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	<title>Archives des Rentrée Littéraire - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rentrée Littéraire - Journal Zebuline</title>
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		<title>Portraits de Géorgie </title>
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		<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 12:14:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que savons-nous de la Géorgie, de cette terre caucasienne à la fois si proche, si lointaine ? Bien peu. En 2017, Nino Haratischwili dans une saga historique, autour de personnages féminins, La huitième vie, évoquait l’histoire mouvementée de son pays natal depuis le début du XXe siècle. En 2022, cette fois-ci, La lumière vacillante plonge [&#8230;]</p>
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<p>Que savons-nous de la Géorgie, de cette terre caucasienne à la fois si proche, si lointaine ? Bien peu. En 2017, Nino Haratischwili dans une saga historique, autour de personnages féminins, <em>La huitième vie</em>, évoquait l’histoire mouvementée de son pays natal depuis le début du XX<sup>e</sup> siècle. En 2022, cette fois-ci, <em>La lumière vacillante</em> plonge dans le passé très douloureux, plus récent de la Géorgie post-soviétique, marqué par l’effondrement économique et moral, par la violence politique, par la guerre meurtrière entre 1991 et 1993 en Abkhazie, au nord du pays. N’est-ce pas pour nous, lecteurs européens, comme l’écrit l’autrice la peinture « <em>d’un monde exotique, un monde détraqué attirant pour des yeux occidentaux</em> » ?C’est bien plus que cela. Une fresque des blessures humaines.&nbsp;</p>



<p>Elles sont quatre : Nene, la séductrice, Dina la combattante, Ira la joueuse d’échecs et Keto. Elles grandiront ensemble à Tbilissi. Entre 1989 et 2019, Keto, la narratrice, « restaure » leur parcours comme elle deviendra, adulte, restauratrice d’œuvres d’art. Chacune prise dans la tourmente d’un pays devenu indépendant. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre deux mondes </mark></strong></p>



<p>Les images de Dina lui serviront de fil d’Ariane. Le présent appelle le passé. Une rétrospective de ses photos à Bruxelles réunit les trois survivantes et à chaque cliché ressurgit un épisode de leur vie, celle d’une génération amère qui choisit de partir vers l’étranger. Ira réussit aux États-Unis, Nene se remarie à Moscou et Keto s’exile en Allemagne puis en Belgique. L’ouverture du roman dans le jardin botanique de Tbilissi du temps de l’adolescence insouciante nourrit la fin du texte dans le parc bruxellois, quand la vie s’est écoulée et que Dina n’est plus là. Il faut bien se sauver.&nbsp;</p>



<p>Nino Haratischwili elle-même écrit son histoire géorgienne en allemand, sa langue d’adoption comme s’il était impossible de retrouver ce point origine, que seule une distance pouvait apaiser les âmes. On sait d’ailleurs qu’aujourd’hui encore la Géorgie n’a pas retrouvé ses territoires perdus contrôlés par les Russes et que son Gouvernement s’affirme contre l’Europe.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>MARIE DU CREST</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La lumière vacillante</em>, de <strong>Nino Haratischwili</strong><br>Gallimard - 27,50 euros<br>Sortie le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 septembre</mark><br>Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine </pre>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



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		<title>Partir et rebondir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 12:11:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Claudie Gallay a une passion pour Venise, cette ville flottante dans sa lagune, siège de tous les imaginaires, désir de tous les rêves. Dans son dernier roman, Les jardins de Torcello, son héroïne vit cette fois entre Venise et Torcello, île plus secrète que ses célèbres voisines. Jess, 26 ans, refuse qu’on l’appelle Louise, prénom [&#8230;]</p>
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<p><strong>Claudie Gallay</strong> a une passion pour Venise, cette ville flottante dans sa lagune, siège de tous les imaginaires, désir de tous les rêves. Dans son dernier roman, <em>Les jardins de Torcello</em>, son héroïne vit cette fois entre Venise et Torcello, île plus secrète que ses célèbres voisines. Jess, 26 ans, refuse qu’on l’appelle Louise, prénom de son baptême qu’elle rejette comme elle rejette l’avenir que ses parents lui ont tracé : prendre la succession de leur hôtel. Aussi est-elle partie à Venise où, devenue guide privée, elle promène des touristes désireux de découvrir les aspects secrets de la ville et mélange des anecdotes historiques à d’autres qu’elle invente.&nbsp;</p>



<p>Mais il lui faut d’autres revenus. On lui indique un célèbre avocat pénaliste qui aurait besoin d’aide pour classer ses archives. C’est ainsi qu’elle débarque à Torcello chez Maxence qui vit avec Colin, plus jeune d’une dizaine d’années. L’habitation est au bord de l’eau et faisait partie d’un ancien monastère de 1620. Deux chevaux et un chat se promènent dans les jardins en friche. Un gardien taiseux construit un mur pour protéger les terres de la montée des eaux car Maxence veut reconstituer les sept jardins de la Bible et recherche des ceps de vignes anciens, des plantes médicinales et aromatiques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Amours et amitiés</mark></strong></p>



<p>Peu à peu Jess se rend indispensable à la bonne marche de la maison. Des liens se créent entre les trois personnages sans que beaucoup de paroles soient échangées. Le récit se déroule lentement au fil des souvenirs d’amours et d’amitié. Claudie Gallay nous entraîne dans ses contemplations de la nature si calme à Torcello alors que les touristes envahissent Venise et participent à sa dégradation. Il est question de l’histoire des palais, des superstitions vénitiennes, des Biennales, de Bansky et ses pochoirs, mais aussi de Canaletto. Avec une langue simple au rythme régulier et des chapitres plutôt courts, l’autrice nous entraîne vers la découverte des voies nouvelles et apaisées que chacun trouvera.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les jardins de Torcello,</em> de <strong>Claudie Gallay</strong><br>Actes Sud - 23 €<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 août</mark></pre>



<p></p>



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		<title>Lettre capitale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 13:45:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>1935. Dans un pays en pleine ébullition politique se croisent les destins de deux éminentes familles bourgeoises&#160;: les Naifer, conservateurs rétrogrades, et les Rassaa, libéraux et progressistes. Ces derniers confient l’éducation de leurs filles au jeune Tahar Haddad, intellectuel d’origine modeste connu pour son militantisme syndical et ses positions avant-gardistes, notamment en faveur des droits [&#8230;]</p>
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<p>1935. Dans un pays en pleine ébullition politique se croisent les destins de deux éminentes familles bourgeoises&nbsp;: les Naifer, conservateurs rétrogrades, et les Rassaa, libéraux et progressistes. Ces derniers confient l’éducation de leurs filles au jeune Tahar Haddad, intellectuel d’origine modeste connu pour son militantisme syndical et ses positions avant-gardistes, notamment en faveur des droits des femmes – un personnage historique tunisien bien réel à découvrir. Le précepteur idéaliste tombe amoureux de la plus jeune de ses élèves, Zbeida et souhaite l’épouser. Leur amour est réciproque mais le père de Zbeida refuse catégoriquement cette demande en mariage.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que Tahar n’a pas bonne presse dans le pays. Il vient de publier <em>Notre femme dans la législation islamique et la société</em> et prône des idées que même une famille moderne ne peut cautionner. Ali Rassaa oblige sa fille à épouser le fils d’un autre notable, Mohsen Neifer. Zbeida s’étiole dans ce mariage arrangé un époux auquel elle ne voue aucune passion et une belle famille aux mentalités réactionnaires contre laquelle elle est en conflit permanent. Zbeida prône la lecture, l’émancipation de la femme et les arts, sa belle-famille se confine dans un univers rétrograde. Jusque-là, rien que du classique.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les femmes et les notables </mark></strong></p>



<p>Une nuit de décembre, une lettre, écrite de la main de Tahar pour Zbeida est découverte chez les Naifer. C’est le «&nbsp;désastre dans la famille des notables&nbsp;». Lors des décennies suivantes qui entraînent le lecteur de la lutte pour l’indépendance jusqu’à la révolution de 2011, plusieurs membres des deux familles et leurs domestiques reviennent sur les répercussions de cette funeste soirée. Chacun des récits apporte un regard et un éclairage nouveau sur le drame de cette nuit-là, ce qui l’a provoqué et ce qu’il va entraîner. <em>Le désastre de la maison des notables</em>, finaliste de l’Arab Booker Prize en 2021 est le troisième roman de la Tunisienne Amira Ghenim, mais seulement deux sont traduits en français. Dans une écriture psychologique flamboyante et foisonnante de précisions, elle nous fait vivre, à travers ses personnages, l’histoire des combats pour les femmes dans son pays. Il s’agit aussi d’un réquisitoire implacable sur les notables, de Tunis certes, mais qui pourraient être ceux du monde entier, leur arrogance, leur mépris de classe et leur racisme.&nbsp;</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le désastre de la maison des notables</em>, de <strong>Amira Ghenim</strong><br>Éditions Philippe Rey – 25 € <br>Sortie <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 22 août</mark></pre>
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		<title>Ce « chien » qui n’aimait pas les arabes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 13:40:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Emma Fulconis, la fille du garagiste a grandi à l’Escarène, bourgade située dans l’arrière-pays niçois à mi-chemin de la mer et du Parc national du Mercantour. Elle aimait courir et galoper libre et sauvage à l’ombre des chênes et des pins, sous le regard du Collet du chat, du Mont Gardeiron, de la cime de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Emma Fulconis, la fille du garagiste a grandi à l’Escarène, bourgade située dans l’arrière-pays niçois à mi-chemin de la mer et du Parc national du Mercantour. Elle aimait courir et galoper libre et sauvage à l’ombre des chênes et des pins, sous le regard du Collet du chat, du Mont Gardeiron, de la cime de l’Erbossiera ou du Farguet, se laissant porter par le vent de mai délicieux qui accompagne ses foulées, ses dernières foulées car avant l’été sa jambe sera massacrée.&nbsp;</p>



<p>Courir, bondir, c’était avant… Avant l’accident. La jeune fille est désormais bien vieille, âgée de sa blessure et de l’éternité des mois passés à l’hôpital. Elle qui fut une gloire locale et que l’on surnommait l’athlète, qui gagnait des compétitons en toute décontraction, est désormais particulière, douloureusement particulière. Elle ne cache pas sa jambe couturée «&nbsp;réduite à sa plus simple expression, la peau et les os, le tibia et la fibula, l’agrafe ». L’agrafe, c’est cet os que le chien d’un voisin a broyé en attrapant la jambe d’Emma Fulconis. Elle ne revoit pas bien la scène, elle ne voit pas le sang, elle n’entend pas le chien aboyer, ni grogner. La scène est étrangement silencieuse hormis ce que dit le maître du chien, ce qu’il gueule avec haine : «&nbsp;<em>mon chien n’aime pas les arabes&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 m<sup>2</sup> de mémoire</mark></strong></p>



<p>Arabes&nbsp;? De quels arabes parle-t-il ? Sûrement pas d’elle, elle qui descend en droite ligne de François Fulconis dit <em>Lalin</em>, maître tailleur de pierre né à l’Escarène, chef barbet connu pour avoir été un leader d’un mouvement d&rsquo;opposition à l’intégration du Comté de Nice à la France révolutionnaire. Hantée par la phrase du voisin qui assume le fait de ne pas avoir retenu son molosse, elle tente de comprendre ce qu’elle sait déjà, mais dont on ne parle pas. La jambe déchiquetée d’Emma va la conduire au Mémorial du camp de l’Escarène qui rend hommage aux familles harkis qui arrivèrent dans le hameau de forestage et y vécurent de 1963 à 1980, dans des masures de 30 mètres carrés. Qui étaient ces «&nbsp;<em>supplétifs</em>&nbsp;» de l’armée française, «&nbsp;<em>traitres pour les Algériens et moins que rien pour les Français&nbsp;</em>»&nbsp;?</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Agrafe</em>, de <strong>Maryline Desbiolles </strong><br>Éditions Sabine Wespieser - 18,50 €<br>Sortie <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 29 août </mark></pre>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Sexe, larmes et oppression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 13:31:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anjir, le narrateur, et Zal, amis depuis l’enfance, sont devenus amants. Cependant Zal a été contraint à un mariage avec une riche héritière. L’intrigue démarre quand une infirmière informe que Zal a été victime d’une agression, en compagnie d’un jeune homme. Anjir se sent trahi. Les souvenirs du premier baiser, de la complicité reviennent par [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Anjir, le narrateur, et Zal, amis depuis l’enfance, sont devenus amants. Cependant Zal a été contraint à un mariage avec une riche héritière. L’intrigue démarre quand une infirmière informe que Zal a été victime d’une agression, en compagnie d’un jeune homme. Anjir se sent trahi. Les souvenirs du premier baiser, de la complicité reviennent par vagues. Tandis qu’Anjir se lance dans une enquête pour découvrir l’identité de ce jeune homme et retrouver Zal qui a disparu, la très glamour cliente d’un hôtel, qui cache sous des dentelles sa pomme d’Adam, l’engage pour organiser une fête. Anjir observe ses manières et sa démarche pour apprendre à devenir la «&nbsp;nouvelle épouse&nbsp;» de Zal. Car il est de plus en plus résolu à commencer sa transition. Pour la financer il dérobe des bijoux aux invités. Le récit progresse de façon aléatoire, un événement appelant un souvenir, puis un autre. Méfiance et violence alternent avec quelques éclairs de poésie et même parfois d’humour.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un univers désespérant, une langue crue</mark></strong></p>



<p>Malgré les menaces, Anjir espère que Zal et lui seront&nbsp;«&nbsp;<em>des amants vivants&nbsp;</em>»&nbsp;; pour se protéger il se procure un flingue. Il faudra quitter Téhéran car «&nbsp;<em>il ne s’agit pas de se faciliter la vie. Il s’agit de ne pas la perdre</em>.&nbsp;» Sera-t-il exaucé&nbsp;? Sinaki livre un portrait glaçant de son pays natal, des personnages cyniques y côtoient des femmes victimes comme la mère et la tante d’Anjir, l’une trahie, l’autre lapidée. La fin de l’intrigue tourne au thriller quand la femme de Zal et son amant entrent dans la course. Navid Sinaki nous laisse alors dans le trouble et l’attente.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les larmes rouges sur la façade</em>, de <strong>Navid Sinaki </strong><br>Le bruit du monde - 22 €<br>Traduit de l’américain par Sarah Gurcel</pre>
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		<title>Retour au petit pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 07:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence par un mensonge, celui d’un collégien, fils d’une rwandaise et d’un français qui, en 1994, pour expliquer ses difficultés scolaires, prétexte «&#160;la guerre&#160;» en conseil de classe. Mensonge, vraiment&#160;? Ou première rébellion contre le silence familial, et la sidération historique&#160;face au génocide en cours&#160;? Le jacaranda est un arbre flamboyant, aux racines peu [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tout commence par un mensonge, celui d’un collégien, fils d’une rwandaise et d’un français qui, en 1994, pour expliquer ses difficultés scolaires, prétexte «&nbsp;la guerre&nbsp;» en conseil de classe. Mensonge, vraiment&nbsp;? Ou première rébellion contre le silence familial, et la sidération historique&nbsp;face au génocide en cours&nbsp;?</p>



<p>Le jacaranda est un arbre flamboyant, aux racines peu profondes mais aux ramures élevées, au corps précieux de palissandre. L’arbre chéri de Stella, petite rwandaise née après 94, et qui aidera Milan, adolescent noir en France et blanc à Kigali, à comprendre son histoire, jusqu’aux origines, au traumatisme.&nbsp;</p>



<p>Sans didactisme, au fil de la fiction, l’histoire du génocide apparaît. Le racisme et le fichage anthropométrique des Tutsis et des Hutus par les colons belges ; les pogromes successifs qui ont suivi l’indépendance, et provoqué des exils de masse&nbsp;; les massacres puis les actes génocidaires, racontés très précisément par les survivants&nbsp;; les procès, les cérémonies du souvenir, la cohabitation entre victimes et bourreaux, la lente sortie du traumatisme de ce pays qui transforme en 20 ans ses villes aux orphelinats improvisés et latrines puantes en cités modernes. Et la possibilité, peut-être, d’une résilience commune, face au calme d’un Grand lac.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Réconciliation, justice, mémoire</mark></strong></p>



<p>Gaël Faye, qui vit aujourd’hui à Kigali, ressemble à Milan (comme Kundera) autant que Gabriel de <em>Petit Pays </em>(son précédent roman)<em>, </em>qui racontait une enfance au Rwanda ; entre deux mondes. Il vit aujourd’hui à Kigali mais reste entre deux pays&nbsp;: très allusif sur la responsabilité de la France, il l’est aussi sur la guerre actuelle au Nord-Kivu. Gendre de Dafroza Gauthier, qui a poursuivi les génocidaires réfugiés en France et soutient Paul Kigame, réélu en août pour un 4<sup>e</sup> mandat de Président, le romancier s’inspire du réel pour inventer des personnages puissants. Des hommes, son&nbsp;«&nbsp;frère&nbsp;» Claude, survivant, Sartre, ambigu, Alfred, soldat du FPR qui continue le combat au Congo. Mais des femmes surtout, découvertes au-delà du silence de sa mère&nbsp;: Tante Eusébie qui ressemble à Dafroza Gauthier, sa fille Stella qui produit le travail de mémoire, Rosalie l’ancêtre qui se souvient du royaume ancien, Mamie qui oublie et se tait. Tout est écrit en phrases courtes, énergiques, où les dialogues secs et sans lyrisme laissent place, souvent, à des récits traumatiques qui ne s’attardent pas sur l’émotion. Qui n’en éclate que plus violemment.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Jacaranda</em>, de <strong>Gaël Faye </strong><br>Grasset - 20,90 €<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août</mark></pre>
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		<title>Symphonie fantastique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 07:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Carole Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Dors ton sommeil de brute]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Polyphonique, féministe et fantastique, sontitre est emprunté au Goût du Néant de Baudelaire, en exergue du roman&#160;: «&#160;Résigne-toi mon cœur, dors ton sommeil de brute&#160;». Aucune résignation, pourtant, dans ce roman combatif où l’on retrouve des femmes rudes et douces, des hommes violents ou protecteurs. Ces personnages, qui explorent la maternité, la paternité, le couple, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Polyphonique, féministe et fantastique, sontitre est emprunté au <em>Goût du Néant</em> de Baudelaire, en exergue du roman&nbsp;: «<em>&nbsp;Résigne-toi mon cœur, dors ton sommeil de brute</em>&nbsp;».</p>



<p>Aucune résignation, pourtant, dans ce roman combatif où l’on retrouve des femmes rudes et douces, des hommes violents ou protecteurs. Ces personnages, qui explorent la maternité, la paternité, le couple, la transmission, sont en butte aux dominations masculine et sociale comme dans<em> Le Cœur cousu</em>, le <em>Domaine des murmures</em> ou <em>La Terre qui penche. </em>Mais cette fois le roman est écrit au présent, dans une ambiance de fin du monde inspirée du Covid, et de la destruction capitaliste du monde : une épidémie fulgurante, venue des rêves d’enfants, empoisonne le réel, plongeant l’humanité dans des fléaux bibliques qui surviennent à heures fixes, en suivant la révolution terrestre. La survie de l’humanité est en jeu, et le Néant aux portes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Contamination des imaginaires</mark></strong></p>



<p>Au cœur de cette histoire universelle celle d’une femme, Eva, médecin du sommeil, qui fuit son mari en emmenant sa fille Lucie en Camargue, et tombe, au cœur du delta, sur Serge qui sauve une oie sauvage : est-il un ogre ou un chevalier solitaire&nbsp;? Le roman fait alterner les points de vue d’Eva, qui dit «&nbsp;je&nbsp;», de Serge, qui se parle à lui-même, de Pierre le mari qui n’a droit qu’à un «&nbsp;il&nbsp;», et d’autres voix encore qui se tissent, enfants du monde, chasseur brutal, capitaliste repenti, chamane centenaire.&nbsp;</p>



<p>Réaliste, clinique même, peu encline à des explications surnaturelles, Eva apprend à dompter le surgissement fantastique, l’incursion des rêves dans le réel, en mode survie au milieu des marais mouvants, des chevaux et des oies sauvages, des insectes, des herbiers et des cris. Le lecteur, qui comprend plus vite qu’elle, grâce aux fils narratifs tissés, ce qui lui arrive, est pris, lentement puis sûrement, dans une intrigue qui s’épaissit et s’accélère, des récits oniriques somptueux, des sentiments maternels et amoureux profonds et justes, une nature hostile et belle décrite en des coups de pinceaux magistraux. Jusqu’au terme. Au néant&nbsp;?</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Dors ton sommeil de brute, </em>de <strong>Carole Martinez</strong><br>Gallimard - 22 €<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août </mark> </pre>
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		<title>Un Havre de mémoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 06:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Maylis de Kérangal]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée Littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jour de ressac n’est pas un polar, mais c’est clairement un roman policier. Vu de l’intérieur jusqu’à la résolution, mais avec meurtre, légiste, policier, témoins, enquête, reconstitution, commissariat et lieu du crime. Avec, surtout, une narration qui laisse dans l’ombre certains faits pour faire monter le suspense, et révéler des indices, que la narratrice dissimule, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Jour de ressac</em> n’est pas un polar, mais c’est clairement un roman policier. Vu de l’intérieur jusqu’à la résolution, mais avec meurtre, légiste, policier, témoins, enquête, reconstitution, commissariat et lieu du crime. Avec, surtout, une narration qui laisse dans l’ombre certains faits pour faire monter le suspense, et révéler des indices, que la narratrice dissimule, puis dispense peu à peu, au gré parfois de ses propres réminiscences. Car celle qui dit «&nbsp;je&nbsp;» et demeurera sans prénom, est parisienne, compagne d’un imprimeur et mère d’une fleurettiste, comédienne de doublage, double de l’autrice par son âge, son milieu, sa famille. Elle se trouve brutalement confrontée à la découverte d’un corps, et convoquée au Havre…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fuite et double</mark></strong></p>



<p>Haletant jusqu’au bout, le roman est aussi un bijou d’écriture autofictionnelle. Les phrases de l’écrivaine, courtes et percutantes, ou longues et savamment emboitées, construisent un style affirmé, au vocabulaire riche, parfois familier ou rare, toujours musical et rythmé. Et sans failles, sinon désirées. Osant par endroits l’élan lyrique, l’épanchement, l’abréviation des conversations rapportées, le portrait en règle.&nbsp;</p>



<p>Et laissant place au ressac, à la vague qui nous surprend comme une gifle. Aux bombardements, qui ont détruit le Havre et détruisent l’Ukraine, à la mer qui emporte, à la jeunesse qui revient, aux classes populaires, aux réfugiées&nbsp;; à la destruction, à la dépression, à la fuite&nbsp;; aux gestes qui s’impriment aussi et reconstruisent, à fleuret moucheté, loin d’une famille, d’un frère, d’un père, d’une mère dont on ne saura presque rien, sinon que la doubleuse a choisi une autre vie sans jamais, sauf une fois, remettre les pieds dans sa ville.&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Jour de ressac</em>, de <strong>Maylis de Kérangal</strong><br>Verticales – 21€<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août</mark><br><br>Maylis de Kérangal sera présente le 28 septembre aux <em>Correspondances de Manosque</em>, pour une rencontre place Pagnol animée par Régis Penalva.</pre>
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		<title>Relever la tête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Astolfi]]></category>
		<category><![CDATA[L’œil de la perdrix]]></category>
		<category><![CDATA[Le bruit du monde]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son entrée en littérature en 2007 avec Les tambours de pierre, Christian Astolfi n’a cessé de mettre en lumière les problèmes du monde ouvrier et des petites gens restées souvent dans l’ombre. Son dernier roman se situe à Toulon qu’il connaît bien, choisissant de faire parler une femme, Rose-Marie, née en Corse en 1903, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis son entrée en littérature en 2007 avec <em>Les tambours de pierre</em>, <strong>Christian Astolfi </strong>n’a cessé de mettre en lumière les problèmes du monde ouvrier et des petites gens restées souvent dans l’ombre. Son dernier roman se situe à Toulon qu’il connaît bien, choisissant de faire parler une femme, Rose-Marie, née en Corse en 1903, abandonnée à la naissance, recueillie dans une famille, puis mariée à un paysan dès ses seize ans. Après la naissance de deux garçons, Rose accouche enfin de la fille désirée. En 1924 son mari vend son troupeau pour s’installer avec sa famille à Toulon et travailler à l’Arsenal, espérant une vie meilleure. Mais c’est une vie difficile, et sans amour qui attend Rose.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les apprentissages et l’émancipation</mark></strong></p>



<p>Une cheville foulée va bouleverser sa vie quand elle est secourue par Farida qui habite le bidonville voisin. Tout d’abord très réservées, toutes deux s’apprécient et se retrouvent régulièrement. Un jour, Farida propose à Marie de suivre des cours d’alphabétisation. Cahier et Bic en mains, elle se lance, trop heureuse de pouvoir enfin acquérir ce dont on l’avait privée&nbsp;: la connaissance et le pouvoir des mots. Rose s’affirme, s’oppose à son mari et ses fils tandis que les événements politiques se précipitent avec le référendum de 1958, la guerre d’Algérie, ses violences et son racisme. Rose s’engage dans le militantisme, se sentant enfin utile et libre. Après la déclaration de l’indépendance de l’Algérie, Farida décide de rentrer au pays. C’est un déchirement pour toutes les deux. Devenue veuve, Rose continuera à s’occuper des autres. Christian Astolfi a su avec une grande sensibilité restituer le parcours de cette femme-courage dont on admire la prise de conscience.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’œil de la perdrix</em> de <strong>Christian Astolfi</strong><br>Le bruit du monde - 21 €</pre>
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		<title>Épopée sur le « caillou »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 06:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Zeniter]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Flammarion]]></category>
		<category><![CDATA[Frapper l’épopée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alice Zeniter, écrivaine et dramaturge, s’est fait connaître du grand public en 2017 avec l’art de perdre, récompensé par six prix littéraires, contant la trajectoire de migration de sa famille et des harkis d’Algérie vers la France dans les années 1960. Dans Frapper l’épopée, l’auteure nous emmène sur une terre où on ne l’attendait pas : [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alice Zeniter, écrivaine et dramaturge, s’est fait connaître du grand public en 2017 avec <em>l’art de perdre, </em>récompensé par six prix littéraires, contant la trajectoire de migration de sa famille et des harkis d’Algérie vers la France dans les années 1960. Dans <em>Frapper l’épopée</em>, l’auteure nous emmène sur une terre où on ne l’attendait pas : la Nouvelle-Calédonie. Un roman d’une actualité brûlante puisque depuis trois mois les émeutes ont repris sur l’île sur fond de crise économique et de société – plus que jamais fracturée. On suit son héroïne, Tass, qui a grandi sur le « caillou » et qui revient à Nouméa comme professeure, après sa rupture avec Thomas resté sur le continent. Parmi ses élèves, des jumeaux kanaks, avec leurs tatouages mystérieux, la fascinent. Sont-ils liés à cet insaisissable mouvement indépendantiste « l’empathie violente »qui mène des actions de « terrorisme poétique » destinée à faire vivre aux « zoreilles » (comme sont appelés les Métropolitains) des expériences sensibles et humoristiques de « dépossession » ? Dépossession qu’eux-mêmes, kanaks ont vécu depuis des siècles. Dépossession d’un territoire, d’une vision du monde, d’une identité malmenée par des vagues de peuplement successives, par le métissage, par l’exode des jeunes des villages ancestraux vers des cités de Nouméa lépreuses ; dépossession mais aussi exploitation et explosion des inégalités.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tout est nickel ?<br></mark></strong><br>Lorsque les jumeaux disparaissent, Tass part à leur recherche, une quête qui va la mener à la découverte de sa propre histoire, qui croise celle de l’île : celle des Kanaks, de l’arrivée des premiers colons, de l’installation du bagne avec ses matons, ses 25 000 forçats exilés parmi lesquels Louise Michel, écrivaine féministe, figure emblématique de la Commune de Paris – et décédée à Marseille en 1905. Le destin aussi plus méconnu des Algériens déportés, des Vietnamiens et des Indonésiens traités comme des esclaves. Et puis, ce seront les arrivées opportunistes de « métros » durant le boom du nickel. <em>Frapper l’épopée</em> est aussi une fresque politique des quarante dernières années marquées par les luttes pour ou contre l’indépendance, la répression et les tentatives de compromis toujours insatisfaisants.C’est bien une <em>épopée,</em> intime et collective, que nous offre Alice Zeniter, riche, foisonnante, créative, politique et subtile comme à son habitude. Un vrai bol d’oxygène et d’intelligence en cette rentrée littéraire. Et comme nous sommes chanceux, on pourra la retrouver du 27 novembre au 1<sup>er</sup> décembre à La Criée avec <em>Édène,</em> inspirée du roman <em>Martin Eden</em> de Jack London, une ode aux femmes et à la l’écriture qui fait écho à<em> je suis une fille sans histoire,</em> son précédent spectacle, joué à La Criée en 2023. </p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Frapper l’épopée</em>, d’<strong>Alice Zeniter </strong><br>Flammarion - 22 €<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 août</mark></pre>
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