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	<title>Chris Bourgue, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Chris Bourgue, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Avant le soir : Du théâtre social et engagé à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:54:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival Avant le soir a permis au public de découvrir un dispositif particulier qui consiste à s’occuper d’enfants hospitalisés au service hémato-oncologie de l’hôpital La Timone. Il y a 20 ans, Cathy Darietto, profondément touchée par leurs souffrances et leur isolement, créait la compagnie Après la pluie, pour leur venir en aide. Sur l’espace [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival <strong><em>Avant le soir</em></strong> a permis au public de découvrir un dispositif particulier qui consiste à s’occuper d’enfants hospitalisés au service hémato-oncologie de l’hôpital La Timone. Il y a 20 ans, <strong>Cathy Darietto</strong>, profondément touchée par leurs souffrances et leur isolement, créait la compagnie <strong>Après la pluie</strong>, pour leur venir en aide. Sur l’espace dépouillé de la place Labadié, avec les comédiennes <strong>Agnès Audiffren</strong> et <strong>Claire Philippe</strong>, elle expose la genèse de son projet. Visite aux enfants dans les chambres stérilisées, dialogue, écriture, chansons. Il s’agissait de « <em>mettre des mots sur les maux</em> ». Les enfants ont écrit, les musiciens mis leurs mots en musique. Des livres et des CD ont été édités et vendus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience unique, une mise en scène adaptée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tâche délicate car il fallait créer l’empathie en respectant la distance, <strong>Olivier Pauls</strong> s’est attelé à la mise en scène en recueillant le ressenti des comédiennes. Ainsi il y a deux espaces de jeu&nbsp;: celui des chansons, de la poésie et celui de l’expérience des artistes confrontés à une situation si particulière pour des interprètes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La version donnée dans le jardin a dû être adaptée spécialement car les spectacles étaient auparavant joués dans des espaces clos. Les textes des enfants parfois très jeunes sont chantés, ils disent leurs rêves, leurs espoirs, mais aussi leurs douleurs. Écrire et chanter leur a permis d’oublier un moment leur situation. Ils laissent leur «&nbsp;trace&nbsp;», même si certains ont maintenant disparu… Hommage à ces artistes totalement engagés qui trouvent la manière la plus juste possible de rendre compte de la parole de ces enfants qui ont beaucoup parlé d’amour. «&nbsp;<em>L’amour, c’est essentiel</em>&nbsp;», disent-ils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse">…<em>Traces</em>… s’est joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 juillet </mark>place Labadie. <br>Prochaines représentations les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> au jardin Benedetti et le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 août</mark> au square Bertie Albrecht </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>De 10 à 13 : Tribulations d’une adolescente du XXIe siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 11:28:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Camille Dordoigne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Camille a 10 ans en 2006. Dans la cour de récréation, les amitiés se nouent, se déchirent, se rabibochent. Les rêves frétillent puis s’effritent. La vraie Camille, la metteuse en scène Camille Dordoigne, a retrouvé son journal intime en mettant de l’ordre dans ses affaires. Dans ces mots rédigés quinze ans auparavant, elle trouve, inquiétude [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Camille a 10 ans en 2006. Dans la cour de récréation, les amitiés se nouent, se déchirent, se rabibochent. Les rêves frétillent puis s’effritent. La vraie Camille, la metteuse en scène <strong>Camille Dordoigne</strong>, a retrouvé son journal intime en mettant de l’ordre dans ses affaires. Dans ces mots rédigés quinze ans auparavant, elle trouve, inquiétude ou rage, une vérité pure. Brute, l’écriture s’est faite sans calcul n’étant pas destinée à être lue. Avec le recul, elle voit se dessiner sa trajectoire et porte son regard de jeune adulte sur son parcours.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Turbulences de l’adolescence</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a choisi une amie comédienne qui a la même énergie&nbsp;: <strong>Chloé Zufferey</strong> possède une voix aux modulations étonnantes dans les graves qui ouvre d’ailleurs le spectacle. Descendant du fond de la salle, elle saute sur la scène dans un hurlement. S’ensuivent les récits alternés de victoires amoureuses, de défaites et de trahisons. Car le sujet est bien celui des amours de jeunesse, du désir de plaire, du corps qui change, des premières règles…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scénographie est sobre. Un grand tableau noir occupe le fond. Camille y écrit et dessine, note les dates. Les épisodes se succèdent avec cocasserie, recherche de vêtements sexy, jeux de lèvres et de hanches dans le miroir. Épisode enthousiasmant&nbsp;: la comédienne va s’assoir sur les genoux d’un spectateur qu’elle appelle papa et lui donne à lire des répliques imprimées. Tout cela a un charme fou, c’est inventif et léger&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle se fait plus sobre et plus sérieux quand Camille est confrontée au décès de sa grand-mère, découvrant à la fois la douleur de la perte et la crainte de sa propre disparition. Surgissent alors les questionnements sur ce que l’on devient après la mort avec l’angoisse de grandir trop vite. Un spectacle très équilibré et des artistes pleines de promesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>De 10 à 13</em> écrit et mis en scène par <strong>Camille Dordoigne</strong> se joue au<a href="https://theatredutrainbleu.fr"> Train Bleu</a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 23 juillet</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Évangile de la nature : Remélanger les atomes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 11:22:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Christophe Perton met en scène une nouvelle traduction de De rerum natura de Lucrèce, ode à la nature et à la vie, qu’il a retraduite avec Marie NDiaye. Il confie que c’est le bouleversement du confinement qui l’a conduit à cette relecture.  Cette traduction-adaptation du philosophe-poète Lucrèce (98-55 av.J.C) s’adresse à un disciple et lui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christophe Perton</strong> met en scène une nouvelle traduction de <em>De rerum natura</em> de Lucrèce, ode à la nature et à la vie, qu’il a retraduite avec Marie NDiaye. Il confie que c’est le bouleversement du confinement qui l’a conduit à cette relecture. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette traduction-adaptation du philosophe-poète Lucrèce (98-55 av.J.C) s’adresse à un disciple et lui donne des règles de vie, évoquant la misère et les souffrances du monde pendant une pandémie dont les survivants sont morts de chagrin. Selon Lucrèce, Épicure a compris que c’est le ciel et la terre qui ont construit l’univers&nbsp;: il n’y a pas de dieu créateur et immortel, la nature est constituée d’atomes, tout retourne à la terre&nbsp;; et le cycle recommence. La mort inévitable rentre dans le mouvement universel. «&nbsp;<em>Nous n’avons que l’usufruit de la vie</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’immense acteur, <strong>Stanislas Nordey</strong> est totalement habité par cette parole poétique. Vêtu d’un costume noir et transparent, pieds nus, il arpente le plateau comme habité du feu intérieur d’une révélation matérialiste, et cosmique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre du plateau, le ciel, avec nuages ou étoiles. Sur les trois murs, des panneaux où circulent incessamment des images en mouvement : minéraux, espaces déserts, mer et ruisseaux, ciels encore. L’espace scénique prend une dimension cosmique soulignée continûment par la musique organique d’Emmanuel Jessua. On est emporté par ce mélange de mots, de notes et de motifs, dans ce flot d’une modernité étonnante. Qui ne s’interdit pas l’humour, et invite à regarder au-delà de soi et de la possession, vers les étoiles</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Évangile de la nature</em> de Christophe Perron se joue au <a href="https://www.theatredeshalles.com">Théâtre des Halles</a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 25 juillet</mark> à 16h40 </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Avignon Off : « Badjens», le souffle de la liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 15:15:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Badjens, le très remarqué roman de Delphine Menoui sorti en 2024, a été adapté pour le théâtre par son autrice. Récit d’une émancipation, il met en scène Zahra qui manifeste avec d’autres femmes après la mort de Mahsa Amini en 2022, arrêtée pour tenue vestimentaire non conforme à la loi islamiste, et décédée peu après. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Badjens</em>, le très remarqué roman de <strong>Delphine Menoui</strong> sorti en 2024, a été adapté pour le théâtre par son autrice. Récit d’une émancipation, il met en scène Zahra qui manifeste avec d’autres femmes après la mort de Mahsa Amini en 2022, arrêtée pour tenue vestimentaire non conforme à la loi islamiste, et décédée peu après. Les manifestantes enlèvent leur hidjab ou se coupent les cheveux. C’est ainsi qu’est né le slogan «&nbsp;Femmes, Vie, Liberté.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle commence avec Zahrah, interprétée par <strong>Alice Rahimi</strong>&nbsp;; elle veut brûler son foulard. En fond de scène, un écran fait défiler des images de Ralph Moussa sur les manifestations bruyantes de klaxons et de slogans. Avec ce geste de révolte, elle revit des événements marquants, souvent douloureux&nbsp;: à sa naissance les hommes s’en sont désintéressés puisqu’elle était fille, à 4 ans son père l’oublie dans la maison lors d’un incendie, plus tard un garçon l’oblige à une fellation… Sa mère l’a surnommée Badjens, qui veut dire effrontée ou mauvais genre et la soutient secrètement dans sa résistance à la soumission. Elle s’est construite sur ces blessures et à 12 ans s’habille en garçon pour contourner les interdits. La peur l’habite constamment, mais quand elle est à cette première manifestation, elle se sent «&nbsp;au bon endroit.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Projet multidisciplinaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Delphine Menoui a choisi un plateau dépouillé, uniquement occupé de trois cubes rouges, un grand tissu, rouge également, sert de drapeau ou de costume. La musique en live de Renaud Sastre accompagne les textes d’archives et les images, tandis que les chants (en alternance Hura Mirshekari et Fiona Sanjabi) évoquent la voix intérieure de la jeune fille. On s’émeut à cette évocation des femmes sacrifiées qui entonnent le chant de la colère pour libérer enfin la parole et le corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Badjens</em> mis en scène par <strong>Delphine Menoui</strong> s’est donné au <a href="https://www.11avignon.com">*11 Avignon</a> durant tout le festival 2026</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Avignon off : « L’étrangère », Camus revisité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 15:07:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une idée originale qu’a eue Jean-Baptiste Barbuscia&#160;: revoir l’histoire de Meursault à travers le regard de son amoureuse, Marie Cardona. Une contre-enquête commence&#160;: une étudiante, Marie, va voir son professeur pour lui exposer sa vision du roman. Au début, celui-ci y est totalement opposé mais, s’identifiant à l’amoureuse, elle le convaint peu à peu [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C’est une idée originale qu’a eue <strong>Jean-Baptiste Barbuscia</strong>&nbsp;: revoir l’histoire de Meursault à travers le regard de son amoureuse, Marie Cardona. Une contre-enquête commence&nbsp;: une étudiante, Marie, va voir son professeur pour lui exposer sa vision du roman. Au début, celui-ci y est totalement opposé mais, s’identifiant à l’amoureuse, elle le convaint peu à peu en reconstituant l’enchainement des événements. <strong>Marion Bajot</strong> joue son personnage avec passion, sincérité&nbsp;; on la suit et on adhère peu à peu à son regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le metteur en scène cherche à valoriser le rôle de l’enseignant campé par <strong>Fabrice Lebert</strong> dans un parcours scolaire&nbsp;: à travers lui il rend hommage à un de ses professeurs comme Camus lui-même l’avait fait pour son instituteur. Ainsi le rôle de la lecture dans l’ouverture sur le monde et la construction de la personnalité, est valorisé, inventant un nouveau rapport enseignant/enseigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu à peu, Marie endosse le rôle de Marie Cardona et lui donne un relief qu’il n’a pas dans le roman. Elle réinvente des moments du procès, accompagne Meursault sur la plage, s’affronte à Raymond Sintès, celui dont le comportement violent a déclenché le drame. Nous assistons au déroulement d’une enquête, dont les résultats sont notés sur un grand tableau comme ceux que l’on voit dans les bureaux de la police. Face à elle Fabrice Lebert joue tous les rôles masculins avec précision. Le spectacle, convaincant et maîtrisé, amène à réfléchir sur l’évolution des mentalités et la place de la femme. Gageons qu’il déclenchera encore des discussions autour de ce grand roman de Camus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’étrangère</em> de <strong>Jean-Baptiste Barbuscia</strong>, primé en 2025, s’est joué au <a href="https://www.theatredubalcon.org">Théâtre du Balcon</a> durant le <a href="https://www.festivaloffavignon.com">Festival d’Avignon Off</a></pre>



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		<title>Avignon off : « Rumba », la fête des pauvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 15:02:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez un plateau nu et sombre. Le comédien David Murgia, qui appartient au Raoul collectif, célèbre compagnie belge fondée en 2009, plante oralement le décor : un parking vide, un supermarché fermé, un bistro de quartier. Il paraît que des pèlerins vont y venir pour fêter Noël sous les étoiles. Le narrateur veut leur proposer un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Imaginez un plateau nu et sombre. Le comédien <strong>David Murgia</strong>, qui appartient au <a href="https://www.raoulcollectif.be">Raoul collectif,</a> célèbre compagnie belge fondée en 2009, plante oralement le décor : un parking vide, un supermarché fermé, un bistro de quartier. Il paraît que des pèlerins vont y venir pour fêter Noël sous les étoiles. Le narrateur veut leur proposer un spectacle pour se faire quelques sous. Il est en compagnie d’un accordéoniste, <strong>Philippe Orivel</strong>, qui ponctue le récit écrit et mis en scène par l’auteur italien <strong>Ascanio Celestini</strong>.Ce spectacle est la troisième partie d’un triptyque qui évoque les pauvres d’aujourd’hui : les immigrés sans papiers et sans boulot, les sans famille, les invisibles. David Murgia prend à peine le temps de respirer et c’est dans un débit époustouflant qu’il évoque Joseph, le fossoyeur, Job qui fait le café pour son patron et qui ne sait pas lire, la vieille femme à la tête embrouillée. Puis apparaît le personnage de François d’Assise (1182-1226), fils de bourgeois. Pas le saint, le pauvre, celui qui a choisi la pauvreté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Social et politique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une mise en scène sobre et statique, le propos avance par ricochets. Un personnage fait naître une image, puis un autre personnage… À travers des anecdotes amusantes, émouvantes ou tendres se pose la question de la précarité et de l’exclusion sociale. Ascanio Celestini se demande ce que serait François s’il vivait à notre époque et en profite pour égratigner notre société et ses dirigeants,&nbsp;le désintérêt pour les nécessiteux, la poursuite du profit… Un spectacle percutant et poétique, un comédien excellent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Rumba </em>de la Cie Kukaracha s’est joué au <a href="http://lesdoms.eu">Théâtre des Doms</a>, <a href="https://www.festivaloffavignon.com">Festival Off Avignon</a></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Garçon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:55:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qu’être un garçon&#160;?À la demande du metteur en scène Thomas Fourneau,&#160;Simon Grandgeat&#160;a enquêté auprès de collégiens, pour écrire au plus vrai. L’équipe de la compagnie marseillaise La Paloma&#160;l’y a rejoint en résidence. Le résultat : un spectacle enlevé, vivant, touchant dans lequel les deux jeunes interprètes se sont investis avec ferveur. Le plateau est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qu’être un garçon&nbsp;?À la demande du metteur en scène Thomas Fourneau,&nbsp;<strong>Simon Grandgeat</strong>&nbsp;a enquêté auprès de collégiens, pour écrire au plus vrai. L’équipe de la compagnie marseillaise <strong>La Paloma</strong>&nbsp;l’y a rejoint en résidence. Le résultat : un spectacle enlevé, vivant, touchant dans lequel les deux jeunes interprètes se sont investis avec ferveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau est astucieusement occupé par trois espaces de jeu, trois lieux de vie, successivement éclairés. Au début, un père parle de la disparition de son «&nbsp;garçon&nbsp;». Veuf, surchargé de travail il l’a confié à sa sœur, célibataire, qui vit à la campagne.&nbsp;L’adolescent a changé de collège, a perdu ses copains de la ville. Isolé, déboussolé, il devient violent. Une copine de classe lui apporte les devoirs. Peu à peu, un lien se crée. Il lui parle de son refus d’obéir. Mais malgré son attirance, il est violent avec elle… <strong>Joseph Lemarignier</strong>&nbsp;joue les deux rôles masculins,&nbsp;<strong>Sophie Claret</strong>&nbsp;les trois femmes. Les changements se font à vue, le jeu est fluide, contrasté, juste. L’histoire touchante se déroule à un rythme soutenu, souligné par une bande son très pertinente.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHRIS BOURGUE<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 9 au 13 juillet à 20h45<br></mark></strong><br><a href="https://www.festivaloffavignon.com/lieux/102-l-entrepot" type="link" id="https://www.festivaloffavignon.com/lieux/102-l-entrepot">L’Entrepôt</a></pre>



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		<title>Notre histoire dans l’Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ICC aime Les héritages infidèles, et a initié un cycle autour des films d’Ettore Scola qui travaillent, infidèlement, la mémoire de ses films.Le 21 mai, il était question du Bal. Jean-Claude Penchenat avait créé la pièce avec le Théâtre du Campagnol en 1981, Ettore Scola en a fait un film avec les mêmes acteurs en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’ICC aime <em>Les héritages infidèles</em>, et a initié un cycle autour des films d’Ettore Scola qui travaillent, infidèlement, la mémoire de ses films.Le 21 mai, il était question du<em> Bal</em>. Jean-Claude Penchenat avait créé la pièce avec le Théâtre du Campagnol en 1981, Ettore Scola en a fait un film avec les mêmes acteurs en collaboration avec Penchenat en 1983, Ours d’argent à Cannes en 1984. Sans texte et en musique et chansons, sous la direction de <strong>Vladimir Cosma</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film présente près de 40 ans de l’histoire de notre pays depuis le Front populaire jusqu’aux années 70 en passant par la période de la guerre et l’Occupation, la Libération et l’arrivée des américains, la guerre d’Algérie et le racisme, puis mai 68 et le rock and roll. Les différentes séquences se passent dans une salle de bal où se rendent hommes et femmes en quête de rencontres amoureuses. Les comédiennes et comédiens sont exceptionnels, les situations cocasses ou dramatiques. Un vrai régal&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Autobiographie collective</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Ernaux, quand elle commençait l’écriture de <em>Les années</em> (2008), a vu le film en dvd. Elle y a senti une parenté avec son récit, qui s’attache à 60 ans de la vie française et a changé la notion d’autobiographie en la rendant collective. Lors de la rencontre, l’autrice évoque aussi d’autres héritages, sa proximité avec l’œuvre de Louis Guilloux, d’Edouard Louis et rend hommage à Pierre Bourdieu dont la lecture a été pour elle, qui était boursière, une révélation. La lecture du sociologue lui a permis de comprendre que son parcours et son histoire étaient aussi ceux de la société et de ses clivages. C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle explique qu’encore maintenant elle adopte le point de vue de ses parents, qui est leur seul héritage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis elle réaffirme son amour de la littérature qui&nbsp;«&nbsp;brise la solitude dans laquelle nous sommes tous&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



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		<title>Courir et tout balayer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 09:15:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le plateau du théâtre de la Joliette est recouvert de 18 ensembles de vêtements et objets divers (chaussures, gourdes, casquettes, plantes vertes en pots…), des cadres rectangulaires vides sont suspendus au-dessus et seront descendus ou remontés à vue. Une femme vêtue d’un collant chair entre et s’allonge sur le dos. Musique. Les lumières s’éteignent. Puis [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le plateau du théâtre de la Joliette est recouvert de 18 ensembles de vêtements et objets divers (chaussures, gourdes, casquettes, plantes vertes en pots…), des cadres rectangulaires vides sont suspendus au-dessus et seront descendus ou remontés à vue. Une femme vêtue d’un collant chair entre et s’allonge sur le dos. Musique. Les lumières s’éteignent. Puis six personnages, eux aussi en collants, marchent de façon mécanique, traçant des lignes géométriques dans un ensemble parfait, découpant l’espace. Une chorégraphie s’esquisse sur fond musical pendant que l’un d’entre eux dit&nbsp;: «&nbsp;nous n’avons pas à rougir de notre histoire&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette histoire qui sera décrite et vécue en quelques tableaux et changements de costumes effectués rapidement sur scène. La femme qui était allongée se lève d’un bond, saisit un balai&nbsp;: elle est en retard pour commencer son travail, ce qui risque de bousculer les cadences du ménage des chambres. C’est le seul personnage qui porte un prénom, Alice, qui évoque le pays des Merveilles. Comme le personnage de Lewis Carroll, elle court et se joint aux autres. Chacun assure qu’il faut accélérer, mieux organiser travail et activités pour améliorer le monde, veiller à ce que la mécanique ne s’enraye pas au risque de provoquer un désordre mondial…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un grand ménage</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dialogues enchaînés de manière extrêmement rapide ne permettent ni réels échanges ni contacts entre les personnages. Ils sont asexués, sans âme, ni émotion. Ils organisent leur espace et leur temps, luttent ensemble pour le progrès matériel et la réussite personnelle, jugent ceux qui tenteraient une variante&nbsp;! La scénographie et la mise en scène rigoureuses et originales de<strong> Nathalie Garraud</strong> servent le texte violent d’<strong>Olivier Saccomano</strong> qui nous bouscule, nous ouvre les yeux. Un personnage se «&nbsp;demande si nous ne serions pas arrivés au bout de quelque chose&nbsp;?&nbsp;». La fin, inattendue, surprend&nbsp;: les comédiens, toutes et tous excellents, revêtus de la même tenue de techniciens de surface, se saisissent de balais et font un grand tas de tous les costumes et objets. Tout est à reconstruire, à recommencer. Une image dystopique glaçante.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHRIS BOURGUE<br><br>Créé au Printemps des comédiens 2025 de Montpellier, Monde nouveau s’est joué au <a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a> du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars au 3 avril,</mark> en programmation avec le Zef</pre>



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		<title>Des Rose et des épines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:18:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Sabine Wespiesser]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Maryline Desbiolles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maryline Desbiolles, qui n’est pas dépourvue d’imagination, s’est donné une contrainte d’écriture&#160;: demander à des femmes qui portent le prénom Rose, ou ses composés, de lui raconter leur histoire. Suite à une petite annonces sept femmes ont accepté le jeu. Elle en inventera une autre qui porte la voix des sept Rose. Une «&#160;Shéhérazade d’une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maryline Desbiolles</strong>, qui n’est pas dépourvue d’imagination, s’est donné une contrainte d’écriture&nbsp;: demander à des femmes qui portent le prénom Rose, ou ses composés, de lui raconter leur histoire. Suite à une petite annonces sept femmes ont accepté le jeu. Elle en inventera une autre qui porte la voix des sept Rose. Une «&nbsp;<em>Shéhérazade d’une seule nuit&nbsp;(…) sans sultan </em>» qui raconte son histoire pour rester en vie et passer une nuit au chaud dans un hôpital, suite à des blessures dont on ne connaît pas l’origine. «&nbsp;<em>Grand échalas</em>&nbsp;» blessé, meurtri par des brûlures. Sa voix s’élève dans un flux continu, s’adresse à l’infirmière ou l’aide-soignante et les mots et les images se déroulent. Des personnages prennent vie,&nbsp;: Rosie, Rose-Marie ou Rosa, Rosina, Rosetta… Marie-Rose fut la première, la bergère qui emmenait la narratrice enfant dans les collines avec ses chèvres, vêtue d’une jupe plissée couleur du ciel. Puis les personnages de l’enfance, les grands-parents italiens, siciliens pour l’une, calabrais pour l’autre, l’accueil en France où l’une était traitée de bohémienne et rejetée avec ses sœurs et frères, les villages aux rochers gris, la cueillette des fleurs d’orangers enivrantes. Une Rose venue du Nigeria qui ne sait ni lire ni écrire évoque la traversée de la mer et du désert, sans boire ni manger. Et dans toute les histoires, l’apparition d’un cheval noir avec une étoile blanche sur le front.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le ruban des langues</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les souvenirs se mélangent et les mots les servent avec saveur. L’évocation des origines nourrit le récit, les mots éclosent. Maryline Desbiolles entremêle certainement ses propres souvenirs à ceux des Rose quand elle évoque ces villages des Alpes maritimes qu’elle connaît si bien, comme elle en connaît les expressions et les accents, elle-même petite fille d’émigrés italiens parfois dédaignés&nbsp;par des locaux. Son récit commence d’ailleurs avec humour quand elle évoque les <em>o</em> ouvert et fermé de Rose et ces accents qui «&nbsp;déhanchent&nbsp;» la langue. La narratrice s’épanche de plus en plus auprès de l’infirmière et déverse sa parole dans le désordre comme un ruban de mots se déroulant dans les airs, la délivrant. Les anecdotes se succèdent comme des flasches qui s’allument et s’éteignent rapidement, emportant lectrices et lecteurs dans leur sillage.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHRIS BOURGUE<br><br>Rose la nuit de Maryline Desbiolles, Éditions Sabine Wespiesser, 144 pages, 18 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="910" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=696%2C910&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135029" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=783%2C1024&amp;ssl=1 783w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=230%2C300&amp;ssl=1 230w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=768%2C1004&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=1175%2C1536&amp;ssl=1 1175w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=1567%2C2048&amp;ssl=1 1567w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=150%2C196&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=300%2C392&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=696%2C910&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=1068%2C1396&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?resize=321%2C420&amp;ssl=1 321w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?w=1654&amp;ssl=1 1654w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/Rose-la-nuit.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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