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	<title>Archives des théâtre du Jeu de Paume - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des théâtre du Jeu de Paume - Journal Zebuline</title>
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		<title>Comme chez Zimmermann</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:18:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’ensemble Café Zimmermann, en résidence au théâtre du Jeu de Paume, a accueilli le public aixois pour une soirée qui a fait revivre le Leipzig du 18e siècle. Comme dans le célèbre café de Gottfried Zimmermann où Jean-Sébastien Bach dirigea son Collegium Musicum de 1729 à 1741, animant, dans une grande liberté, les concerts hebdomadaires [&#8230;]</p>
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<p>L’ensemble <strong>Café Zimmermann</strong>, en résidence au théâtre du Jeu de Paume, a accueilli le public aixois pour une soirée qui a fait revivre le Leipzig du 18e siècle. Comme dans le célèbre café de Gottfried Zimmermann où Jean-Sébastien Bach dirigea son Collegium Musicum de 1729 à 1741, animant, dans une grande liberté, les concerts hebdomadaires du vendredi soir, les spectateurs se sont installés pour savourer un programme alternant des œuvres du Maître mais aussi de Telemann &#8211; considéré de son vivant comme le compositeur le plus célèbre d&rsquo;Allemagne- dans l&rsquo;atmosphère culturelle et conviviale qui caractérisait ce lieu si emblématique.</p>



<p>Fondé en 1999 par la claveciniste <strong>Céline Frisch</strong> et le violoniste argentin <strong>Pablo Valetti</strong>, l&rsquo;ensemble Café Zimmermann s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;un des ensembles baroques majeurs en Europe.</p>



<p>Le programme a révélé toute la richesse de la formation, avec ses deux flûtistes remarquables : <strong>Karel Valter</strong> au traverso et <strong>Michael Form</strong> à la flûte à bec, spécialiste recherché pour le répertoire brandebourgeois. Leur dialogue gai, fusionnel et véloce dans le <em>Double concerto en mi mineur</em> de Telemann a parfaitement illustré la joyeuse complicité musicale qui anime l&rsquo;ensemble.</p>



<p>Pablo Valetti, habité par la superbe partition, a brillé dans le <em>Concerto pour violon en la mineur </em>de Bach, déployant toute sa sensibilité, tandis que le <em>Concerto pour 4 violons</em> de Telemann, pièce très originale sans basse continue, a offert au public un moment de virtuosité collective. <strong>Balázs Máté, </strong>violoncelliste inspiré, s’est avéré aussi tout à fait remarquable dans le <em>Concerto en la majeur</em> de Telemann aux côtés du traverso et du violon&nbsp;; ces trois-là ont dialogué dans une mélancolique allégresse, caractéristique du style galant de Telemann. Mais c&rsquo;est Céline Frisch qui a subjugué l&rsquo;auditoire dans le <em>Brandebourgeois n°5</em>, où Bach confie au clavecin une longue cadence sans précédent dans l&rsquo;histoire du concerto. Ses doigts volaient littéralement sur le clavier, révélant toute la modernité et l&rsquo;audace de Bach capable de transformer un instrument, alors destiné à l&rsquo;accompagnement, en soliste éclatant.</p>



<p>Le concert s&rsquo;est achevé avec le <em>Brandebourgeois n°4</em>, discours lumineux entre les deux flûtistes et le violon, conclusion parfaite d&rsquo;une soirée où excellence musicale, esprit de convivialité et intelligence de l’interprétation ont cheminé de concert.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 février</mark> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume" type="link" id="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">théâtre du jeu de Paume</a> (Aix en Provence)</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Moman ! Pourquoi les méchants…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 10:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Signé par Jean-Claude Grumberg et mis en scène par Noémie Pierre, Moman ! Pourquoi les méchants sont méchants&#160;? est un spectacle qui creuse, avec humour et gravité, la relation fusionnelle entre une mère et son fils, entre rêves d’enfance et fantômes du passé. La pièce oppose la fragilité quotidienne aux élans de résistance : fins [&#8230;]</p>
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<p>Signé par Jean-Claude Grumberg et mis en scène par Noémie Pierre, <em>Moman ! Pourquoi les méchants sont méchants&nbsp;?</em> est un spectacle qui creuse, avec humour et gravité, la relation fusionnelle entre une mère et son fils, entre rêves d’enfance et fantômes du passé. La pièce oppose la fragilité quotidienne aux élans de résistance : fins de mois difficiles, absence paternelle, peurs nocturnes&#8230; tout en interrogeant la figure maternelle et la façon dont se forment, parfois, les rancœurs et les peurs transmises. Entre humour populaire et pudeur dramatique, une fable domestique à l’énergie contenue, portée par le duo Clotilde Mollet et Hervé Pierre, qui transforme l’intime en théâtre universel.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>M.V.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 décembre</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume"><strong>Théâtre du Jeu de Paume</strong>, Aix-en-Provence</a></pre>



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		<title>Alceste à l’épreuve du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 13:03:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Georges Lavaudant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Georges Lavaudant signe au Jeu de Paume (Aix) un Misanthrope hanté et mélancolique L’Alceste d’Éric Elmosnino étonne. Il n’est ni statue morale, ni caricature grinçante : un homme à vif, mélancolique, qui voudrait encore croire à une certaine pureté du monde, autant qu’à la sienne. Sa colère n’est jamais tonitruante&#160;: plutôt rugueuse, sanglotante, presque lasse. [&#8230;]</p>
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<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Georges Lavaudant signe au Jeu de Paume (Aix) un Misanthrope hanté et mélancolique</mark></em></strong></p>



<p>L’Alceste d’<strong>Éric Elmosnino </strong>étonne. Il n’est ni statue morale, ni caricature grinçante : un homme à vif, mélancolique, qui voudrait encore croire à une certaine pureté du monde, autant qu’à la sienne. Sa colère n’est jamais tonitruante&nbsp;: plutôt rugueuse, sanglotante, presque lasse. Et c’est cette fatigue-là qui le rend véritablement humain. <strong>Georges Lavaudant</strong> met en scène les âges comme des lignes de force. Entre la maturité d’Alceste et d’Arsinoé – <strong>Astrid Bas</strong>, superbe d’austère fragilité – et l’énergie plus vive de Célimène, la tension n’est pas seulement sociale : elle est temporelle. <strong>Mélodie Richard</strong> ne joue pas les séductrices frivoles&nbsp;: elle est une Célimène lucide, affable, mais presque revenue de tout. Elle cisèle, observe, brosse les portraits des absents au vitriol, à la manière d’une moraliste.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De l’art de l’équilibre</mark></em></strong></p>



<p>La couleur vient de cette fausse coquette, romantique avant l’heure : de ses pas légers, de la garde-robe éclatante que révèle un pan de décor pivotant comme un secret. Les tissus chamarrés deviennent une extension de son esprit, de sa liberté. Alceste voudrait la retenir au bord du monde ; elle refuse d’être figée.</p>



<p>La troupe suit ce bal des nuances avec une belle précision. Seul un détail, presque anecdotique, trouble légèrement le tableau : le duo Éliante-Philinte. <strong>Anysia Mabe</strong>, superbe, mesurée mais généreuse, forme un couple scénique improbable avec <strong>François Marthouret</strong>, charmant mais assez âgé pour être son grand-père. L’écart, pure coïncidence sans doute, contredit la fine dialectique entre générations que le spectacle tisse ailleurs. Rien qui entame toutefois la cohérence d’ensemble, tant les interprètes défendent avec justesse la ligne claire du metteur en scène, et s’emparent de la langue avec une facilité et une simplicité déroutantes.</p>



<p>C’est peut-être là la belle réussite du spectacle : faire sentir combien <em>Le Misanthrope</em> parle encore de nos désirs contradictoires&nbsp;: vérité et masque, élan et sagesse. Une élégance rare.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le spectacle est joué <strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 29 novembre</mark></em></strong> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Théâtre du Jeu de Paume</a> d’Aix-en-Provence</pre>



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		<title>Billy Budd : mer agitée, désirs enchaînés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 13:47:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Sokolowski]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Aix-en-Provence.]]></category>
		<category><![CDATA[Ian Rucker]]></category>
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		<category><![CDATA[Ted Huffman Olivier Leith]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Jeu de Paume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ted Huffman et Olivier Leith ont proposé à Aix-en-Provence en création mondiale, une adaptation en opéra de chambre de Billy Budd de Britten (1913-1976), œuvre elle-mêmeinspirée d’une nouvelle d’Herman Melville. Si cette production tient peu la comparaison avec la magistrale version originale avec orchestre, ce format, réduit, est cependant une bien belle réussite. Cet opéra,&#160;exclusivement masculin,&#160;se&#160;déroule&#160;au XVIIIe&#160;siècle,&#160;à bord d’un navire de guerre britannique,&#160;L’indomptable,&#160;régi par des lois morales où émotions&#160;et&#160;désirs n’ont pas [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><a href="http://www.tedhuffman.com/">Ted Huffman</a></strong> et <strong><a href="https://oliverchristopheleith.com/">Olivier Leith</a></strong> ont proposé à Aix-en-Provence en création mondiale, une adaptation en opéra de chambre de <em>Billy Budd</em> de Britten (1913-1976), œuvre elle-mêmeinspirée d’une nouvelle d’Herman Melville. Si cette production tient peu la comparaison avec la magistrale version originale avec orchestre, ce format, réduit, est cependant une bien belle réussite.</p>



<p>Cet opéra,&nbsp;exclusivement masculin,&nbsp;se&nbsp;déroule&nbsp;au XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle,&nbsp;à bord d’un navire de guerre britannique,&nbsp;<em>L</em><em>’indomptable</em><em>,</em>&nbsp;régi par des lois morales où émotions&nbsp;et&nbsp;désirs n’ont pas droit de cité. Britten, qui vit&nbsp;alors&nbsp;son homosexualité dans une Angleterre conservatrice&nbsp;où&nbsp;celle-ci&nbsp;est&nbsp;encore&nbsp;criminalisée, trouve ici un terrain d’expression symbolique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tragédie du non-dit</mark></strong></h3>



<p>La force de cette pièce réside dans la dynamique entre trois personnages : le jeune Billy, d’une beauté et d’une innocence lumineuse, interprété par <strong><a href="https://www.instagram.com/ian__rucker/?hl=fr">Ian Rucker</a></strong>, baryton à la voix claire et souple qui incarne le mousse désarmant, marqué par un bégaiement, illustrant, latragédie du non-dit, de la parole empêchée, de l’amour réprimé. </p>



<p>Celui-ci&nbsp;est&nbsp;l’objet d’un désir trouble&nbsp;de la part de&nbsp;Claggart, capitaine d’armes, interprété avec&nbsp;une&nbsp;noire&nbsp;intensité&nbsp;par&nbsp;<strong>Joshua Bloomer</strong>. Ce dernier, incapable d’assumer l’attirance qu’il éprouve&nbsp;pour Billy&nbsp;préfère fomenter sa perte.&nbsp;Son&nbsp;aria central&nbsp;<em>O beauty, O&nbsp;</em><em>handsomeness</em><em>,&nbsp;</em><em>goodness</em><em>!</em><em>&nbsp;</em>déploie&nbsp;une interprétation&nbsp;radicale, celle&nbsp;d’un personnage rongé par&nbsp;la&nbsp;frustrationqu’il détourne en&nbsp;haine.</p>



<p>Face à eux, le capitaine de navire Vere, campé par <strong><a href="https://www.instagram.com/chrisoko7/?hl=fr">Christopher Sokolowski</a></strong>, semble droit dans ses bottes. Mais sa voix trahit l’ambiguïté. Il incarne cette figure du témoin déchiré entre sa fonction et sa tendresse pour Billy. Son grand monologue final, après l’injuste condamnation à mort de Billy, le montre hanté par la culpabilité de celui qui, lui non plus, n’a pu ni dire, ni sauver.</p>



<p>Le sommet émotionnel est atteint par&nbsp;<em>Billy in the&nbsp;</em><em>Darbies</em>,&nbsp;solo&nbsp;de&nbsp;Billy juste avant son exécution, porté par le phrasé juvénile, presque enfantin de&nbsp;Rucker.&nbsp;Cette acceptation paisible de la mort, servie par la mise en scène,&nbsp;donne à Billy une dimension christique.</p>



<p>Si le livret, coécrit par Britten et E.M. Forster, n’évoque&nbsp;jamais explicitement l’homosexualité, tout&nbsp;le suggère.&nbsp;Ce&nbsp;«&nbsp;sous-texte&nbsp;»&nbsp;devient aujourd’hui central dans les lectures contemporaines.&nbsp;Cette&nbsp;création&nbsp;l’assume avec justesse&nbsp;et élégance.&nbsp;Soixante-dix ans après sa création,&nbsp;l’histoire de&nbsp;<em>Billy&nbsp;</em><em>Budd</em>&nbsp;ne cesse de résonner.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 juillet</mark> au Théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du <a href="https://festival-aix.com/"><em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</a></pre>



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		<title>Sens dessus dessous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 10:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[André Dussolier]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
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		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[théâtre du Jeu de Paume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre danse, concert et théâtre, André Dussolier, voix magnétique et regard perçant, fait&#160;partager son amour et sa gourmandise de la langue française, à travers un florilège de textes et d’auteurs qu’il affectionne. À savoir Victor Hugo, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Roland Dubillard, Sacha Guitry, Henri Michaux, Raymond Devos, André Frédérique, L&#8217;abbé de L&#8217;Attaignant, Michel Houellebecq. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entre danse, concert et théâtre, André Dussolier, voix magnétique et regard perçant, fait&nbsp;partager son amour et sa gourmandise de la langue française, à travers un florilège de textes et d’auteurs qu’il affectionne. À savoir Victor Hugo, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Roland Dubillard, Sacha Guitry, Henri Michaux, Raymond Devos, André Frédérique, L&rsquo;abbé de L&rsquo;Attaignant, Michel Houellebecq. En bonus, quelques intermèdes amusants avec les vœux de bonne année des Présidents de la V<sup>e</sup>&nbsp;République. On peut remarquer qu’il n’y a aucune femme parmi ce panthéon littéraire personnel. Un spectacle que l’acteur met lui-même en scène, plus de 20 ans après son&nbsp;<em>Monstres sacrés, sacrés monstres</em>, déjà patchwork de textes d’illustres écrivains et poètes.&nbsp;</p>



<p><em>MARC VOIRY</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 février au 1<sup>er</sup> mars</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume"><strong>Théâtre du Jeu de Paume</strong>,</a> Aix-en-Provence</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sens-dessus-dessous-2/">Sens dessus dessous</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Sous la surface </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 10:44:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Coralie Maniez]]></category>
		<category><![CDATA[Michaël Phillis]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Nougier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est du théâtre d’objets, et d’ombres, que propose le Jeu de Paume ces 5 et 6 février à Aix-en-Provence. Il accueille la compagnie Écailles et leur spectacle&#160;Sous la surface, mis en scène par Coralie Maniez. Sur le plateau, des boules de papiers froissés, des brouillons destinés à la poubelle sont jetés… mais ici ce ne [&#8230;]</p>
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<p>C’est du théâtre d’objets, et d’ombres, que propose le <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Jeu de Paume</a> ces 5 et 6 février à Aix-en-Provence. Il accueille la compagnie Écailles et leur spectacle&nbsp;<em>Sous la surface</em>, mis en scène par Coralie Maniez. Sur le plateau, des boules de papiers froissés, des brouillons destinés à la poubelle sont jetés… mais ici ce ne sera pas le cas. Avec l’aide de jeux de lumières (assurés par Michaël Phillis et Pascal Nougier), voilà que les boules de papiers prennent vie dans l’ombre, et un monde poétique se crée sous les yeux du jeune public (à partir de 7 ans). À eux de se méfier, parfois, des apparences.&nbsp;</p>



<p><em>NICOLAS SANTUCCI</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 et 6 février</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume"><strong>Théâtre du Jeu de Paume</strong>,</a> Aix-en-Provence</pre>



<p><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Retrouvez nos articles scènes ici </a></p>
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		<title>La couleur des souvenirs </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 14:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Pinon]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque Vittorio, un artiste peintre sans succès, découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérative de la vue, il décide de se faire faussaire de chefs d’œuvres. Mais pressé par sa cécité imminente, Vittorio (Dominique Pinon) se retrouve obligé de regarder son passé en face, et de se confronter au drame de son enfance. Son fils [&#8230;]</p>
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<p>Lorsque Vittorio, un artiste peintre sans succès, découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérative de la vue, il décide de se faire faussaire de chefs d’œuvres. Mais pressé par sa cécité imminente, Vittorio (Dominique Pinon) se retrouve obligé de regarder son passé en face, et de se confronter au drame de son enfance. Son fils Luca et sa sœur Clara, respectivement incarnés par Catherine Arditi et Fabio Marra, tentent de l’accompagner dans cette épreuve. Dans cette pièce, Fabio Marra interroge le rapport que chacun entretient avec son passé à travers l’histoire de cet homme torturé par ses secrets de famille, et plonge son public dans un dispositif innovant, composé en parti de projection vidéo rendant compte de la progression du handicap chez son protagoniste. </p>



<p><em>CHLOÉ MACAIRE</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 14 décembre <br></mark><strong><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Théâtre du Jeu de Paume</a></strong>, Aix-en-Provence </pre>
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		<title>Conte à quatre mains </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 10:27:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Pitoiset]]></category>
		<category><![CDATA[Elsa Bonnet]]></category>
		<category><![CDATA[Hansel et Gretel]]></category>
		<category><![CDATA[Lorenzo Mattoti]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Fabrizio]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Marie Gasnier]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au départ, le spectacle a été conçu avec l’Orchestre de Paris et Grand Corps Malade en récitant, voix off, sur les dessins de Lorenzo Mattoti, le génial réalisateur du film d’animation La Fameuse Invasion des ours en Sicile. Dominique Pitoiset et Nadia Fabrizio reprennent le spectacle, adaptent le texte, conçoivent une mise en espace, réduisent [&#8230;]</p>
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<p>Au départ, le spectacle a été conçu avec l’Orchestre de Paris et Grand Corps Malade en récitant, voix off, sur les dessins de <strong>Lorenzo Mattoti</strong>, le génial réalisateur du film d’animation <em>La Fameuse Invasion des ours en Sicile</em>. <strong>Dominique Pitoiset</strong> et <strong>Nadia Fabrizio</strong> reprennent le spectacle, adaptent le texte, conçoivent une mise en espace, réduisent la taille de l’orchestre à une transcription sur piano à quatre mains. Puis mettent en place une scénographie et des effets de lumière qui font véritablement entrer la représentation dans l’univers du théâtre. Trois pièces musicales suivent le récit, <em>Hänsel et Gretel</em> de Engelbert Humperdinck, <em>La Nuit sur le Mont Chauve</em> de Moussorgski et sa<em> Sérénade,</em> pièce du cycle des <em>Chants et danses de la mort</em> (arrangements pour quatre mains de Richard Kleinmichel).&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mystère poétique</mark></strong></p>



<p>Les deux pianistes sur scène, <strong>Elsa Bonnet</strong> qui joue «&nbsp;à la maison&nbsp;» (elle a débuté ses études pianistiques à Aix-en-Provence avant d’intégrer le CNSM de Paris et de connaître une carrière internationale) et <strong>Pierre-Marie Gasnier</strong> lui aussi au palmarès impressionnant et «&nbsp;ambassadeur Pleyel&nbsp;», adoptent des costumes (dus à Nadia Fabrizio) qui renvoient aux deux protagonistes du conte, petite robe de poupée et nœud blanc dans les cheveux pour elle et tenue d’enfant sage pour lui. La vivacité complice et intelligente des instrumentistes tresse les phrases musicales autour du récit porté avec une subtile espièglerie par Nadia Fabrizio. Les voix des personnages naissent au fil de la narration&nbsp;; les articulations du conte, les formules incantatoires scandent le déroulé de l’action tandis que les dessins de Lorenzo Mattoti, rétro-projetés sur un grand écran en fond de scène épousent les péripéties du conte. On voit l’ombre de la main armée d’un pinceau tracer des formes étranges qui peu à peu prennent sens.&nbsp;</p>



<p>La peur invoquée d’emblée par la conteuse se traduit dans le foisonnement des arbres, des perspectives où s’entremêlent ronces, buissons et fourrés, laissant une place minuscule aux personnages stylisés. Le mystère poétique des formes correspond à celui des musiques, et enrobe le spectateur dans son orbe expressionniste. Le conte se mue en fable par sa morale qui célèbre la fraternité solidaire. Le spectacle accessible dès huit ans est une pépite dont les largement plus de huit ans se régalent aussi&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Hansel et Gretel</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 novembre au 2 décembre</mark> au Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence.</pre>
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		<title>Les filles de 41</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 13:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[La guerre n’a pas un visage de femme]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Bierry]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Svetlana Aleksievitch]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’écrivaine biélorusse, prix Nobel de littérature en 2015, Svetlana Aleksievitch offre une œuvre captivante. Son travail s’appuie fortement sur les interviews, ainsi a été conçu son ouvrage sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, La Supplication&#160;: Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse, paru en 1997. Mais auparavant, résultat de sept années d’entretiens, d’enregistrements sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’écrivaine biélorusse, prix Nobel de littérature en 2015, <strong>Svetlana Aleksievitch</strong> offre une œuvre captivante. Son travail s’appuie fortement sur les interviews, ainsi a été conçu son ouvrage sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, <em>La Supplication&nbsp;: Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse</em>, paru en 1997. Mais auparavant, résultat de sept années d’entretiens, d’enregistrements sur magnétophone de femmes soviétiques ayant participé à la «&nbsp;Grande Guerre patriotique&nbsp;», a été publié, d’abord dans des revues, puis en livre, <em>La guerre n’a pas un visage de femme</em> (1983-1984), titre inspiré par les premières lignes du roman de l’écrivain biélorusse <strong>Alès Adamovitch</strong>, <em>La Guerre sous les toits</em>.</p>



<p>Les témoignages recueillis forment un livre dense tissé au plus près de l’intime de ces femmes qui ont osé partir à la guerre, ont décidé de se sacrifier pour leur patrie, occupant les postes les plus divers, infirmières, tireurs d’élite, tankistes, pilotes, chirurgiennes… Leur expérience est transcrite sans fard, avec les interrogations, les souffrances, l’épreuve des atrocités vues, vécues, commises, par des femmes souvent à peine sorties de l’adolescence (certaines partent à quinze ans).</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Nappe rouge</strong></mark></p>



<p>C’était une véritable gageure de porter un tel foisonnement à la scène sans tomber dans un pathos mièvre ou grandiloquent. Avec <em>La guerre n&rsquo;a pas un visage de femme</em>, la metteur(e) en scène <strong>Marion Bierry</strong> («&nbsp;<em>metteur en scène, comme tireur d’élite, pas de concession&nbsp;! le métier n’a pas de sexe, ne devrait pas en avoir&nbsp;</em>», sourit l’intéressée) s’empare du texte avec intelligence, remodèle, restitue une ligne chronologique, articule l’ensemble, l’orchestre en un quintette harmonieux porté par les subtiles actrices que sont <strong>Cécilia Hornus</strong>, <strong>Sophie de la Rochefoucauld</strong>, <strong>Sandrine Molar</strong>, <strong>Emmanuelle Rozès</strong> et <strong>Valérie Vogt</strong>.</p>



<p>Les cinq femmes irradient sur scène au sein d’une scénographie sobre et efficace&nbsp;: une table et quelques chaises qui suivent une chorégraphie précise rythmant par leurs évolutions les temps de la pièce. Une large nappe blanche puis une seconde rouge couvrent la table évoquant symboliquement le sang versé ou les peurs ressenties au fil d’un récit qui circule entre les protagonistes, à la fois poétique et épique. Les saynètes, les anecdotes, s’enchâssent dans le flux de l’histoire. Les survivantes, ces «&nbsp;filles de 41&nbsp;» s’adressent à nous, à un groupe de parole ou à des amies, se racontent, narrent le cheminement qui les a conduites à s’investir dans l’effort de guerre.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Austère simplicité</strong></mark></p>



<p>Combattantes, elles ont dû lutter pour le devenir alors que les seuls postes qui leur étaient dévolus étaient des places à l’arrière, à l’état-major, jamais au front. Là encore il leur a fallu s’imposer pour occuper les fonctions correspondant à leurs aspirations. L’horreur, elles ne la racontent pas, la suggèrent, laissent une image émerger mais se retiennent au bord du gouffre de l’innommable. Dignes, puissantes, les comédiennes incarnent avec justesse et sensibilité ces destins hors-norme, campent des caractères, des sensibilités, des parcours particuliers, denses, bouleversants.</p>



<p>L’héroïsme ne tient pas dans des formules redondantes mais se dit par les actes qui sont présentés d’une manière aussi naturelle que n’importe quel geste quotidien. Et pourtant, leur retour au pays à la fin de la guerre n’est pas triomphal, elles sont méprisées, qualifiées de «&nbsp;femmes à soldats&nbsp;». À l’inverse des hommes qui paradent, elles n’osent pas porter leurs décorations gagnées sur le champ de bataille. Elles ont perdu des années d’études, les métiers auxquels elles auraient pu prétendre, l’estime des personnes de leur entourage alors qu’elles ont mené des hommes au combat, déminé des routes, conduit des avions (ceux destinés aux femmes étaient de véritables jouets dangereux à manipuler et seulement capables de rase-mottes&nbsp;!), sauvé des vies, conquis des territoires… La pièce subjugue dans son austère simplicité en déclinant tous les registres&nbsp;: on rit, on frémit, on est au bord des larmes, on admire, on s’indigne.</p>



<p>Le discours devient universel, nous parle de la condition de la femme, de son dénigrement systématique face aux puissances patriarcales, des systèmes qui stigmatisent toute entreprise qui semble sortir du cadre. Bien sûr, aujourd’hui l’œuvre prend un relief encore plus tragique en résonnance avec l’actualité internationale. Un livre à lire et méditer, une pièce à voir et revoir. On en sort grandis.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>La guerre n’a pas un visage de femme</em> est joué jusqu&rsquo;au 26 janvier au Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence.</mark></p>
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		<title>La montée des eaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 11:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le constat du dérèglement climatique est sans appel. Julie Tenret, Sicaire Durieux et Sandrine Heyraud se sont emparées du thème pour une forme courte, Backup, qui a reçu le Total Theater Award dans la catégorie «&#160;Théâtre visuel&#160;» au Fringe Festival d’Edimbourg 2018. «&#160;Backup représente la première partie de la pièce, sourient les comédiens après le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le constat du dérèglement climatique est sans appel. <strong>Julie Tenret</strong>, <strong>Sicaire Durieux</strong> et <strong>Sandrine Heyraud</strong> se sont emparées du thème pour une forme courte, <em>Backup</em>, qui a reçu le Total Theater Award dans la catégorie «&nbsp;Théâtre visuel&nbsp;» au <em>Fringe Festival d’Edimbourg 2018</em>. «&nbsp;<em>Backup représente la première partie de la pièce</em>, sourient les comédiens après le spectacle, <em>c’est ce qui explique le succès de la pièce auprès des programmateurs qui ne se doutaient pas que la forme longue, “Dimanche”, demandait autant de matériel, deux camionnettes et une remorque désormais&nbsp;!&nbsp;</em>»</p>



<p>Ce début nous entraîne au pôle Nord, aux premières lueurs de l’aube, une petite fourgonnette avance dans un univers blanc. D’abord minuscule, perspective oblige, elle prend sa taille réelle, invisible et pourtant présente grâce au mime parfaitement synchronisé de ses trois occupants, depuis les remuements intempestifs du véhicule dont le petit sapin parfumé brinqueballe, pendu au rétroviseur intérieur, aux mouvements imperturbables des essuie-glaces, toujours à la même place, mus par les comédiens qui se les passent pour accomplir tel ou tel autre geste, prendre un thermos, l’ouvrir, verser un verre, boire… Impeccable horlogerie qui souligne le mécanisme implacable de la dégradation des conditions de vie sur terre et sur la glace&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un flamant rose passe</mark></strong></p>



<p>Les trois reporters qui se sont extraits du véhicule, armés de micro, prise de son et caméra, choisissent l’emplacement le plus approprié pour décrire la fonte de la calotte glaciaire. La banquise se fendille puis s’ouvre sous leurs pieds. Fin du caméraman dont l’outil de travail est récupéré par une ourse accompagnée de son petit. Premières victimes du réchauffement… Pendant ce temps une famille se réunit pour le repas dominical (le changement de décor est aussi rapide qu’ingénieux), la grand-mère tente de descendre grâce à un siège monte-escalier récalcitrant, les ventilateurs disséminés un peu partout tentent de dissiper une chaleur excessive, un jeune couple s’affaire, un phonographe dispense sa musique vieillotte… l’électricité multiplie les caprices parfois mortels, le soixante-dix-huit tours prend l’aspect d’une crêpe ratée, les meubles fondent, et les personnages essaient de s’adapter aux métamorphoses, sans en rechercher la cause…</p>



<p>Un flamant rose passe, nourrit son oisillon dans un marécage asséché, puis repart, bientôt emporté dans une tournade à l’instar de la reporter qui, agrippée à l’échelle d’un hélicoptère, poursuit les travaux de constat et de mise en garde initiés au début de la pièce. Les lanceurs d’alerte témoignent de l’aveuglement tragique de nos hybris contemporaines… La prise de conscience est trop tardive, un tsunami dévaste tout. Subsistent les vestiges des hautes tours des quartiers d’affaires, quasiment immergées dans les eaux qui recouvrent la planète… Le récit pourrait juste être glaçant, moralisateur et lourd.</p>



<p>Le tour de force des deux compagnies <strong>Focus</strong> et <strong>Chaliwaté</strong>, réunies sur ce projet est d’avoir abordé un sujet complexe et combien prégnant aujourd’hui d’une manière onirique, drôle, humoristique. Grinçante parfois, en utilisant les supports du mime, de l’acrobatie (comme dans le passage d’anthologie des personnages luttant contre le vent), des marionnettes, (les mains agitées dans l’ombre des eaux deviennent des êtres marins évoluant entre les débris des meubles qui flottent désormais avant leur dislocation) sans jamais un mot si ce n’est du gromelot de théâtre, le tout dans des clairs-obscurs qui poétisent le propos. Le public mêlé d’enfants et d’adultes est conquis par la puissance onirique de l’ensemble et d’un sujet qui nous est commun.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Dimanche </em>a été joué du 13 au 17 décembre au théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence.</mark></p>
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