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	<title>Archives des Prune Phi - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’art s’anime à Nîmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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<p>À Arles, il y a la photographie, à Avignon il y a le théâtre, à Montpellier, il y a la danse et Radio France, et à Nîmes, depuis 70 ans, il y a la Feria, pour Pentecôte et pour les vendanges. La Ville a eu envie de faire bouger son image de ville patrimoniale, et de montrer qu’elle était aussi tournée vers la modernité. Résultat, LE grand projet culturel de l’actuelle municipalité, <strong><em>La Contemporaine de Nîmes</em></strong>, triennale d’art contemporain, dont la première édition débute ce 5 avril et se clôturera le 23 juin prochain. <strong>Sophie Roulle</strong>, adjointe déléguée à la Culture de la Ville de Nîmes, décrit ainsi l’initiative&nbsp;: « La Ville de Nîmes avait la volonté de proposer un événement culturel nouveau, moderne et capable d’intéresser un large public. La Contemporaine de Nîmes n’est pas un événement hors-sol, mais un projet sur mesure, issu du territoire, pour les Nîmois et les visiteurs, à la fois ambitieux et audacieux. ».</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">All-over Nîmes</mark></p>



<p>Une <em>Contemporaine de Nîmes</em> qui prend la forme d’une grande exposition pluridisciplinaire, se déroulant dans toute la ville, espace public, monuments, sites patrimoniaux, musées, lieux culturels et du quotidien. Intitulée <em>La Fleur et la Force</em>, elle rassemble 12 binômes intergénérationnels d’artistes dans autant de lieux. Le parcours de l’exposition est réparti en cinq secteurs : Gare, Arènes, Chapitre, Carré et Jardins. Les 10 semaines de la manifestation vont être rythmées par six temps forts, dédiés aux arts vivants et performatifs, répartis au sein de trois grands week-ends : le week-end d’ouverture (5-6-7 avril), le week-end intermédiaire (24-25-26 mai) et le week-end de clôture (21-22-23 juin). Trois «&nbsp;Maisons&nbsp;», espaces de rencontres et de convivialité, habitées par des artistes et collectifs en résidence, ont été créées. Et une programmation associée se déroulera en parallèle, conçue avec une douzaine d’acteurs culturels nîmois. Plusieurs dizaines d’artistes reconnus et émergents de la scène française et internationale sont mis à l’honneur, parmi lesquels&nbsp;: <strong>Baya</strong>, <strong>Ndayé Kouagou</strong>, <strong>Uèle Lamore</strong>, <strong>Mohamed Bourouissa</strong>, <strong>Sonia Chiambretto</strong>, <strong>Prune Phi</strong>, <strong>Delphine Dénéréaz</strong>, <strong>Pierre Soulages</strong>, <strong>Olivier Dubois</strong>, <strong>Tadashi Kawamata</strong>.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ambiance jeune</mark></p>



<p>Les directeurs artistiques de la triennale sont les commissaires d’exposition <strong>Anna Labouze</strong> et <strong>Keimis Henni</strong>, fondateurs et directeurs d’Artagon, association dédiée à l’accompagnement de la création émergente. Ils sont également directeurs artistiques des Magasins Généraux à Pantin. « Une nouvelle jeunesse » est le titre qu’ils ont choisi pour cette première édition de La Contemporaine qui est dédiée à la jeunesse actuelle, ses préoccupations et ses liens avec les générations qui la précèdent. Sont entre autres évoqués les représentations et préoccupations de la jeunesse d’hier et d’aujourd’hui, l’héritage intime et collectif, les relations entre générations au sein de familles héréditaires ou choisies, de groupes ou de communautés, le retour en enfance, ou encore la quête de la jeunesse éternelle. Le titre de la grande exposition <em>La Fleur et la Force</em> fait référence à la fleur et à la force de l’âge. Pour les temps forts, les commissaires d’exposition ont invité des artistes, des collectifs et des compagnies à revisiter et réinterpréter des souvenirs d’enfance ou de jeunesse : une boum, une kermesse, une fugue, une sortie au théâtre…</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Week-end d’ouverture</mark></p>



<p>Les 5, 6 et 7 avril c’est le week-end d’ouverture. Des journées rythmées par de nombreux rendez-vous, à partir de 10h, parmi lesquels le vendredi 5 de 18h-22h : vernissage de l’exposition <em>La Fleur et la Force</em> et <em>La Fugue</em>, parcours musical à travers la ville avec <strong>Uèle Lamore</strong> et des élèves du Conservatoire de Nîmes. Le samedi 6 avril 11h : vernissage de l’exposition collective associée <em>Channel</em> au CACN – Centre d’art contemporain de Nîmes et de 18h à 1h : <em>La Boum</em>, grande fête d’ouverture dans les Arènes avec <strong>Aïda Bruyère</strong>, <strong>Barbara Butch</strong> et leurs invitées. Enfin dimanche 7 avril, à partir de 12h, les fêtes d’ouverture des trois Maisons de la Contemporaine.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY <br><em>La Contemporaine de Nîmes</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 avril au 23 juin </mark><br>Divers lieux, <strong>Nîmes</strong></pre>
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		<title>Un art de jeunesse à la Friche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 12:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Elodie Adorson]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Friche la Belle de Mai]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Qu’il s’agisse des œuvres produites par la promotion 2022 en art et design des Beaux-arts de Marseille ou du tandem <strong>Prune Phi</strong> &#8211; <strong>Sandra Tun Tun</strong>, le résultat est stupéfiant de maturité, d’inventivité et de maitrise technique. À la Salle des machines, le dialogue entre Prune Phi et Sandra Tun Tun, loin d’être aisé tant leurs pratiques diffèrent, met en relief leurs rapprochements : leur questionnement sur leur relation au rituel et à leurs appartenances. L’une à travers des images recomposées, un récit fictif et le détournement de coutumes d’Asie du Sud reçues en héritage ; l’autre par la fabrication d’empreintes sonores, de l’usage de résidus. L’une comme l’autre investiguant les notions de transmission et de fragmentation dans des paysages visuels ou sonores qui se regardent et se répondent pour créer des espaces de rencontre.</p>



<p><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Disparité et cohérence</strong></mark></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark>Dans la Tour Panorama, pas moins de trente-sept jeunes artistes ont investi les lieux grâce à Jeanne Mercier,commissaire d’exposition, qui a accompli un véritable miracle : faire de la disparité une proposition cohérente ! À tel point que dans les trois axes explorés – chantier, corps, artefact – chaque œuvre se singularise, trouve sa juste place, entre en résonance. Et ce dès l’entrée du plateau de la Friche habité par des <em>habitacles </em>utopiquesqui ouvrent de nouvelles perspectives en introduisant la notion de « senti et ressenti » sur laquelle est fondée toute la narration. Sur le parcours jonché de propositions plastiques et de créations design présentées volontairement pêle-mêle, la sensation de découverte est quasi permanente. Il y a là un authentique renouveau dans les matières dont ils se réapproprient l’usage (matériaux pauvres, organiques choisis par <strong>Renouée Stolon</strong> pour « habiter la terre »), les techniques qu’ils maitrisent, souvent relatives au geste artisanal (statuaire en terre fichée à l’envers dans le sable de <strong>Livia Vesperine Roure</strong>), les traditions qu’ils réinterprètent (textiles, collages). Comme dans les projets futuristes qu’ils imaginent pour les habitants de la mer (la plate-forme d’<strong>Elodie Adorson) </strong>ou pour lutter contre la pollution (aménagement du parc du 26<sup>e </sup>centenaire de Marseille de <strong>Ke Li</strong>). </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Xoxo-Prune-Phi-Sandar-Tun-Tun-une-proposition-Fraeme-et-Triangle-%C2%A9-Aurelien-Meimaris-1.jpg?resize=595%2C394&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116880" width="595" height="394"/><figcaption>Xoxo &#8211; Prune Phi &#8211; Sandar Tun Tun &#8211; une proposition Fraeme et Triangle © Aurélien Meimaris</figcaption></figure>
</div>


<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Habitacles</em></strong>
Proposition des Beaux-Arts de Marseille 
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 16 octobre</mark>

<strong><em>XOXO</em></strong>
Proposition de Triangles-Astérides
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 6 novembre</mark>
Friche la Belle de Mai, Marseille 
<a href="http://lafriche.org">lafriche.org</a></pre>
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