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	<title>Archives des Thomas de Pourquery - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Thomas de Pourquery - Journal Zebuline</title>
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		<title>SOS Méditerranée, un soutien en musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:49:03 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Si l’on ne peut pas faire de grandes choses, on peut faire de petites choses avec grandeur</em> », confie Moussa, arrivé en France il y a dix ans après avoir été secouru par l’Aquarius de SOS Méditerranée, et présent ce soir sur la scène du fort Saint-Jean. Une maxime qui résonne avec l’esprit de cette soirée de concerts dont les bénéfices sont reversés à l’association européenne de sauvetage en mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compagnon de route de SOS Méditerranée depuis 2015, le Mucem accueillait ce 20 juin un public nombreux pour célébrer les dix ans de l’ONG à travers un répertoire musical inspiré des cultures du bassin méditerranéen. La soirée conjugait le piano-voix inédit de <strong>Thomas de Pourquery</strong>, puis le chant occitan de <strong>Sam Karpienia</strong> avant le répertoire de <strong>Tarek Abdallah</strong>, composé autour d’un chant contestataire égyptien de Cheikh Imam, «&nbsp;<em>Pourquoi la&nbsp;mer&nbsp;sourit-elle ?</em>&nbsp;». L’événement finit en danse avec <strong>Maryam Kaba</strong> puis le collectif Twerkistan et le DJ set de <strong>Matteo</strong>, co-fondateur du groupe Chinese Man.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Danse résistante</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont des artistes engagés qui montent sur scène, comme Tarek Abdallah qui suit l’association depuis ses débuts. Artiste d’origine egyptienne installé à Marseille, il décrit le travail de l’association comme «&nbsp;<em>une mission à la fois noble et essentielle de sauvetage&nbsp;</em>». Le compositeur, enseignant et interprète de oud proposait un trio avec ses élèves – la trompettiste <strong>Nicole Kolodziej</strong> et le chanteur-percussionniste <strong>Hassan Dakroub</strong> – sur un répertoire qui fait vibrer les mélodies du Liban à l’Egypte en passant par la Syrie. La voix envoutante de Hassan Dakroud transportait le public en Palestine, grâce au texte du poète Mahmoud Darwich, tandis que la trompettiste faisait résonner des effluves de notes en dialogue avec l’oud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une interlude magnifique, une ode à cette Méditerranée qui n’est «&nbsp;<em>pas seulement une scène de drame mais aussi de circulation, d’échange et de partage</em>&nbsp;», pointait Tarek Abdallah. Tout comme le répertoire de Sam Karpienia, artiste de folk provençal. Sa voix perçante et crue chantait avec émotion <em>Terra de Crau</em>, en rappelant que Marseille s’est bâti grâce aux populations qui viennent d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de soirée, place à la danse, comme une forme de résistance. Maryam Kaba emporte avec ses chorégraphies les centaines de personnes présentes dans le public. Un même sentiment de joie se retrouve lorsque l’équipage de l’Océan Viking monte sur scène pour témoigner de leurs actions. «&nbsp;<em>On a beaucoup chanté en mer</em> », souligne un membre de l’ONG. Au fort Saint-Jean, comme en mer, il prend son accordéon de manière improviste pour jouer le titre <em>En pleine mer</em>, de Karpatt. Un moment convivial où le public s’unit en chœur avec tout l’équipage, car en mer, comme face à la mer, la musique c’est une preuve de résiliance.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAVINIA SCOTT<br><br> Concerts <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">donnés le 20 juin</mark></strong> au Mucem, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Écouter l’autre, vibrer ensemble</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 06:37:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les journées se parent de quelque “apéro découverte” musical gratuit tous les midis (dans tous les sens du terme, le tout venant se voyant offrir un verre ou plus d’anisette Cristal, en version alcoolisée ou non), dans la si jolie cour de l’Espace Van Gogh, où la fontaine centrale sait faire redescendre la température corporelle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les journées se parent de quelque “apéro découverte” musical gratuit tous les midis (dans tous les sens du terme, le tout venant se voyant offrir un verre ou plus d’anisette Cristal, en version alcoolisée ou non), dans la si jolie cour de l’Espace Van Gogh, où la fontaine centrale sait faire redescendre la température corporelle chauffée à coup de canicule. Une bonne raison de traîner jusqu’à la fameuse “sieste musicale” offerte au même endroit, un peu plus tard. Le public peut ainsi, à la carte, choisir ses temps d’écoute, de balade, de rencontres ou de fête. Incontournables, les “moments précieux” &#8211; concerts intimes et découvreurs de tout début de soirée &#8211; étaient donnés en partie dans le cadre très charmant des Alyscamps, cette année ; on avait découvert ce site historique en extérieur et sous les platanes centenaires lors de l’ère covid, parfait alors pour respecter les distances imposées à la culture…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Migrations sonores</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce fourmillant programme, une sensation domine : celle que, dans un territoire pourtant si marqué par les moins inclusifs penchants politiques (razzia générale du RN lors des dernières législatives), Les Suds redonnent des couleurs à la mixité, grâce à une programmation qui mêle rythmes et cultures sans distinction aucune, si ce ne sont celles de la découverte et de la qualité. Et ça fait un bien fou au moral, en ces temps humainement angoissants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Divers en étaient</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En témoigne le plateau des Soirées Suds du&nbsp;11 juillet,&nbsp;qui réunissait en un seul concert au Théâtre Antique le ponte de la techno&nbsp;<strong>Jeff Mills</strong>, le pianiste claviériste jazz&nbsp;<strong>Jean-Philippe Dary</strong>&nbsp;et le percussionniste indien&nbsp;<strong>Prabhu Edouard</strong>. Leur proposition, rythmiquement très improvisée, fut une expérience assez déroutante, où les tablas et les machines construisent ensemble une musique portée sur la trance. Parfois dur à suivre, le trio a tout de même offert de très beaux moments d’alliance rythmique, avec une nette montée en puissance au fil du concert.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proposition plus accessible, les&nbsp;<strong>Makoto San</strong>&nbsp;ont quant à eux offert une prestation au cordeau :&nbsp;&nbsp;le quatuor marseillais soigne son image à coups de masques, de chorégraphie scénique rodée et d&rsquo;instruments en bois impressionnants. Leur expertise n’en souffre en rien ; il faut reconnaître qu’ils arrivent, à bout de bras et de bois, à tenir des rythmes frénétiques habituellement sortis de machines ou d’ordis. Une électro organique agréable et une suite logique de programmation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans compter sur l’after qui, ce soir-là, a complété l’accession totale à la trance dans la Cour de l&rsquo;Archevêché, grâce à l’énergie du quatuor&nbsp;<strong>Twende Pamoja</strong>&nbsp;et de son bouillon d’électro-jazz-rap intempestif et très rassembleur&nbsp;: les deux MC se donnent twerk et âme afin d&#8217;emporter un public conquis&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>Nougaro vivant</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;soirée du 12&nbsp;n’a pas manqué de pluralité, puisque fut donné au Théâtre Antique un concert hommage à Claude Nougaro, réunissant un superbe orchestre mené par&nbsp;<strong>Fred Pallem</strong>. Se sont succédé sur scène une multitude d’artistes, dont l’on retient surtout les prestations de&nbsp;<strong>Marion Rampal</strong>, dont la voix semble se glisser dans tous les costumes sans problème, et honorer les textes du grand Claude avec une aisance jalousée.&nbsp;<strong>Thomas de Pourquery</strong>, malgré une apparente crève, justifie sans problème son virage vers la chanson, de tous ses graves vibrants. L’on se demande cependant si ces plateaux hommage ne tirent pas un peu parfois vers des formes trop floues ou trop peu répétées, qui font sortir légèrement la tête de l’impression d’unicité et d’exception. On retient cependant un after assez génial, qui a réuni le public autour d’un Fest Noz moderne offert par&nbsp;<strong>Fleuve</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clôture des Soirées Suds, le 13,&nbsp;un très bon concert de&nbsp;<strong>La Muchacha y le proprio Junte</strong>, trio colombien ultra efficace. On réalise à leur écoute comme la simplicité d’orchestration fait du bien. Ainsi,&nbsp;<strong>Isabel Ramírez Ocampo</strong>&nbsp;offre des compositions entre rock et reggaeton, ancrées et directes, accompagnée d’une contrebasse et de percussions entraînantes. On aurait adoré les écouter plus, d’autant que le chanteur flamenco&nbsp;<strong>Israel Fernandez&nbsp;</strong>semble, lui, s’être tellement ennuyé qu’il a écourté son concert d’une bonne moitié.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dommage&nbsp;! Les Suds restent une expérience auditive unique et globale à la fois, doublée d’une déconnexion dont il est impossible de se lasser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LUCIE PONTHIEUX BERTRAM&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Suds, à Arles</em><br>Soirées des 11, 12 et 13 juillet 2024<br>Théâtre Antique et Cour de l’Archevêché, Arles </p>
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