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	<title>Archives des Sophie Pondjiclis - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Sophie Pondjiclis - Journal Zebuline</title>
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		<title>[Lyrique en Provence] « Permettre à chacun de rencontrer sa voix »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:34:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de revenir fonder à Martigues un lieu de transmission, Sophie Pondjiclis a mené une carrière internationale d’une rare ampleur. Plus de quatre-vingt-dix rôles à son répertoire, de Mozart à la création contemporaine, chantés sur quelques-unes des plus grandes scènes lyriques : la Scala de Milan, Vienne, l’Opéra de Paris, Genève, Hong Kong, Bruxelles, Berlin, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant de revenir fonder à Martigues un lieu de transmission, <strong>Sophie Pondjiclis</strong> a mené une carrière internationale d’une rare ampleur. Plus de quatre-vingt-dix rôles à son répertoire, de Mozart à la création contemporaine, chantés sur quelques-unes des plus grandes scènes lyriques : la Scala de Milan, Vienne, l’Opéra de Paris, Genève, Hong Kong, Bruxelles, Berlin, Munich, Pékin, Londres ou encore le Théâtre des Champs-Élysées… Une artiste de grand répertoire, donc, formée au Conservatoire de Marseille, et jamais assignée à une seule case.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lyrique en Provence fête ses dix ans. Comment est née cette aventure ?<br></strong>Nous avons commencé par l’Académie. L’idée était de permettre à de jeunes talents de venir se former auprès de nous, dans une logique de transmission de notre expertise. Au départ, il y avait cette académie vocale d’été, à Martigues, sur le site Pablo Picasso. Puis, peu à peu, cela a donné naissance à un mini-festival. Pour fêter ces dix ans, j’ai eu envie de réunir des musiciens présents dès le début, comme le pianiste Stéphane Petitjean, mais aussi Alexandre Beer-Demander à la mandoline, Fred Ladame au violon, et quatre chanteurs, dont moi-même. Les trois autres sont de jeunes talents que j’ai fait travailler au sein de l’Académie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre parcours vous a menée sur les plus grandes scènes. Que représente ce retour régulier à Martigues ?</strong><br>Je suis native de Martigues. J’ai fait mes études de piano ici, j’y ai ma maison, ma famille, mes amis, mes racines. Je vis depuis longtemps à Paris, mais aujourd’hui je considère que j’ai deux résidences principales. Martigues est une ville d’une richesse incroyable, par son territoire, sa population, ses publics. Il y a ici une forme d’ouverture aux autres à laquelle j’ai envie de contribuer. Lyrique en Provence n’est pas seulement un projet artistique : c’est aussi une manière de travailler en transversalité avec les personnes et les associations du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la vocation de l’Académie internationale d’art lyrique ?</strong><br>Elle accompagne la professionnalisation de jeunes artistes lyriques, mais elle s’adresse aussi à des amateurs. Nous organisons des masterclasses, notamment au Conservatoire, qui n’a pas de classe de chant. Ce qui m’intéresse, c’est de transmettre des outils. Je crois à deux universalités : celle du langage musical, et celle de l’instrument vocal, puisque nous avons tous une voix. C’est aussi pour cela que Lyrique en Provence propose, à la fin de l’été, un stage pour les amateurs : on leur donne les mêmes conseils, les mêmes outils que pour les professionnels. Il s’agit de permettre à chacun de rencontrer sa voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année, l’Académie travaillera sur </strong><strong><em>La Flûte enchantée </em></strong><strong>pour sept voix. Pourquoi Mozart ?</strong><br>Mozart est un fondamental. Et <em>La Flûte enchantée</em> s’inscrit exactement dans ce que nous défendons : désacraliser l’opéra, mettre la culture à la portée de tous. Lorsque Mozart compose cette œuvre, il écrit en allemand, pour un autre public, avec l’idée de déplacer l’opéra vers ce qu’il était : vers le peuple, et non vers une élite. C’est son dernier opéra. On dit même que la dernière phrase qu’il aurait fredonnée, en mourant, venait du duo de Papageno et Papagena. Cette œuvre a une dimension symbolique très forte, mais elle a aussi cette générosité immédiate, populaire, qui nous touche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi proposer une version réduite, “pour sept voix” ?</strong><br>Nous cherchons des formats plus mobiles, plus pratiques, mais sans trahir les œuvres. L’an dernier, nous avions monté une <em>Quintessence de Carmen</em> : les principaux airs, les principaux ensembles, dans une version d’une heure et demie, mise en scène. Pour <em>La Flûte enchantée</em>, c’est la même idée : ne pas proposer un ouvrage de trois heures, mais garder ce qui est essentiel, les plus beaux moments, les lignes fortes. Les jeunes artistes reçoivent les coupures en amont, arrivent en connaissance du rôle, puis travaillent musicalement avec <strong>Franck Villard</strong> et moi-même, mais aussi vocalement, scéniquement. Il faut mettre un rôle dans les jambes, dans le corps. Un rôle doit rentrer dans les cellules, devenir quelque chose d’organique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le gala </strong><strong><em>Voix &amp; Passions</em></strong><strong> ouvre donc cette année anniversaire. Que souhaitez-vous y faire entendre ?</strong><br>Ce gala est une fête, mais pas seulement. Chaque année, j’aime ouvrir par un concert construit autour d’un thème précis, avec une vraie ligne artistique. <em>Voix &amp; Passions</em> réunit des artistes confirmés et des jeunes chanteurs issus de l’Académie : c’est exactement l’esprit de Lyrique en Provence. Il y aura le plaisir du répertoire, la rencontre entre les générations, mais aussi cette idée que l’opéra peut se partager simplement, dans une proximité réelle avec le public.</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="461" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137137" data-id="137137" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/653702325_26150252994624299_6815274660905014489_n.jpeg?resize=696%2C461&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/653702325_26150252994624299_6815274660905014489_n.jpeg?resize=1024%2C678&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/653702325_26150252994624299_6815274660905014489_n.jpeg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, 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<pre class="wp-block-verse">Entretien réalisé par SUZANNE CANESSA<br><br><strong>Voix &amp; Passions<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1e juillet<br></mark></strong>Site Pablo Picasso – L’Amphi<br><br><strong>La Flûte enchantée pour sept voix<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 juillet et 1e août<br></mark></strong>Site Pablo Picasso – L’Amphi</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



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		<title>[Les Fadas du Monde] Au fil de l’eau à Martigues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:52:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ils n’aiment pas du tout qu’on dise «&#160;festival&#160;». Les Fadas du monde ont été conçus, et restent un état d’esprit. Celui de la Venise provençale, qui construit son été au fil de l’eau, emmenée par l’esprit de ses canaux où le sel se mêle à l’eau douce, la vie ouvrière à celle des pêcheurs, des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils n’aiment pas du tout qu’on dise «&nbsp;festival&nbsp;». Les <em><strong>Fadas du monde</strong></em> ont été conçus, et restent un état d’esprit. Celui de la Venise provençale, qui construit son été au fil de l’eau, emmenée par l’esprit de ses canaux où le sel se mêle à l’eau douce, la vie ouvrière à celle des pêcheurs, des commerçants, des plaisanciers. Tous et toutes «&nbsp;fada·de·s&nbsp;» du monde, amoureux de la vie, qui savent mettre quelques grains de sable dans les rouages pour arrêter un peu la machine, et penser l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Fadas du monde</em> sont nés en 2019, après l’arrêt du <em>Festival de Martigues</em>, qui revisitait la notion de «&nbsp;folklore&nbsp;», cet anglicisme qui désigne en français les arts populaires liés à chaque terroir. Repéré et fédérateur, ce festival «&nbsp;danses, musiques et voix du monde&nbsp;» devait, pour la mairie, être remplacé «&nbsp;<em>par une façon plus contemporaine de célébrer la culture populaire</em>&nbsp;». C’est dans cet esprit que la municipalité, communiste depuis 1968, a inventé les Fadas du Monde, qu’elle définit comme «&nbsp;<em>une nouvelle démarche en faveur des droits culturels</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Florian Salazar-Martin, maire-adjoint «&nbsp;<em>non à la culture mais à une délégation transversale sur l’environnement, les transitions, l’aménagement du territoire et la culture</em>&nbsp;» aime aussi relier les arts et leur pratique, leur fabrique, et l’esprit critique qu’ils suscitent lorsqu’on les partage dans l’espace public. Il a donc conçu les Fadas – terme choisi pour désigner «&nbsp;<em>celles et ceux qui se laissent toucher par les fées</em>&nbsp;», et bien sûr «&nbsp;<em>pour la connotation provençale, et populaire</em>&nbsp;» – comme «&nbsp;<em>une nouvelle forme d’action publique avec les habitantes et les&nbsp;habitants&nbsp;</em>», qui <em>«&nbsp;couvre tous les champs artistiques</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>s’élabore avec tous et toutes tout au long de l’année.&nbsp;</em>»&nbsp;Tout en «&nbsp;<em>trouvant sa place en juillet et août</em>&nbsp;», admet-il «&nbsp;<em>au cœur des festivités estivales&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Programmer local, penser global<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même s’il n’est pas facile de se repérer dans une programmation foisonnante qui se construit aussi au fil de l’eau, l’été des Fadas du Monde décline ses formes avec quelques constantes&nbsp;repérables !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Fadas de musique</em> se retrouvent chaque lundi dans la Cour de l’Île. Cette année les artistes marseillai·ses seront particulièrement présent·es, et on retrouvera le reggae de <strong>Siska</strong>, le duo gémellaire <strong>Isaya</strong>, le duo dream folk <strong>Tessina</strong>, le <strong>Cabaret Cagole nomade</strong>, <strong>DJ Carlala</strong> et <strong>Liquid Jane&nbsp;</strong>! On verra aussi le garage punk de <strong>La Flemme</strong> et la «&nbsp;pop ratée&nbsp;» de <strong>Le Bien</strong>. Sans oublier le flamenco <strong>Juan Carmona</strong>, d’Aubagne, et le gala des dix ans de Lyrique en Provence, emmené par la mezzo-soprano <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, à la carrière internationale, mais formée au Conservatoire de Marseille et… martégale&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soutien aux artistes de la région, qui se retrouve aussi dans les compagnies de théâtre programmées (<strong>Cie Janette</strong>) est pour Florian Salazar-Martin une évidence&nbsp;: il s’agit de «&nbsp;<em>prendre soin de l&rsquo;écosystème culturel</em>&nbsp;», sans pour autant négliger de faire venir les voisins d’Occitanie ou le monde plus lointain (<strong>Lucas Santtana</strong>, <em>Brasiliano</em>, <strong>Bia Ferreira</strong>, figure du féminisme noir queer et antiraciste…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres rendez-vous&nbsp;? L’ouverture le 30 juin avec <em>La dernière </em>(tournée) de <strong>Radio Nova</strong>, les ciné-fadas, qui s’arrêtent chaque jeudi dans un quartier avec des films tous publics, qui vont d’<em>Astérix et Obélix </em>de Chabat et <em>Fureur</em> de Bruce Lee à des films plus engagés, comme <em>Kneecap</em>, <em>En fanfare</em> ou <em>Chien de la casse</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au village sans prétention</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce non-festival d’été a même un temps fort, dans un espace village à la base nautique de Tholon. Les horaires et détails sont à découvrir sur place, mais tout s’y déroule chaque jour de 18 h à minuit, avec un marché des assos, des ateliers créatifs pour les enfants, des spectacles et des concerts chaque soir (<em>Surcouf </em>de la Cie Sacékripa, <em>Les Josianes</em>, circassiennes ardéchoises et féministes…), des scènes ouvertes et des jams sessions, un banquet aux saveurs martégales, des karaokés avec orchestre, des discussions et rencontres organisées et animées par <strong>Nora Hamadi</strong>, une <strong>Boum Boom</strong>, et la retransmission de la Coupe du monde de foot. Vraiment fada, fan de chichourle…</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong>Les Fadas du monde<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À partir du 30 juin<br></mark></strong><br>Divers lieux, Martigues<br><br><strong> Le Village des Fadas<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 12 juillet<br></mark></strong><br>Base nautique de Tholon, Martigues</pre>



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