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	<title>Archives des Théâtre Benoît XII - Journal Zebuline</title>
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		<title>Radio Live, accueillir la rencontre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 14:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Avec&#160;Radio Live, vous donnez&#160;la parole à des jeunes de différents pays, avec des expériences diverses. Comment font-ils «&#160;génération&#160;» ?&#160; Amélie Bonin. Ce n&#8217;est pas juste une question d’âge. Ils partagent aussi souvent un idéal de société, des préoccupations, un rapport à la famille… pas mal de choses finalement. Aurélie Charon. Quand on a commencé, il y a dix [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Avec&nbsp;</strong><strong><em>Radio Live</em></strong><strong>, vous donne</strong><strong>z</strong><strong>&nbsp;la parole à des jeunes de différents pays, avec des expériences diverses. Comment font-ils «&nbsp;génération&nbsp;» ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.instagram.com/amelie.bonin/">Amélie Bonin</a>. </strong>Ce n&rsquo;est pas juste une question d’âge. Ils partagent aussi souvent un idéal de société, des préoccupations, un rapport à la famille… pas mal de choses finalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.instagram.com/aureliecharon/?hl=fr">Aurélie Charon</a>.</strong> Quand on a commencé, il y a dix ans, tout le monde avait autour de 25 ans, et nous aussi. Forcément, ceux qui sont restés en ont 10 de plus. Et la plus jeune a 22 ans. On a donc élargi le terme « génération ». Ils n’en sont pas au même moment de leur vie, mais ont tous en commun de ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, et d’essayer de le modifier en inventant des choses. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir porté ce projet sur scène</strong><strong>&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.C.&nbsp;</strong>Avec la radio, on pouvait voyager, rencontrer des personnes différentes, mais&nbsp;elles ne se rencontraient&nbsp;pas.&nbsp;La scène nous a permis de provoquer des rencontres qui n&rsquo;auraient pas pu ou pas dû avoir lieu. Par ailleurs, il y a des choses qui peuvent se dire sur scène qui ne se diraient pas&nbsp;à&nbsp;la radio, parce que c&rsquo;est un espace préservé,&nbsp;éphémère, pas comme une émission de radio qu&rsquo;on peut partager sur tous les réseaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La parole est improvisée. Ils peuvent choisir ce qu’ils disent, s’ils ont envie de dire. Ils ont la liberté de ne pas raconter exactement la même chose d’un soir à l’autre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La scène permet aussi une rencontre avec le public.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.C.&nbsp;</strong>Ce qui est important pour nous, c&rsquo;est que le public puisse passer une heure avec quelqu&rsquo;un qui a grandi en Ukraine, ou&nbsp;à&nbsp;Gaza, ou en France. Je pense que ça fait du bien à tout le monde d’écouter quelqu’un de différent de nous se raconter. Ça&nbsp;paraît très simple, mais c&rsquo;est peut-être le plus compliqué aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel dispositif scénique avez-vous créé pour permettre cela ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.B.&nbsp;</strong>Il y a un côté&nbsp;plurimédia qui vient, je pense, de notre envie de conserver quelque chose de vivant. Je connais le conducteur d&rsquo;Aurélie, je sais vers où&nbsp;elle va aller.&nbsp;Je connais aussi la vie des personnes qui sont sur scène, donc il y a des réponses que je peux supposer. Je&nbsp;prépare des dessins, des photos, des images, des idées visuelles qui me semblent pouvoir entrer en résonance avec ce qui va&nbsp;être dit.&nbsp;Ensuite, c&rsquo;est un savant&nbsp;mélange&nbsp;entre ce qui a été&nbsp;anticipé, et une écoute au plateau qui permet de rebondir, en chopant des phrases, en improvisant un dessin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous présentez trois chapitres de&nbsp;</strong><strong><em>Radio Liv</em></strong><strong>e au Festival d’Avignon. Comment se construit ce triptyque</strong><strong>&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.C.&nbsp;</strong>Il y a des préoccupations communes, comme la question de la réconciliation. Elle&nbsp;n’est pas résolue, évidemment, mais elle est au cœur de toutes les vies qui se racontent et c&rsquo;est un enjeu vital pour tous les endroits qu&rsquo;on a parcourus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Vivantes</em>, trois femmes d&rsquo;Ukraine, de Bosnie et de Syrie sont parties ensemble&nbsp;à&nbsp;Sarajevo pour questionner la société d&rsquo;après-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nos vies&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>venir&nbsp;</em>porte sur le Liban, la Syrie et Gaza. On est partis au Liban,&nbsp;où&nbsp;la question de la reconstruction, aux sens propre et figuré, se pose fortement. L&rsquo;idée&nbsp;est de parler de ce qu&rsquo;on construit aujourd&rsquo;hui pour le futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour&nbsp;<em>Ré</em><em>uni</em><em>·e·s</em>, on est parti au Rwanda. La question de la justice est au centre de ce chapitre. Mais c’est aussi réunir des identités multiples : une franco-marocaine, un palestinien-syrien et un&nbsp;rwandais-congolais.&nbsp;Ce sont des gens qui n&rsquo;ont pas envie de choisir et qui s&rsquo;inventent&nbsp;à&nbsp;partir de&nbsp;ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chapitres sont indépendants, mais quand on voit les trois&nbsp;à&nbsp;la suite, c&rsquo;est comme un relais de récits, d’autres lignes de sens qui s’ouvrent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">PROPOS RECUEILLIS PAR CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Chapitre 1 : Vivantes</em> - 14 et 19 juillet <br><em>Chapitre 2 : Nos vies à venir</em> - 15 et 20 juillet <br><em>Chapitre 3 : Réuni·es </em>- 16 et 21 juillet <br><em>Chapitre 1, 2, 3 : Intégrale</em> - 18 juillet</mark><br><br><strong>Théâtre Benoît-XII</strong>, Avignon</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>À Avignon, du théâtre pour retrouver le chemin des classes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[« Classe Départ Avignon »]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Benoît XII]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’aime les gens qui doutent. Entonnée durant la représentation, la chanson d’Anne Sylvestre donne le ton de la proposition, écrite et interprétée par les neuf interprètes (5 gars, 4 filles) de la « Classe départ », promotion 2023. 100 000 enfants et adolescents décrochent, chaque année du système scolaire. 50% des non-diplômés sont au chômage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>J’aime les gens qui doutent</em>. Entonnée durant la représentation, la chanson d’Anne Sylvestre donne le ton de la proposition, écrite et interprétée par les neuf interprètes (5 gars, 4 filles) de la « Classe départ », promotion 2023. 100 000 enfants et adolescents décrochent, chaque année du système scolaire. 50% des non-diplômés sont au chômage ou inactifs, trois ans après leur déscolarisation. Face à ces statistiques, Bruno Lajara, auteur et metteur en scène, crée en 2015, dans les Hauts-de-France, le Centre d’Art et de Transformation Sociale, à l’origine des Classes Départ. Le dispositif réunit une douzaine de jeunes en rupture sociale, familiale, autour d’actions artistiques et citoyennes. Depuis 2019, par l’entremise de Pascal Keiser et La Manufacture, espace repère du Off, Avignon héberge sa « Classe départ ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Je cache. J’ai rien à dire. Nous vivons ! </strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entouré par une demi-douzaine de professionnels, la troupe livre une création pluridisciplinaire, au fil de laquelle, les unes et les autres s’expriment avec ses mots et ses capacités. <em>Au bout du conte, illes vécurent</em> agrège des témoignages, sublimés par un slam, une tirade, une apostrophe ou un riff, lâché par un digne émule de Jimi Hendrix et Alvin Lee. Au cœur d’une boîte noire, où sont plantées trois marches d’escalier, des corps vont et viennent, s’éloignent et souvent se rassemblent le temps d’un chœur, l’espace d’une chorégraphie. L’ensemble sonne toujours juste et révèle quelques vrais talents de plume ou d’interprétation. À la suite de la première, les « aiguilleurs » (acteurs, chanteurs, chorégraphes), ne cachaient pas leur satisfaction, tout en évoquant le chemin parcouru par ces jeunes qui, il y a moins d’un an, regardaient leurs chaussures, maugréaient ou s’emportaient à la moindre difficulté. En moyenne, depuis cinq ans, 70 à 80% des jeunes ayant participé à une « Classe Départ » retrouvent le chemin de l’autonomie, de la formation, de l’emploi. Les résultats sont encourageants et, sur le plateau, les métamorphoses impressionnantes. Une réussite sans doute en lien avec l’accompagnement talentueux et personnalisé de ces petits effectifs. Suite à une série de représentations en juillet dernier, la première promo de la « Classe Départ Avignon », entamera une petite tournée nationale. Souhaitons un futur similaire à ce beau travail de troupe, réunion salutaire de forces qui s’entrechoquent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné dans le cadre du dispositif Classe Départ les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 et 11 novembre </mark>au Théâtre Benoît XII, Avignon.</pre>
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