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	<title>Archives des Zef - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Zef - Journal Zebuline</title>
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		<title>Terres &#038; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alain wilaume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du temps fort Nature &#38; Biens communs, qui revenait pour la 6e édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, Celine Croze, Jonas Wibaux et Alain Willaume, y présentent chacun une série qui s&#8217;inscrit remarquablement dans le thème général, Terres &#38; Résistances. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du temps fort <em><strong>Nature &amp; Biens communs</strong></em>, qui revenait pour la 6<sup>e</sup> édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, <strong>Celine Croze</strong>, <strong>Jonas Wibaux</strong> et <strong>Alain Willaume</strong>, y présentent chacun une série qui s&rsquo;inscrit remarquablement dans le thème général, <em>Terres &amp; Résistances</em>. Leur consœur <strong>Yohanne Lamoulère</strong>, compagne régulière de la Scène nationale de Marseille, a travaillé la scénographie avec <strong>Alice Purgu</strong>, <strong>Sophie Jurging</strong> et <strong>Christopher Marc</strong>, pour mettre en regard leurs perceptions sensitives d&rsquo;un monde pétri de grandes mutations. Sur trois continents, dans des contextes très différents (Venezuela, France, Afrique du Sud), un point commun : l&rsquo;eau, présente ou absente, le sol, pour y vivre ou y mourir, deviennent des enjeux majeurs. Comment être humain dans ces conditions qui se durcissent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En résonance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus jeune d&rsquo;entre ces photographes, étonnant de maturité, est un autodidacte de 24 ans. Jonas Wibaux documente sa vie nomade de saisonnier, dans les vignes ou sur le site de Sainte-Soline, haut lieu de lutte contre les méga-bassines. Le noir et blanc de ses prises de vue est intemporel&nbsp;: il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;archives de la Seconde Guerre mondiale, ou bien d&rsquo;un film de science fiction, avec des traits de camaraderie réconfortante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Point de réconfort en revanche dans la série de Céline Croze&nbsp;: c&rsquo;est l&rsquo;étrangeté qui prédomine sur ses images, amplifiée par la scansion d&rsquo;une voix off hypnotique dans la vidéo qui les complète. <em>Mala Madre</em> est un conte ou un poème inquiétant, basé sur l&rsquo;organique&nbsp;: le corps des pilleurs de tombe est sans visage, un serpent prisonnier de barbelés contre-attaque, les formes fractales du végétal nourrissent un imaginaire halluciné, le grain, la couleur sont d&rsquo;apocalypse. Qu&rsquo;a-t-on fait à la Terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi la question que semble poser Alain Willaume, après avoir pointé son appareil sur les paysages désertiques du Karoo en Afrique du Sud, où l&rsquo;entreprise Shell a des projets d&rsquo;exploitation de gaz de schiste. Dans ses tirages dénués de contraste, au ton presque sépia, un voile de poussière recouvre tout, y compris les hommes. L&rsquo;accrochage avec un léger relief et des ombres ajoute à la sensation de suspens&nbsp;: que va-t-il se passer, si l&rsquo;eau ne revient pas&nbsp;? L&rsquo;exposition est à voir jusqu&rsquo;au 4 décembre, avant ou après les représentations. Ne la manquez pas.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Terres &amp; Résistances&nbsp;<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 décembre<br></mark></strong><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Scène nationale de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles&nbsp;<a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em>&nbsp;ici</a></p>
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		<title>« Nature et bien commun » à Marseille : une sixième édition entre « terres » et « résistances »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Verrier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Quelle importance revêt cet événement pour un théâtre comme le vôtre&#160;?Catherine Verrier. Dans le cadre de l’implantation territoriale de la Gare Franche*, nous avons développé depuis les années 2000 beaucoup d&#8217;actions autour du jardinage, de la cuisine, de l’écologie. C&#8217;est un peu l&#8217;ADN de la Gare Franche, dont le Zef s&#8217;est emparé au moment [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline</strong><strong>.</strong><strong> Quelle importance revêt cet événement pour un théâtre comme le vôtre&nbsp;?</strong><strong>Catherine Verrier. </strong>Dans le cadre de l’implantation territoriale de la Gare Franche*, nous avons développé depuis les années 2000 beaucoup d&rsquo;actions autour du jardinage, de la cuisine, de l’écologie. C&rsquo;est un peu l&rsquo;ADN de la Gare Franche, dont le Zef s&rsquo;est emparé au moment de la fusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela permet au public de pouvoir fréquenter nos maisons par un autre biais que l’artistique. Pour nous, c&rsquo;est très important. Et c’est aussi quelque chose qu’on affirme : la cuisine, le jardinage, c&rsquo;est une culture en soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’opérateur culturel, on a la responsabilité de sensibiliser le public. Souvent les artistes s&#8217;emparent de sujets sociétaux, et en font des spectacles. Et les actions que l’on mène nous permettent de poursuivre ce travail de sensibilisation d’autres manières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quoi ressemble l’organisation d’un tel projet collectif ?<br></strong>C&rsquo;est toujours difficile de fédérer une quarantaine de structures autour d&rsquo;un même projet. Mais c’est la sixième édition que l&rsquo;on mène, et ça devient plus facile. Il y a de plus en plus d&rsquo;idées, de propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, au cours de l’une des réunions organisées avec tous les partenaires, quelqu’un a proposé de travailler autour de l’argile, un autre a répondu qu’il était potier. Et puis après, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on va faire de ces assiettes ? On va faire un repas, on mangera dedans, puis en faire une exposition à la médiathèque Salim-Hatubou. Il y a une dynamique qui est vraiment chouette.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les retours de la part des publics?</strong><br>Ils sont très contents. On propose des choses auxquelles ils ne seraient pas forcément allés, et ils apprécient beaucoup cette dynamique qui se crée devant eux.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE<br><br>Nature et bien commun<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 20 mai au 7 juin<br></mark></strong>Divers lieux, Marseille<br><br>*Aujourd’hui rattachée au Zef, la Gare Franche est lieu culturel dans le 15e arrondissement dont Catherine Verrier était directrice.<br><br>À découvrir sur scène<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mai</mark> : Vagabondages et conversations du chorégraphe Christian Ulb et du paysagiste militant Clément Gilles<br> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 mai</mark> : vernissage de l’exposition photographique Terres et Résistances par Celine Croze, Jonas Wibaux et Alain WillaumeDu <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 au 30 mai</mark> :La Pastasciutta Antifascista della Casa Cervi de Floriane Facchini Le Zef, scène nationale de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>ZEF : Une danse pour Raimund Hoghe </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 11:23:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[About Love and Death]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Raimund Hoghe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Raimund Hoghe, décédé en 2021, a commencé son travail de chorégraphe et danseur à l’âge de 45 ans, après avoir été dramaturge pendant 10 ans pour Pina Bausch. Petit et bossu, il créait des chorégraphies épurées, avec peu d’éléments scénographiques, des actions simples (marcher, se tenir, déplacer un objet) et une temporalité étirée. Emmanuel Eggermont, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Raimund Hoghe, décédé en 2021, a commencé son travail de chorégraphe et danseur à l’âge de 45 ans, après avoir été dramaturge pendant 10 ans pour Pina Bausch. Petit et bossu, il créait des chorégraphies épurées, avec peu d’éléments scénographiques, des actions simples (marcher, se tenir, déplacer un objet) et une temporalité étirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Emmanuel Eggermont</strong>, artiste de la Bande du Zef, a été l’un de ses derniers complices artistiques, pendant une quinzaine d’années. Le solo qu’il présente ce soir est sous-titré « <em>élégie pour Raimund Hoghe</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Everything must change </mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau vide est recouvert d’un linoleum blanc, dominé au fond par un portique en tissu blanc, encadrant un écran vidéo clôturant l’espace, sur lequel sont projetées, au début et à la fin du spectacle, les paroles douces-amères de la chanson de Peggy Lee <em>Everything must change</em>. Chanson qui est diffusée pendant que le danseur, habillé de noir, bras nus, vient disposer avec précautions au milieu de l’espace deux petits verres remplis de sable blanc, en s’allongeant doucement entre les deux. Il commence à bouger lentement, mouvement de bras et de mains, qui découpent au sol, autour de son corps, son contour, puis se relève.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Multiples tableaux</mark></strong><br><br>Dans les multiples tableaux qui vont ensuite se succéder, chacun lié à une chanson, un extrait de film, une musique (Joséphine Baker, Gene Kelly, Klaus Nomi, Judy Garland, Ravel, Tchaïkovski, &#8230;), agissant comme déclencheurs d’images, de gestes ou de souvenirs, le silence semble malgré tout toujours accompagner la danse. Les déplacements précis du danseur, toujours tiré à quatre épingles, dans des costumes différents, sont silencieux, aucun bruit de pas. Les mouvements de bras et de mains restent toujours très présents, vifs ou lents, tranchants l’espace, enveloppants, ou semblant le creuser. Parfois, sur certains morceaux &#8211; <em>Singin&rsquo;in the rain</em> &#8211; on frôle le clown, avec des mouvements guignolesques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Débordements</mark></strong><br><br>Outre les deux petits verres, dont le contenu de l’un sera dispersé au sol au-devant de la scène, de l’autre projeté en l’air, d’autres objets accessoires vont ponctuer les tableaux : une chemise blanche, une couverture grise, des talons aiguilles, une robe à bretelles, une jupe bouffante verte, un chapeau de bouffon noir. Traçant un chemin en pointillés avec ses vêtements, retirés un à un et laissés au sol, le danseur s’avance un moment vers la nudité. L’ensemble est mélancolique à souhait, mais sans aucun pathos. Une traversée élégante, une boucle ouverte habitée de souvenirs, aux débordements légers, prémédités et méthodiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>About Love and Death</em> a été présenté les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 et 29 avril</mark> au <a href="https://www.lezef.org/fr/">Zef – Scène nationale de Marseille</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Le Nestlégate sur la scène du Zef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le public s’installe dans une ambiance de fumée, et au son d’un jazz Nouvelle Orléans. Puis on entend dans l’obscurité une voix enregistrée accélérée, pendant qu’un castelet lumineux dessiné par des néons s’avance tout seul sur la scène, bientôt rejoint par les deux actrices manipulant ensemble une marionnette. Dans un playback amusant, la marionnette livre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le public s’installe dans une ambiance de fumée, et au son d’un jazz Nouvelle Orléans. Puis on entend dans l’obscurité une voix enregistrée accélérée, pendant qu’un castelet lumineux dessiné par des néons s’avance tout seul sur la scène, bientôt rejoint par les deux actrices manipulant ensemble une marionnette. Dans un playback amusant, la marionnette livre un prologue remettant en contexte le «&nbsp;Nestlégate&nbsp;»&nbsp;: en Suisse dans les années 2000, des agentes, recrutées par un certain Gérard de la société Securitas pour le compte de la multinationale de l’agro-alimentaire, s’introduisent sous les noms de Sara Meylan et Shanti Müller dans des milieux militants (la première chez Attac, au moment de l’écriture d’une brochure <em>Attac contre l’empire Nestlé</em>,&nbsp; la seconde dans le GAR – Groupe Anti-Répression) pour les espionner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Doutes et manipulations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux actrices <strong>Joëlle Fontannaz</strong> et <strong>Claire Forclaz</strong> continuent ensuite le spectacle en duo, dans un décor minimal qu’elles manipulent à vue, en restituant les témoignages recueillis auprès des militant·e·s victimes de ces infiltrations. Décrivant certains faits, moments-clés, leurs étonnements d’avoir été ainsi manipulé·e·s, leurs ressentis, leurs certitudes et leurs doutes. Les deux actrices n’incarnent pas les personnages, mais font circuler leurs voix, parfois fermes, parfois hésitantes, déroulant une histoire en fragments, organisés successivement autour des trois personnages de l’opération d’espionnage, dont les prénoms s’allument successivement sur des enseignes lumineuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des témoignages qui décrivent du côté de Gérard le processus de recrutement d’un agent, et de Sara et Shanti la manière dont elles ont construit la légitimité de leurs personnages respectifs. Des militant·e·s se sentant après coup tout à fait trahi·e·s, s’en voulant de leur crédulité, fragilisé·e·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrastant avec ces paroles sensibles, le spectacle se termine sur un épilogue froid et informatif : un texte projeté sur un écran, amené sur le devant de la scène, qui résume les suites judiciaires (non-lieu au pénal en 2009, condamnation au civil en 2012 – quelques petites amendes) et les zones d’ombre persistantes&nbsp;: notamment des questions qui peuvent se poser sur la collecte de noms de syndicalistes colombiens par Sandra Meylan et une autre espionne découverte en 2008 au sein d’Attac, communiqués à Nestlé, dont certains ont ensuite été assassinés. Aucune enquête en cours.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br>Une bonne histoire a été présenté au <a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Scène nationale de Marseille, les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 avril.</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Couscous pirate !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 09:08:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le dispositif Manifattura, porté par le Zef, vise à ouvrir le théâtre à des formats hybrides, favorisant la participation des publics et la circulation entre artistes et spectateurs. C’est au sein de ce dispositif qu’est proposé Couscous pirate ! Une création portée par la chorégraphe et performeuse Floriane Facchini, artiste engagée dans un travail centré [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif Manifattura, porté par le Zef, vise à ouvrir le théâtre à des formats hybrides, favorisant la participation des publics et la circulation entre artistes et spectateurs. C’est au sein de ce dispositif qu’est proposé <em>Couscous pirate !</em> Une création portée par la chorégraphe et performeuse Floriane Facchini, artiste engagée dans un travail centré sur les dynamiques collectives. Une expérience scénique qui s’apparente à un rituel festif, où le couscous, plat emblématique de partage, y est envisagé comme un vecteur de lien social et un matériau artistique. Une approche qui s’inscrit également dans une recherche sur les gestes du quotidien et leur potentiel performatif. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 avril<br></mark><br><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Scène nationale de Marseille</pre>



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		<title>Carmen.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>François Gremaud ne propose pas une relecture de Carmen mais bien Carmen. (avec un point !). Une conférence-opéra qui explore et parfois joue l’opéra, souvent s’en joue, le met en jeu et en question. En interrogeant le lyrisme et la vocalité : la chanteuse Rosemary Standley fait preuve d’une musicalité tout en finesse, posant l’opéra populaire [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">François Gremaud ne propose pas une relecture de Carmen mais bien <em>Carmen. </em>(avec un point !). Une conférence-opéra qui explore et parfois joue l’opéra, souvent s’en joue, le met en jeu et en question. En interrogeant le lyrisme et la vocalité : la chanteuse Rosemary Standley fait preuve d’une musicalité tout en finesse, posant l’opéra populaire là où il pourrait être depuis que l’amplification ne nécessite plus d’avoir du coffre mais de la justesse et de la musicalité. Le très joli timbre de la chanteuse fait merveille, chaque phrase de sa Carmen est un délice pour l’écoute. Sublimant chaque sentiment, chaque nuance, elle livre quelques moments sublimes, une habanera simple, un puits de douleur quand la gitane tire les cartes et se voit mourir. <em>A.F.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 au 21 mars<br></mark><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/"><strong>Zef, Scène nationale de Marseille</strong><br></a>En co-programmation avec La Criée</pre>



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		<title>Alice Rende, l’échappée belle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une boîte en plexiglas de 50 cm de côté, et de 2m50 de haut &#8211; à vue de nez. À l’intérieur, une danseuse-contorsionniste qui va tout faire pour s’en échapper. C’est l’excellente idée qu’a eu Alice Rende, pour son spectacle Fora, qui était donné à Marseille les 21 et 22 janvier à La Gare Franche [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une boîte en plexiglas de 50 cm de côté, et de 2m50 de haut &#8211; à vue de nez. À l’intérieur, une danseuse-contorsionniste qui va tout faire pour s’en échapper. C’est l’excellente idée qu’a eu <strong>Alice Rende</strong>, pour son spectacle <em>Fora</em>, qui était donné à Marseille les 21 et 22 janvier à La Gare Franche (pôle du Zef) puis le 30 janvier au Sémaphore de Port-de-Bouc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire donc dans cet espace clos et resserré ? Pour le commun des mortels pas grand chose. Mais Alice Rende a beaucoup d’idées au centimètre carré, et c’est ce qu’on va découvrir pendant la durée du spectacle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un fondu au noir, l’artiste apparait dans cette boite qui était jusqu’alors présentée vide aux spectateurs. Tel un chat, Alice Rende appréhende ce nouvel espace. Elle touche, frappe les parois, se déplace comme elle peut, et cherche l’issue. Les gestes se font plus amples, puis prennent de la hauteur. Alice Rende enchaîne des mouvements saisissants, la tête en bas, les pieds en haut, et semble parfois en lévitation. Alice Rende ne s’arrête pas là, elle ajoute à ses gestes des jeux de lumières, de l’humour aussi, une poésie, tout en restant parfaitement synchronisée avec la musique qui l&rsquo;accompagne tout au long du spectacle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle, qui se veut être une métaphore de la liberté, de l&rsquo;oppression des corps, a été créé au Bois de l’Aune en 2024, et multiplie les dates ces derniers mois. La petite boîte est en passe de devenir un petit tube du cirque contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Fora </em>a été donné  les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 janvier</mark> au <a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Zef%2C&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Zef, scène national de Marseille</a></pre>



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		<title>« Quelle est la circonférence de son oreille ? »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 16:37:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Sophie Turion]]></category>
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		<category><![CDATA[La même chose mais pas tout à fait pareille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un petit gradin en bois à trois rangs et des chaises sont installés tout autour du petit plateau vide du Studio du ZEF et accueillent la quarantaine de personnes présentes pour participer à ce nouveau test public de La même chose mais pas tout à fait pareille, qui sera créé du 28 au 30 janvier [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un petit gradin en bois à trois rangs et des chaises sont installés tout autour du petit plateau vide du Studio du <a href="https://www.lezef.org/fr/">ZEF</a> et accueillent la quarantaine de personnes présentes pour participer à ce nouveau test public de <em>La même chose mais pas tout à fait pareille</em>, qui sera créé du 28 au 30 janvier sur le grand plateau. En entrant dans la salle, chacun.e a saisi un crayon papier et d’une petite enveloppe orange au dos de laquelle est indiquée « Chapitre 1 &#8211; pour commencer ». Il s’agit de l’ouvrir « <em>quand tout le monde sera assis et qu’il n’y aura plus aucun bruit </em>». On ouvre : un texte, qui se présente et nous tutoie, nous demande gentiment d’écrire dans la case prévue à cet effet notre ressenti du moment, puis de laisser l’enveloppe sur la chaise et d’aller nous asseoir sur une autre chaise vide, où une même enveloppe a été lue, complétée et laissée. Première action participative de ce spectacle performance. Il y en aura de nombreuses autres, à travers, ce jour-là, six chapitres (il en est prévu 10 au total) indiquées par le texte qui continuera son chemin sur des questionnaires, un livre, des fiches cartonnées, un cahier géant, aux couleurs différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Attention à l’attention</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un spectacle participatif mettant en jeu «&nbsp;l’attention&nbsp;», faculté qui intéresse et préoccupe <strong>Anne-Sophie Turion</strong>, artiste de la Bande du ZEF citant Yves Citton, théoricien de la littérature, philosophe et essayiste&nbsp;: « <em>C’est la ressource cruciale de notre époque : sans cesse captée, elle est mise au service d’une logique de marchandisation. Un kidnapping loin d’être anodin puisque notre attention, ce n’est de moins que notre façon d’habiter le monde ; c’est notre sensibilité, nos désirs, nos manières de nous connecter aux cours des choses et aux autres, nos capacités de décisions collectives</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Par petites touches </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention que l’artiste va chercher chez chacun.e en proposant des situations ludo-poétiques d’actions partagées et de rencontres. Une boite en carton de déménagement sur roulettes télécommandées apparait sur le plateau désert, avec l’inscription&nbsp;: «&nbsp;Chapitre 2 &#8211; Poser le décor&nbsp;». Moment d’hésitation, puis on se lève, on déplie et on lit le rouleau de papier jaune livré, et on passe à l’action&nbsp;: dans une ambiance de fourmilière, le plateau va bientôt se retrouver envahi de diverses plantes vertes, lampadaires, tapis, coussins, tandis que quelqu’un marche, un poste de radio dans les mains, en zappant d’une station à l’autre, et que pop-corns, chips, et boisson chaude sont proposées. Dans les chapitres suivants, il va s’agir en solo, duo, trio, à travers des séries de questions et/ou de petites actions à accomplir, d’observer l’autre ou de se raconter soi-même, par petites touches décalées : estimer la circonférence de l’oreille de la personne en face, dire&nbsp;où se trouve l’endroit où on a passé son enfance et faire trois pas dans sa direction, indiquer quelle est la dernière personne dont on a écouté la respiration, répondre à «&nbsp;est-ce que si j’avais quelque chose coincé entre les dents, tu me le dirais&nbsp;?&nbsp;», &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une proposition artistique ludo-poétique, où le participatif avance par petits pas ou en grands bonds, mobilisant l’attention de chacun.e de façon légere, bienveillante, amusante, émouvante, «&nbsp;décontenançante&nbsp;». Performance dans la performance&nbsp;: aucun.e artiste visible, le texte et le public font tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse">Ce test public de <em>La même chose mais pas tout à fait pareille</em> a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 janvier</mark> au ZEF<br>Création du spectacle du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 au 30 janvier</mark></pre>



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		<title>Fora</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de l’Entre2 Biac organisée par Archaos, pôle national du cirque, Alice Rende, une des artistes de la « Bande » du Zef, présente un solo de cirque où la contorsion, spectaculaire, se marie à l’art de la disparition. Enfermée dans un parallélépipède de plexiglas très étroit, comme un gastéropode dans un tube à essai, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/fora/">Fora</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de l’<em><a href="https://biennale-cirque.com">Entre2 Biac </a></em>organisée par Archaos, pôle national du cirque, Alice Rende, une des artistes de la « Bande » du Zef, présente un solo de cirque où la contorsion, spectaculaire, se marie à l’art de la disparition. Enfermée dans un parallélépipède de plexiglas très étroit, comme un gastéropode dans un tube à essai, elle plaque son ventre, ses mains, ses joues, ses pieds, contre les parois transparentes, laissant apparaître les pressions, les torsions qu’elle doit déployer pour se hisser hors de ce cocon froid et lisse. Dehors, <em>Fora</em>, où elle parviendra au terme de ce beau solo animé de lenteurs et d’accélérations, qui fait remonter des images inconscientes, utérines, oniriques, noyées. Où la virtuosité de l’acrobate n’a d’égale que sa puissance de suggestion. </p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 janvier</mark><br><strong>La Gare Franche (Zef)</strong><br>Scène nationale de Marseille<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 janvier</mark><br><strong>Théâtre de Pertuis</strong><br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier</mark><br><strong>Le Sémaphore</strong>, Port de Bouc<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 et 31 janvier</mark><br><strong>Théâtre de Fonblanche</strong>, Vitrolles</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Au Zef : Ulysse, l’épopée recommencée </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 13:09:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 1980, la création de Jean-Claude Gallotta a bousculé les cadres esthétiques et narratifs de la danse contemporaine. Inspirée librement de L’Odyssée d’Homère, Ulysse ne cherche pas à illustrer le mythe mais à en capter l’essence : le voyage, l’errance, la métamorphose, le désir de retour. Une chorégraphie ludique et abstraite, fluide, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 1980, la création de Jean-Claude Gallotta a bousculé les cadres esthétiques et narratifs de la danse contemporaine. Inspirée librement de <em>L’Odyssée</em> d’Homère, <em>Ulysse</em> ne cherche pas à illustrer le mythe mais à en capter l’essence : le voyage, l’errance, la métamorphose, le désir de retour. Une chorégraphie ludique et abstraite, fluide, tourbillonnante, une ode à la liberté du corps en mouvement et au voyage que <strong>Josette Baïz</strong> connaît de l’intérieur&nbsp;: elle fut l’une de ses interprètes à sa création.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une traversée collective</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Traversé d’un bout à l’autre par les atmosphères méditerranéennes créées par la musique répétitive d’Henry Torgue et Serge Houppin, le spectacle s’ouvre sur une mise en mouvement progressive du groupe (17 interprètEs de 10 à 14 ans), vêtu de costumes blancs, simples, fonctionnels, neutres. L’absence de hiérarchie visible entre les interprètEs induit l’idée qu’Ulysse n’est pas seulement un individu, mais une figure collective, portée et mise à l’épreuve par les autres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau est parcouru par des successions de courses, d’arrêts brusques, de changements de directions, d’éclats de voix, de murmures, de respirations, avec des séquences où les danseurs se regroupent, se serrent, formant des masses mouvantes, et des moments plus suspendus, où le temps semble se dilater&nbsp;: un danseur isolé traverse lentement le plateau, pendant que les autres observent ou dessinent des gestes minimalistes en périphérie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une scénographie épurée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chorégraphie qui associe légèreté de la danse et rigueur de l’écriture, et se déploie dans un espace ouvert, épuré, sculpté par la lumière&nbsp;: un plan horizontal (le plateau) et un plan vertical (grand écran en fond de scène) à la jointure desquels se trouve une sphère de la taille d’un ballon, qui va glisser discrètement de gauche à droite du début à la fin de la pièce. Une <em>Odyssée </em>qui ne se conclut pas sur un retour triomphal&nbsp;: les danseurs quittent progressivement le plateau ou continuent de bouger dans un flux ralenti, comme si le voyage ne pouvait jamais vraiment s’achever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ulysse </em>était présenté au<a href="https://www.lezef.org/fr/"> Zef,</a> Scène nationale de Marseille, les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 et 9 janvier</mark></pre>



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