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	<title>Archives des Rebecca Chaillon - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rebecca Chaillon - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Parabole du Seum est une tentative de survie </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:42:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline :Votre parabole se situe sur les toits de Seine-Saint Denis, qui abritent des antennes paraboliques pointées vers un lieu lointain. Quelles sont les personnes qui ont participé à cette création ?&#160; Rébecca Chaillon : &#160;C&#8217;est un spectacle en co-création avec Céline Champinot, la metteuse en scène. On compose aussi beaucoup les choses avec Élisa [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline :</strong><strong>Votre parabole se situe sur les toits de Seine-Saint Denis, qui abritent des antennes paraboliques pointées vers un lieu lointain. Quelles sont les personnes qui ont participé à cette création ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rébecca Chaillon : &nbsp;</strong>C&rsquo;est un spectacle en co-création avec Céline Champinot, la metteuse en scène. On compose aussi beaucoup les choses avec Élisa Monteil la créatrice son et Camille Riquier&nbsp;qui est la scénographe Elles travaillent avec moi depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteurices sont des personnes que j&rsquo;ai auditionnées, pro et non professionnelles, qui avaient l&rsquo;urgence de parler sur un plateau. Qui avaient un vécu autour de la survie, de par leur racisation, leur genre, leur orientation sexuelle, leur corps gros, ou bien marqué par la traversée de cancers, de transidentités… Je voulais que ces expériences vécues dans leur quotidien les désignent aussi comme de potentielles expertes de la survie à venir.&nbsp;Contre le fascisme qui vient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un des critères, c’était d&rsquo;avoir un vécu dans le 93. Un territoire hyper criminalisé, hyper stigmatisé, dans lequel les gens projettent toutes sortes d’idées violentes, ont su y développer des stratégies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On sent que la Parabole du semeur est au cœur de cette création…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Parabole du semeur&nbsp;</em>d’Octavia Butler est effectivement un point moteur, mais ce n’est pas du tout une adaptation. Elle est la première à m&rsquo;avoir mis dans le corps le fait qu&rsquo;on allait devoir se préparer. La personnage qui prend conscience qu&rsquo;elle va devoir faire un sac de survie à 14 ans m&rsquo;a fortement marquée. Je me suis dit : « Y’a quoi dans mon sac à moi ? »&nbsp;&nbsp;Ce qu’il y a dans ce sac, c’est le cœur du spectacle. Puis comme le fait Butler dans son livre, j&rsquo;avais envie de questionner la croyance, de me demander sur quelle foi m’appuyer pour créer une utopie politique ou poétique. Où créer du désir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense à Meg Elison, qui est une meuf grosse, pas noire, ou Roxanne Gay, qui mettent en jeu des histoires de corps gros, dans des situations de survie, qui arrivent à creuser dans ce qui fait peur, ce qui est violent et y mettre du désir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle place avez-vous choisi de donner au corps gros dans cette création du désir, cette utopie politique&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est nouveau pour moi, pas de me nommer grosse, mais de vouloir en faire quelque chose. Loulie Houmed qui est une des interprètes, qui est activiste anti-grossophobie, dit que le corps gros est toujours considéré comme un corps éphémère. Comme une responsabilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le groupe tout le monde ne se définissait pas encore comme gros. Mais il y a un truc avec leur identité, du fait qu&rsquo;ils ont déjà dû développer des stratégies autour de ça, par le rire, la séduction. Et ceux qui sont vus comme gros de toute façon ont dû se battre, individuellement et inter-personnellement avec cette culpabilité qu’on leur fait porter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de soins et d’adaptation, Loulie a animé des ateliers autour de la grossophobie pour l’équipe.&nbsp;&nbsp;Et notamment grâce à Róise Goan, la dramaturge, directrice du festival de Dublin, avec qui j’ai eu la chance de travailler et qui est concernée, on a pu mettre en place entre 5 à 10% de sièges adaptés pour les personnes grosses, et s’assurer que les lieux qui nous accueillent préviennent aussi en cas d’impossibilité d’accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous vécu la création de ce spectacle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rébecca Chaillon :&nbsp;</strong>C’est le seum, c’est un spectacle un peu triste [rire] par rapport à d&rsquo;habitude&nbsp;! Mais j’&rsquo;espère que les gens vont pouvoir y voir de la lumière et, j&rsquo;espère réussir à ajouter un peu de&nbsp;<em>sassiness</em>, de piquant. C’était une création douloureuse pour moi. Je ne me suis pas autant amusée que d&rsquo;habitude et je pense qu&rsquo;il faut que je retrouve un peu de mordant&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">Entretien réalisé par NEMO TURBANT<br><br><strong>La Parabole du Seum<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 12 juillet<br></mark></strong><br>Cloître des Célestins</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Réchauffer février</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Rebecca Chaillon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le collectif marseillais IDEM – Identité, Diversité, Egalité, Méditerranée – qui organise chaque année le festival queer Transform, propose le 17 février une journée d’exception au Théâtre de l’Œuvre. Pour réchauffer l’hiver, il sera question d’érotisme féministe et/ou lesbien, par celles qui revendiquent aujourd’hui une intersectionnalité joyeuse apte à faire valser en éclat la société [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le collectif marseillais IDEM – Identité, Diversité, Egalité, Méditerranée – qui organise chaque année le festival queer <em>Transform</em>, propose le 17 février une journée d’exception au Théâtre de l’Œuvre. Pour réchauffer l’hiver, il sera question d’érotisme féministe et/ou lesbien, par celles qui revendiquent aujourd’hui une intersectionnalité joyeuse apte à faire valser en éclat la société patriarcale postcoloniale qui modèle encore les représentations dominantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seront présentes, <strong>Rebecca Chaillon</strong> et son <em>Boudin Beguine Best of Banane</em>, texte qu’elle performe comme autant de coups de poing salutaires, portant définitivement atteinte aux normes du corps féminin blanc et filiforme ; <strong>Romy Alizée</strong> qui dira les vertus orgasmiques de la randonnée ; et <strong>Azani</strong> <strong>V. Ebengou</strong> qui avec sa mère et sa compagne danse et performe des « <em>Réponses au désespoir</em> »,  celui qui vous saisit chaque matin morne face aux « violences quotidiennes » qui traversent les vies des lesbiennes noires. À partir de 17 heures, de 16 ans, et de 9,50 euros (15 euros en tarif plein). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A.F.</em></p>



<pre class="wp-block-verse">17 février<br><strong>Théâtre de l’Œuvre</strong>, Marseille</pre>
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		<title>Avignon, ou le changement en douceur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 17:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=241%2C362&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118989" width="241" height="362" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?w=667&amp;ssl=1 667w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 241px) 100vw, 241px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tiago Rodriguez présente la 77e édition du Festival d&rsquo;Avignon © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau directeur du&nbsp;<em>Festival d’Avignon</em>&nbsp;avait promis de ralentir. De proposer moins, en accueillant mieux le public et les artistes. Pourtant, ce ne sont pas moins de 125 000 places qui sont proposés à la vente, soit 12000 de plus, avec 45 spectacles à l’affiche, pour près de 250 représentations. Sans compter les propositions gratuites, les rencontres et les lectures…&nbsp;&nbsp;Comment, dans le contexte économique actuel, et sans augmentation de subventions, l’équipe parvient-elle à une telle offre&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première recette est la diminution des propositions gratuites, qui ont un coût, et la légère augmentation du prix des places, jusqu’à quarante euros dans la Cour d’Honneur. La seconde, la réouverture de la Carrière Boulbon, avec sa grande jauge. Plus de places, un peu plus chères, devraient garantir des recettes (budget global de 17 millions), et compenser un peu l’explosion des coûts des voyages, des hébergements, et des fluides…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire et héritages</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux productions et coproductions, elles semblent moins nombreuses&nbsp;: Tiago Rodrigues ne présentera pas de spectacle, et le nombre de coproducteurs impliqués dans chaque spectacle est symptomatique de l’état actuel de la production théâtrale des grandes maisons européennes, qui consacrent des sommes de plus en plus faibles aux spectacles qui font leurs saisons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’empreinte du directeur est là. Parce que le&nbsp;<em>Festival</em>&nbsp;se conclura par une représentation exceptionnelle de&nbsp;<em>By Heart</em>&nbsp;dans la Cour, un merveilleux spectacle sur la disparition des mots qui touche au cœur, par cœur, la mémoire des spectateurs invités sur la scène, entre Shakespeare et la vieillesse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport au répertoire shakespearien passe aussi par la création de&nbsp;<em>The Romeo</em>&nbsp;dans la Cour, du chorégraphe Traja Harwel autour de l’archétype de l’amoureux&nbsp;; ou la rêverie de Gwenaël Morin, autour du&nbsp;<em>Songe d’une nuit d’été&nbsp;</em>et de son quadrille amoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marque de la programmation de Tiago Rodrigues se perçoit aussi dans le retour d’une certaine danse, celle de Mathilde Monnier, qui met en gestes et en scène la mini-série féministe&nbsp;<em>H24</em>. Et la double présence d’Anne Teresa de Keersmaeker, pour une création, et la reprise de&nbsp;<em>En Atendant</em>&nbsp;où les corps sont musique, chant, renaissance, jubilation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Luttes internationales</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui caractérise sans doute le mieux cette programmation est la diversité des générations et des esthétiques, la dimension internationale, la parité acquise, l’intersectionnalité et la lutte politique en scène.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi&nbsp;<strong>Julie Deliquet</strong>&nbsp;ouvre le festival dans la Cour, avec&nbsp;<em>Welfare</em>, inspiré du film de Frederik Wiseman sur les sans-abris&nbsp;; une création précédée, de quelques heures, par la celle de&nbsp;<strong>Bintou Dembelé</strong>, qui chorégraphie les souffrances et les révoltes des corps noirs opprimés, introduisant la force du hip-hop jusque dans l’opéra, et le racisme des&nbsp;<em>Indes Galantes</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouvera&nbsp;<strong>Milo Rau</strong>, pour une&nbsp;<em>Antigone</em>&nbsp;amazonienne créée avec le Mouvement des Sans Terre (ou la lutte politique au Brésil)&nbsp;;&nbsp;<strong>Julien Gosselin</strong>, pour un petit marathon de cinq heures autour de l’&nbsp;<em>Extinction</em>&nbsp;inspiré de Schnitzler et Thomas Bernhard (ou la peur européenne de la disparition)&nbsp;;&nbsp;<strong>Philippe Quesne</strong>&nbsp;pour un<em>&nbsp;Jardin des Délices&nbsp;</em>rétro-futuriste, ou le seul avenir possible semble un retour ironique vers les temps pré-modernes&nbsp;; et&nbsp;&nbsp;<strong>Krystian Lupa</strong>, polonais qui met en scène les récits croisés de l’allemand Sebald,&nbsp;<em>Les Emigrants</em>, pour revenir sur les traumatismes historiques d’un XXe siècle qui décidément ne passe pas.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118990" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tragédie, Olivier Dubois © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une expérience forte à ne pas rater&nbsp;:&nbsp;<em>Carte Noire nommée désir,</em>&nbsp;un spectacle de&nbsp;<strong>Rebecca Chaillon</strong>&nbsp;pour huit performeuses noires. Une lutte contre les obscurantismes masculinistes, mais aussi contre tous les petits préjugés essentialistes qui restent ancrés dans bien des consciences.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pourrez aussi aller passer une journée de sept heures dans les&nbsp;<em>Paysages et Forêts</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Stefan Kaegi</strong>&nbsp;qui avec la curatrice&nbsp;<strong>Caroline Barneaud</strong>&nbsp;a proposé à sept artistes une création, plastique, théâtrale, dansée, sur le paysage, et notre inscription, artistique et scientifique dans sa cartographie réelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme chaque année, allez jeter un œil à&nbsp;<em>Vive le sujet</em>, où un artiste en choisit un autre pour une collaboration plus ou moins impromptue et éphémère. On aura le plaisir de retrouver dans l’un d’entre eux&nbsp;<strong>Balkis Moutashar</strong>. Une des très rares propositions d’artistes de la région, ce qui est une constante lorsqu’une nouvelle équipe de direction arrive, mais n’arrange pas l’économie culturelle régionale…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réservations sont ouvertes, bien plus tôt que d’habitude, et pour tous. La promesse de mieux accueillir le public est déjà, en ce sens, à l’œuvre&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival d’Avignon&nbsp;</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 25 juillet<br></mark><a href="http://festival-avignon.com/">festival-avignon.com</a></pre>
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		<title>Acteurs·rices vs adultosaures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Zakari Bairi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autrice performeuse, Rebecca Chaillon porte depuis cinq ans la voix des afro-descendants, des féministes, des queers, des pro-sex, des jeunes qui vivent aujourd’hui la révolution anthropologique de la définition du genre, et de l’intersectionnalité du combat contre le patriarcat. Et sa première œuvre pour jeune public, Plutôt vomir que faillir, spectacle sur l’âge du collège [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Autrice performeuse, <strong>Rebecca Chaillon</strong> porte depuis cinq ans la voix des afro-descendants, des féministes, des queers, des pro-sex, des jeunes qui vivent aujourd’hui la révolution anthropologique de la définition du genre, et de l’intersectionnalité du combat contre le patriarcat. Et sa première œuvre pour jeune public, <em>Plutôt vomir que faillir</em>, spectacle sur l’âge du collège joué et coécrit par des acteur·rices de 19 à 24 ans, fait partie de ceux qui vous marquent. Imparfait, inégal, déroutant, raté même par moment, granguignolesque, puis incroyablement juste et fort. S’adressant à des ados, pétri de leurs références, de <em>One Piece</em> à <em>Blair Witch</em> en passant par le ketchup et «&nbsp;parcours soupe&nbsp;», il joue aussi de leurs dégoûts, du bouton qui éclate et pus qui dégouline, à la purée froide ingérée à la louche, la moutarde dans les narines, les aisselles pileuses exhibées…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nouveau monde</mark></strong><br>Le public jeune, à Cavaillon, réagit à fond, les mouvements de dégout succèdent à l’enthousiasme et à l’hilarité, la volonté de descendre jouer avec eux, chanter avec eux, les rejoindre. Bien sûr, les moments de texte écrits par Rebecca Chaillon sont fracassants, listant les tares de la famille, des adultosaures parents ou professeurs qui ne voient rien, ne comprennent rien, obstinément, à la magnifique et déroutante explosion des corps et des codes que vivent les ados. À la magnifique et déroutante révolution des genres et des identités sexuelles que vivent aujourd’hui nos sociétés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a aussi, surtout, les moments des performeur·e·s sur scène, homosexuels, pansexuels ou indéterminés, arabe invisible ou guyanaise déracinée sans racine, noire et gay enfermée dans sa chambre. Chacun·e jouant iel-même, incroyablement mûr·e et critique, évoluant sur un immense plateau de cantine, autour de fours micro-ondes renfermant des rêves et des souvenirs, dans les couloirs et les placards d’un collège monstrueux peuplé de monstres imaginaires. Tous les quatre incroyables, et <strong>Zakary Bairi</strong>, le plus jeune, crevant véritablement la scène…  </p>



<p class="wp-block-paragraph">SARAH LYNCH</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Plutôt vomir que faillir</em> a été joué à La Garance, scène nationale de Cavaillon, les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 et 6 janvier.</mark></pre>
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