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	<title>Archives des Vincent Macaigne - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Vincent Macaigne - Journal Zebuline</title>
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		<title>Quand chacun se court après</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 12:23:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Lyon est le principal lieu de l’histoire. Il se passera des choses là et ailleurs. Vous voyez cet homme- là&nbsp;</em><em>? Il s</em><em>’</em><em>appelle Thomas</em><em>…&nbsp;</em>» C’est par cette voix off, sur des images de la ville que démarre le nouveau film d’<strong>Emmanuel Mouret</strong>, <em>Trois amies.</em> Un film qui, comme les précédents, parle d’amour, de désamour. Un film tendre, doux, amer. Il y aura des rires, des larmes, des confidences, des mensonges, des couples qui se forment et d’autres qui se défont.&nbsp; Il y aura des déambulations dans les rues de Lyon, des intérieurs cosy remplis de livres et de toiles…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a surtout trois amies : Joan Belair, (<strong>India Hair</strong>), Alice (<strong>Camille Cottin</strong>) et Rebecca Maillard (<strong>Sara Forestier</strong>). Joan découvre qu’elle n’est plus amoureuse de Victor (<strong>Vincent Macaigne</strong>) : un constat qui lui fait peur. Victor n’a rien fait de mal. L’amour a tourné comme le vent parfois. L’amour, ça va, ça vient ! C’est ce qu’elle confie à Alice qui essaie de la rassurer : elle, elle n’est pas amoureuse de son compagnon, Eric (<strong>Grégoire Ludig</strong>).<strong> </strong>Quand elle était amoureuse, c’était l’enfer… car c’est très dur d’être synchrone en amour ! Plus que de l’amour, elle préfère la douceur. Mais elle ignore qu’Éric a une relation avec son amie Rebecca…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une chute après l’autre</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous suivons les trois jeunes femmes à travers de superbes plans séquences dans les rues de Lyon, dans les cafés&nbsp;; comme souvent dans les films d’Emmanuel Mouret, les personnages parlent en marchant, marchent pour parler. Nous accompagnons Joan dans son appartement où elle annonce la triste mais évidente nouvelle à Victor&nbsp;: elle n’est plus amoureuse de lui. Elle culpabilise mais n’y peut rien. Une séquence forte où le jeu d’India Hair et de Vincent Macaigne, excellents, nous met en empathie avec les deux protagonistes.&nbsp;«&nbsp;<em>J’aime les personnages qui se trompent, recommencent, mais continuent à se tromper, comme Buster Keaton quand il tombe et se relève, une chute après l’autre, encore et encore, mais qui continuent, sans se retourner, sans accuser personne </em>», explique le réalisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette histoire, il y aura aussi un peintre, Stéphane (<strong>Eric Caravaca</strong>) dont le 06 est apparu dans un rêve d’Alice, Thomas (<strong>Damien Bonnard</strong>), un prof remplaçant Victor qui s’est tué en voiture. Car si Mouret parle encore ici d’amour, c’est un amour plus grave, plus douloureux que dans ses films précédents. Toujours avec légèreté, dans des rues baignées de lumière ou des intérieurs cosys, aux murs peints de couleurs chaudes, tout en harmonie, tels des écrins de douceur même quand l’amour est parti, filmés avec talent par le directeur de la photo, <strong>Laurent Desmet, </strong>fidèle collaborateur d’Emmanuel Mouret. Sans oublier la musique de <strong>Benjamin Esdraffo</strong> qui ponctue les moments clés. L’interprétation, aussi bien des actrices que des acteurs, est excellente et on retrouve avec plaisir <strong>Sarah Forestier</strong> qu’on n’avait pas vue à l’écran depuis<em> Filles de joie </em>(2020) et qui incarne une femme amoureuse qui fait face courageusement à des revers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Un film réussi à déguster comme un bonbon doux amer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Trois amies</em>, d’<strong>Emmanuel Mouret</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 6 novembre</strong></mark></p>
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		<title>Hors du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[747 BERLINALE]]></category>
		<category><![CDATA[Micha Lescot]]></category>
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		<category><![CDATA[Olivier Assayas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des films ratés, des films qui ne sont pas à la hauteur de leur intention, des mal fichus pour lesquels on peut avoir indulgence voire tendresse et puis il y a des films dont on sort irrités . Surtout quand ils représentent la France dans un festival international et qu’on aurait bien [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des films ratés, des films qui ne sont pas à la hauteur de leur intention, des mal fichus pour lesquels on peut avoir indulgence voire tendresse et puis il y a des films dont on sort irrités . Surtout quand ils représentent la France dans un festival international et qu’on aurait bien voulu les aimer</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas d’<em>Hors du temps</em>, le dernier opus d’<strong>Olivier Assayas </strong>dont beaucoup se sont demandés ce qu’ils faisait dans la sélection de la 74 è Berlinale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Hors du temps</em> se propose de revenir sur cette incroyable parenthèse que furent les confinements pendant la pandémie de 2020. Limitation des périmètres de vie et des déplacements pour une durée indéfinie. Angoisse collective dans l’ignorance des réponses médicales à apporter. Moments de réflexion sur l’essentiel et le non essentiel, durant lesquels certains ont dû affronter leur solitude, ou, dans des cohabitations contraintes, les frictions inévitables avec ses proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Confinement quatre étoiles</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne (alter ego du réalisateur incarné par <strong>Vincent Macaigne</strong>) et Paul, son frère musicien ( <strong>Micha Lescot</strong>) se retrouvent avec leurs compagnes respectives, Morgane (<strong>Nine d’Urso)</strong> et Carole (<strong>Nora Hamzahoui</strong>) avec lesquelles ils n’ont jamais vraiment vécu, dans la maison familiale en Chevreuse. Retour sur les lieux de l’enfance par plans fixes que le réalisateur commente en off d’une voix précieuse et feutrée. Ruralité bourgeoise, printemps radieux, paysages de boîtes de chocolat. Le temps suspend son vol. Un cadre plutôt agréable pour s’isoler, ce qu’Etienne et Olivier Assayas admettent bien volontiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne devient acheteur compulsif sur Amazon, fait du jogging dans le grand parc des voisins, avocats et amis. Hypocondriaque, il traque son entourage dans son obsession prophylactique. Son frère fait des crêpes en bougonnant. Chamailleries de frangins qui «&nbsp;se connaissent trop et ne se connaissent plus&nbsp;». Bouffe bio et conversations intelligentes émaillées de citations. L’art est héritage. On a côtoyé et on côtoie d’autres artistes. On a de l’entregent et des références. Etienne annonce à sa fille -qu’il partage avec son ex, qu’il lui a fait donation de sa part du domaine. La continuité est assurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comédie de caractère très convenue peine à faire sourire et les questions de couples, à intéresser. Le quatuor de comédiens, loin de la grâce d’un Rohmer, fait le job mais incarner des enfants gâtés aux vagues problèmes existentiels n’est un cadeau pour personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Hors du temps</em> bien qu’ancré dans la «&nbsp;douce France&nbsp;» entre Trenet et Brassens reste hors sol. L’entre soi induit par le confinement devient un entre soi socio-culturel qui nous laisse à la porte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elise Padovani</p>



<p class="wp-block-paragraph">En salle le 14 juin</p>
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		<title>Pour Emmanuel Mouret, il n&#8217;y a pas d&#8217;amour heureux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 05:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand il ne s’applique pas à la nourriture, de façon un peu surannée, l’adjectif «&#160;délicieux&#160;» exprime le charme, l’élégance, l’esprit,&#160;des gens et des choses. C’est ce qualificatif qui vient spontanément aux lèvres, au moment du générique de fin du onzième film d’Emmanuel Mouret : Chronique d’une liaison passagère. Drôle, malicieux, tendre avec ce qu’il faut [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Quand il ne s’applique pas à la nourriture, de façon un peu surannée, l’adjectif «&nbsp;délicieux&nbsp;» exprime le charme, l’élégance, l’esprit,&nbsp;des gens et des choses. C’est ce qualificatif qui vient spontanément aux lèvres, au moment du générique de fin du onzième film d’<strong>Emmanuel Mouret </strong>: <em>Chronique d’une liaison passagère</em>. Drôle, malicieux, tendre avec ce qu’il faut d’amertume – puisque, on le sait bien, il n’y a pas d’amour heureux. Il y a «&nbsp;<em>les choses</em> <em>qu’on dit, les choses qu’on fait&nbsp;</em>», titre du précédent film du réalisateur. Il y a aussi celles qu’on voudrait dire et qu’on ne dit pas, celles qu’on voudrait ne pas ressentir et qu’on ressent malgré soi, générant des distorsions qu’Emmanuel Mouret ne cesse d’explorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Charlotte (<strong>Sandrine Kiberlain</strong>, plus solaire que jamais) et Simon (<strong>Vincent Macaigne</strong>, dans sa brune rondeur) deviennent amants. Elle est célibataire, mère de grands enfants,&nbsp; décomplexée et pragmatique. Elle cherche le plaisir charnel au présent, sans attache ni&nbsp;contrainte, réfractaire à toute passion. Simon est marié, père de famille, plus passif, plus hésitant qu’elle. Il accepte comme un cadeau cette maîtresse qui prend les initiatives, ne lui demande pas de quitter sa femme et affirme que leur liaison sera une «&nbsp;parenthèse&nbsp;» vouée à se refermer.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Virtuosité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">C’est cette parenthèse où vont se construire un attachement de plus en plus fort, une complicité de plus en plus étroite et un bonheur charnel et spirituel, que nous donne à voir le film. D’un rendez-vous à l’autre, l’agenda de la relation adultère s’effeuille. La vie des amants en dehors de ces rencontres, reste hors champ, mise à distance, et par un renversement subtil, c’est elle qui se trouve mise entre parenthèses. Le réalisateur va à l’essentiel jouant de la répétition et de la variation avec la virtuosité et la précision qu’on lui connaît, soignant les décors urbains ou bucoliques jusqu’à la superbe villa Louis Carré signée Alvar Aalto. Il place les amants dans le mouvement&nbsp;et dans le flux du temps qui passe, les changeant imperceptiblement. Le scénario minimaliste se cisèle par les détails, et le duo Kiberlain-Macaigne excelle à exprimer tous les «&nbsp;désordres&nbsp;» de la passion amoureuse, au moment même où le discours de chacun, maladroit ou retors cherche à les domestiquer. Il y a du conte moral dans l’air. On rit du déni de ceux qui se croient plus malins que l’amour, se mentent à eux-mêmes, et, voulant assouvir les fantasmes de l’autre, au temps d’un Marivaux point zéro provoquent la fin d’une relation idéale. On se sent délicieusement tristes aussi,&nbsp;comme devant tout ce qu’on perd bêtement, parce qu’on a tous vécu plus ou moins ces déroutes-là. Les mots de Gainsbourg dont la célèbre <em>Javanaise</em> prélude et clôt le film, deviennent les nôtres : <em>J’avoue j’en ai bavé. Pas vous&nbsp;?</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color"><em>Chronique d’une liaison passagère</em> d’<strong>Emmanuel Mouret</strong>
En salles le 14 septembre
En compétition au <em>Festival de Cannes</em> 2022
Présenté en avant-première au <em>FIDMarseille</em>, le 4 juillet 2022,</mark>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">au Théâtre Silvain 
en partenariat avec Ciné Plein-Air</mark></pre>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size wp-block-paragraph" style="max-width:600px"></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size wp-block-paragraph" style="max-width:600px"></p>
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