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	<title>Archives des Violaine Ballet - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Violaine Ballet - Journal Zebuline</title>
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		<title>Festival de Châteauvallon : Théâtre en résistantes</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:22:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le dispositif à l’intersection des genres a été initié avec la mise en scène de Léon Blum, une vie héroïque, qui était à l’origine un podcast sur France Inter de Face à l’Histoire. Avec l’apport de Charles Berling, à la fois à la conception scénique et sur le plateau comme acteur, la radio avait pris [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif à l’intersection des genres a été initié avec la mise en scène de <em>Léon Blum, une vie héroïque</em>, qui était à l’origine un podcast sur <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/face-a-l-histoire">France Inter de <em>Face à l’Histoire</em></a>. Avec l’apport de Charles Berling, à la fois à la conception scénique et sur le plateau comme acteur, la radio avait pris corps. Pour ce deuxième volet il est question de résistance durant la Seconde Guerre mondiale, en France, au féminin. Les trois résistantes sont incarnées par des actrices amateures, Charles Berling passe au rôle de narrateur en compagnie de Bérangère Warlouzé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confronter amateurs et professionnels est le principe de ces pièces radiophoniques théâtralisées&nbsp;: les trois actrices lisent des témoignages de et sur Geneviève de Gaulle, Lucie Aubrac et Mila Racine, et le spectacle est accompagné du Chœur de préparation militaire marine d’Hyères et de l’Orchestre d’harmonie d’Ollioules, ponctué de deux débats ouverts aux questions du public, animé de chansons connues reprises en chœur par les spectateurs, illustré par les dessins réalisés en direct par Sébastien Goethals. Le magnifique amphithéâtre de plein air de Châteauvallon, offre un cadre idéal à ce déploiement, qui dure cinq trop courtes heures…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit est découpé en huit chapitres et un épilogue, structurés par périodes. Résister en 1940 n’est pas la même chose qu’en 1944. Philippe Collin en maitre de cérémonie prévient : la Résistance a trop longtemps été assimilée au maquis, au maniement des armes, d’où une invisibilisation des femmes peu nombreuses dans ce rôle. L’historien Fabien Archambault apporte des précisions lors des débats&nbsp;: la résistance armée était menée par ceux qui savaient se servir d’une arme, donc plutôt des militaires, anciens ou démobilisés. Ce qui caractérise l’engagement des femmes est la précocité affirme Philippe Collin&nbsp;: ainsi Geneviève de Gaulle entre en résistance en arrachant un drapeau allemand, ou en allant fleurir la tombe délaissée de sa grand-mère, la mère de Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Collectif et individu·es</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retours du public démontrent que les questionnements sont toujours là. Qui a résisté ? Quel nombre ? Qu’est-ce que résister ? Collin souligne qu’entrer en résistance n’est pas un acte de courage individuel, qu’il est lié à des engagements d’avant-guerre dans un réseau d’amitiés, de liens sociaux, susceptibles de se transformer en action collective et souterraine de renseignements, d’aide aux victimes et aux persécutés, de presse clandestine, voire de la prise d’armes comme a pu le faire avec son incroyable témérité Lucie Aubrac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Geneviève de Gaulle ne se contente pas de fleurir des tombes, elle rejoint le premier réseau de résistance français, celui du Musée de l’Homme. Et Lucie Aubrac, militante et proche du parti communiste, participe de ce fait à la création du journal clandestin lyonnais « Libération ». Mila Racine, la troisième protagoniste de la pièce, appartient avant-guerre à des mouvements clandestins qui lui permettent d’organiser la fuite de juifs et juives, victimes de pogroms, vers la Suisse. C’est pour ces faits qu’elle sera arrêtée et déportée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces femmes apparaissent aussi dans la différence de leurs histories intimes. L’engagement très jeune de Geneviève de Gaulle au service des autres, dans le cadre d’une éducation catholique traditionnelle, répond à celui de Lucie Aubrac dans les mouvements d’éclaireuses.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux figures célèbres représentent les deux grandes tendances qui structurent la résistance : gaullisme et communisme. Mila Racine une inconnue parmi les 800 000 résistant·es recensé·es après-guerre, apporte cette part d’héroïsme des invisibles. À leur courage, on peut associer la fougue de la jeunesse. Nos trois protagonistes avaient 20 ans en 1940, tout comme les actrices amateures qui les «&nbsp;incarnent&nbsp;» aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CAMILLE LE PAT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Résistantes</em> a été créé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 juillet</mark> à <a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr">Châteauvallon, Scène nationale d’Ollioules</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Charles Berling, bientôt sur le départ </strong><br>Comme annoncé il y a quelques mois, Charles Berling quittera ses fonctions de directeur de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté ce <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 août</mark>. Une décision liée à « <em>une certaine fatigue</em> », mais certainement pas à un désir de retrait.<br>Sarah Behar, actuelle administratrice, assurera la transition jusqu’en janvier. Cinq candidatures restent en lice et la succession devrait être tranchée à la fin du mois de septembre. Charles Berling précise qu’il n’intervient pas dans le choix. « <em>Cela ne relève plus de mes compétences </em>»<em>.</em><br>De passage à Avignon le 14 juillet, il insistait surtout sur la nécessité de réfléchir à l’avenir de ces lieux, « <em>d’autant plus que les financements risquent de s’y raréfier</em> ». Le comédien et metteur en scène reviendra dès octobre au Liberté dans <em>Lost and Found</em> de Lars Norén, avant de retrouver <em>L’Histoire du soldat</em> de Stravinski et Ramuz à l’Opéra de Toulon. S’il cesse ses activités de direction, il dit avoir « <em>hâte de continuer à diriger et à jouer</em> ».<br>SUZANNE CANESSA</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[FESTIVAL D’ÉTÉ DE CHÂTEAUVALLON] Papillon, œillets et cigarières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:28:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le site de Châteauvallon a été conquis par les Varois, qui ont construit l’amphithéâtre, soutenu la programmation du temps où le FN tenait Toulon, et ont vécu depuis 60 ans dans ce lieu des soirées intenses, mémorables, de musique, de danse, de théâtre. Programmer chaque année un festival à la hauteur de la beauté et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le site de Châteauvallon a été conquis par les Varois, qui ont construit l’amphithéâtre, soutenu la programmation du temps où le FN tenait Toulon, et ont vécu depuis 60 ans dans ce lieu des soirées intenses, mémorables, de musique, de danse, de théâtre. Programmer chaque année un festival à la hauteur de la beauté et de l’histoire du lieu est un défi, que la programmation 2026 relève avec brio… Ce sera la dernière de Charles Berling, qui prend sa retraite de directeur – mais pas d’artiste&nbsp;! Il laisse à sa succession un théâtre créé pour lui à Toulon, et un Festival unique par son cadre, et son histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La venue de <em>Nelken </em>dans l’amphithéâtre est certainement l’événement de cette édition 2026. La pièce, légendaire, de <strong>Pina Bausch</strong>, reprise par son Tanztheater de Wuppertal, se danse sur un épais tapis d’œillets roses. Elle est une des plus belles, des plus tragiques de la chorégraphe, celle où la fragilité des corps, des gestes, se violente, se menace. Les quatre dates (du 9 au 12 juillet) sont les seules en France de la tournée internationale. Des films sur Pina Bausch, dont le sublime <em>Pina </em>de Wim Wenders, seront projetés à 19 h.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Portraits de femmes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme les années précédentes le Festival débute avec lyrisme, en juin (26, 28 et 30 juin), par une grande production de l’Opéra de Toulon. <em>Madame Butterfly</em> est un opéra étonnant, parce que la musique de Puccini est sublime, mais aussi parce que le personnage de la Japonaise trompée et délaissée est de fait au centre de la musique. Ce papillon, incarné par <strong>Sunyoung Seo</strong>, soprano sud-coréenne, se brûle les ailes, détruite par la domination coloniale et masculine. Elle ne se révolte pas, mais dit, en renonçant, toute la violence d’une femme, puis d’une mère, dupée et arrachée à sa culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Résistantes</em>, quant à elles, sont passées à l’action. <strong>Philippe Collin</strong> et <strong>Charles Berling</strong>, ainsi que <strong>Violaine Ballet </strong>à la création sonore, s’attachent au destin de Geneviève de Gaulle, Mila Racine et Lucie Aubrac, figures essentielles de la Résistance. Comme lors de leur dernière collaboration sur <em>Léon Blum</em>, le spectacle part d’un podcast de Radio France, regroupe musiciens et amateurs autour d’un plateau radio qui se transforme en scène du monde. Et aiguise notre conscience politique en rappelant les fondements de notre République, mais aussi l’invisibilisation de nos héroïnes (4 juillet).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Danser le désir et les générations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre femme, autre opéra, autre danse. Avec <em>Carmen </em><strong>Abou Lagraa</strong> transforme l’opéra de Bizet et son féminicide en une danse aux Carmens multiples, où la gitane est incarnée par les femmes, et les hommes, du Ballet de Tunis. Un chant à la liberté des corps, qui ne retient de l’opéra que ses élans de désirs, de liberté et de plaisir, et non ses meurtres, possession et jalousies (24 et 25 juillet).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mourad Merzouki</strong>, dans <em>Beauséjour</em> (16 et 17 juillet) fait dialoguer deux générations de danseurs autour du style souvent imité mais toujours singulier de sa compagnie Käfig. Le hip-hop défendu par sa génération a perdu de l’ampleur, mais pas sa joie !</p>



<p class="wp-block-paragraph"> C’est aussi de la danse qui conclura le festival, avec la création de <em>No Mundo / En ce monde</em> de <strong>Franck Micheletti</strong> : Kubilai Khan Investigations, KKI pour les intimes, se produira dans plusieurs espaces du site, pour huit performances en déambulation, poursuivant son investigation du corps déplacé, et de ses liens à la nature et au son (28 juillet).</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br>Festival d’été<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 juin au 28 juillet<br></mark></strong><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Châteauvallon</a>, scène nationale d’Ollioules</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles&nbsp;<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em>&nbsp;ici</a></p>
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		<title>Les fronts populaires et Léon Blum</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 10:54:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La marche de l’histoire est parfois facétieuse. Le contexte donne un parfum particulier à cet événement participatif », confirmait le producteur Philippe Collin, lors de sa présentation au public. Né de l’enregistrement d’un podcast original de France Inter, écrit et raconté par le producteur avec Charles Berling dans le rôle de Léon Blum, le spectacle met [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>La marche de l’histoire est parfois facétieuse. Le contexte donne un parfum particulier à cet événement participatif </em>», confirmait le producteur <strong>Philippe Collin</strong>, lors de sa présentation au public. Né de l’enregistrement d’un <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-leon-blum-une-vie-heroique">podcast original de France Inter</a>, écrit et raconté par le producteur avec <strong>Charles Berling</strong> dans le rôle de Léon Blum, le spectacle met en scène la production radio et son ballet de signes (<strong>Violaine Ballet</strong>) commentée par les dessins effectués en direct par <strong>Sébastien Goethals</strong>. Après Toulon et Aix, Marseille invite le 14 décembre lecteurs, danseurs et choristes à participer à une expérience, où le public est impliqué activement : dans des discussions avec l’historien <strong>Nicolas Rousselier</strong>,, lors d’un bal et d’un banquet républicain partagés dans les grandes tablées installées à l’extérieur du théâtre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La conception même de l’événement, qui dure de 14 à 23 heures, fait vivre intensément les aspirations démocratiques et populaires, rappelant l’effervescence des «&nbsp;grèves joyeuses&nbsp;» qui ont suivi l’élection de la coalition du Front Populaire de 1936.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un peu d’histoire</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="867" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=640%2C867&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124239" style="width:272px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=150%2C203&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=300%2C406&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=310%2C420&amp;ssl=1 310w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Léon Blum © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En cinq temps de récit, entrecoupés par des chants et des bals populaires, est retracée la vie de Léon Blum et tout un panorama de son époque, de la fin du XIX<sup>e</sup> aux années 1950. On le suit, brillant, lettré, nourri de l’esprit de justice par son éducation, ayant pour modèles les héros de Stendhal, auxquels il sera souvent comparé, ses amitiés, son essai <em>Du mariage</em>… À son Panthéon brille aussi l’étoile de Barrès avec lequel il rompra au moment de l’affaire Dreyfus. C’est alors qu’il prend vraiment conscience de ce qu’est l’injustice. Ce qui compte pour lui c’est la résistance, que ce soit pour Dreyfus ou plus tard dans l’après-Vichy. Sa rencontre avec Jean Jaurès sera déterminante. Homme de l’union et du consensus,&nbsp;il se présente pourtant au congrès de Tours comme le «&nbsp;<em>gardien de la vieille maison&nbsp;</em>»,&nbsp;refusant en bloc les 21 mesures de la III<sup>e</sup> Internationale bolchévique, ce qui amène à la scission SFIO (socialiste), SFIC (communiste), alors majoritaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des parallèles glaçants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, le public est particulièrement attentif à l’élection du Front Populaire&nbsp;: ce gouvernement d’union qui n’a duré qu’un an et a pourtant apporté les congés payés, les 40 heures&#8230; plaçant l’État comme arbitre du contrat social. «&nbsp;<em>La réforme est révolutionnaire, la révolution est réformatrice</em>&nbsp;» affirme celui qui scande&nbsp;: «<em>&nbsp;Il y a quelque chose qui ne me manquera jamais c’est la résolution, c’est le courage, c’est la fidélité&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des analogies s’instaurent avec notre temps présent&nbsp;: aujourd’hui, les forces de gauche se rassemblent sous le nom de Nouveau Front Populaire. Mais l’historien précise la différence entre la démocratie présidentielle actuelle, concentrée autour d’un chef suprême et celle parlementaire de 1936 où les assemblées contrôlent l’essentiel du pouvoir législatif et dominent l’action du gouvernement…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux lendemains de la guerre de 39-45, selon Blum, le programme du Conseil national de la Résistance n’allait pas assez loin. C’était pour lui le moment d’installer un socialisme humaniste permettant à chacun d’oser l’aventure d’être soi-même. Quel écho aujourd’hui&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Léon Blum, une vie héroïque </em>a été vu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 juin </mark>au <a href="http://www.boisdelaune.fr">Bois de l’Aune,</a> Aix-en-Provence.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 décembre<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/leon-blum-une-vie-heroique">La Criée</a>, Théâtre national de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a> </p>
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		<title>[SPÉCIAL SAISON] Bois de l&#8217;Aune : C’est meilleur quand c’est gratuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 07:57:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Brillante, éclectique, exigeante, intelligente, poétique, généreuse, inventive, étonnante, bouleversante, dérangeante… les qualificatifs s’accumulent si on laisse les spectateurs donner leurs impressions à la fin des spectacles du Bois de l’Aune, ce théâtre atypique aux spectacles gratuits et à l’accueil convivial. Les gens viennent en avance, parfois hors des horaires des représentations, car des temps de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Brillante, éclectique, exigeante, intelligente, poétique, généreuse, inventive, étonnante, bouleversante, dérangeante… les qualificatifs s’accumulent si on laisse les spectateurs donner leurs impressions à la fin des spectacles du <strong>Bois de l’Aune</strong>, ce théâtre atypique aux spectacles gratuits et à l’accueil convivial. Les gens viennent en avance, parfois hors des horaires des représentations, car des temps de parole sont proposés, des projets participatifs, des «&nbsp;cafés gourmands&nbsp;», des «&nbsp;Rebonds&nbsp;». L’association des <strong>Amis du Bois de l’Aune </strong>contribue activement aux activités de cette «&nbsp;maison-théâtre&nbsp;» où chacun se sent libre de dire, de partager, de discuter avec les artistes en une familiarité saine qui replace les perspectives et les enjeux dans l’humain, l’écoute, la découverte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie de l’année verra du cirque, des spectacles pour enfants, des propositions de la Biennale d’Aix 2024, du théâtre venu de l’étranger (Liban, Espagne, Italie). Passionné, Patrick Ranchain prône la curiosité, choisit des pièces dont «&nbsp;<em>les acteurs</em> [le] <em>touchent</em>&nbsp;», qui savent amener «&nbsp;<em>l’émotion sur le plateau</em>&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monde de découvertes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est sans doute impossible de résumer le foisonnement de la programmation, il n’est guère de semaine sans œuvre nouvelle. Le cirque avec <em>Icare</em> de Guillaume Barbot (dès 4 ou 8 ans), <em>Fora</em> d’<strong>Alice Rende</strong>, <em>L’échelle humaine</em> de <strong>Mathurin Bolze</strong> explore les mondes et la place de nos corps contraints. Les marionnettes de <strong>Marta Cuscunà</strong> évoquent le drame de Gloucester, <em>Sorry Boys</em> (dès 16 ans). La danse rejoint le théâtre avec <em>Mazùt</em> de la compagnie <strong>Baro d’evel</strong> pour nous plonger dans un univers étrange. Sans doute pour <strong>Céline Fuhrer</strong> et <strong>Jean-Luc Vincent</strong> <em>La femme n’existe plus</em> mais le féminisme oui, et l’on peut se demander avec <strong>François Hien</strong> <em>Olivier Masson doit-il mourir&nbsp;?</em> en posant la question de l’euthanasie&nbsp;; on suivra de toute façon <strong>Simon Gauchet</strong> dans <em>L’expérience de l’arbre</em> aussi fascinante que poétique. <em>Une autre histoire du théâtre</em> se dessine grâce à <strong>Fanny De Chaillé</strong> qui définit, épouse l’histoire et en interroge les méandres. <em>L’été des charognes</em> d’<strong>Hubert Colas </strong>donne chair au roman de <strong>Simon Johannin</strong>, porté par la voix et la présence de <strong>Thierry Raynaud</strong>…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, on sourit au titre de la pièce de <strong>Nicolas Heredia</strong>, <em>À ne pas rater</em>, d’une fine drôlerie. Dès huit ans on pourra se délecter de <em>Riquet, opéra miroir</em> de <strong>Jeanne Béziers</strong> qui revisite le conte tandis qu’à partir de dix ans le second volet de <em>Croizades</em> de <strong>Sandrine Roche</strong>, J<em>ozef &amp; Zelda</em>, reconstruit un univers d’enfance qui a bien du mal à survivre dans <em>Ordalie</em> de <strong>Chrystèle Khodr</strong> (Liban) où l’on tente d’effacer les ruines de Beyrouth avec leur mémoire tandis que <strong>Xavier Bobès</strong> (Espagne) réinvente notre relation au vivant dans le poème intimiste <em>Corpus</em> et qu’<strong>Emma Dante </strong>(Italie) danse <em>Il tango delle capinere</em>, qu’<strong>Élise Vigneron </strong>instaure une performance collaboratrice de glace, <em>Lands</em>, et que, évènement théâtral participatif <strong>Philippe Collin</strong>, <strong>Violaine Ballet</strong> et <strong>Charles Berling</strong> débattent sur <em>Léon Blum, une vie héroïque</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Bois de l’Aune</strong><br>Aix-en-Provence<br>04 88 71 74 80 <br><a href="http://boisdelaune.fr">boisdelaune.fr</a></pre>
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