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	<title>Archives des Sarah McCoy - Journal Zebuline</title>
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		<title>Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 12:06:49 +0000</pubDate>
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<p>Celle qui a été la monteuse d’<strong>Agnès Varda </strong>pour <em>Sans toit ni loi</em>, qui a réalisé en 1989 son premier long, <em>Peaux de vaches</em>, puis <em>Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu </em>et <em>Bowling Saturne</em> nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la musique et de bien d’autres choses avec le franc-parler qui la caractérise. Une Patricia Mazuy à qui la Cinémathèque avait consacré une rétrospective en octobre 2022. Entretien</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La genèse du film</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;À l’origine, c’est un film de <strong>Pierre Courrège </strong>qui, en 2005, était passé devant une prison à Maubeuge et avait été marqué par des femmes qui attendaient pour un parloir. Il a commencé à écrire en 2012 avec <strong>François Bégaudeau </strong>un pur film social. Ils ont travaillé entre 2012 et 2018 mais ne sont pas arrivés à produire le film. Le producteur <strong>Yvan Taieb</strong> qui avait vu mon film <em>Paul Sanchez est revenu</em> m’a proposé de faire le film&nbsp;; après avoir vérifié qu’ils le laissaient tomber, j’ai accepté. Mais pour moi, c’était trop conceptuel&nbsp;: c’était des conversations «&nbsp;lutte de classes&nbsp;». On ne voyait jamais les maris des deux femmes et pour moi, il était évident qu’il fallait montrer pour quoi ces deux femmes vivaient et donc, faire exister leurs maris en prison. Il y avait de l’humour dans les dialogues. Les personnages sont des clichés, la bourgeoise esseulée et la mère courage des cités. Il s’agissait de complexifier les clichés. L’autodérision de la bourgeoise, Alma, dans le vide absolu, ça lui donnait un air perché. Sa maison n’est pas une prison mais une sorte de mausolée. Deux destins de femmes que je voulais mettre en héroïnes. Et l’humour était important. Ce n’est pas un film <em>feel good</em> mais un film grave que je voulais traiter avec légèreté. De 2019 à 2021, on a travaillé le scenario et je l’ai proposé à Isabelle Huppert qui m’avait dit qu’elle voulait retravailler un jour avec moi [après <em>Saint Cyr,</em> ndlr]. J’ai pensé à<strong> Hafsia Herzi </strong>pour jouer Mina et opposer les deux corps. Hafsia est tellement pulpeuse, cela me plaisait&nbsp;! Entretemps, j’avais fait <em>Bowling Saturne</em>, un film très noir, très dur. Je voulais explorer la douceur. La dernière année, j’ai travaillé avec <strong>Emilie Deleuze</strong>. Un scenario, ce n’est pas que des dialogues. Il fallait que ce ne soit plus un territoire étranger&nbsp;: pour moi, les bourgeois c’est comme aller filmer des Inuits. Je ne connais pas les grandes maisons riches, ni les cités. Le personnage de Yassine a été très compliqué à construire&nbsp;; c’est un mec qui souffre à cause de la mort de son frère. Il est blessé donc dangereux et la souffrance fait peur. Yassine c’est comme les petits blancs des romans de Faulkner. Il est imprévisible car il ne sait pas se gérer. Mais je n’avais pas l’argent pour faire un film comme Audiard. Je voulais que ce soit comme un conte, une fable. Et je voulais que Mina soit amoureuse de son mari, Nasser. La vie d’Alma, elle, est tragique&nbsp;: elle reste chez elle, va chez le coiffeur et au parloir. C’est tout&nbsp;! C’est l’arrivée de Mina qui va la révéler à elle-même. Comme une histoire d’amour, une parenthèse.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="523" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1.jpg?resize=696%2C523&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124949" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1024%2C769&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1153&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1538&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=696%2C523&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1068%2C802&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1442&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=559%2C420&amp;ssl=1 559w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La documentation</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Je me suis bien sûr documentée. Il est difficile d’accéder aux maisons d’accueil et aux parloirs. J’ai vu des documentaires sur les prisons, comme celui de <strong>Stéphane Mercurio</strong> [<em>À côté </em>de Stephane Mercurio et Anna Zisman &#8211; ancienne contributrice de <em>Zébuline</em>, ndlr]. On voit dans ces lieux des femmes très différentes et ce n’est pas irréaliste que des femmes comme Alma et Mina s’y croisent. Quand j’ai fait le casting sauvage des femmes de la maison d’accueil, j’ai vu celles qui fréquentent les parloirs. Leur vitalité absolue face à cette vie dure m’a surprise.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le décor</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;J’aurais aimé tourner à Strasbourg mais pour différentes raisons, on a choisi Bordeaux. La maison d’Alma a été très difficile à trouver. Il fallait des murs de couleur. Pas de murs blancs&nbsp;; cela aurait été trop difficile pour éclairer Isabelle. On a vraiment soigné les couleurs et une galerie parisienne nous a prêté les tableaux &#8211; il y en avait pour 800&nbsp;000 euros&nbsp;! Pourquoi celui de <strong>Jacques Villéglé</strong>, dans l’entrée&nbsp;? Il y a longtemps, j’avais connu sa fille qui m’avait emmenée dans l’atelier de son père&nbsp;; il déchirait des affiches dans les rues pour composer ses tableaux&nbsp;; un des pionniers du street-art. Je trouvais marrant que ce soit un grand tableau Et des affiches déchirées, c’était bien par rapport à la déchirure de l’amour. Un mec qui n’arrête pas de tromper sa femme et qui lui offre des affiches déchirées, c’est drôle, non&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Dés le scenario, je voulais une musique douce et très mélo. On avait peu de temps si on voulait que le film soit prêt pour Cannes. Je désirais aussi qu’il y ait une chanson comme dans un film d’Altman, que j’adore, <em>Le Privé</em> (<em>The long good Bye</em>), adapté d’un roman de Chandler, avec <strong>Elliot Gould</strong>. Il y a une chanson de <strong>John Williams</strong>, d’<strong>Amine Bouhafa</strong>.Pour la chanson, cela a été plus compliqué. Je me suis mise à écrire les paroles et j’y ai passé beaucoup de temps. Et pour <strong>Sarah McCoy </strong>qui l’interprète, c’est grâce au manager de <strong>Bertrand Belin</strong> pour qui j’avais fait un clip (<em>Surfaces</em>). Avant le tournage, j’avais juste une maquette avec le sifflet. Je voulais garder le sifflet pour trouver la voix. Très compliqué&nbsp;: je voulais quelque chose qui groove, de jazzie et après de longues recherches, <strong>Sarah McCoy</strong>, une chanteuse super, un bonheur&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le titre : <em>La Prisonnière de Bordeaux</em></mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Le titre est romanesque. Il fait très «&nbsp;Princesse de Clèves&nbsp;». On se demande qui est LA Prisonnière de Bordeaux. Sans doute Alma, avec son destin de femme soumise, dans sa prison dorée&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous pouvez lire la critique <a href="http://Le 20 août aux Variétés (Marseille), la cinéaste Patricia Mazuy présentait en avant-première son sixième long métrage, La Prisonnière de Bordeaux, présenté à la dernière Quinzaine des Cinéastes. Zébuline l’a rencontrée">ICI</a></mark></strong></p>
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		<title>Sarah McCoy la nouvelle Norma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 15:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En première partie, la chanteuse-compositrice&#160;Liquid Jane&#160;(Jeanne Carrion) séduisait le public par la vivacité de sa voix, de ses textes, son empathie, son humour. Accompagnée de «&#160;Simon au synthé et Ben à la batterie&#160;» (ainsi les présenta-t-elle), elle proposait des chansons de son répertoire et quelques nouveautés en avant-première. Les textes renvoient au vécu, s’attachent à [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>En première partie, la chanteuse-compositrice&nbsp;<strong>Liquid Jane</strong>&nbsp;(Jeanne Carrion) séduisait le public par la vivacité de sa voix, de ses textes, son empathie, son humour. Accompagnée de «&nbsp;<em>Simon au synthé et Ben à la batterie&nbsp;</em>» (ainsi les présenta-t-elle), elle proposait des chansons de son répertoire et quelques nouveautés en avant-première. Les textes renvoient au vécu, s’attachent à des détails drôles, épinglent ceux qui ont trahi leur parole, les êtres aimés puis détestés, dessinant un univers prenant servi par une voix juste et pure aux envols affirmés. Sa pop-rock-néo-soul aborde les ombres pour les transmuter en lumière. «&nbsp;Je suis fière de partager la scène avec Sarah McCoy, une femme aussi forte&nbsp;» déclarait-elle avant un dernier bis.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Diva-lionne</strong></mark></p>



<p>Il est vrai que la diva Sarah McCoy impose d’emblée une âme, un style, une approche, vivante, pugnace, mutine, blessée parfois, rebelle toujours. Seule sur scène, à genoux, elle lance son premier morceau a cappella, bouleversante de fragilité et de force. Sur le tapis électro-pop-jazzy décliné avec un talent fou par ses deux complices,&nbsp;<strong>Jeff Halam</strong>(basse) et&nbsp;<strong>Antoine Kerninon</strong>&nbsp;(batterie, machines), (on les avait déjà entendus en trio au Théâtre Durance en novembre 2022), sa voix puissante et nuancée déploie mots et mélodies, ostinato envoûtant d’<em>Oracle</em>, blues crépusculaire de&nbsp;<em>Weaponize me</em>… La vie de la chanteuse continue de nourrir ses créations soulignées par un piano qui flirte avec les ombres dans un nouveau répertoire qu’elle qualifie de «&nbsp;thermonucléaire&nbsp;», tant le bouillonnement des instruments sous-tend les incantations vocales. Le spectacle reprend les compositions de&nbsp;<em>High Priestess</em>, album qui expose «&nbsp;<em>la dissection et l’interrogation de soi et de la santé mentale avec un couteau musical douloureux mais gentil&nbsp;</em>» (ibid). Le refrain de&nbsp;<em>Weaponize me</em>, «&nbsp;<em>each lie was just a bullet in your gun, but all it took was one, to weaponize me</em>&nbsp;» («&nbsp;chaque mensonge n’était qu’une balle dans ton fusil, mais il n’en fallait qu’un seul pour m’armer&nbsp;») montre la jeune femme debout face aux violences reçues. Le rire homérique de la diva-lionne emporte tout, triomphe des petitesses de la vie. Si le cœur reste vulnérable, jamais l’artiste ne se pose en victime. Se moquant de ceux qui se «&nbsp;mettent à la place des êtres dans la peine&nbsp;», et serinent «&nbsp;I’m sorry&nbsp;», elle répond «&nbsp;I’m sorry, take it all&nbsp;» et se désaltère d’un verre de vin rouge disposé à côté d’elle avant de convoquer les fantômes des pianistes comme Rachmaninov au cœur d’une rêverie aux accents telluriques sur le piano. Sa première chanson en français,&nbsp;<em>La fenêtre</em>, invite les «&nbsp;souvenirs noirs et blancs&nbsp;» alors que la pluie tombe sur Paris égrenant des souvenirs douloureux. L’amour ne met pas cependant la chanteuse en état de faiblesse&nbsp;: elle rugit avec sa voix de blues, refait des détours par la soul, s’enracine dans la pop, orchestre les contours d’un univers personnel qui fascine l’auditeur. La musique plane, groove, s’enivre de beats obstinés, émeut, subjugue, clame une liberté qui se conquiert et c’est très beau.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné le 2 novembre 2023 au 6mic, Aix-en-Provence.</p>
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		<title>Sarah McCoy la nouvelle Norma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 16:54:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En première partie, la chanteuse-compositrice Liquid Jane (Jeanne Carrion) séduisait le public par la vivacité de sa voix, de ses textes, son empathie, son humour. Accompagnée de «&#160;Simon au synthé et Ben à la batterie&#160;» (ainsi les présenta-t-elle), elle proposait des chansons de son répertoire et quelques nouveautés en avant-première. Les textes renvoient au vécu, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En première partie, la chanteuse-compositrice <strong>Liquid Jane</strong> (Jeanne Carrion) séduisait le public par la vivacité de sa voix, de ses textes, son empathie, son humour. Accompagnée de «&nbsp;<em>Simon au synthé et Ben à la batterie&nbsp;</em>» (ainsi les présenta-t-elle), elle proposait des chansons de son répertoire et quelques nouveautés en avant-première. Les textes renvoient au vécu, s’attachent à des détails drôles, épinglent ceux qui ont trahi leur parole, les êtres aimés puis détestés, dessinant un univers prenant servi par une voix juste et pure aux envols affirmés. Sa pop-rock-néo-soul aborde les ombres pour les transmuter en lumière. «&nbsp;Je suis fière de partager la scène avec Sarah McCoy, une femme aussi forte&nbsp;» déclarait-elle avant un dernier bis.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Diva-lionne</mark></strong></p>



<p>Il est vrai que la diva <strong>Sarah McCoy</strong> impose d’emblée une âme, un style, une approche, vivante, pugnace, mutine, blessée parfois, rebelle toujours. Seule sur scène, à genoux, elle lance son premier morceau a cappella, bouleversante de fragilité et de force. Sur le tapis électro-pop-jazzy décliné avec un talent fou par ses deux complices, <strong>Jeff Halam</strong> (basse) et <strong>Antoine Kerninon</strong> (batterie, machines), (on les avait déjà entendus en trio au Théâtre Durance en novembre 2022), sa voix puissante et nuancée déploie mots et mélodies, ostinato envoûtant d’<em>Oracle</em>, blues crépusculaire de <em>Weaponize me</em>… La vie de la chanteuse continue de nourrir ses créations soulignées par un piano qui flirte avec les ombres dans un nouveau répertoire qu’elle qualifie de « thermonucléaire », tant le bouillonnement des instruments sous-tend les incantations vocales. Le spectacle reprend les compositions de <em>High Priestess</em>, album qui expose « <em>la dissection et l’interrogation de soi et de la santé mentale avec un couteau musical douloureux mais gentil </em>» (ibid). Le refrain de <em>Weaponize me</em>, « <em>each lie was just a bullet in your gun, but all it took was one, to weaponize me</em> » (« chaque mensonge n’était qu’une balle dans ton fusil, mais il n’en fallait qu’un seul pour m’armer ») montre la jeune femme debout face aux violences reçues. Le rire homérique de la diva-lionne emporte tout, triomphe des petitesses de la vie. Si le cœur reste vulnérable, jamais l’artiste ne se pose en victime. Se moquant de ceux qui se « mettent à la place des êtres dans la peine », et serinent « I’m sorry », elle répond « I’m sorry, take it all » et se désaltère d’un verre de vin rouge disposé à côté d’elle avant de convoquer les fantômes des pianistes comme Rachmaninov au cœur d’une rêverie aux accents telluriques sur le piano. Sa première chanson en français, <em>La fenêtre</em>, invite les « souvenirs noirs et blancs » alors que la pluie tombe sur Paris égrenant des souvenirs douloureux. L’amour ne met pas cependant la chanteuse en état de faiblesse : elle rugit avec sa voix de blues, refait des détours par la soul, s’enracine dans la pop, orchestre les contours d’un univers personnel qui fascine l’auditeur. La musique plane, groove, s’enivre de beats obstinés, émeut, subjugue, clame une liberté qui se conquiert et c’est très beau.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 novembre</mark> 2023 au 6mic, Aix-en-Provence.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sarah-mccoy-la-nouvelle-norma/">Sarah McCoy la nouvelle Norma</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Le 6mic pense l’avenir </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 08:27:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. L’été du 6mic a été marqué par une nouvelle édition du Tour du 6mic. En êtes-vous satisfait ?&#160; Stéphane Delhaye. Oui ça a été une belle édition. On a découvert des artistes d’autres lieux de la musique actuelle en France dans une ambiance agréable et festive. Pour l’ensemble des groupes, ils sont tous très [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. L’été du 6mic a été marqué par une nouvelle édition du <em>Tour du 6mic</em>. En êtes-vous satisfait ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Stéphane Delhaye.</strong> Oui ça a été une belle édition. On a découvert des artistes d’autres lieux de la musique actuelle en France dans une ambiance agréable et festive. Pour l’ensemble des groupes, ils sont tous très contents et nos partenaires aussi. Certaines personnes de l’encadrement et des salles viennent avec eux jusqu’au 6mic, ça nous permet de leur faire découvrir le lieu et de créer des contacts un peu plus privilégiers. À l’avenir, on espère que les autres lieux sauront s’en souvenir et que l’on puisse exporter nos groupes de la région.&nbsp;</p>



<p><strong>L’été maintenant fini, quelles sont selon vous les trois dates à ne pas louper cet automne au 6mic&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est difficile mais je veux bien me prêter au jeu&nbsp;: je dirais <strong>Pete</strong> <strong>Doherty et Frédéric Lo </strong>(25 octobre), <strong>Sarah McCoy </strong>(2 novembre), et <strong>Gogo Penguin </strong>(6 décembre). Mais dans toutes les dates que l’on a, il y en a pour tous les gouts, toutes les esthétiques, tous les calibres. Je pense à une date exceptionnelle avec <strong>Macy Gray</strong> (18 novembre), l’âme de la soul américaine&nbsp;; <strong>Albin de la Simone</strong> (22 novembre), qui nous présente son nouvel album&nbsp;; <strong>La Rumeur</strong> (25 novembre), pour que les jeunes découvrent le rap des darons (!)&nbsp;; ou encore <strong>Charlie Winston (29 novembre)</strong>, <strong>Izia</strong> (30 novembre), <strong>Adé</strong> (8 décembre), <strong>Pomme</strong> (24 novembre) pour la nouvelle génération… et puis <strong>Ludwig von 88</strong> (9 novembre) pour les vieux punks.&nbsp;</p>



<p><strong>Le 6mic c’est aussi un dispositif d’accompagnement pour les jeunes artistes, qu’est-il prévu cette année ?</strong></p>



<p>Nous avons ouvert la saison le 13 septembre avec <strong>Aurore</strong>. C’est très symbolique pour nous de commencer par une soirée dédiée aux artistes émergents amateurs. Il y en aura également en octobre et en novembre. Avec eux, nous effectuons un repérage, puis des rendez-vous sous la forme d’un diagnostic, pour savoir leur niveau, leurs attentes, vers quoi ils veulent aller. On les aiguille dans ce chemin. Il y a un travail effectué avec des coachs scéniques, vocaux… ça dure en général plusieurs mois. L’objectif c’est de les amener à être plus performants, à sublimer leur musique, sans pour autant les formater. Il y a ensuite une résidence dans le club qui dure deux ou trois jours, pour mettre en place et parfaire leur set. Elle donne lieu à une sortie de résidence, gratuite et en public, pour que tout le monde puisse venir découvrir les artistes émergents du territoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous faites partie du réseau Provence Culture, lancé au printemps dernier. Que pouvez-vous nous dire de l’intérêt d’une telle structure&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Les douze plus gros opérateurs culturels du territoire aixois se sont regroupés au sein de l’association Provence Culture. L’idée est de mieux se connaître, de mieux travailler ensemble. Permettre la création ou la mise en place de projets communs pour mieux faciliter les déplacements et la circulation des publics et des œuvres. C’est aussi un laboratoire d’idées. Il y a un certains nombres de sujet qui nous impactent tous et sur lesquels nous devons collectivement avoir des réflexions et, pourquoi pas, des prises de position. Je pense notamment à la transition écologique. On sait que le climat est en train de changer, et sur notre territoire, la canicule va devenir une donnée permanente en été. On a eu un exposé de spécialistes de Météo France, pour nous expliquer l’importance des changements climatiques à l’œuvre, pour prendre conscience de l’impact que ça va avoir sur nos activités et mieux les anticiper.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>6mic</strong><br>Aix-en-Provence<br><a href="http://6mic-aix.fr">6mic-aix.fr</a></pre>
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