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	<title>Archives des Un Certain Regard - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un Poète : la poésie, ça sert à quoi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 09:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La quarantaine, pas très séduisant, chômeur, alcoolique, pauvre, dépressif, domicilié chez sa mère, sans ami, père d’une adolescente qui vit chez la sienne. Auteur de deux recueils vieux de 20 ans, qu’il trimballe, jaunis sous son bras. Irresponsable, inadapté social, un tantinet pleurnichard et totalement intransigeant dans sa posture de poète maudit qui ne supporte [&#8230;]</p>
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<p>La quarantaine, pas très séduisant, chômeur, alcoolique, pauvre, dépressif, domicilié chez sa mère, sans ami, père d’une adolescente qui vit chez la sienne. Auteur de deux recueils vieux de 20 ans, qu’il trimballe, jaunis sous son bras. Irresponsable, inadapté social, un tantinet pleurnichard et totalement intransigeant dans sa posture de poète maudit qui ne supporte aucune concession à la vie pratique. Voilà en quelques traits, Óscar Restrepo, «&nbsp;le&nbsp;Poète&nbsp;» dont <strong>Simón Mesa Soto</strong> brosse le portrait dans son dernier film, et qu’il parvient, contre toute attente, à nous rendre attachant.</p>



<p>On est à Medellín. Óscar (<strong>Ubeimar Rios</strong>) conduit sa mère à ses rendez-vous médicaux, fréquente la Maison de la poésie où autrefois il a brillé mais où plus personne ne s’intéresse à lui. Dans sa chambre la photo du poète suicidé à 30 ans, <strong>José Asuncion Silva</strong>, son idole, qui le regarde sévèrement et le conforte dans sa vocation.&nbsp; Il essaie de parler à Daniela (<strong>Allison Correa</strong>) sa fille, gênée d’avoir un père qui l’attend, ivre comme Bukowski, à la sortie des cours, lui tape de l’argent tout en lui promettant qu’il financera ses études. Teresita (<strong>Margarita Soto</strong>), sa sœur lui lance un ultimatum&nbsp;: soit Óscar accepte le poste de professeur qu’elle lui a déniché, soit il est viré du foyer familial. Pressé de toutes parts, Óscar finit par se trouver dans une classe de lycée à proclamer des poèmes désespérés. Car pour lui qui cite Wilde&nbsp;: «&nbsp;<em>Où il y a de la souffrance il y a un sol sacré</em>.&nbsp;»</p>



<p>Il y rencontre Yurlady (<strong>Rebecca Andrade</strong>) une jeune fille venue d’un milieu très défavorisé, un peu boulotte, discrète qui écrit des poèmes. Juste comme ça, sans prétention, pour exprimer ce qu’elle ressent. Celui qui se revendique «&nbsp;Poète&nbsp;», découvre les textes simples et lumineux de celle qui n’a pas l’intention de l’être. Il veut la sortir de son milieu, changer ses rêves d’avenir trop prosaïques pour lui&nbsp;: être mère, coiffeuse, manucure. Il la traîne à la Maison de la poésie. Le directeur, un bellâtre prétentieux et cynique qui sait se vendre, est conquis par la qualité des poèmes de la jeune fille. Il flaire surtout une occasion de se valoriser en mettant en avant «&nbsp;une défavorisée&nbsp;». Il la propulse à la télé aux côtés d’un rappeur aux 80 000 abonnés You tube et l’inscrit au festival de poésie annuel. Óscar fulmine devant le tour que prennent les choses. Yurlady rechigne à jouer le rôle qu’on lui impose. Mais sa famille-tribu, plus proche de celle de <em>Parasite</em> de Bong Joon-ho ou de celle <em>d’Affreux sales et méchants</em> d’Ettore Scola, que de celle des <em>Pauvres gens</em> de Victor Hugo, la pousse à accepter. S’ensuivront une série de rebondissements qui conduiront Óscar à la catastrophe ou à la rédemption ou peut-être aux deux.</p>



<p>Le réalisateur construit son film en quatre chapitres dont les titres entrent en dissonance avec leur contenu. Il les jalonne de disputes qui opposent Óscar au reste du monde. Óscar, le mauvais père (qui est resté un enfant), le mauvais fils, le mauvais mari, le mauvais enseignant et peut-être le mauvais poète, dont la pureté n’a rien d’exemplaire.&nbsp;</p>



<p>Ces dialogues interrogent l’utilité de l’art, son rapport à l’argent, sa récupération par les forces dominantes. Gabriel Garcia Marquez sur un billet de banque et l’anachronisme chronique de la poésie dans une société marchande. Discours sérieux qui bascule sans cesse dans le burlesque, la parodie, la satire. Un miscellanée de registres et d’influences avec, en contrepoint, une clarinette jazz, clin d’œil humoristique à la comédie newyorkaise. Tourné en 16 mm, en raison, dit le réalisateur de «&nbsp;<em>sa texture</em> <em>désuète&nbsp;</em>», de «&nbsp;<em>son côté&nbsp;brut&nbsp;et&nbsp;imparfait</em>&nbsp;», mais surtout, avoue-t-il «&nbsp;<em>pour le plaisir</em>&nbsp;», cette «&nbsp;<em>comédie colombienne sur les poètes</em>&nbsp;» avec dans le rôle-titre un acteur non professionnel, peu bankable sur le marché du cinéma latino américain, a obtenu un Prix du Jury très mérité au dernier festival de Cannes, Section <strong><em>Un certain regard</em></strong>.&nbsp;</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Un Poète </em>de <strong>Simón Mesa Solo</strong></p>



<p>En salles le 29 OCTOBRE 2025</p>
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		<title>« Si seulement je pouvais hiberner », dans la chaleur des yourtes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jan 2024 11:06:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard]]></category>
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<p>On connait peu de réalisatrices mongoles : en 2006, <strong>Byambasuren Davaa</strong> avait réalisé <em>Le Chien jaune de Mongolie</em> et en 2011, <em>Les Deux Chevaux de Gengis Khan,</em> l&rsquo;histoire de la quête de la chanteuse Urna Chahar-Tugchi pour trouver les origines d’une chanson. En 2023 à Cannes, pour la première fois, était sélectionné à <em>Un Certain Regard</em> un film mongol : <em>Si seulement je pouvais hiberner, </em>dela cinéaste et scénariste <strong>Zoljargal Purevdash</strong>. Un titre emprunté à un souhait d’Ulzii, un lycéen de 15 ans  d’un quartier défavorisé d’Oulan-Bator.</p>



<p>Ulzii vit avec sa mère, illettrée et alcoolique, et ses frères et sœur, dans une yourte, à la périphérie de la ville où se sont installés beaucoup de réfugiés économiques. Ils ont été obligés de quitter leur campagne natale pour venir chercher du travail, ce qui est loin d’être facile. Il fait très froid, parfois jusqu’à moins 35 degrés, et dans ce quartier, on se chauffe en brulant du charbon quand on peut le payer, sinon de vieilles planches qu’on récupère. Dans leur yourte, la mère et ses quatre enfants ont froid et faim&nbsp;; les disputes sont fréquentes entre l’adolescent et sa mère que l’alcool abrutit. Mais Ulzii tient le coup&nbsp;: il va au lycée à la ville, une des plus polluées au monde&nbsp;; son professeur a repéré ses capacités en physique et lui propose de passer un concours, très couteux pour lui, ce qui lui permettrait d’obtenir une bourse pour poursuivre ses études. Il doit trouver l’argent pour s’y inscrire&nbsp;; il s’épuise au travail, s’endormant parfois en cours, et va jusqu’à rejoindre un groupe d’hommes qui font des coupes de bois illégales. Il y a des jours où il aimerait hiberner&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">District Yourte</mark></strong></p>



<p>La caméra le suit partout, filmant&nbsp; les gestes du travail, les moments de complicité et de jeux avec ses frères et sœur, sa colère quand la mère décide de repartir à la campagne avec un seul des enfants le laissant s’occuper des deux autres. On partage son inquiétude quand son petit frère tombe gravement malade mais aussi ses moments de détente quand il retrouve ses copains, buvant, dansant comme tous les adolescents du monde. On le suit jusqu’au concours national qui se déroule à la campagne, loin de sa yourte. On aurait envie de l’aider et le regard caméra qu’il nous adresse au moment des résultats nous émeut aux larmes.</p>



<p><strong>Zoljargal Purevdash</strong> a elle-même vécu dans le district des yourtes après le divorce de ses parents. Adolescente, elle détestait ce quartier auquel elle est attachée aujourd’hui. Elle veut soutenir sa communauté, tenue responsable de la pollution due au chauffage au charbon&nbsp;: «<em>&nbsp;À travers ce film, je voulais montrer que quand on respire cet air pollué, ce qu&rsquo;on respire, c&rsquo;est la pauvreté de nos frères et sœurs.</em> » Elle se reconnait dans le personnage de cet adolescent à qui elle a donné ses propres rêves, ayant découvert comme lui que la solution était l’éducation. «&nbsp;<em>J’ai toujours adoré regarder des films, mais je n&rsquo;avais jamais osé me projeter dans le métier de réalisatrice. Plus tard, j’ai eu une bourse complète</em> <em>pour faire du cinéma au Japon. Quand j’ai vu que tous les scénarios que j’écrivais se passaient en Mongolie, il était clair que je reviendrais travailler ici.&nbsp;»</em> Et c’est réussi&nbsp;!</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Si seulement je pouvais hiberner</em>, de <strong>Zoljargal Purevdash<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 10 janvier</strong></mark></p>
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