<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Shellac - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/shellac/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/shellac/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 27 Jan 2025 15:49:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Shellac - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/shellac/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>La Mer et ses Vagues</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-mer-et-ses-vagues-2</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 15:49:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[ACID 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Hanane Hajj Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Kassir]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mays Mustafa]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Al Ammari]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud Pachot]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Assaf]]></category>
		<category><![CDATA[Shellac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=127164</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’origine du projet, un lieu. Décalé, riche d’un potentiel poétique et symbolique&#160;: un vieux phare de Beyrouth abandonné au milieu des buildings. Dix ans de maturation et des difficultés à réunir les fonds pour un film dont le synopsis n’enthousiasme pas les producteurs&#160;: par une nuit de pleine lune , la jeune Najwa et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues-2/">La Mer et ses Vagues</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>A l’origine du projet, un lieu. Décalé, riche d’un potentiel poétique et symbolique&nbsp;: un vieux phare de Beyrouth abandonné au milieu des buildings. Dix ans de maturation et des difficultés à réunir les fonds pour un film dont le synopsis n’enthousiasme pas les producteurs&nbsp;: par une nuit de pleine lune , la jeune Najwa et son frère Mansour arrivent dans la capitale libanaise. On ne sait rien d’eux. Ils fuient vers la Scandinavie. Lui veut rejoindre une fiancée par delà la mer. Il joue du mijwiz et porte au flanc une blessure à peine recousue. Tous deux errent dans la ville déserte dans l’attente de leur rendez-vous avec leur passeur. Ils croisent un marchand ambulant en tuk tuk, le vieux gardien d’un phare éteint, une vendeuse de billets de loto.</p>



<p>Pour Liana et Renaud, l’histoire vient après, il s’agit avant tout de faire un objet de cinéma&nbsp;avec l’écriture du cinéma&nbsp;:&nbsp; mouvement et &nbsp;lumière. De retrouver aussi les mythes et légendes entre flux et reflux, clarté et ténèbres.</p>



<p>Ancré dans la réalité historique et géographique, situant ses personnages par le GPS au degré près, dans un Moyen Orient de guerre et de sang hors champ, de migrations forcées, d’infrastructures déficientes, le film travaille l’imaginaire méditerranéen et universel, mêlant les formes et les registres. Théâtralité d’une ville vidée par la pandémie, étrange comme un rêve. Burlesque à la Tati où l’anachronique gardien mutique, barbe blanche et bonnet marin, sur fond de technologie urbaine, bataille avec une ampoule défaillante ou un tableau électrique antique. Truculence et puissance felliniennes de la marchande de loto, la roue de la fortune entre ses mains. Tragédie pasolinienne, incarnée par le musicien sacrifié, frère du cinéaste italien. Conte oriental des Mille et une nuits, où une princesse attend, assise sur la margelle d’une fontaine, son amoureux clandestin. Comédie musicale aussi. La musique et le chant qui surgissent dans l’image plus qu’ils ne l’accompagnent, la déchirent, à l’instar des faisceaux de lumière qui déchirent l’obscurité.</p>



<p>En prologue, une pythie borgne nous fait face&nbsp;et nous parle : son œil fermé voit le passé, son œil ouvert garde la flamme d’une bougie. Au fil des images, la rotondité oculaire et les points lumineux dans la nuit se déclinent, guidant notre itinéraire de spectateur&nbsp;: &nbsp;le phare d’une moto, le point de navigation qui danse sur l’écran du smartphone, les réverbères de la Corniche. La lune , grosse, ronde, incandescente. L’œil encore, découvert au fond du tube-tunnel de la longue vue et celui cyclopéen de la lanterne du phare marin enfin rallumé qui balaie la nuit tandis que son gardien crie dans le vide&nbsp;: «&nbsp;<em>Revenez&nbsp;! Revenez&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Tourné en argentique, avec un tout petit budget, ce film, sélectionné par l’ACID à Cannes 2023, est un petit bijou d’intelligence et de créativité.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues-2/">La Mer et ses Vagues</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">127164</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Grand tour », le merveilleux voyage de Miguel Gomes</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 19:02:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Crista Alfaiate]]></category>
		<category><![CDATA[Gonçalo Waddington]]></category>
		<category><![CDATA[Grand tour]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Miguel Gomes]]></category>
		<category><![CDATA[Shellac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=126174</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le «&#160;Grand Tour&#160;» était un voyage qu’entreprenaient les européens aisés, en Europe depuis le Moyen Âge, puis d’une capitale de l’Empire britannique en Inde jusqu’à l’Extrême-Orient. Un voyage qui a inspiré de nombreux écrivains dont Sommerset Maugham. Et c’est en lisant A Gentleman in the Parlour que Miguel Gomes a l’idée de faire son Grand [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes/">« Grand tour », le merveilleux voyage de Miguel Gomes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le «&nbsp;Grand Tour&nbsp;» était un voyage qu’entreprenaient les européens aisés, en Europe depuis le Moyen Âge, puis d’une capitale de l’Empire britannique en Inde jusqu’à l’Extrême-Orient. Un voyage qui a inspiré de nombreux écrivains dont Sommerset Maugham. Et c’est en lisant <em>A</em><em> Gentleman in the Parlour</em> que <strong>Miguel Gomes </strong>a l’idée de faire son <em>Grand Tour</em>.Un périple qu’il commence en 2020 avec son équipe, filmant en 16mm, pour recueillir une «&nbsp;<em>archive de voyage</em>&nbsp;» qu’il compte utiliser dans le film. Le voyage interrompu par la Covid, une équipe chinoise va finalement parcourir les 3500 km restant pour compléter le périple commencé deux ans plus tôt. Le reste du film sera tourné avec des acteurs, en studio, trente décors sans aucun trucage numérique&nbsp;! Une proue<a></a>sse.</p>



<p>L&rsquo;histoire se passe en 1918&nbsp;: Edward Abott (<strong>Gonçalo Waddington</strong>) fonctionnaire de l’Empire britannique, basé à Rangoun, en Birmanie, fuit Molly Singleton (<strong>Crista Alfaiate</strong>), sa fiancée depuis 7 ans, au moment où elle arrive pour leur mariage. Il ne se souvient plus de son visage et a envie de disparaitre. Et c’est dans ce grand tour que le spectateur est embarqué, guidé par une voix off qui parle la langue du pays traversé. En bateau, en trains, dont un qui déraille, à pied à travers jungle et forêts, en tuk-tuk, en bus, en jonque, et même dans un navire de guerre américain.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sur la route encore</strong></mark></p>



<p>De Rangoun à Singapour où on assiste à un spectacle de marionnettes et d’ombres, puis à Bangkok où Edward est invité à l’anniversaire du Prince, au son du <em>Beau Danube bleu </em>qui nous emmène au cœur de Saïgon  au milieu d’un superbe ballet de motos chevauchées par des gens, masques anti-covid sur le visage. Rencontres insolites au Japon, comme les musiciens de rue mendiants, les moines Komusos  ou à Manille, un homme aviné qui chante faux <em>My Way</em> de Sinatra. Car dans ce voyage, présent et passé, documentaire et fiction, réel et imaginaire, se mélangent harmonieusement dans un superbe noir et blanc, déjà apprécié dans <em>Tabou </em>(2012) ),-  qui fait penser parfois à l’esthétique des films muets en particulier quelques plans à l’iris. Un noir et blanc, entrecoupé de séquences en couleurs dont ces plans récurrents  de manège « grand tour »  activés par des acrobates birmans.</p>



<p>Si la première partie du film est consacrée à celui qui fuit, la seconde nous raconte le trajet de celle qui le poursuit, la belle Molly&nbsp;: «<em>&nbsp;Je vais lui mettre le grappin dessus, je vais le débusquer que ça lui plaise ou non</em>&nbsp;»<em>,</em> dit-elle en pouffant. Elle aussi fait des rencontres qui lui font oublier, un moment, son fuyant fiancé. Des gens étonnants comme Lady Dragon et&nbsp; Ngoc, l’employée de M. Sanders qui la courtise en vain, lui faisant écouter <em>By the light of the silvery moon.</em> Une deuxième partie plus mélancolique. La fin d’un voyage, comme un écho &nbsp;aux paroles du consul anglais de Bandung, retiré à la campagne <em>«&nbsp;La fin de l’Empire&nbsp; est inévitable. Question d’années peut être de mois…On partira d’ici sans avoir rien compris…</em>&nbsp;»</p>



<p>&nbsp; On ne peut qu’être embarqué dans ce <em>Grand Tour</em>&nbsp;: un récit de voyages, poétique, superbement filmé, qui nous fait rêver mais aussi réfléchir sur le monde et la lâcheté de (certains) hommes.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Grand Tour</em>, de <strong>Miguel Gomes</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 27 novembre</strong></mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes/">« Grand tour », le merveilleux voyage de Miguel Gomes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126174</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La Mer et ses vagues</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-mer-et-ses-vagues</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 09:46:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[ACID]]></category>
		<category><![CDATA[AFLAM 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Kassir]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mucem]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud Pachot]]></category>
		<category><![CDATA[Shellac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123582</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour son avant dernière soirée au MuCem, AFLAM, nous faisait découvrir La Mer et ses vagues un premier long métrage franco-libanais, en présence de ses jeunes réalisateurs : Liana Kassir et Renaud Pachot A l’origine du projet, un lieu. Décalé, riche d’un potentiel poétique et symbolique&#160;: un vieux phare de Beyrouth abandonné au milieu des buildings. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues/">La Mer et ses vagues</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour son avant dernière soirée au MuCem, AFLAM, nous faisait découvrir <em>La Mer et ses vagues</em> un premier long métrage franco-libanais, en présence de ses jeunes réalisateurs : <strong>Liana Kassir et Renaud</strong> <strong>Pachot</strong></p>



<p>A l’origine du projet, un lieu. Décalé, riche d’un potentiel poétique et symbolique&nbsp;: un vieux phare de Beyrouth abandonné au milieu des buildings. Dix ans de maturation et des difficultés à réunir les fonds pour un film dont le synopsis n’enthousiasme pas les producteurs&nbsp;: par une nuit de pleine lune , la jeune Najwa et son frère Mansour arrivent dans la capitale libanaise. On ne sait rien d’eux. Ils fuient vers la Scandinavie. Lui veut rejoindre une fiancée par delà la mer. Il joue du mijwiz et porte au flanc une blessure à peine recousue. Tous deux errent dans la ville déserte dans l’attente de leur rendez-vous avec leur passeur. Ils croisent un marchand ambulant en tuk tuk, le vieux gardien d’un phare éteint, une vendeuse de billets de loto.</p>



<p>Pour Liana et Renaud, l’histoire vient après, il s’agit avant tout de faire un objet de cinéma&nbsp;avec l’écriture du cinéma&nbsp;:&nbsp; mouvement et &nbsp;lumière. De retrouver aussi les mythes et légendes entre flux et reflux, clarté et ténèbres.</p>



<p>Ancré dans la réalité historique et géographique, situant ses personnages par le GPS au degré près, dans un Moyen Orient de guerre et de sang hors champ, de migrations forcées, d’infrastructures déficientes, le film travaille l’imaginaire méditerranéen et universel, mêlant les formes et les registres. Théâtralité d’une ville vidée par la pandémie, étrange comme un rêve. Burlesque à la Tati où l’anachronique gardien mutique, barbe blanche et bonnet marin, sur fond de technologie urbaine, bataille avec une ampoule défaillante ou un tableau électrique antique. Truculence et puissance felliniennes de la marchande de loto, la roue de la fortune entre ses mains. Tragédie pasolinienne, incarnée par le musicien sacrifié, frère du cinéaste italien. Conte oriental des Mille et une nuits, où une princesse attend, assise sur la margelle d’une fontaine, son amoureux clandestin. Comédie musicale aussi. La musique et le chant qui surgissent dans l’image plus qu’ils ne l’accompagnent, la déchirent, à l’instar des faisceaux de lumière qui déchirent l’obscurité.</p>



<p>En prologue, une pythie borgne nous fait face&nbsp;et nous parle : son œil fermé voit le passé, son œil ouvert garde la flamme d’une bougie. Au fil des images, la rotondité oculaire et les points lumineux dans la nuit se déclinent, guidant notre itinéraire de spectateur&nbsp;: &nbsp;le phare d’une moto, le point de navigation qui danse sur l’écran du smartphone, les réverbères de la Corniche. La lune , grosse, ronde, incandescente. L’œil encore, découvert au fond du tube-tunnel de la longue vue et celui cyclopéen de la lanterne du phare marin enfin rallumé qui balaie la nuit tandis que son gardien crie dans le vide&nbsp;: «&nbsp;<em>Revenez&nbsp;! Revenez&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Tourné en argentique, avec un tout petit budget, ce film, sélectionné par l’ACID à Cannes 2023, est un petit bijou d’intelligence et de créativité.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Prochainement en salles</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues/">La Mer et ses vagues</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-mer-et-ses-vagues/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123582</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sacrifice pascal </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/sacrifice-pascal/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sacrifice-pascal</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/sacrifice-pascal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 08:56:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Andrei Cohn]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Ciprian Chiriches]]></category>
		<category><![CDATA[Doru Bem]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[La Semaine Sainte]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Giuseppe Becce]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Shellac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123529</guid>

					<description><![CDATA[<p>Troisième long-métrage du réalisateur roumain Andrei Cohn, sélectionné à la 74e Berlinale dans la section Forum, Semaine Sainte est la libre adaptation d’une nouvelle de Ion Luca Caragiale: Le Cierge de Pâques.&#160; Dans une douce campagne, un homme attaché on ne sait pourquoi et qu’on conduit on ne sait où, tire sa longe pour agresser [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sacrifice-pascal/">Sacrifice pascal </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Troisième long-métrage du réalisateur roumain <strong>Andrei Cohn</strong>, sélectionné à la 74<sup>e</sup> Berlinale dans la section Forum,<em> Semaine Sainte</em> est la libre adaptation d’une nouvelle de Ion Luca Caragiale: <em>Le Cierge de Pâques</em>.&nbsp;</p>



<p>Dans une douce campagne, un homme attaché on ne sait pourquoi et qu’on conduit on ne sait où, tire sa longe pour agresser une femme enceinte. Tout est déjà en latence dans cette ouverture&nbsp;: un monde accueillant, nourricier, beau, une communauté apparemment liée par des lois communes et l’irruption de la violence, portée sur cette femme, qui reste seule avec son mari, tandis que les paysans sortent du cadre, sans un geste de solidarité. On est au début du XX<sup>e</sup> siècle dans un village roumain. Avant la shoah et le bolchévisme. L’agressée est juive, épouse de Leiba, l’aubergiste.</p>



<p>Ce sont les derniers Juifs de ce village chrétien où se prépare la Semaine Sainte. Les autres ont sans doute eu de bonnes raisons de partir mais Leiba (<strong>Doru Bem</strong>) s’accroche, même s’il vend moins bien son vin, que clients et voisins deviennent hostiles. À l’auberge, les buveurs philosophent. Entre deux verres on évoque Darwin, l’évolution qui doit bien s’accompagner d’une&nbsp;«&nbsp;involution&nbsp;», mais aussi les théories racistes du criminologue Cesare Lombroso. L’idée – qui fera son chemin – que certains hommes valent moins que d’autres, est bien dans l’air du temps. Il suffit d’un rien pour que, légitimée, la haine n’explose. Ce rien, c’est l’altercation entre Leiba et Gheorghe (<strong>Ciprian Chiriches</strong>), son jeune employé chrétien qu’il renvoie après lui avoir refusé un congé pour la célébration pascale. En retour, Gheorghe le menace de le clouer à sa porte avec femme et enfant la nuit de Pâques. Paroles en l’air&nbsp;? Ou véritable danger&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La mécanique du Mal</mark></strong></p>



<p>Dès lors toutes les rancœurs accumulées à l’encontre du Leiba vont se solidariser, et sa paranoïa décupler. La mécanique du mal est lancée sans que quiconque ne puisse l’arrêter, la peur menant à la folie et la folie au meurtre. L’angoisse se glisse dans tous les plans d’une singulière beauté. On tremble pour Eli, le fils de Leiba chaque fois qu’il disparaît dans les bois, on a peur pour le bébé à naître et pour sa mère. Les espaces extérieurs saturés de lumière, le fleuve idyllique, les chemins bucoliques, ce décor «&nbsp;primitif et brut&nbsp;» comme le qualifie le réalisateur, attend les méfaits humains. Leiba, bon père, bon mari, n’est toutefois pas idéalisé. C’est un commerçant un peu buté – bien moins fûté que sa femme –, et qui, malgré son statut social de patron, n’est pas protégé par la loi rangée du côté de la meute coalisée. Acculé, il sera «&nbsp;<em>incapable de distinguer les menaces réelles et imaginaires&nbsp;</em>» précise le réalisateur. Gheorghe est tout aussi buté mais sans doute inoffensif. L’ambiguïté sera maintenue. «&nbsp;<em>Certains auront peut-être du mal à trouver comment s’approprier cette histoire mais j’espère éveiller des doutes auxquels je ne peux cependant pas offrir de réponses.</em>&nbsp;» ajoute Andrei Cohen. La dernière séquence de son film, terrible dans ce qu’elle suggère, s’associe à l’agneau sacrifié et nous renvoie, à travers l’actualité, à d’autres images moins suggérées et non fictives, insoutenables.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Semaine Sainte</em>, d’<strong>Andrei Cohn</strong><br>Sorti <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 10 avril</mark><br>Le film a obtenu le Prix Giuseppe Becce</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sacrifice-pascal/">Sacrifice pascal </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/sacrifice-pascal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123529</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
