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	<title>Archives des Reda Kateb - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Reda Kateb - Journal Zebuline</title>
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		<title>Reda Kateb : « Je ne me suis jamais dévoilé autant que dans ce film »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2024 08:50:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p><strong>Zébuline. Votre premier film se déroule dans un espace particulier. Comment êtes-vous entré en contact avec ce monde-là&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Reda Kateb.</strong> En tant que spectateur, j’aime que le cinéma me donne accès à des mondes que je ne connais pas. Lorsque j’ai découvert le livre de Caroline Simondset son travail pour <em>Le Rire Médecin,</em> j’ai su que je pourrais en tirer un film intéressant. J’ai toujours été fasciné et très touché par l’impact que peut avoir le geste artistique dans la vie, autre que celui d’être admiré, placé sur un piédestal. Ce qui se passe dans une chambre d’hôpital est de l’ordre du rituel. Il y a plus d’acteurs que de spectateurs&nbsp;! Et même l’enfant interagit avec les clowns&nbsp;: personne n’est passif dans cet échange. Aujourd’hui, une littérature médicale montre que cet art-là améliore les réactions au traitement. C’est cette histoire de lien que je voulais raconter. Mon travail d’observation à l’hôpital Necker a duré à peu près six mois. J’ai senti que ce terrain était vraiment fort pour raconter cette histoire&nbsp;: ce que j’ai senti dans les services hospitaliers pour enfants, c’est à quel point les artistes et les personnels du soin étaient dans le vrai, dans une sorte de bain de vérité, de révélateur d’humanité.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment avez-vous ensuite construit votre scénario&nbsp;?</strong></p>



<p>Je me suis retrouvé, alors que je n’étais qu’observateur, à chanter <em>Une souris verte</em> à la petite Baya. Puis à rendre visite à d’autres enfants avec la même intensité. Je n’ai ensuite filmé que des scènes auxquelles j’avais pu assister&nbsp;: voir des clowns, entonner une reprise très personnelle de <em>Sur la route de Memphis</em>, une infirmière esquisser un pas de danse, un enfant sourire ou un couple de parents venant d’apprendre un diagnostic, et se serrant dans les bras. Dans une même journée, on peut rire ou pleurer en l’espace d’une demi-heure. J’ai voulu raconter cette énergie-là, très particulière. J’ai ensuite pensé au personnage de Zouzou, une acrobate accomplie, très douée mais vivant comme dans une bulle, qu’une chute forcerait à repenser son rapport à son corps et à son art. J’ai pensé que cette rencontre avec une autre forme d’art, le clown, lui permettrait de retrouver goût à l’art et surtout à la vie.</p>



<p><strong>Comment avez-vous choisi la distribution de ce film&nbsp;? Et pourquoi ne pas y être intervenu en tant qu’acteur&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne voulais pas apparaître en tant qu’acteur, et j’ai eu la chance que la production me suive dans ce choix-là alors qu’il n’était pas forcément le plus <em>bankable</em>. Pourtant, je pense ne jamais m’être dévoilé autant que dans ce film&nbsp;! Le passage derrière la caméra signifiait, à l’instar de mon héroïne, aborder mon art sous un angle différent, et peut-être plus intime. Je ne concevais pas ce projet sans Aloïse Sauvage. Je suis particulièrement admiratif de son travail. Je la trouve très actuelle, très contemporaine. Elle n’est pas qu’actrice&nbsp;: elle est également une acrobate très douée, on la connaît aujourd’hui surtout en tant que musicienne et rappeuse, ses chansons commencent à être dans toutes les oreilles… Elle me fait penser à ma petite sœur, qui a quinze ans de moins que moi. Il y a un déficit de représentation de ces femmes-là, de cette génération-là au cinéma. Je tournais avec elle lorsque je découvrais le livre de Caroline Simonds. Et je n’arrivais pas à envisager d’autre actrice pour le rôle. C’était son premier long-métrage en tant que rôle principal, et mon premier long-métrage en tant que réalisateur. Nous nous sommes donc accompagnés sur cette expérience, cette double première fois&nbsp;! J’ai aussi vite pensé à Elsa Wolliastondans le rôle de Tamara, la directrice de l’association. C’est une grande artiste, précurseuse dans la danse contemporaine africaine&nbsp;: elle a vécu au Kenya et aux États-Unis. J’ai vite su que c’était elle que je voulais. Je ne voulais pas d’une actrice trop connue ou technique, mais quelqu’un qui amène un charisme, une histoire, dans son regard et dans sa présence, un mélange d’autorité et d’une réelle sensibilité.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA dans le cadre d’une rencontre aux Cinémas Aixois</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Sur un fil</em>, de <strong>Reda Kateb</strong><br>Présenté en avant-première le 24 octobre dans le cadre de la 46e édition de CINÉMED <br>En salles le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 30 octobre</mark></pre>



<p>Retrouvez plus d&rsquo;articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">cinéma ici </a></p>
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		<title>OCCITANIE : « D’abord la vie, et ensuite le cinéma ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 06:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CINEMED s’ouvrira le18 octobre avec le nouveau film de Francesca Comencini, fille de Luigi, Prima la vita&#160;: belle déclaration d’amour d’une fille à son père, inspirée de son histoire personnelle et de fragments de sa mémoire. Un père, cinéaste de l&#8217;Italie populaire, auquel sera consacrée une rétrospective avec plus de 20 films projettés, de Pain, [&#8230;]</p>
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<p>CINEMED s’ouvrira le18 octobre avec le nouveau film de <strong>Francesca Comencini</strong>, fille de Luigi, <em>Prima la vita</em>&nbsp;: belle déclaration d’amour d’une fille à son père, inspirée de son histoire personnelle et de fragments de sa mémoire. Un père, cinéaste de l&rsquo;Italie populaire, auquel sera consacrée une rétrospective avec plus de 20 films projettés, de <em>Pain, Amour et Fantaisie</em> (1953) à <em>Joyeux Noël, bonne année</em> (1989), ainsi qu’une exposition.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des invité.e.s</mark></strong></p>



<p>Invité d’honneur, le comédien <strong>Reda Kateb</strong>, qu’on (re)verra avec grand plaisir dans des films tels que <em>Gare du Nord</em> de Claire Simon, <em>Lost River</em> de Ryan Gosling et <em>Hippocrate</em> de Thomas Litli (César du Meilleur Acteur dans un second rôle en 2015). Et dont on découvrira en avant-première (en sa présence) son premier long métrage en tant que réalisateur, <em>Sur un fil</em>, fiction inspirée du travail des clowns professionnels auprès d’enfants hospitalisés. Également présent à Montpellier, <strong>Rodrigo Sorogoyen</strong>, réalisateur espagnol virtuose, dont on pourra voir les films, de <em>Stockholm</em> (2013) son premier long en solo, à <em>As bestas</em> (César du Meilleur film étranger 2023) sans oublier <em>Madre</em> (2019). Et immanquable, l’hommage qui va être rendu à la talentueuse comédienne <strong>Alba Rohrwacher</strong> (qui illumine l’affiche du festival !) qu’on aura le plaisir d’écouter lors d’une rencontre animée par <strong>Chloé Mazlo </strong>(le 21 à 11h au Corum), et de retrouver dans des films signés Marco Bellocchio, Nanni Moretti, Saverio Costanzo, tout comme dans les premiers longs de Laura Bispuri (<em>Vierge sous serment</em>, <em>Ma fille</em>), et dans celui de sa sœur, Alice Rohrwacher (<em>Les merveilles</em>).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeune cinéma marocain à l’honneur</mark></strong></p>



<p>Chaque année, CINEMED met l’accent sur un pays. Pour cette 46<sup>e</sup> édition, c’est le jeune cinéma marocain : on pourra assister à une rencontre (le 23 à 16h au Corum) avec ces nouvelles voix, cinéastes dont on pourra (re)voir les films longs ou courts, fictions et documentaires. Par exemple le nouveau film de <strong>Saïd Hamich Benlarbi</strong>, <em>La Mer au loin</em>, parcours initiatique et mélodrame au rythme du raï, à Marseille, qui commence comme un film noir (à lire sur journalzebuline.fr). Le road-movie féministe <em>Reines</em> de <strong>Yasmine Benkiran</strong> et <em>La Mère de tous les mensonges</em> d’<strong>Asmae El Moudir </strong>(à lire sur journalzebuline.fr). Sera également présent à cette rencontre le réalisateur, entre autres, de <em>Mille mois</em>, <em>Déserts</em>… <strong>Faouzi Bensaïdi</strong>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avant-premières et compétition</mark></strong></p>



<p>CINEMED ne serait pas CINEMED sans ses avant-premières et ses compétitions de longs, de courts, de documentaires, de films en région soumis à des jurys. Du côté des avant-premières, une vingtaine vont avoir lieu, en présence des cinéastes, parmi lesquelles <em>L’Affaire Nevenka</em> d’<strong>Icíar Bollaín</strong> sur une affaire de harcèlement, <em>La Pie voleuse</em>, 24e film de <strong>Guédiguian</strong>, <em>La fille d’un grand amour</em>, premier long d’ <strong>Agnès De Sacy</strong> (scénariste de <em>Les Amandiers</em>), <em>Voyage à Gaza</em>, le documentaire de <strong>Piero Usberti</strong> sur la vie de jeunes Palestiniens en 2018, ou encore <em>Le Quatrième mur</em> de <strong>David Oelhoffen</strong>, adapté du roman de Sorj Chalandon.</p>



<p>Du côté des prix, huit fictions sont en lice pour l’Antigone d’Or, dont deux sont signées par des réalisatrices : le premier long-métrage de <strong>Binevsa Berivan</strong> (dont on avait beaucoup aimé les courts) <em>La Vierge à l’enfant</em>. Et <em>Vermiglio</em> de <strong>Maura Delpero</strong>. Les autres films sélectionnés pour le prix sont <em>El llanto</em> de <strong>Pedro Martín-Calero</strong>, de l’horreur psychologique, <em>Vers un pays inconnu</em> de <strong>Mahdi Fleifel</strong>, thriller nerveux sur la condition de vie des migrants, le deuxième long de <strong>Mehdi M. Barsaoui</strong>, <em>Aïcha</em>, inspiré d’un fait réel, <em>Panopticon</em> de <strong>George Sikharulidze</strong> autour d’une adolescence dans la Géorgie post soviétique, ou encore <em>Hayat </em>de <strong>Zeki Demirkubuz</strong>, sélectionné pour les Oscars.</p>



<p>Pour le prix Ulysse, huit documentaires concourent, parmi lesquels <em>Green Line</em> de <strong>Sylvie Ballyot</strong>, où est évoqué son pays de guerre et de mort, le Liban, meilleur premier film à Locarno. <em>Le Boxeur chancelant</em> de <strong>Lo Thivolle</strong>. <em>The Roller, the Life, the Fight</em> d’ <strong>Elettra Bisogno</strong> et <strong>Hazem Alqaddi</strong>. <em>Les Miennes</em> de <strong>Samira El Mouzghibati</strong>, regard sur des femmes marocaines. Et <em>Blueberry Dreams</em> d’<strong>Elena</strong> <strong>Mikaberidze,</strong> sur le projet d’une famille géorgienne qui démarre une plantation de myrtilles en Mingrélie, région à la frontière avec la Russie où les conflits grondent…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Clôture</mark></strong></p>



<p>Avant la clôture, on pourra également apprécier les films proposés dans Regards d’Occitanie dont <em>Festa major</em> où <strong>Jean-Baptiste Alazard</strong> « <em>filme la vie qu’on essaie de vivre en la traversant comme on marche dans un rêve</em> » (Prix du Public au FIDMarseille), voter pour le Prix du public et pour des courts-métrages venus d’une vingtaine de pays. Parmi ceux-ci <em>Sarcophages aux amours ivres</em> de <strong>Joana Hadjithomas</strong> et <strong>Khalil Joreige</strong>, <em>La Voix des sirènes</em> de <strong>Gianluigi Toccafondo</strong> ou <em>C’est les Balkans, bébé</em> de <strong>Boris Gavrilović</strong>. La clôture de CINEMED 46<sup>e</sup> édition se fera avec l’avant-première de <em>Le Mohican</em> de <strong>Frédéric Farrucci</strong>, qui a toujours vu la Corse comme une terre de western. Un film qui porte son regard sur l’époque, la société, une île et l’humain en général.&nbsp;</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>CINEMED</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 18 au 26 octobre<br></mark>Le Corum, Centre Rabelais, Montpellier</pre>
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