<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Pierre Colombet - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/pierre-colombet/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/pierre-colombet/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Jun 2023 07:54:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Pierre Colombet - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/pierre-colombet/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Ébène par trois</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/ebene-par-trois/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=ebene-par-trois</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/ebene-par-trois/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 07:54:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Akiko Yamamoto]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Colombet]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaël Merlin]]></category>
		<category><![CDATA[Salon-de-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Armand]]></category>
		<category><![CDATA[Trio d’Ébène]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=119375</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le trio&#160;? Vous en êtes certains&#160;? Mais c’est le&#160;Quatuor Ébène&#160;! Bien sûr, ce quatuor fondé en 1999 par le violoniste&#160;Pierre Colombet&#160;connaît des succès planétaires, mais cette formation sait parfois se restreindre en nombre pour aborder d’autres répertoires. Salon accueillait donc le&#160;Trio Ébène, dans le cadre des concerts égrenés tout au long de l’année en attendant [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/ebene-par-trois/">Ébène par trois</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le trio&nbsp;? Vous en êtes certains&nbsp;? Mais c’est le&nbsp;<strong>Quatuor Ébène</strong>&nbsp;! Bien sûr, ce quatuor fondé en 1999 par le violoniste&nbsp;<strong>Pierre Colombet</strong>&nbsp;connaît des succès planétaires, mais cette formation sait parfois se restreindre en nombre pour aborder d’autres répertoires. Salon accueillait donc le&nbsp;<strong>Trio Ébène</strong>, dans le cadre des concerts égrenés tout au long de l’année en attendant le point fort de l’été par le&nbsp;<em>Festival international de musique de chambre de Salon-de-Provence</em>.&nbsp;</p>



<p>Aux côtés de Pierre Colombet, le violoncelle de&nbsp;<strong>Raphaël Merlin</strong>&nbsp;et le piano d’<strong>Akiko Yamamoto</strong>&nbsp;(formée entre autres par Éric Le Sage)&nbsp;interprétaient dans l’écrin du théâtre Armand deux œuvres exigeantes, le&nbsp;<em>Trio en la mineur&nbsp;</em>de Maurice Ravel et le&nbsp;<em>Trio pour piano et cordes n° 1 en si majeur opus 8</em>&nbsp;de Johannes Brahms. L’histoire du&nbsp;<em>Trio</em>&nbsp;de Ravel est marquée par les débuts de la première guerre mondiale&nbsp;: commencé avant la déclaration des hostilités, le 3 avril 1914, il sera achevé en août de la même année à Saint-Jean-de-Luz (le compositeur est mis à distance du conflit dans un premier temps, car exempté du service militaire en raison de sa constitution fragile et de sa petite taille). La composition rapide de l’œuvre est due à sa lente gestation (il mûrissait déjà l’idée de cette pièce en 1908), mais la tonalité est profondément liée au contexte tragique des affrontements qui déchirent alors le monde. Ravel écrivit à ce propos&nbsp;: «&nbsp;j’ai traité (mon&nbsp;<em>Trio</em>) en œuvre posthume. Cela ne veut pas dire que j’y ai prodigué le génie mais bien que l’ordre de mon manuscrit et les notes qui s’y rapportent permettraient à tout autre d’en corriger les épreuves&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La beauté du contraste</mark></strong></p>



<p>La forme classique de la sonate en quatre mouvements offre une charpente sans doute rassurante pour le musicien qui y greffe ses références personnelles. L’ancien zortziko basque (littéralement «&nbsp;le huit&nbsp;», poème traditionnel largement représenté dans les joutes oratoires ou deux «&nbsp;bertsolari&nbsp;» (poètes) improvisent leurs vers avec un sens aigu de la répartie, ou danse mesurée à cinq temps) anime le premier mouvement,&nbsp;<em>Modéré</em>, tandis que le deuxième mouvement, le scherzo, est composé sur la forme du&nbsp;<em>pantoum</em>&nbsp;(cette forme poétique d’origine malaise que l’on retrouve dans&nbsp;<em>Harmonie de soir</em>&nbsp;de Baudelaire). «&nbsp;On sait que dans ce genre de poème, disait Ravel, deux sens formant contraste doivent se poursuivre du commencement à la fin »… Une basse obstinée anime la danse ancienne qu’est la&nbsp;<em>Passacaille</em>avant l’éclosion orchestrale du&nbsp;<em>Final</em>, embrasement virtuose où les musiciens s’emportent en trilles, phrases arpégées, qui placent ce trio parmi les plus beaux jamais écrits. (Il a inspiré aussi les cinéastes, le premier mouvement a été utilisé par Claude Sautet dans&nbsp;<em>Un cœur en hiver</em>&nbsp;et le troisième par Alejandro González Iñárritu pour&nbsp;<em>Birdman</em>).&nbsp;</p>



<p>Johannes Brahms écrivit son&nbsp;<em>Trio pour piano et cordes n° 1 en si majeur opus 8</em>&nbsp;durant l’hiver 1853-1854, il a alors une vingtaine d’années. Mais les doutes l’assaillent quant à la qualité de l’œuvre, il va la récrire, la retravailler, presque quarante ans après sa composition&nbsp;! «&nbsp;<em>Je n’ai pas coiffé de Trio d’une perruque, je me suis contenté de le peigner et d’arranger légèrement ses cheveux&nbsp;</em>», expliqua-t-il à son ami, maître de chœur, Julius Grimm. Le regard du musicien au sommet de son art se pose ainsi sur le travail de sa jeunesse, resserre les envolées, change certains thèmes, conserve les souples envolées lyriques, rend plus poignantes les mélodies que le violoncelle étreint, déplace la tonalité majeure du début en un poétique mineur. Les instrumentistes offrent ici toute la palette des émotions, transfigurent la partition en or vivant. Le bis ardemment réclamé offrira un passage de Ravel (deuxième mouvement du Trio) le maître des inventions. Escale sublime en attendant l’été.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Trio d’Ébène a donné ce concert le 16 mai au théâtre Armand, à Salon-de-Provence.</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/ebene-par-trois/">Ébène par trois</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/ebene-par-trois/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">119375</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
