<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Tamara Al Saadi - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/tamara-al-saadi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/tamara-al-saadi/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 11 Mar 2026 13:51:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Tamara Al Saadi - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/tamara-al-saadi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Taire</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/taire-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=taire-2</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/taire-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[La Colonne]]></category>
		<category><![CDATA[Miramas]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Taire]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=135284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec Taire, la metteuse en scène Tamara Al Saadi met ici deux jeunesses en miroir : celle du mythe antique d’Antigone et celle d’Eden, une jeune placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). En ouverture, elle rappelle l’étymologie du mot enfant : « celui qui ne dit pas » en latin. Et c’est justement la parole aux enfants, d’ici [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/taire-2/">Taire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"> Avec <em>Taire</em>, la metteuse en scène Tamara Al Saadi met ici deux jeunesses en miroir : celle du mythe antique d’Antigone et celle d’Eden, une jeune placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). En ouverture, elle rappelle l’étymologie du mot enfant : « celui qui ne dit pas » en latin. Et c’est justement la parole aux enfants, d’ici et d’ailleurs qu’elle donne. Les laissés pour compte en France, 400 000 enfants placés en France à l’ASE et dont la communauté nationale ne se soucie guère. En creux aussi, les milliers d’enfants tués et délogés en Palestine dont la communauté ne se soucie guère plus. Des sujets difficiles, qu’elle parvient à mettre en scène non sans poésie et humour ; bien aidée par les performances de ses comédien·nes complices Mayya Sanbar et Ismaël Tifouche Nieto. </p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>N.S.<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 mars<br></mark><strong><a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/theatre-la-colonne/" type="link" id="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/theatre-la-colonne/">La Colonne</a></strong>, Miramas</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/taire-2/">Taire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/taire-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">135284</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le RN a mangé nos esprits, et nos médias</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/le-rn-a-mange-nos-esprits-et-nos-medias/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-rn-a-mange-nos-esprits-et-nos-medias</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/le-rn-a-mange-nos-esprits-et-nos-medias/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 13:05:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[autocensure]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[Extrapôle]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[RN]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Socoété]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=133485</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme vient de le révéler un article de Mediapart la metteuse en scène et dramaturge franco-irakienne Tamara al Saadi a subi des pressions de directeurs de théâtres et de festivals pour retirer, à la fin des représentations de Taire, un texte qu’elle lisait en soutien à la population de Gaza.  Censure, autocensure, prudence ou soumission, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-rn-a-mange-nos-esprits-et-nos-medias/">Le RN a mangé nos esprits, et nos médias</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Comme vient de le révéler un article de Mediapart la metteuse en scène et dramaturge franco-irakienne Tamara al Saadi a subi des pressions de directeurs de théâtres et de festivals pour retirer, à la fin des représentations de <em>Taire</em>, un texte qu’elle lisait en soutien à la population de Gaza. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Censure, autocensure, prudence ou soumission, ce geste grave est le signal d’un changement profond qui s’opère dans le monde culturel et médiatique&nbsp;: les responsables semblent anticiper l’arrivée des forces obscures dans les exécutifs des collectivités qui les financent, et s’apprêtent à devoir négocier avec le RN, ou une droite qui ne refuse plus de pactiser avec lui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit le degré d’implication des membres du comité régional «&nbsp;Extrapôle&nbsp;» qui ont exercé ces pressions, il s’agit de rappeler que ce sont eux, aussi, qui ont choisi de produire ce spectacle d’une jeune autrice et metteuse en scène racisée qui travaillait alors, avant le 7-Octobre, avec des artistes palestiniens. Ses spectacles précédents, <em>Istiqlal</em> et <em>La Place</em>, clairement décoloniaux et militants, avaient retenu leur attention au point qu’ils lui confient la plus grosse production dramatique de la Région Sud. Que s’est-il passé alors pour qu’ils perdent à ce point le sens de ce qui peut être imposé à un·e artiste et à sa parole publique&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Endosser l’armure</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité électorale de notre région est celle-ci&nbsp;: sans un virage décisif, une prise de conscience, un sursaut, le RN va revenir au pouvoir à Toulon, et dans un nombre conséquent de municipalités de la côte. Sans épargner le Vaucluse et les arrières pays. Les élus RN vont siéger dans la plupart des exécutifs municipaux, des métropoles et intercommunalités.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils vont, c’est certain, peser dans les décisions de financements et pousser les exécutifs de droite à cesser de subventionner la culture publique. Wauquiez en Rhône Alpes, Morançais en Pays de la Loire, ont déjà mis les compteurs à zéro dans un nombre important de structures que leurs régions finançaient, détruisant méthodiquement théâtres, orchestres, festivals, musées. Sans attendre le RN, et en visant spécifiquement des acteurs culturels qui revendiquaient indépendance et liberté de création. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Partir ou rester</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite s’annonce pire. Il est possible, aujourd’hui, d’imaginer le RN au pouvoir en France, et plus probablement encore en région Paca, dont il constitue d’ores et déjà, cas inédit en France, la seule force d’opposition suite au retrait de la gauche lors des précédentes élections. Les décisions de la majorité présidée par Renaud Muselier ne sont plus soumises aux critiques d’un camp progressiste absent, mais d’une extrême droite profondément hostile à la diversité culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel contexte, comment les opérateurs culturels envisagent-ils l’avenir&nbsp;? Vont-ils partir ou baisser la tête&nbsp;? Aménager leurs discours et leurs programmations pour survivre, ou laisser comme en Italie, les directions des scènes à des valets de Meloni qui récrivent l’histoire&nbsp;? Quel est le bon endroit de résistance dans un régime fascisant&nbsp;? L’affrontement, le louvoiement, le renoncement&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Certains en meurent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Affolée par les conclusions, pourtant fileuses, des États généraux de la presse, les médias d’extrême droite se ruent sur un Macron qu’ils accusent de vouloir inventer un label d’État et un ministère de la Vérité. Défendant la liberté de la presse, les milliardaires français qui ont la main mise sur la «&nbsp;vérité&nbsp;» médiatique, veulent faire croire qu’ils défendent le pluralisme, alors qu’ils le musellent aujourd’hui en achetant les médias, l’édition, la visibilité dans l’espace public et sur les ondes, faisant exercer leur censure sur les humoristes de France Inter, les journalistes de plateau et ceux des rédactions qu’ils rachètent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la République n’a pas l’outrecuidance d’imaginer qu’il connaît ou détermine la Vérité, mais il n’a plus les moyens d’arrêter une propagande d’extrême droite, après avoir lui-même aidé à son expansion: c’est en simplifiant les récits, en bannissant le doute, en refusant les métissages, les aspérités, les autres, qu’ils imposent leur « vrai ». Et font taire les jeunes femmes artistes racisées qui défendent la cause des colonisé·es et des enfants sous les bombes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques"><em>Société</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-rn-a-mange-nos-esprits-et-nos-medias/">Le RN a mangé nos esprits, et nos médias</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/le-rn-a-mange-nos-esprits-et-nos-medias/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">133485</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Taire </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/taire/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=taire</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/taire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 13:55:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu de Paume]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Taire]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Joliette]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131844</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux espaces, l’un ancré dans le réel, l’autre mythologique. Deux jeunes filles prises malgré elle dans des conflits, des systèmes profondément violents et injustes. Un aller-retour se joue entre elles deux, la jeune Eden, placée à l’Aide sociale à l’enfance, et Antigone, fille d’Œdipe, plongée dans les vicissitudes d’une Thèbes allégorie de la Palestine. La [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/taire/">Taire </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Deux espaces, l’un ancré dans le réel, l’autre mythologique. Deux jeunes filles prises malgré elle dans des conflits, des systèmes profondément violents et injustes. Un aller-retour se joue entre elles deux, la jeune Eden, placée à l’Aide sociale à l’enfance, et Antigone, fille d’Œdipe, plongée dans les vicissitudes d’une Thèbes allégorie de la Palestine. La première, valdinguée de foyers en familles d’accueil, ne peut que crier sa colère. La seconde est mutique face à la guerre fratricide qui oppose ses deux frères.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Taire</em>, la metteuse en scène Tamara Al Saadi <em><a href="https://journalzebuline.fr/tamara-al-saadi-la-jeunesse-a-la-parole/">[Lire notre entretien ici]</a></em> donne la parole aux enfants, laissé·es-pour-compte ici et ailleurs, et victimes au premier chef de circonstances chaotiques dans lesquelles iels n’ont pas leur mot à dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 septembre au 4 octobre <br></mark><strong><a href="https://www.lestheatres.net">Jeu de Paume</a></strong>, Aix-en-Provence <br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 et 8 octobre</mark><br><a href="https://www.theatrejoliette.fr"><strong>Théâtre Joliette</strong>,</a> Marseille </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/taire/">Taire </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/taire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131844</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Une jeunesse sacrifiée</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/taire-une-jeunesse-sacrifiee/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=taire-une-jeunesse-sacrifiee</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/taire-une-jeunesse-sacrifiee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 09:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar Mar Khalifé]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chloé Monteiro]]></category>
		<category><![CDATA[Éléonore Mallo]]></category>
		<category><![CDATA[Fabio Meschini]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaël Tifouche Nieto]]></category>
		<category><![CDATA[La Criée]]></category>
		<category><![CDATA[Malya Sanbar]]></category>
		<category><![CDATA[Manon Combes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=127437</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jocaste s’est mariée sans le savoir à son fils Œdipe. De cette union sont nés quatre enfants&#160;: Antigone, Étéocle, Polynice et Ismène. Quand la vérité est révélée, Jocaste se pend, Œdipe fuit, Étéocle est nommé roi de Thèbes, et Polynice doit s’exiler à jamais. Un pêché originel, aux générations suivantes de s’en dépêtrer.&#160; C’est avec [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/taire-une-jeunesse-sacrifiee/">Une jeunesse sacrifiée</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Jocaste s’est mariée sans le savoir à son fils Œdipe. De cette union sont nés quatre enfants&nbsp;: Antigone, Étéocle, Polynice et Ismène. Quand la vérité est révélée, Jocaste se pend, Œdipe fuit, Étéocle est nommé roi de Thèbes, et Polynice doit s’exiler à jamais. Un pêché originel, aux générations suivantes de s’en dépêtrer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est avec ce rappel mythologique que commence&nbsp;<em>Taire</em>, la dernière création de&nbsp;<strong>Tamara Al Saadi</strong>. La metteuse&nbsp;&nbsp;en scène présente ici un aller-retour entre la jeune Eden, placée à l’Aide sociale à l’enfance, et les vicissitudes d’une Thèbes allégorie de la&nbsp;&nbsp;Palestine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite, c’est à un rendez-vous entre un agent de l’Aide sociale à l’enfance (puissante<a href="https://www.instagram.com/combes.manon/"> <strong>Manon Combes</strong></a>) et la famille d’accueil d’Eden que l’on assiste. Cette famille, aimante, doit s’installer à Strasbourg pour que le père puisse enfin décrocher un travail. Mais impossible pour l’administration qu’Eden puisse sortir du département où vit sa mère, pourtant totalement absente et atteinte de troubles psychiatriques. L’enfant est donc placée en foyer, puis fait la valse des familles d’accueil, dans une enfance chaotique où violence verbale, pédophilie et racisme sont de la partie. Interprétée par une <strong><a href="https://www.instagram.com/chloemonteiro_/?hl=fr">Chloé Monteiro</a></strong> nerveuse et sensible, elle ne peut que crier sa colère face à l’injustice que les décisions de quelques-uns lui ont causé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté du bruit d’Eden, il y a le mutisme d’Antigone (<strong>Mayya Sanbar</strong>). Dans son palais, elle assiste à la guerre fratricide entre Étéocle et Polynice. Le premier est le roi légitime de Thèbes, l’autre est le frère caché – pour que leur origine incestueuse ne soit pas révélée au monde. Mais quand ce dernier apparaît enfin sur scène, joué par le toujours remarquable&nbsp;<strong>Ismaël Tifouche Nieto</strong>, on apprend qu’il n’a d’autre désir que retourner vivre chez lui, comme l’indique&nbsp;&nbsp;la clef qu’il porte en bandoulière autour du cou – le même symbole utilisé en Cisjordanie par les Palestiniens délogés par les colons israéliens. La guerre éclate tout de même, largement encouragée par oncle Créon, qui se régale du chaos, et prend enfin le pouvoir.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un art maîtrisé de la scène</strong></mark></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la première fois que l’on voyait, à Marseille, Tamara Al Saadi sur un plateau aussi grand que celui de La Criée. Mais s’il reste vaste, il est tout juste suffisant pour accueillir l’ingéniosité de sa scénographie. Des structures métalliques mobiles et modulables servent à matérialiser les différents décors et temporalités, et sont également sonorisées, ce que l’on découvre stupéfait quand <strong><a href="https://www.bacharmarkhalife.com">Bachar Mar Khalifé</a></strong> tapote sur un des bancs, et que toute la salle résonne de ses battements. Même effet virtuose avec la présence sur scène de la bruiteuse <strong>Éléonore Mallo</strong>, qui avec un ballon de baudruche fait entendre les oiseaux, et avec un coussin nous embarque en voiture. Il y aussi la guitare de <strong>Fabio Meschini</strong>, qui ponctuera les scènes de sonorités orientales, ou franchement rock voire métal. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout dans cette pièce en dit long sur la maîtrise de Tamara Al Saadi. Parfois, un simple geste de la tête d’un comédien provoque frissons ou rires. La lumière aussi, qui offre des tableaux d’une rare élégance. Et puis il y a le propos. En ouverture, un grand tableau noir sépare le public de la scène, sur lequel est rappelé l’étymologie du mot enfant «&nbsp;celui qui ne dit pas&nbsp;» en latin. Et c’est justement la parole aux enfants, d’ici et d’ailleurs qu’elle donne. Les laissés pour compte en France, 400 000 enfants placés en France à l’ASE et dont la communauté nationale ne se soucie guère. Les milliers d’enfants tués et délogés en Palestine dont la communauté internationale ne se soucie pas davantage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 7 février</mark><br>La Criée, Théâtre national de Marseille<br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 5 au 8 mars</mark></em><br><em>Théâtre national de Nice</em><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 13 et 14 mars</mark></em><br><em>Scène nationale de Châteauvallon </em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/taire-une-jeunesse-sacrifiee/">Une jeunesse sacrifiée</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/taire-une-jeunesse-sacrifiee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">127437</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Istiqlal », les fantômes du passé de Tamara Al Saadi</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/istiqlal-les-fantomes-du-passe-de-tamara-al-saadi/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=istiqlal-les-fantomes-du-passe-de-tamara-al-saadi</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/istiqlal-les-fantomes-du-passe-de-tamara-al-saadi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 07:34:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sonia Al Khadir]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=126324</guid>

					<description><![CDATA[<p>De grands pans de tissus translucides tombent des cintres sur le plateau, le sol est couvert alternativement de terre brute et de parquet, symbolisant déjà un univers disparate. Des personnages surgissent et foulent le sol. Femmes et hommes. Des écritures en arabe se forment sur les tissus, une voix les dit en même temps… Julien [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/istiqlal-les-fantomes-du-passe-de-tamara-al-saadi/">« Istiqlal », les fantômes du passé de Tamara Al Saadi</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">De grands pans de tissus translucides tombent des cintres sur le plateau, le sol est couvert alternativement de terre brute et de parquet, symbolisant déjà un univers disparate. Des personnages surgissent et foulent le sol. Femmes et hommes. Des écritures en arabe se forment sur les tissus, une voix les dit en même temps… Julien (<strong>Arthur Oudot</strong>), correspondant de guerre en Irak, rencontre Leïla (magnifique <strong>Mayya Sanbar</strong>) d’origine irakienne. Il lui parle alors de ce pays qu’elle ne connaît pas, dont elle ignore la langue, car sa mère s’est toujours tue sur son passé. C’est tout le propos de <strong>Tamara Al Saadi</strong> qui s’est elle aussi interrogée sur ses racines, a questionné les femmes de sa famille, s’est confrontée au choc des vécus de ces femmes obligatoirement soumises à leurs époux et violées par les occupants. Leïla ressent confusément leurs souffrances dans son corps et s’invente une fille qu’elle n’aura jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Passé colonial et présent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fantômes de cinq générations précédentes assistent au cheminement de Leïla et le commentent comme un chœur antique, apportant une dimension onirique accompagnée de danses superbement chorégraphiées par <strong>Sonia Al Khadir</strong>, qui soulignent divers épisodes de ces vies douloureuses : le viol par un soldat anglais de la mère de Leïla, la fille battue car elle veut apprendre à lire, les nattes de la grand-mère coupées le jour de son mariage. Tamara Al Saadi met en évidence les problèmes des couples mixtes confrontés aux traditions et à la modernité, mais aussi aux propos et aux comportements des autres. Leïla parvient à obtenir quelques souvenirs de sa mère, superbe <strong>Lula Hugot</strong> qui exécute pour elle une danse orientale en chantant. Puis elle apprend l’arabe pour faire des traductions tandis que Julien analyse le rôle des photos qu’il rapporte. À qui ouvrent-elles les yeux&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 au 29 novembre</mark> au <a href="https://www.theatrejoliette.fr">Théâtre Joliette</a>. </pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir </strong><br>Le Théâtre Joliette poursuit son compagnonnage avec l’excellente Tamara Al Saadi cette semaine. La metteuse en scène y présente <em><a href="https://www.theatrejoliette.fr/programmation/24-25/mer">Mer</a></em> ces <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 décembre</mark>, une pièce qui propose de revisiter le rapport mère-fille avec humour, danse et tragédie. C’est Tamara Al Saadi, donc c’est à voir. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a></em> ici </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/istiqlal-les-fantomes-du-passe-de-tamara-al-saadi/">« Istiqlal », les fantômes du passé de Tamara Al Saadi</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/istiqlal-les-fantomes-du-passe-de-tamara-al-saadi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126324</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Louis s’en va-t-en guerre</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/louis-sen-va-t-en-guerre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=louis-sen-va-t-en-guerre</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/louis-sen-va-t-en-guerre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 13:21:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Châteauvallon-Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Joliette]]></category>
		<category><![CDATA[Vieille Charité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124089</guid>

					<description><![CDATA[<p>Artiste compagnonne pour 3 ans du théâtre de la Joliette, Tamara Al Saadi présente à Marseille l’ensemble du répertoire de sa compagnie La Base. Un répertoire influencé par son histoire personnelle d’Irakienne réfugiée en France à 5 ans, et par sa formation en Master d’expérimentation en arts et politique sous la direction de l’anthropologue Bruno [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/louis-sen-va-t-en-guerre/">Louis s’en va-t-en guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Artiste compagnonne pour 3 ans du théâtre de la Joliette, <strong>Tamara Al Saadi</strong> présente à Marseille l’ensemble du répertoire de sa compagnie La Base. Un répertoire influencé par son histoire personnelle d’Irakienne réfugiée en France à 5 ans, et par sa formation en Master d’expérimentation en arts et politique sous la direction de l’anthropologue Bruno Latour. <strong><em>Partie</em></strong>, créé en 2022 à Avignon, spectacle participatif et fabriqué à vue, aborde la mobilisation et le vécu d’un jeune soldat français pendant la première guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fort, normal, bas</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau blanc est posé directement sur le gravier de la cour de La Vieille Charité, on prend place face à lui sur un gradin en bois, muni d’un petit livret distribué à l’entrée. L’équipe artistique arrive et Tamara Al Saadi explique : les livrets sont de différentes couleurs correspondant aux cases masquées du panneau de bois. Lorsqu’elle dévoile une couleur, les spectateurs concernés tenant le livret de même couleur doivent lire le texte. De façon forte, normale ou basse selon la seconde case dévoilée. Le spectacle commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliane, vendeuse de quatre saisons, la mère de Louis, fait la cuisine dans des aller-retours amusants avec la créatrice sonore qui derrière la table réalise avec malice les bruitages de la scène, comme de toutes celles qui vont suivre. Louis se lève, puis part au marché. C’est là qu’il va apprendre, par la rumeur du chœur des spectateurs que la guerre se prépare. Il va passer des guêtres, prendre son paletot, partir avec d’autres, au front dans les tranchées, acclamés par la foule. Et dans ses lettres à sa mère, avec pudeur et retenue, pour ne pas l’inquiéter, raconter la guerre. Dont l’évocation se fabrique sous nos yeux, sonore, en tas de terre, en fumigènes noirs, en texte, où naissent le doute, le silence, la folie. Traversés des témoignages de Louis, de plus en plus déchirants, et du chœur des spectateurs haut, normal ou bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pire arrive après de multiples horreurs, conclues méloramatiquement par une lettre, pleine d’espoir, d’Eliane à son fils, dont elle n’a plus de nouvelles. Lue à voix basse par tous les spectateurs. En nos temps d’un bellicisme présenté comme désirable, la piqûre de rappel d’un théâtre délicat, inventif et participatif&nbsp; est bienvenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Partie</em> de Tamara Al-Saadi a été présenté du 1<sup>er</sup> au 4 juin à la Vieille Charité par le Théâtre de la Joliette<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>A venir</strong><br>les 12  et 13 juillet</mark><br>Scène Nationale Châteauvallon-Liberté<br>Châteauvallon, Ollioules</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/louis-sen-va-t-en-guerre/">Louis s’en va-t-en guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/louis-sen-va-t-en-guerre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124089</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Trouver sa Place</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/trouver-sa-place/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=trouver-sa-place</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/trouver-sa-place/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 10:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaël Tifouche]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Tirmont]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Place]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Al Saadi]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Joliette]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmine Nadifi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=121875</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est un spectacle déjà auréolé de nombreuses critiques élogieuses et de prix qui débarquait sur la scène du Théâtre Joliette. Place, de Tamara Al Saadi, déjà distingué du prix des Lycéens du festival Impatience 2018, encensé l’année suivante au Festival d’Avignon, ne perd rien de sa force, ni de sa sensibilité, malgré les années. Une [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/trouver-sa-place/">Trouver sa Place</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C’est un spectacle déjà auréolé de nombreuses critiques élogieuses et de prix qui débarquait sur la scène du Théâtre Joliette. <em>Place</em>, de <strong>Tamara Al Saadi</strong>, déjà distingué du prix des Lycéens du festival <em>Impatience</em> 2018, encensé l’année suivante au <em>Festival d’Avignon</em>, ne perd rien de sa force, ni de sa sensibilité, malgré les années. Une pièce dans laquelle l’autrice et metteuse en scène revient sur son parcours de vie, elle qui a posé le pied en France avec toute sa famille suite à la première Guerre du Golfe, alors qu’elle avait 4 ans.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout le propos répond à la problématique à laquelle la jeune femme est confrontée depuis son enfance. En France, où elle est réfugiée, elle doit apprendre à vivre avec ces deux cultures qui la traversent sans pour autant se renier. Pour donner du corps cette dualité, la jeune metteuse en scène choisit de dédoubler son personnage&nbsp;: <strong>Yasmine Nadifi</strong> jouera la version d’elle-même sensible à sa première culture, et <strong>Marie Tirmont</strong> sera celle qui souhaitera pleinement «&nbsp;s’assimiler&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plateau, une suite de scènes fugaces présente les différents membres de la famille. Le frère, joyeux et irrésistiblement drôle – remarquable <strong>Ismaël Tifouche</strong> –&nbsp;; la sœur, dont on comprendra qu’elle est arrivée trop jeune pour être véritablement irakienne, trop tard pour se sentir française ; et les parents, tous deux malades d’avoir quitté leur terre natale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble apportera ce qu’il faut d’humour et de tendresse. On rira fort, les yeux encore embués. Il y aura de la beauté aussi, comme quand une pluie de sable viendra marbrer le plateau, jusqu’alors pauvre de seulement quelques chaises en plastique. La pièce égratigne aussi la société française qui n’oublie jamais de renvoyer la jeune femme à ses origines, comme quand, titulaire d’un master, on lui demande si elle parle français. Dans cette pièce, Tamara Al Saadi parvient surtout à transcender sa propre histoire pour en faire un objet universel, avec une humanité qui se dégage dans chaque éclat de voix, de rire et de larme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Place</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 novembre au 1<sup>er</sup> décembre</mark> au Théâtre Joliette, Marseille. </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/trouver-sa-place/">Trouver sa Place</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/trouver-sa-place/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">121875</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
