans une fausse conférence pleine de panache. Quant au geste, il s’invite au milieu du public, qu’il soit dansé (duo de <strong>La Méandre</strong>,mêlant sévillane et électro), circassien (fil tendu entre les spectateurs pour du micro funambulisme avec <strong>La Fauve</strong>), sportif (freestyle sur ballon de football avec Paul Molina, ancien champion du monde ; cirque et parkour avec <strong>Said Mouhssine</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Grâce suspendue</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus grandes formes s’échappent du centre ville pour des moments collectifs, tels <strong>Les Urbaindigènes</strong> et leur chantier circassien faussement participatif revisitant l’histoire de l’architecture. Entre chien et loup, c’est un moment littéralement suspendu qui nous est offert avec <em>Ourse</em> de <strong>Bélé Bélé</strong> : une troublante et fascinante ode à la beauté, dans laquelle le talent de <strong>Sophie Deck</strong> &#8211; son goût pour les accessoires incongrus et son irrésistible touche de fantaisie teintée de gravité &#8211; éclatent une fois de plus. De lunaires ours en peluches, des panoplies évolutives et 4 comédiennes nous enchantent via une succession de tableaux oniriques, envoûtants et d’une mélancolique tendresse, à la tombée de la nuit… De ces spectacles qui s’incrustent durablement en nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, deux créations s’invitent dans cette 11<sup>e</sup> édition. <em>Failles</em> de <strong>La Féroce</strong>, dans lequel <strong>Laurette Gougeon</strong> laisse éclater son amour des cîmes. Après un 1<sup>e</sup> volet solo &#8211; présenté à Marseille à l&rsquo;orée des calanques en février 2023 -, la circassienne s’adjoint cette fois les services du metteur en scène<strong> Loïc Leviel</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre première accueillie durant le festival : celle de <em>Tempête</em> du <strong>Collectif du prélude</strong>, une mise en abyme du classique de Shakespeare, dans laquelle s’entrecroisent l’histoire de deux naufrages. Cet accueil est emblématique de l’engagement de La Passerelle en faveur des spectacles en&nbsp; espace public, une démarche que son directeur <strong>Philippe Ariagno,</strong> sur le départ pour d’autres fonctions dès la rentrée prochaine, a eu à cœur de développer au long des 12 ans passés à la tête de la scène nationale : accompagnement en résidence et en coproduction, volet saisonnier <em>Curieux de nature</em>, noyau dur de partenaires privés devenus complices de l’événement, les Mécènes des cîmes… Gageons que son action perdurera, et que nous retrouverons une 12<sup>e</sup> &nbsp;édition du festival l’an prochain!</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Toustes dehors (enfin) !</em><br>du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 31 mai au 2 juin</mark><br>Scène Nationale la Passerelle, Gap</pre>
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		<title>Sur le bout de la langue </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 09:22:42 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est autour du très accueillant village de Veynes, au sein du magnifique territoire des Sources du Büech, que la compagnie du <strong>Pas de l’oiseau</strong> a tissé son réseau visant à promouvoir les arts de la parole par l’éducation populaire. Point d’orgue de cette démarche à l’année : le festival <strong><em>La fureur de dire</em></strong>, qui fait chaque automne la part belle à l’émancipation par le dire. Il y en a pour tous les âges, et le pari est tenu : l’an dernier, le festival a affiché complet. Lever de rideau avec <em>Chaudun, la montagne blessée</em>, la création 2023 de la compagnie narrant en musique l’histoire d’un village des Hautes-Alpes abandonné, autour du texte de Luc Bronner, ancien directeur des rédactions du <em>Monde</em>, né à Gap (représentation unique le jeudi 26 à 21 h &#8211; complet).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poésie de proximité </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le lendemain, se succèdent les têtes d’affiche, d’ici – l’<strong>Auguste Théâtre</strong>, binôme féminin triomphant actuellement avec sa <em>Saga de Molière</em>, contes thaumaturges de <strong>Sabrina Chézeau</strong>, ou encore facéties de <strong>Titus</strong> mettant en garde contre <em>Les dangers de la lecture</em> – et d’ailleurs, tel que<strong> Jean-Marc Massie</strong>, bonimenteur du quotidien et fer de lance du renouveau du conte au Québec. De nombreux ateliers émaillent le tout : création radio, sieste sonore, cuisine participative… Quant aux rues, elles s’animent sur la verve du crieur public <strong>Marien Guillé</strong>, « poète de proximité » ayant peaufiné ses rimes aux quatre coins de la planète, et ramenant dans les Hautes-Alpes la clameur de son épopée pédestre (<em>La Provence à pieds, marche poétique de villages en villages</em>). Autre parti pris fort du festival : des tarifs au choix, allant de 5 à 20 euros.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Fureur de dire</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 29 octobre</mark> 
Divers lieux, Veynes
<a href="http://lepasdeloiseau.fr">lepasdeloiseau.fr</a></pre>
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