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	<title>Archives des Richard Martin - Journal Zebuline</title>
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		<title>Toursky : une page se tourne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 09:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 25 avril au matin, une petite dizaine de personnes se réunissent aux abords de la mairie de Marseille. Ce sont les derniers soutiens à l’ancienne direction du Toursky, qui dénoncent ensemble « l’assassinat » du théâtre par la mairie, dont le Conseil municipal s’apprête à voter les subventions pour l’association repreneuse. Quelques heures plus tard, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce vendredi 25 avril au matin, une petite dizaine de personnes se réunissent aux abords de la mairie de Marseille. Ce sont les derniers soutiens à l’ancienne direction du Toursky, qui dénoncent ensemble « <em>l’assassinat</em> » du théâtre par la mairie, dont le Conseil municipal s’apprête à voter les subventions pour l’association repreneuse. Quelques heures plus tard, c’est sans surprise que le Conseil tranche. 680 000 euros sont alloués à Scène Méditerranée, la nouvelle association désormais en charge du théâtre fondé par Richard Martin et Tania Sourseva en 1971, et propriété de la Ville.  </p>



<p>Cette décision du Conseil municipal est dans la continuation d’une autre décision. Le 4 avril 2025, le Tribunal judiciaire de Marseille avait déjà statué sur l’avenir du théâtre. La compagnie Richard Martin, placée en redressement judiciaire, devait céder la place à Scène Méditerranée, regroupant le <a href="https://www.theatrejoliette.fr">Théâtre Joliette</a>, <a href="https://www.lesrencontresalechelle.com/a-propos/les-bancs-publics">Bancs Publics</a> et la<a href="https://dans6t.com"> compagnie Dans6T</a>. Avec cette subvention votée, le Théâtre Toursky, qui devra bientôt changer de nom [lire encadré], peut espérer une ouverture dès septembre, avant de dessiner une première « vraie » saison pour septembre 2026.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trouple de théâtre </mark></strong></p>



<p>C’est donc une direction à trois têtes qui prend les rênes du théâtre du quartier de Saint-Mauront. Nathalie Huerta, directrice du Théâtre Joliette, Julie Kretzschmar, directrice de Bancs Publics, association organisatrice du <a href="https://www.lesrencontresalechelle.com/a-propos/les-bancs-publics">festival <em>Les Rencontres à l’échelle</em></a>, et Bouziane Bouteldja, à la tête de la compagnie tarbaise de danse Dans6T. Ils seront tous les trois en charge de la programmation et de la direction artistique – un·e coordinateur·ice général·e sera aussi recruté·e pour assurer la gestion quotidienne de lieu. <br><br>Une entente à trois qu’ils expliquent par un long compagnonnage artistique. « <em>Cela fait plus de 10 ans que je travaille avec Bouziane</em> » explique Nathalie Huerta. « <em>Il était déjà compagnon du Théâtre Jean Vilar à Vitry-sur-Seine que je dirigeais, et on a prolongé cette complicité depuis mon arrivée à Marseille </em>[il y a 3 ans, ndlr]. » « <em>J’ai toujours été raccord avec ses choix artistiques </em>», commente quant à lui Bouziane Bouteldja. </p>



<p>Même discours de Nathalie Huerta sur sa relation avec Julie Kretzschmar. «&nbsp;<em>On a lié une connivence artistique dans le but d’accompagner des artistes en Afrique et dans le monde arabe. On a développé beaucoup de projets internationaux ensemble, avant même mon arrivée à Marseille</em>&nbsp;».</p>



<p>Alors quand le théâtre est placé en redressement judiciaire en juillet 2024, Nathalie Huerta a eu «&nbsp;<em>l’intuition que c’était le bon endroit pour formaliser ce partenariat un peu plus fortement</em>&nbsp;». D’autant que la Ville leur avait dit que ce serait bien «&nbsp;<em>d’imaginer des projets collaboratifs par les opérateurs culturels de Marseille</em>&nbsp;». Le projet à trois est déposé devant la justice, avec l’assurance d’une Convention d’occupation temporaire signée par la Ville, offrant un poids certain au projet. «&nbsp;<em>J’ai toute confiance dans cette association qui va poursuivre une mission artistique avec honnêteté, respect, et engagement</em>&nbsp;», explique Jean-Marc Coppola, adjoint au maire de Marseille en charge de la Culture.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un centre de danse dès septembre</mark></strong></p>



<p>Après quelques travaux pendant l’été (principalement la toiture), la première pierre du nouveau projet sera posée dès septembre, avec l’ouverture d’un «&nbsp;centre de danse&nbsp;» qui aura tout d’une école – même s’ils préfèrent éviter le mot. «&nbsp;<em>Il y aura des élèves et des professeurs sur le même modèle qu’à Tarbes</em>&nbsp;», explique Bouziane Bouteldja, qui portera le projet. «&nbsp;<em>Le but est que les élèves soient en contact avec les artistes, les chorégraphes</em>&nbsp;» qui passeront par le théâtre, et de «&nbsp;<em>mixer les publics</em>&nbsp;», comme dans les Pyrénées&nbsp;où le chorégraphe fait «&nbsp;<em>danser des femmes des montagnes avec des femmes des quartiers.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Le tout sans faire «&nbsp;<em>concurrence</em>&nbsp;» aux structures déjà présentes dans le quartier, que ce soit en termes de tarifs ou de propositions artistiques, prévient le chorégraphe&nbsp;: «&nbsp;<em>On va combler des vides et pas rajouter de l’offre à ce qui existe déjà.</em>&nbsp;» L’axe sera porté vers les «&nbsp;<em>danses nouvelles</em>&nbsp;», celles nées depuis les années 1970, comme le voguing ou le breakdance. Il espère aussi que des ponts soient créés avec la future Maison des cultures urbaines à La Villette (Paris), qui doit ouvrir à l’automne.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="482" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=696%2C482&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129553" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=1024%2C709&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=300%2C208&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=768%2C532&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=150%2C104&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=696%2C482&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=1068%2C740&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=606%2C420&amp;ssl=1 606w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-2.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">La nouvelle direction a pris possession des lieux depuis la décision du 4 avril 2025 du Tribunal judiciaire de Marseille © N.S.</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quel horizon artistique ?</mark></strong></p>



<p>Une ouverture en septembre, ambitieuse, mais nécessaire selon eux. «&nbsp;<em>Il faut que ce théâtre vive et que l’on connecte tout de suite avec le quartier. </em>» Car si le théâtre accueillera en cours d’année des festivals et des «&nbsp;<em>moments forts&nbsp;</em>», la première «&nbsp;<em>vraie</em>&nbsp;» programmation ne sera proposée qu’en septembre 2026.&nbsp;</p>



<p>La direction entend y défendre un «<em> service public de la culture&nbsp;: pour la création artistique et pour le territoire.</em>&nbsp;» Côté création artistique, c’est dans l’accueil des artistes régionaux que le théâtre souhaite s’engager, constatant des difficultés «&nbsp;<em>pour les artistes d’avoir des espaces de travail</em>&nbsp;». L’idée est «&nbsp;<em>d’avoir des dispositifs qui permettent beaucoup de résidences.</em>&nbsp;» De la place aussi pour ces artistes dans la programmation et dans les co-productions promet Nathalie Huerta.&nbsp;</p>



<p>Des artistes internationaux et émergents seront accueillis également, dans des programmes de saisons qui laisseront de la place à l’inconnu. «&nbsp;<em>On souhaite se laisser du mou pour réagir en fonction des besoins, avoir de la marge de manœuvre.&nbsp;L’originalité de notre alliance doit se refléter dans ce que l’on va proposer au public.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un théâtre populaire ? </mark></strong></p>



<p>Installé dans un des quartiers les plus pauvres d’Europe, l’ouverture sur son territoire était une des conditions nécessaires pour convaincre la Ville de soutenir ce projet. «&nbsp;<em>Nous portons beaucoup d’attention à ce quartier qui a longtemps été abandonné</em>&nbsp;» explique Jean-Marc Coppola, qui rappelle que la Ville va ouvrir d’ici quelques mois la Médiathèque Loubon à 500 mètres de là. «&nbsp;<em>Nous voulons que ce théâtre puisse véritablement être ouvert à toutes et tous, au service des artistes et compagnies régionales, des habitants du quartier et du territoire</em>&nbsp;», poursuit-il.&nbsp;</p>



<p>Un souci partagé par Bouziane Bouteldja, dont la compagnie Dans6T a toujours revendiqué une démarche citoyenne. Lui qui dit passer une semaine par mois à Marseille depuis 8 ans (il est partenaire du <a href="https://www.theatrelacite.com">Théâtre de la Cité </a>à Marseille), explique avoir déjà discuté avec certains voisins du théâtre, qui ne s’y sont jamais rendus : « <em>On est dans un lieu où les gens ne sont pas très habitués à voir des spectacles</em>. » Faute d’argent bien sûr, même « s’<em>il faut faire attention à ce genre de discours, car quand c’est Jul qui passe, ce n’est jamais trop cher</em>…» </p>



<p>Pour lui, le problème est aussi socioculturel. «&nbsp;<em>Ça veut dire que pour ces gens, le théâtre n&rsquo;est pas un espace où l’on se sent bien</em>.&nbsp;» Pour amener ces publics à pousser les portes du théâtre, Bouziane Bouteldja a déjà expérimenté plusieurs techniques, comme intégré des publics amateurs dans la création de ses spectacles. «&nbsp;<em>L’an dernier à Marseille, j’ai proposé le spectacle </em>Recréation<em> avec 30 gamins qui viennent sur le plateau. C’était la première fois que leurs parents venaient au théâtre.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le nerf de la guerre</mark></strong></p>



<p>Pour que le projet puisse être à la hauteur de ses ambitions, il faudra aussi compter sur le soutien des collectivités, dans un contexte pas franchement favorable à la culture. Si le soutien de la Ville a déjà été affiché lors du dernier Conseil municipal, reste à convaincre les autres tutelles, que sont l’État, la Région, le Département et la Métropole. Une réunion avait d’ailleurs lieu hier entre les différentes collectivités, et le projet du futur Toursky et de ses financements était certainement au menu des discussions.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le Théâtre Tourksy va changer de nom</strong><br>Fondé en 1971, le théâtre ne s’appellera plus Théâtre Toursky. Nom déposé, l’ancienne équipe ne souhaite pas le céder à la nouvelle direction. Un choix que Nathalie Huerta regrette, sans s’apitoyer : « <em>Ce nom a une histoire forte et une reconnaissance auprès du public. Mais c’est aussi une nouvelle page qui s’ouvre, et ce n’est peut-être pas plus mal ainsi.</em> » Si l’association repreneuse s’appelle « Scène Méditerranée », le théâtre ne devrait pas porter ce nom pour autant. Le choix se fera en concertation avec la municipalité explique la direction. <em>N.S.</em></pre>



<p></p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Une belle histoire qui finit mal</strong>  </h1>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Complot politique », batailles judiciaires et pneus crevés… la fin d’histoire de l’ancienne direction du Toursky ressemble à une mauvaise pièce de théâtre</mark></em></p>



<p>L’invitation a été lancée sur Facebook, sur la page du Théâtre Toursky. Françoise Martin Delvalée, veuve de Richard Martin, ancienne directrice du Toursky, et auto-proclamée «&nbsp;<em>lanceuse d’alerte</em>&nbsp;», publie un long message au vitriol. Elle y dénonce «&nbsp;<em>l’assassinat</em>&nbsp;» du Théâtre Toursky, le déploiement de la police municipale devant les locaux, ou encore «&nbsp;<em>l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Le message, partagé près de 500 fois sur ce réseau social, demande à ses soutiens de se réunir vendredi matin avant le Conseil municipal qui doit sceller le soutien de la Ville à la nouvelle direction. Sur place, peu ont répondu à l’appel, une petite dizaine seulement, mais pas de quoi faire redescendre la température pour Françoise Martin Delvalée.&nbsp;</p>



<p>Au mégaphone, dans la droite ligne de son message précédent, elle déplore un «&nbsp;<em>complot politique</em>&nbsp;», appelle à l’ouverture d’enquêtes parlementaires pour des faits supposés de corruptions, un signalement au «&nbsp;<em>Comité national de la magistrature</em>&nbsp;[sic]» sur «&nbsp;<em>l’instrumentalisation de la justice</em>&nbsp;», s’engage à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme…&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="500" height="722" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-11.jpg?resize=500%2C722&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129554" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-11.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-11.jpg?resize=208%2C300&amp;ssl=1 208w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-11.jpg?resize=150%2C217&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-11.jpg?resize=300%2C433&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/Carpentras-11.jpg?resize=291%2C420&amp;ssl=1 291w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Françoise Martin Delvalée lors du rassemblement devant le Conseilmunicipal © N.S.</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Scènes dramatiques de Marseille </mark></strong></p>



<p>Cet épisode n’est que la suite d’un long feuilleton tragico-judiciaire, qui a débuté lorsque la Ville a décidé de réduire puis de couper les subventions à la Compagnie Richard Martin, gestionnaire du Théâtre Toursky. Pour la mairie, propriétaire des murs, il n’était plus possible de financer un théâtre régulièrement en déficit, à la gouvernance instable, et visé par une enquête ouverte par le procureur de la République pour des chefs d’escroquerie et d’abus de confiance &#8211; une enquête toujours en cours.</p>



<p>Autre litige, l’absence de convention d’occupation temporaire signée entre la Ville et la direction du théâtre depuis 2014. Pour prouver son droit à occuper les lieux, l’ancienne équipe se prévalait d’un bail emphytéotique datant de 1970. Le Tribunal administratif de Marseille avait répondu à cette question le 15 juillet dernier : «&nbsp;<em>Outre le fait que le bail emphytéotique, au regard de son importance, aurait dû être en possession de l’association requérante, d’autres mentions et d’autres pièces produites, qui actent d’un prêt gracieux des locaux dans les années 1970 et d’une convention d’occupation temporaire plus récente conclue entre les parties, permettent de tenir pour établie l’inexistence d’un tel bail.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 salariés sur 21 conservés</mark></strong></p>



<p>Peu de temps après, l’association gestionnaire était placée en redressement judiciaire, avant que la justice n’étudie les offres de reprises du Théâtre, et qu’elle porte son choix pour le projet de Scène Méditerranée le 4 avril dernier. Un projet que l’ancienne direction dénonce, notamment pour l’absence de reprise de la totalité du personnel.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>21 salariés c’est énorme en termes de masse salariale. On a gardé ce qu’on pouvait en fonction de la viabilité économique</em>&nbsp;» se défend Nathalie Huerta, qui rappelle la «&nbsp;<em>prudence</em>&nbsp;» nécessaire dans un «&nbsp;<em>modèle basé sur les subventions publiques.&nbsp;</em>» «&nbsp;<em>Si on n&rsquo;avait pas fait cette proposition de reprise, le théâtre aurait certainement fermé</em>&nbsp;» tranche Bouziane Bouteldja.</p>



<p>De son côté, Jean-Marc Coppola se dit «&nbsp;<em>attentif à la question sociale</em>&nbsp;», et juge la non-reprise de l’ensemble des salariés «&nbsp;<em>regrettable</em>&nbsp;», même si selon lui c’était le projet qui «&nbsp;<em>reprenait le plus de salariés</em>&nbsp;». «<em>&nbsp;J’imagine que les acteurs culturels de la ville de Marseille seront attentifs [au profil] des salariés non repris</em>&nbsp;», conclut l’élu.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Méthodes de voyou »</mark></strong></p>



<p>Derrière les empoignades médiatiques et judiciaires, une drôle d’ambiance réside aussi dans ce Théâtre Toursky en pleine transition, où des actes de vandalismes sont apparus. La voiture de Richard Martin a été brûlée, et les quatre pneus d’une salariée – favorable à la reprise – ont été crevés. «&nbsp;<em>Des méthodes de voyous</em>&nbsp;» dénonce Jean-Marc Coppola, qui explique avoir été «&nbsp;<em>obligé de prendre des mesures de sécurité pour protéger le site</em>&nbsp;».</p>



<p>Mais si les deux camps se déchirent, ils pourront s’accorder sur l’héritage que laisse Richard Martin dans ce lieu. Personnage iconique de la vie culturelle marseillaise, figure de la résistance au pouvoir… il serait inapproprié d’entrer au Toursky sans prendre soin de l’illustre fondateur. « <em>On revendique aucune récupération mais on n’efface rien. Ce théâtre a une histoire, il ne faut pas la nier</em> », explique Nathalie Huerta. Bouziane Bouteldja souhaite quant à lui « <em>que ce lieu puisse redevenir ce qu&rsquo;il a été pendant ses 30 ou 40 premières années. Un théâtre où la vie du quartier a toute sa place</em> ». N.S.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Les variations d’AVIFF à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 13:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>International, avant-gardiste, expérimental, le Festival du film d’artistes, AVIFF, propose des films en première française, qu’on n’aura guère l’occasion de voir en salle et la rencontre de leurs réalisateurs·trices&#160;: artistes-peintres, sculpteurs-trices, chorégraphes, performeurs-euses, compositeurs-trices, graphistes, vidéastes, dont beaucoup accompagneront les projections. Le Canadien Richard Martin et l’Iranienne Tanin Torabi – des fidèles du rendez-vous, ouvriront [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>International, avant-gardiste, expérimental, le Festival du film d’artistes, <strong><em>AVIFF</em></strong><em>,</em> propose des films en première française, qu’on n’aura guère l’occasion de voir en salle et la rencontre de leurs réalisateurs·trices&nbsp;: artistes-peintres, sculpteurs-trices, chorégraphes, performeurs-euses, compositeurs-trices, graphistes, vidéastes, dont beaucoup accompagneront les projections. Le Canadien <strong>Richard Martin</strong> et l’Iranienne <strong>Tanin Torabi </strong>– des fidèles du rendez-vous, ouvriront la manifestation. Au menu&nbsp;: un cocktail de bienvenue et quatre courts métrages issus des sélections passées. <em>ABCAM</em> où Martin déconstruit à partir de rushes les conventions cinématographiques. <em>The Derive</em> dans lequel Tanin, bravant l’interdit, introduit une danseuse dans la foule d’un vieux bazar de Téhéran. <em>Poem for Loa</em> du Slovène <strong>Janja Rakus</strong> qui explore le pouvoir du <em>glitch art</em> (esthétisation d’erreurs analogiques ou numériques) et enfin le japonisant <em>Otonoashi</em> de l’Allemand <strong>Martin Gerigk</strong>.</p>



<p>Les 15 et 16 juin, on pourra découvrir les 19 films – de 2 à 25 minutes – &nbsp;présentés à Cannes. Divers par le sujet et la forme et toujours surprenants. Danse et musique&nbsp;avec <em>Herbarium</em> de <strong>Iwona Pasinska</strong>, une plongée au cœur de la flore sur une suite d’Edward Grieg. Avec <em>WhirlWind</em> de <strong>Doria Belanger</strong> qui nous emporte avec le vent, de poussière en poussière. Ou encore <em>Until</em> De <strong>Tanin Torabi</strong> où s’exalte le mouvement «&nbsp;Femme.Vie.Liberté&nbsp;» des Iraniennes&nbsp;: marcher, courir, tomber, se relever.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Animations et documentaires</mark></strong></p>



<p>Pour parler du monde tel qu’il va et pourrait aller, des animations comme <em>Tales Without Lion</em> (<strong>Vital Z’Brun</strong>), réécriture de contes sans monarchie ou bien <em>I Get To Have My Own Private Hope</em> (<strong>Yue Nakayama</strong>) qui interroge les conditions de travail au temps de la disparition des bananes. Ou encore des documentaires à l’instar de <em>Cocoon</em> (<strong>Holli Xue</strong>) autour de la pandémie, de <em>Weree </em>(<strong>Tal Amiran</strong>) qui met en scène l’artiste libérien demandeur d’asile, hanté par un passé traumatique, et de <em>Center of Life</em> (<strong>Jacob Arenber</strong>) où un résident arabe de Jérusalem, pour obtenir la nationalité israélienne, doit prouver qu’il existe&nbsp;!</p>



<p>Et tant d’autres propositions étonnantes comme <em>HeimatFilm</em> (<strong>Marion Kellmann)</strong> compilation pour approcher ce genre allemand de films sentimentaux et bucoliques. Ou <em>Paraboles</em> (<strong>Hiba Baddou</strong>) dont un plan a été repris pour l’affiche du festival&nbsp;: la découverte par une famille des images au-delà des écrans. Un panel de créations pour les amoureux d’art contemporain et pour tous ceux qui voudraient s’y initier.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>AVIFF</em></strong><br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 16 juin</mark><br>Les Variétés, Marseille</pre>
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		<title>Budget de la culture en Région Sud : « Une baisse en trompe l’œil »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 18:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué de presse paru le 22 février, vous affirmez que la situation de Richard Martin est « inédite et unique ». Est-ce parce qu’il est le cofondateur du Théâtre Toursky et qu’il le dirige depuis plus de 50 ans ? Est-ce parce qu’il est au cœur d’un quartier populaire, ce qui est le [&#8230;]</p>
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<p><strong>Dans un communiqué de presse paru le 22 février, vous affirmez que la situation de Richard Martin est « inédite et unique ». Est-ce parce qu’il est le cofondateur du Théâtre Toursky et qu’il le dirige depuis plus de 50 ans ? Est-ce parce qu’il est au cœur d’un quartier populaire, ce qui est le cas de nombreux équipements marseillais ?</strong></p>



<p><strong>Renaud Muselier.</strong> La personnalité de Richard Martin est singulière en effet. Nous savons tous qu’il a « inventé » le Toursky, d’abord en le baptisant du nom d’un poète tout juste disparu, ce qui est un symbole fort et fixe un cap artistique exigeant, ensuite en faisant d’une salle de quartier en déshérence le cœur battant de Saint-Mauront. L’homme et son théâtre sont indissociables. Quand on touche au second, on atteint inévitablement le premier. Il n’y a plus beaucoup d’artistes en France et dans le monde qui ont fondé leur outil de travail et noué une relation aussi durable et fusionnelle avec leur public. On peut dire que Richard Martin excède, aux deux sens du terme : il dépasse et il outrepasse. Chacun le sait et nous devons accepter cette situation pour ce qu’elle est : une exception culturelle. J’ajoute que mon message du 22 février émane aussi du médecin que je suis : comment accepter sans réagir l’hospitalisation d’un homme de bientôt 80 ans qui décide de mettre sa vie en danger ?</p>



<p><strong>Vous proposez votre médiation et reprochez à la Ville de Marseille une « baisse de subvention pénalisante » qui n’aurait pas été annoncée. De son côté, l’adjoint à la culture, Jean-Marc Coppola, affirme qu’il se trouve « face à un mur », et qu’il ne demande qu’une mise en conformité avec la loi : la Compagnie Richard Martin occupe le Théâtre Toursky sans convention d’occupation depuis 2014, et la commission de sécurité a émis un avis négatif . Que pourrait apporter votre médiation dans ce contexte ? Pensez-vous que la Région pourrait elle-même compenser la baisse de subvention de la Ville (80&nbsp;000€), ainsi que celle du Département (15&nbsp;000€) ?</strong></p>



<p>La Ville de Marseille est propriétaire des murs du Toursky et son principal financeur. Il n’appartient donc pas à la Région Sud, qui apporte 220&nbsp;000€ par an au théâtre et n’a pas l’intention de diminuer sa contribution, de se substituer à elle. C’est pourquoi j’ai simplement proposé une médiation. Dans cette affaire, il y a des éléments budgétaires et administratifs à reprendre et des réformes à entreprendre. Or le point d’achoppement actuel ne vient pas de ces nécessaires ajustements mais de la manière dont ils sont présentés. On parle d’occupation sans titre ou d’âge du capitaine : ces mots sont forts et blessants. Il me semble que garantir la pérennité du projet de Richard Martin est un préalable à toute discussion sur la mise en conformité de son lieu et de ses statuts, par ailleurs indispensable. Je propose de participer à un tour de table avec l’ensemble des collectivités et l’État pour redire l’importance que, tous, nous accordons à ce théâtre et à son fondateur, et pour fixer un calendrier de réformes et des modalités de mise en œuvre négociés et acceptés par tous.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«&nbsp;Richard Martin excède, aux deux sens du terme : il dépasse et il outrepasse&nbsp;»</p><cite>Renaud Muselier</cite></blockquote></figure>



<p><strong>Depuis le début de votre mandature, vous avez apporté un soutien marqué aux acteurs et</strong> <strong>opérateurs culturels de la Région, en sauvant les Chorégies d’Orange, en maintenant le budget de la culture chaque année. Pourtant le budget primitif 2023 qui vient d’être voté accuse une baisse de près de 13% du budget de la culture, 62 millions en 2023 au lieu de 71,2 millions en 2022. Comment expliquez-vous ce recul ?</strong></p>



<p>Tout budget se décompose entre fonctionnement et investissement. Celui de la culture n’échappe pas à cette règle. Si vous l’avez bien lu, vous aurez noté que le budget de fonctionnement 2023 est strictement identique à celui de 2022, soit 42 millions d’euros. La baisse dont vous parlez ne concerne que l’investissement (-9,2M€) et c’est tout à fait logique : d’une année sur l’autre, de grands équipements qui mobilisent d’importants crédits pluriannuels finissent par sortir de terre. En l’occurrence, nous avons ouvert Cosquer Méditerranée le 4 juin 2022 et mis un terme à un chantier ambitieux qui débouche sur l’un des plus grands succès scientifique, culturel et touristique que Marseille ait connu. Loin d’être un recul, ce chiffre en diminution est le symbole de l’achèvement d’une reconversion en tous points exemplaire, celle de la Villa Méditerranée transformée en centre d’interprétation archéologique ouvert à tous. L’année 2023 marque donc une pause dans nos investissements culturels mais c’est une baisse budgétaire en trompe l’œil : dès 2024 s’ouvrira le chantier de la transformation du Dock des Suds en Cité régionale et méditerranéenne du cinéma et nous réinjecterons d’importants crédits dans ce but.</p>



<p><strong>D’autres collectivités territoriales, dont la Région Rhône-Alpes, accusent des baisses très</strong> <strong>importantes, expliquant que les collectivités territoriales sont privées de ressources</strong> <strong>fiscales et doivent faire des choix. Pourtant le budget global de la Région Sud est en hausse de</strong> <strong>plus de 17%, et la baisse du budget de la culture va à contresens de cette augmentation. Les opérateurs culturels vont-ils souffrir de cette baisse des investissements&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour les théâtres, les scènes musicales, les centres d’art, les compagnies et ensembles artistiques indépendants, les producteurs de cinéma et d’audiovisuel, les libraires, les éditeurs, les festivals et manifestations culturelles de toutes tailles et de toutes disciplines artistiques, partout sur le territoire régional, c’est le fonctionnement qui prime. C’est pour cette raison que, malgré une crise énergétique qui n’a pas épargné la collectivité régionale (chauffer nos lycées par exemple nous coûtera 90 millions d’€ de plus que l’an dernier), j’ai décidé de sanctuariser le budget de création, de diffusion et d’accompagnement au quotidien, de toutes les filières culturelles. Cela n’exclut pas des choix qui entraînent une augmentation budgétaire pour les uns et une baisse pour les autres mais cela s’appelle de la politique et la grande majorité des acteurs verra le soutien de la Région reconduit. Je ne laisserai personne dire à nouveau que la culture n’est pas essentielle.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA </p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Qui parle d’âge du capitaine&nbsp;?
</mark></strong>Joint par téléphone, Jean-Marc Coppola déclare qu’il a annoncé à la Compagnie Richard Martin dès 2021 que la baisse de 80&nbsp;000 euros opérée en 2022 était pérenne, et qu’il n’y a donc aucune surprise cette année. Par ailleurs, s’il a bien souligné que Richard Martin et sa compagnie ne possédaient pas le Théâtre Toursky et n’en avaient pas «&nbsp;les droits et les titres de propriété&nbsp;», il n’a jamais parlé d’«&nbsp;âge du capitaine&nbsp;» ni, comme on le lui reproche ailleurs, de «&nbsp;directeur vieillissant&nbsp;&nbsp;». Ces propos rapportés à tort lui sont attribués dès la déclaration constitutive du comité de soutien, présidé par Christian Poitevin. Jean-Marc Coppola nous précise que celui-ci s’est depuis retiré dudit comité en déclarant «&nbsp;L’Association des amis de Richard Martin et le comité se sont fait&nbsp;rouler dans la farine&nbsp;». L’adjoint à la culture de Marseille indique également que le compositeur et mandoliniste Vincent Beer-Demander, un des rares artistes marseillais dont le Théâtre Toursky affiche le soutien, se déclare «&nbsp;furieux&nbsp;» et «&nbsp;très en colère&nbsp;» de voir son nom utilisé ainsi sans qu’il n’ait rien signé. Il demande depuis dix jours son retrait de la liste des soutiens, sans effet.
Dans un article paru le 25 février sur le site de presse Destimed, Richard Martin, remercie Renaud Muselier de «&nbsp;rétablir la vérité&nbsp;». Il semblerait que cela ne soit pas le cas, au moins pour l’expression «&nbsp;l’âge du capitaine&nbsp;».
S.C.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/budget-de-la-culture-en-region-sud-une-baisse-en-trompe-loeil/">Budget de la culture en Région Sud : « Une baisse en trompe l’œil »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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