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	<title>Archives des Serge Valletti - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Serge Valletti - Journal Zebuline</title>
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		<title>Monologue d’un acteur schizophrène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 12:47:19 +0000</pubDate>
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<p>Serge Valletti n’a longtemps écrit que des monologues, qui tous ont l’épaisseur des puits creusés dans les consciences, chaque couche révélant un état de conscience, une histoire cachée, qui affleure et reste ensuite là, à la surface, pour y imposer son effet. Un des plus réussis de ces monologues est sans doute <em>Monsieur Armand dit Garrincha</em> (2001) qui explore deux personnages en un, un obscur footballeur amateur persuadé qu’il a « fait » Garrincha, star du foot brésilien lui-même mort dans la misère et l’alcool. Dix ans après ce texte<strong> Serge Valletti </strong>répond à la commande de <strong>Patrick Pineau</strong>, qui ayant vu <em>Garrincha</em> lui demande un monologue sur Hamlet… mais à la lecture l’acteur décide qu’il est trop jeune pour porter ce <em>John a-dreams</em>, écrit pourtant sur mesure par l’auteur marseillais. L’écriture est faite de méandres, de digressions, de plans qui s’entrecroisent sans que l’on sache jamais lequel est le réel et lequel le rêvé, lequel un pur fantasme et lequel une évocation du passé.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mourir, dormir, rêver peut-être</mark></strong></p>



<p>Car Valletti a répondu à la lettre à cette commande d’un texte sur Hamlet : sans jamais en raconter l’histoire, en reprendre les personnages. ou les décors, il y combine des éléments épars. Un spectre traverse l’espace, demande des comptes au personnage sans nom (Hamlet ?) qui autant que le prince de Danemark aime le théâtre, a été trahi par un ami de son père, a perdu son amour pour l’avoir négligée&#8230;et ne sait plus distinguer ce qu’il joue et ce qu’il vit, ce qu’il désire faire et ses actes réels. Un personnage proche de la schizophrénie, qui pourrait être un acteur qui a perdu pied, un marginal mythomane, un célibataire ou un veuf, ou Hamlet qui aurait survécu à son combat contre ses pères… Ces voix s’entrecroisent et creusent dans la conscience rétive de cet homme seul pour y révéler des histoires cachées. <strong>Sylvie Orcier</strong>, qui le met en scène, a conçu la scénographie comme le dépliement des diverses facettes du personnage, qui s’efface derrière un voile, se dédouble sur un écran, se transforme en fantôme pour franchir les portes que le vieil homme refuse d’ouvrir, apparaît derrière un miroir écran. Le décor, malgré les projections, a tout d’un intérieur vieillot oppressant où se seraient accumulés les objets et les gestes inutiles et rassurants. Au fond du trou creusé par les révélations successives du personnage, il n’y aura pas le meurtre du père et la trahison de la mère, comme dans Hamlet, mais un viol subi, et une maltraitance. Patrick Pineau incarne le personnage avec une prodigieuse virtuosité, tantôt au bord de la panique, tantôt franchement dedans, se rassurant comme il le peut par des gestes compulsifs, grandiose et tendre, jamais calmé. Avoir creusé le trou de la conscience permettra pourtant au personnage non de retrouver la raison, mais une certaine paix. Et d’aller s’allonger auprès du fantôme de la femme aimée.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>John a-dreams</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 3 au 5 octobre</mark><br><strong>Le Liberté</strong>, scène nationale de Toulon</pre>



<p></p>
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		<title>« Trinquer À La paix »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 11:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi avez vous choisi ce texte d’Aristophane dans son adaptation par Serge Valletti ?  Robin Renucci. Pour ma première création, je voulais une œuvre qui résonne avec Marseille. J’ai donc choisi Serge Valletti, dont l’écriture est si ancrée dans sa ville, et plus particulièrement son adaptation, en 2013, de La Paix d’Aristophane. Ecrite quant à [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Pourquoi avez vous choisi ce texte d’Aristophane dans son adaptation par Serge Valletti ? </strong></p>



<p><strong>Robin Renucci.</strong> Pour ma première création, je voulais une œuvre qui résonne avec Marseille. J’ai donc choisi Serge Valletti, dont l’écriture est si ancrée dans sa ville, et plus particulièrement son adaptation, en 2013, de <em>La Paix</em> d’Aristophane. Ecrite quant à elle peu après la fondation de Marseille il y a 26 siècles, et dont l’actualité est frappante. Dans cette production tout a été fait à Marseille, les décors par Sud Side, le titre <em>Paix</em> d&rsquo;IAM qu&rsquo;Akhenaton nous a offert, les répétitions dans notre théâtre, ouvertes au public. Être sur place, travailler avec les cinq étudiants de l’Eracm, s’ancrer dans la ville par toutes ces amarres, c’était pour moi essentiel.</p>



<p><strong><em>À La Paix</em> est une comédie, et l’actualité des nations ne prête pas à rire…</strong></p>



<p>Justement. On évoque Poutine dans le spectacle mais je ne veux pas trop coller à l’actualité. Au moment où nous nous parlons il y a des enfants qui meurent. Je ne veux pas sombrer, être aspiré dans la spirale du Styx. Le théâtre sert à s’élever et à s’éloigner du siphon du drame. Le théâtre réaliste, documentaire souvent aujourd’hui, colle à la réalité. Or un spectacle qui divertit, qui fait rire, n’écarte pas le regard critique, au contraire.&nbsp;</p>



<p><strong>Rire de la paix pour y parvenir&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>La paix est une utopie, un état de civilisation qui n’existe pas, mais qui «&nbsp;consiste&nbsp;», une idée donc, qui doit être défendue, et représentée. Le théâtre fait résonner les idées, il ne donne pas de solution. Mais en rapprochant le capitalisme du cacapipitalisme, c’est la domination de l’homme par l’homme que l’on dynamite, par rire. Trinquer <em>À la Paix</em> permet de placer l’utopie pacifiste dans le domaine de la convivance, du souhait, d’une communauté à construire ensemble. C’est le public rassemblé à La Criée qui «&nbsp;crie&nbsp;» depuis Marseille, et qui tire sur une guinde [<em>autre nom d’une corde, mot interdit par superstition au théâtre, ndlr</em>] pour libérer la Paix emprisonnée par des dieux belliqueux…&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="681" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=681%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121346" style="width:130px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=681%2C1024&amp;ssl=1 681w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=768%2C1154&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=300%2C451&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=696%2C1046&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=279%2C420&amp;ssl=1 279w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robin Renucci, juillet 2019 © Jean-Christophe Bardot</figcaption></figure>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Le théâtre sert à s’élever et à éloigner le siphon du drame »</p>
</blockquote>



<p><strong>Ce sont donc les hommes qui se libèrent d’une emprise divine&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, la métaphore est puissante. C’est un vigneron méditerranéen qui se demande pourquoi le monde est en guerre perpétuelle, ce qui l’empêche de produire son vin. Il décide de demander des comptes aux dieux, construit une machine volante qui marche à la merde, à la bouse chez Aristophane. Ce désir de recyclage est très écologique et contemporain…&nbsp;</p>



<p><strong>Comment situez vous l’action d’ailleurs, à quelle époque&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>L’intrigue est contemporaine, les costumes d’aujourd’hui. Le vigneron quitte son entreprise provençale, monte donc au ciel, rencontre Hermès. Un drôle de dieu qui garde la vaisselle et ressemble à un gars du GIGN. Ils trinquent ensemble, puis le vigneron libère la Paix avec l’aide active du public. Le troisième acte redescend sur terre…&nbsp;</p>



<p><strong>Et la paix y rencontre d’autres problèmes…&nbsp;</strong></p>



<p>Oui. Les marchands d’armes ne sont pas contents, les influenceurs les aident, les politiques s’attribuent les mérites d’une démarche qui n’est pas la leur… À la fin, un enfant entre et joue à la guerre&nbsp;: la paix n’est jamais gagnée.&nbsp;</p>



<p><strong>Cette idée d’une paix que nous n’aurions qu’à libérer pour qu’elle advienne n’est elle pas simplificatrice, et contraire aux enjeux contemporains&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Nous savons que la paix, pour qu’elle dure un peu, doit se construire. Les hommes et les nations doivent s’attabler pour défaire les conflits. Les grands conflits d’aujourd’hui, en Ukraine, au Karabakh, à Gaza, semblent détruire tout horizon d’une paix possible. Les belligérants commettent erreur sur erreur, dans une dynamique de vengeance sans fin ils veulent gagner la victoire, pas la paix. Il faut arrêter l’enfant qui reprend les armes, les rengaines apprises, les <em>Malbrough s’en va-t-en guerre</em>, l’apologie de l’affrontement.</p>



<p><strong>En décollant de la réalité, donc&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui. En représentant l’élévation, le rêve, un théâtre émerveillant.</p>



<p><strong>Comment ce principe se traduit-il sur scène&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Par la beauté des lumières, de la machine volante, la représentation du ciel, l’étagement de l’espace, mais surtout par la qualité du jeu et du partage. Le théâtre n’est pas une cérémonie bourgeoise, mais une fête dionysiaque, un geste généreux et déraisonnable. Les acteurs y sont des défricheurs reliés à l’Histoire et à la ville, avec une diversité d’accents, de physiques, qui parle de la richesse du peuple de Marseille.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>À la paix </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 26 novembre</mark><br>La Criée, théâtre national de Marseille</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/trinquer-a-la-paix/">« Trinquer À La paix »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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