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	<title>Elise Padovani, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Elise Padovani, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>L&#8217;Enfant Bélier, c&#8217;est l&#8217;espoir qu&#8217;on assassine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Enfant Bélier s’inspire de l’affaire Mawda, qui a bouleversé la Belgique en 2018, puis est retombée dans l’oubli, effacée par d’autres affaires tragiques touchant d’autres Migrants. Banalisation d’une horreur qui ne peut que se répéter. Alors que ses parents tentaient le passage vers la Grande Bretagne, une jeune kurde de deux ans, est abattue par [&#8230;]</p>
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<p><em>L’Enfant Bélier</em> s’inspire de l’affaire Mawda, qui a bouleversé la Belgique en 2018, puis est retombée dans l’oubli, effacée par d’autres affaires tragiques touchant d’autres Migrants. Banalisation d’une horreur qui ne peut que se répéter.</p>



<p>Alors que ses parents tentaient le passage vers la Grande Bretagne, une jeune kurde de deux ans, est abattue par un policier pendant une course-poursuite. S’en suivent l’indignation générale, la gêne des Politiques, les versions mensongères de la police et plus tard un procès.</p>



<p>Que peut faire le cinéma de ce drame&nbsp;? La cinéaste choisit l’incarnation qui permet de sortir du manichéisme, de viser, non pas la réalité mais la vérité humaine.</p>



<p>Son film est «&nbsp;court, serré et noir&nbsp;», fait appel à acteurs professionnels et non professionnels, se nourrit d’enquêtes approfondies mais se construit comme un thriller qui tend l’arc dramatique jusqu’au climax insoutenable.</p>



<p>Les Migrants ici sont des Syriens. Sara (<strong>Zbeida Belhajamor</strong>) et Adam (<strong>Abdal Alsweha</strong>) ne sont pas mariés&nbsp;; ils font le voyage avec leur toute petite fille, Klara. Ils lui apprennent l’anglais&nbsp;: <em>I’m pretty</em> répète-t-elle.</p>



<p>Les premiers plans cadrent Adam et Sara, de haut, de près, têtes à l’envers, leurs cheveux noirs foisonnants entremêlés. On est à l’intérieur d’une tente. Dans les teintes orangées du jour filtré. La toile délimite un espace intime, une fragile protection pour la petite famille. «&nbsp;Raconte-moi le fond de l’eau&nbsp;» dit Sara à Adam et le sol devient une mer imaginaire dans laquelle ils nagent. Si les traumatismes des noyades des autres ressurgissent, si la peur est lovée dans leur ventre, ils s’aiment et croient à un avenir. Les gros plans les isolent, suppriment le monde extérieur, un instant. Dehors, un camp de fortune aux tentes multicolores, balayé rapidement en plan large. Tous attendent le feu vert des «&nbsp;passeurs&nbsp;» sans foi ni loi, qui les entassent comme du bétail dans des camionnettes.&nbsp; Nous pressentons l’engrenage qui va les happer et les broyer.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Immersion</mark></em></strong></p>



<p>Les véhicules suspects sont suivis par les caméras de surveillance. Le Central de police informe les patrouilles en chasse. On est dans un polar face aux écrans de contrôle. A la cafétéria où les policiers discutent. Dans l’action où ils paniquent.</p>



<p>Marta Bergman croise le point de vue des Migrants aux leurs. Ils sont les instruments d’une politique, mais aussi des hommes, des femmes. La réalisatrice s’attache à leur vie privée, à leurs préoccupations. Le tireur «&nbsp;racisé&nbsp;» (<strong>Salim Kechiouche</strong>), responsable de la mort de Klara, père d’un petit garçon -qui a eu la chance de naître au bon endroit, est ravagé par la culpabilité, traversé par les doutes, tandis qu’autour de lui, cyniquement, sa hiérarchie, ses amis et même sa femme, font corps pour le disculper et défendre l’Institution.</p>



<p>Marta Bergman reste toujours très près de ses personnages, et si elle ne croit pas que le cinéma peut changer le monde, elle pense et prouve qu’il peut en rendre compte, marquer les esprits et provoquer un séisme émotionnel.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>L’Enfant Bélier</em> de <strong>Marta Bergman</strong></p>



<p>En salle le 29 avril</p>
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		<title>LES FLEURS DU MANGUIER : deux petits Poucets dans la jungle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 14:09:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre pourrait être celui d’un poème parnassien, un rêve exotique. Il fait référence en réalité, à un paradis perdu à retrouver. Un manguier poussait devant la maison familiale. Quand le village rohingya a été incendié par l’armée birmane, il a survécu. Un arbre devenu mythique pour Somira, 9 ans et Shafi, 4 ans qui vivent [&#8230;]</p>
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<p>Le titre pourrait être celui d’un poème parnassien, un rêve exotique. Il fait référence en réalité, à un paradis perdu à retrouver. Un manguier poussait devant la maison familiale. Quand le village rohingya a été incendié par l’armée birmane, il a survécu. Un arbre devenu mythique pour Somira, 9 ans et Shafi, 4 ans qui vivent dans un camp de réfugiés au Bangladesh. La grande sœur et le petit frère (dans le film et dans la vie) jouent à cache-cache, à 123 Soleil, rieurs malgré la précarité de leur existence. Somira protège son cadet. Ils n&rsquo;ont plus ni père ni mère. Leur tante les entraîne dans un périlleux voyage pour rejoindre à quelque 3000 km de là, une Malaisie réputée plus douce avec les Rohingyas musulmans, et où les attend leur oncle. Fuite nocturne du camp en petit groupe, embarquement dans un chalut -d’abord cachés dans les cales puis entassés sur le pont, exposés au soleil, à la pluie, méprisés, maltraités, affamés, assoiffés. A l’écran, les jours s’affichent : 14,16… Un voyage interminable, un débarquement précipité sur les rives thaïlandaises, les garde-côtes, les tirs, la fuite, la capture par des passeurs qui mettent les migrants dans des cages de bambous pour les rançonner, la fuite encore et encore, et toujours la peur, la faim. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le Tombeau des Rohingyas</strong></mark></p>



<p>A chaque étape, la perte de ceux qui sont arrêtés par la police, emprisonnés ou tués. A chaque étape, les espoirs d’une vie meilleure qui s’écroulent. Au jour 28, il ne restera que Shafi, perdu dans une grande ville, sous un manguier qui s’échappe du bitume pour frôler les étoiles, et notre gorge qui se serre bien vainement.</p>



<p>D’autres films récents comme <em><a href="https://journalzebuline.fr/moi-capitaine-cap-vers-lenfer/" type="post" id="121754">Moi Capitaine</a></em> de Matteo Garrone ont suivi l’odyssée des Migrants africains. Le nettoyage ethnique des Rohingyas par les Birmans, leur exil semé de tous les dangers, leur condition de réfugiés apatrides parqués au Bangladesh, en Thaïlande, pourchassés, et arrêtés même en Malaisie, restent bien peu connus en Europe. Le cinéma-vérité du réalisateur japonais de facture presque documentaire, premier film tourné entièrement en langue rohingya et réalisé avec plus de 200 personnes issues de cette communauté, répare cette omission. Sa caméra mobile se place à hauteur d’enfants. Sans pathos, avec la force d’un lyrisme profond. Le chef op <strong>Yoshio Kitagawa</strong> creuse la noirceur des extérieurs nuits et on pense parfois pour la relation frère-sœur, merveilleusement mise en scène ici, au déchirant <em>Tombeau des Lucioles</em> <strong>d’Isao Takahata</strong>.</p>



<p>Le film est dédié à tous ceux qui vivent par l’avenir et tous ceux qui ont perdu la vie durant leur périple.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Les Fleurs du Manguier</em> de <strong>Akio Fujimoto</strong></p>



<p><strong>En salle le 22 avril</strong></p>



<p><strong>@Arizona Films</strong></p>
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		<title>Numéro Zéro #9 : le festival aux semelles de vent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
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<p></p>



<p>Du <strong>28 avril au 3 mai</strong>, <strong><em>Numéro zéro</em></strong> revient à Forcalquier et Pierrerue. Pour la neuvième fois depuis 2018. En toute logique, ce devrait donc être, un Numéro 9. Mais le premier nom provisoire du festival avec sa rime en O, est resté. Comme pour signifier un élan originel toujours renouvelé. Dans la salle du Bourguet, dans l’Espace Bonne Fontaine, à la Citadelle, au restaurant Cocotte, à la ferme Les Charentais, dehors et dedans, l’édition proposera des expériences partagées d’écoutes radiophoniques, d’ateliers artistiques, et de cinéma.</p>



<p>Un programme conçu comme un itinéraire qui invite le chaland sur les chemins de transhumance avec <strong>Etienne Rouzis</strong> (<em>La Montée, </em>lecture électroacoustique). En pays forcalquiéren avec <strong>Mélanie Métier</strong> pour écouter le vent dans une création radiophonique&nbsp;: <em>Les Trembles</em>. Ou encore, après avoir participé à son atelier de fabrication d’un orgue éolien, toujours à sa suite, sur la montagne de Lure.</p>



<p>Pas de compétition, pas de thématique, pas de course à l’exclusivité mais une sélection de longs et moyens métrages récents, accompagnés par leurs réalisateurs-trices.</p>



<p>Ainsi <em>La Vie après Siham</em> de <strong>Namir Abdel Messeeh</strong>, récit d’amour et de transmission à ne pas rater  <a href="https://journalzebuline.fr/acidla-vie-apres-siham-une-histoire-damour/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/acidla-vie-apres-siham-une-histoire-damour/">https://journalzebuline.fr/acidla-vie-apres-siham-une-histoire-damour/</a>.</p>



<p><em>Mater Insula</em> de <strong>Fatima Bianchi</strong> qui donne voix, dans une prison à ciel ouvert, à cinq mères pour lesquelles la maternité n’a pas été synonyme d’épanouissement. <em>Queer me</em> d’<strong>Irene Bailo Carraminana</strong> qui nous entraîne dans un squat toulousain occupé par des queers radicaux. On pourra rencontrer la cheffe opératrice son <strong>Christine Dancausse </strong>qui a travaillé sur ces deux derniers films.</p>



<p>Pour un peu de chaleur humaine, on pourra vivre les matins montréalais dans des restaurants aux allures de refuge grâce à <em>La journée qui s’en vient est flambant neuve</em> de <strong>Jean-Baptiste Mees </strong><a href="https://journalzebuline.fr/jean-baptiste-mees-oeufs-bacon-et-tout-le-reste/ )">https://journalzebuline.fr/jean-baptiste-mees-oeufs-bacon-et-tout-le-reste/ </a></p>



<p>A noter, deux œuvres de répertoire&nbsp;: <em>Harlan County USA</em>, le documentaire <strong>Barbara Kopple</strong> sorti en 1976 sur la longue grève des Mineurs de charbon du comté d’Harlan (Kentucky), projeté le 1<sup>er</sup> mai. Et <em>Les Paumés</em> <em>de la mendicité</em> (1994) d’<strong>Artur Aristakisian</strong>, ode aux exclus, «&nbsp;<em>allégorie mystique et visionnaire… à l’usage du monde&nbsp;</em>»</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Programme complet sur le site du Festival&nbsp;: https://festivalnumerozero.com/a-propos/le-festival/</p>
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		<title>The Mad Dog of Europe : Hollywood au temps des nazis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un documentaire incroyable qui donne à voir un film qui n’a jamais été produit. Affiche les pages du scénario dactylographié. Analyse les étapes de cet échec. Reconstitue par un montage d’archives et de témoignages, un Hollywood d’avant-guerre, pactisant avec le tout nouveau régime d’Hitler, par pragmatisme, lâcheté ou sympathie. Frère aîné de Joseph, fils [&#8230;]</p>
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<p>C’est un documentaire incroyable qui donne à voir un film qui n’a jamais été produit. Affiche les pages du scénario dactylographié. Analyse les étapes de cet échec. Reconstitue par un montage d’archives et de témoignages, un Hollywood d’avant-guerre, pactisant avec le tout nouveau régime d’Hitler, par pragmatisme, lâcheté ou sympathie.</p>



<p>Frère aîné de Joseph, fils d’un Juif allemand immigré, dont il cherchera toujours l’admiration. Herman J. Mankiewicz , oscarisé en 1942 pour l’écriture de <em>Citizen Kane</em> avec Orson Welles, est né à New York. Journaliste au New York Times, critique de théâtre, il quitte dans les années 20, Broadway pour Hollywood -parce qu’il y a de l’argent à se faire et que les concurrents possibles «&nbsp;<em>sont des Idiots</em>&nbsp;». &nbsp;D’abord rédacteur de cartons pour les films muets, il s’impose très vite comme un scénariste et dialoguiste de talent. C’est l’époque où les films se produisent à la chaîne&nbsp;: il signe beaucoup de productions frivoles et oubliables. Le projet de <em>The Mad dog of Europe</em> naît peut-être d’un désir de reconnaissance mais aussi de la volonté «&nbsp;d’<em>avoir un impact sur le monde</em>&nbsp;». L’Allemagne est le pays de son père, il connaît la frustration des Allemands après 1918. Il comprend les mécanismes qui vont donner les pleins pouvoirs à Hitler, et projette de réaliser un film antinazi. Ce sera une parabole sur le fascisme, à travers les destins de deux familles, juive et catholique.</p>



<p>De 1933 à 1938, il tentera en vain de mener à bout ce projet. Les patrons des grands studios d’Hollywood sont souvent juifs mais le marché cinématographique allemand est trop rentable pour mécontenter le Reich. Hitler et Goebbels prennent très au sérieux le cinéma, formidable outil de propagande. Ils envoient le consul Georg Gyssling pour surveiller l’image de l’Allemagne Nouvelle dans les productions américaines. Ils ont leurs espions, leurs activistes, leur salle où on projette des films profascistes. Ils peuvent aussi s’appuyer sur l’antisémitisme américain et les idéologies de hiérarchie raciale du KKK. Le chef de la police de Los Angeles craint davantage les Juifs communistes que les Nazis. Ouvriers et techniciens juifs sont licenciés par leurs contremaîtres. Blacklisté par l’Allemagne, Herman est viré des grands studios. Il réécrit le scénario&nbsp;: son Hitler devient Mitler. Et l’Allemagne, une Transylvanie fictive. Mais ça ne suffit pas aux censeurs. Son ami producteur Sam Jaffe associé au projet jette l’éponge. Herman a perdu la bataille.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">N&rsquo;avons-nous rien appris ?</mark></strong></p>



<p>Quand, grâce au travail d’infiltration des réseaux nazis américains par Leon Lewis, et aux nouvelles de plus en plus inquiétantes venues d’Europe, le boss Mayer prend conscience qu’il est sur la liste des Juifs à abattre et qu’il faut, par le cinéma, combattre Hitler, le projet de <em>The Mad Dog of Europe</em> est mort. &nbsp;</p>



<p>Les fils d’Herman combattront les armées d’Hitler. Plus tard, les films hollywoodiens glorifieront les héros américains venus sauver l’Europe et les Nazis seront définitivement des «&nbsp;bastards&nbsp;». Définitivement&nbsp;? Dans l’Amérique trumpienne, ce documentaire de <strong>Rubika Shah</strong> retrouve une pertinence étonnante. Le petit-fils d’Herman, principal narrateur du film, conclut par ces mots&nbsp;:<em>«&nbsp;Il y a toujours des Mitler. Il y a toujours des nationalistes prêts à se ranger du côté des fascistes…la menace du nationalisme semble s’élever et s’affaiblir avec les différentes générations. Mais quand il revient, on se dit&nbsp;:<strong> </strong>n&rsquo;avons-nous rien appris&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>THE MAD DOG OF THE EUROPE</em> de <strong>Rubika Shah</strong></p>



<p> Sortie le 15 avril</p>



<p></p>
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		<title>Truly Naked : Porno et sentiments</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:12:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Truly Naked]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Truly Naked est un film doux sur un sujet dur. Qui joue la carte de la tendresse, de l’émotion et de la complexité dans un milieu dominé par le Phallus triomphant. A la fois, récit d’apprentissage et comédie sentimentale, subtilement féministe, il révèle, comme l’annonce le titre, «&#160;un vrai Nu&#160;», qui ne sera pas seulement [&#8230;]</p>
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<p><em>Truly Naked</em> est un film doux sur un sujet dur. Qui joue la carte de la tendresse, de l’émotion et de la complexité dans un milieu dominé par le Phallus triomphant. A la fois, récit d’apprentissage et comédie sentimentale, subtilement féministe, il révèle, comme l’annonce le titre, «&nbsp;un vrai Nu&nbsp;», qui ne sera pas seulement de chair.</p>



<p>Alec (<strong>Caolán O’Gorman</strong>) est un enfant du porno comme on peut l’être de la balle. Ses parents se sont rencontrés sur un tournage X. Sa mère est morte depuis longtemps. Il vit avec son père Dylan (<strong>Andrew Howard</strong>) qui continue à produire et commercialiser des films porno amateurs. Malgré sa belle cinquantaine (et grâce au viagra), il y joue le partenaire sexuel de jeunes femmes. Alec, devenu un adolescent de 17 ans, introverti, timide et chaste, filme et monte les scènes, très doué et imaginatif dans ce travail. Hors de chez lui, il est le lycéen british, blazer cravate, harcelé par les bandes machos de sa classe. Il souffre de n’avoir pas d’amis. Mais comment en avoir quand sa maison sert de studio X et que des godes anaux peuvent traîner dans les lavabos&nbsp;? Il cache autant qu’il le peut la nature de la petite entreprise familiale. Par souci de mixité, un de ses professeurs le contraint à s’associer à une fille de sa classe, Nina (<strong>Safiya Benaddi</strong>) pour un exposé sur l’addiction aux films porno en ligne. Un pas après l’autre, les deux ados avancent maladroitement, sur la carte du tendre, découvrent leurs secrets respectifs. Dans le décor romantique des falaises littorales anglaises, ou au creux de lits partagés, ils dénudent leur cœur.</p>



<p>Nina voit dans la représentation des pénétrations et des jaillissements de sperme, une célébration du patriarcat, une aliénation des femmes qui cherchent toujours à être aimées même sans plaisir. Une des «&nbsp;comédiennes&nbsp;» fétiches de Dylan, Lizzie (interprétée par une véritable actrice porno <strong>Alessa Savage</strong>, également consultante sur le film) y voit un jeu sans tabou. Entre deux séances, Lizzie crée et vend des tee-shirts aux inscriptions féministes militantes. Elle affirme à Nina avoir trouvé dans ce milieu une certaine liberté et une acceptation -rare dans nos sociétés, de ce qu’elle était.</p>



<p>Pour réaliser son projet, la réalisatrice s’est entourée de femmes. <strong>Philine Janssens</strong>, l’indispensable coordinatrice d’intimité. Et <strong>Myrthe Mosterman</strong>, la chef op dont la photo trouve un équilibre parfait entre la lumière naturelle des espaces publics ou naturels, et celle crue des scènes de sexe, entre le rouge organique d’une chair de pieuvre et le clair-obscur des échanges entre les deux ados.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les yeux grands fermés</mark></strong></p>



<p><strong>Muriel d’Ansembourg</strong> aborde ici, sans didactisme, les questions du consentement, des rapports filiaux, des premières fois adolescentes, du désir. Elle brosse le portrait d’un père atypique que son fils «&nbsp;paterne&nbsp;», entraîné dans la logique de la concurrence effrénée du X, capable d’aller trop loin pour sauver son affaire. Le film d’initiation se marque de moments très forts -voire dérangeants qu’on ne divulgachera pas.</p>



<p>Il propose surtout une réflexion sur la représentation. Il s’agira souvent pour nos deux ados de fermer les yeux pour se faire confiance et mieux voir, de s’éloigner de l’image enregistrée pour ressentir l’authenticité du moment. Dans une des plus belles scènes de <em>Truly Naked</em>, la caméra qui serre de près Nina et Alec, dans l’obscurité d’une chambre, suit leurs doigts parcourant sur une feuille jaunie, les points saillants d’un texte en braille. Mystère d’une écriture qu’ils ne comprennent pas. Découverte de ce qui devient rencontre, lien, caresse.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Truly Naked</em> de <strong>Muriel d’Ansembourg</strong></p>



<p>En salle le 15 avril</p>
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		<title>L&#8217;Œuvre invisible : Le cinéaste qui effaçait ses traces</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Films]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Connaissez-vous Alexandre Trannoy&#160;? Sans doute pas. Comme la plupart des gens. Même cinéphiles. Il a pourtant travaillé avec Jean-Claude Carrière, Claude Lelouch, Michel Boujut, Edouard Baer, Jacques Perrin, Lino Ventura, Anouk Aimée. Réaliser un film sur un cinéaste inconnu qui n’a jamais terminé un seul film, n’a laissé derrière lui aucune bobine, aucune trace à [&#8230;]</p>
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<p>Connaissez-vous <strong>Alexandre Trannoy</strong>&nbsp;? Sans doute pas. Comme la plupart des gens. Même cinéphiles. Il a pourtant travaillé avec <strong>Jean-Claude Carrière</strong>, <strong>Claude Lelouch</strong>, <strong>Michel Boujut</strong>, <strong>Edouard Baer</strong>, <strong>Jacques Perrin</strong>, <strong>Lino Ventura</strong>, <strong>Anouk Aimée</strong>.</p>



<p>Réaliser un film sur un cinéaste inconnu qui n’a jamais terminé un seul film, n’a laissé derrière lui aucune bobine, aucune trace à la Cinémathèque française. Reconstituer son itinéraire à partir de rares photos, de quelques croquis de story board, de bribes d’articles sur des journaux d’époque, d’un vieux ticket de ciné, de témoignages. Collecter les anecdotes et se perdre en conjectures, c’est le projet assez fou, voire casse gueule, entrepris par <strong>Avril Tembouret</strong> et <strong>Vladimir Rodionov</strong>, après une promesse faite à <strong>Jean Rochefort</strong>, ami de jeunesse d’Alexandre. Jean Rochefort leur avait parlé du «&nbsp;personnage&nbsp;». Car Trannoy d’emblée est un personnage. La personne qu’il fut, est mystère et fiction. On ne peut l’appréhender que par l’imagination et l’empathie.</p>



<p>Génie ou imposteur&nbsp;? Artiste maudit poursuivi par une malchance absolue ou mystificateur autodestructeur. Idéaliste ou malade mental&nbsp;? Don Quichotte flamboyant ou cinéaste raté&nbsp;? Le sujet se dérobe sans cesse, irréductible.</p>



<p>Les réalisateurs enquêtent&nbsp;: petites réussites, échecs souvent de leurs patientes investigations. Indice après indice, ils arrachent à l’oubli des fragments de vie. Ceux qui ont croisé Trannoy racontent… encore sous le charme, perplexes, ou furieux à l’instar de <strong>Robert Ackerman</strong> qui des années après, ne lui pardonne pas d’avoir brûlé tous les rushes du film qu’il produisait.</p>



<p>On va de la Croisette à Sunset Boulevard, de Paris au Salvador. Les films ne sont que des listes de titres. Le premier <em>L’homme de l’aube</em> flambe dans le brasier d’une voiture accidentée avant sa projection au festival de Cannes 1954. Il sabote <em>The Last Point</em>, un projet à Hollywood avec son idole de toujours Marlène Dietrich. <em>Le Marin de Gilbraltar</em> s’arrête après quelques jours de tournage. On le retrouve à Cinecittà cabriolant derrière <strong>Giuletta Masina</strong>. Il y aurait volé des bouts de pellicules vierges sur les bobines de <em>La Strada</em> ! Jusqu’à la fin de son parcours où il s’identifiera à <strong>Stanley Kubrick</strong> pour tourner un <em>Napoléon</em> à Fontainebleau, tout, dans sa vie, est inouï&nbsp;! Inouïe aussi, alors que sa réputation de ne jamais finir un film est déjà établie, sa force de conviction pour embarquer dans ses rêves, producteurs et acteurs de renom.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Trop fou pour être vrai ?</strong></mark></p>



<p>On se prend à douter de ce qui est raconté là&nbsp;: n’est-ce pas une fiction déguisée en documentaire&nbsp;? Et les syndromes d’imposture et d’inabouti vont-il rejoindre le film de Tembouret et Rodionov&nbsp;? Leurs propres financeurs s’inquiètent. Mais Rochefort insiste. Et qui peut résister à Rochefort&nbsp;? A côté d’une narration menée en off par Avril Tembouret, la voix chaude du grand comédien est au cœur de cette recherche. Pour Jean Rochefort, mort avant la fin du tournage, le film restera aussi inachevé que ceux de Trannoy.</p>



<p><em>L’œuvre invisible</em> est un bonheur. Ce n’est pas seulement le portrait d’un cinéaste qui vivait dans des films qui n’existaient pas, mais aussi l’hommage à un cinéma disparu,&nbsp;une ode à l’amitié et à la force de la passion. Que reste-t-il d’un désir&nbsp;qui ne s’est pas concrétisé en œuvre&nbsp;? Pour être invisible, l’œuvre n’a-t-elle pas existé&nbsp;? <em>Quelle folie</em>&nbsp;! commente Rochefort en évoquant les extravagances d’Alexandre, avec un mélange d’affection, de regret, de nostalgie, d’admiration. Alexandre Trannoy réussira sa mort présumée, disparaissant en 1980, dans un vol de reconnaissance au-dessus Pacifique, sans laisser de traces.</p>



<p>ELISE PADOVANI<br><em>L’œuvre invisible</em> de <strong>Avril Tembouret</strong> et <strong>Vladimir Rodionov</strong></p>



<p>En salle le 8 avril</p>
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		<title>Romería, le pélerinage à Vigo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 05:57:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Été 93 en 2017, qui mettait en scène une fillette dont les parents mouraient du Sida et quittait Barcelone pour vivre chez son oncle, tante et cousine, dans la campagne catalane. Puis Nos Soleils, Ours d’or berlinois en 2022, qui chroniquait les difficultés d’une famille paysanne à Alcarràs, Carla Simón clôt sa trilogie autobiographique [&#8230;]</p>
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<p>Après <em>Été 93</em> en 2017, qui mettait en scène une fillette dont les parents mouraient du Sida et quittait Barcelone pour vivre chez son oncle, tante et cousine, dans la campagne catalane. Puis <em>Nos Soleils</em>, Ours d’or berlinois en 2022, qui chroniquait les difficultés d’une famille paysanne à Alcarràs, <strong>Carla Simón</strong> clôt sa trilogie autobiographique avec <em>Romería </em>où la protagoniste revient en Galice dont son père est originaire.</p>



<p>Marina (<strong>Llúcia Garcia</strong>) a 18 ans.&nbsp; Elle a été adoptée très jeune et vit à Barcelone. A l’occasion d’une démarche administrative pour obtenir une bourse et intégrer une faculté de cinéma, elle s’aperçoit que son père biologique ne l’a pas reconnue. Elle doit alors reprendre contact avec ses grands parents pour qu’ils authentifient devant notaire cette filiation.</p>



<p>Marina entreprend le voyage vers Vigo, pour obtenir cette légalisation, mais surtout, guidée par le journal intime de sa mère écrit en 1983, pour reconstituer l’histoire d’amour de ses parents et comprendre pourquoi, alors qu’il est mort bien après sa naissance, son père n’est jamais venu la voir.</p>



<p>Elle rencontre ses oncles, tantes, cousins. Se confronte aux récits contradictoires de chacun sur ce père inconnu. Bute sur les non-dits, la rigidité du grand père, ancien directeur d’un Chantier naval, patriarche tout puissant et sur le déni de sa femme paralysée par les préjugés.</p>



<p>A l’écran, s’égrène le calendrier de ce séjour,&nbsp;ponctué par les grandes questions que se pose Marina : cinq jours de l’été 2004 pour les résoudre.</p>



<p>Les images instables tournées en DV par Marina rencontrent celles plus léchées de la réalisatrice. Scènes familiales où elle excelle à isoler la jeune fille et à se glisser dans son regard. Scènes presque documentaires de fêtes votives dans cet été galicien. Scènes fantasmées, épurées dans une lumière domptée par la chef op <strong>Hélène Louvart</strong> quand le film bascule et que la narration se fait presqu’exclusivement du point de vue de la mère. Les années 80, s’immiscent alors dans le présent. La soif de liberté post franquiste. La drogue, le sexe puis le séisme du sida. L’époque de Marina et celle de sa mère se font écho dans les mêmes paysages. Le duo qu’elle forme avec son cousin se superpose au couple de ses parents.</p>



<p><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La mer elle est agitée ou calme mais ça res</mark></strong></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>te la mer</em>.&nbsp;</strong></mark></p>



<p>Cette phrase tirée du carnet maternel qu’en voix off Marina lit ou se remémore, introduit et conclut le film. L’élément marin, est omniprésent dans <em>Romería</em>.</p>



<p>Dans le prénom de l’héroïne, dans sa double ascendance&nbsp;: océan Atlantique par le père, mer Méditerranée par la mère. Dans le décor&nbsp;: port, barque, bateau, crique.</p>



<p>La mer, lieu des jeux joyeux entre cousins, paradis originel. La mer, riche de symboles&nbsp;: mer-mère, surface miroitante et profondeur secrète, baptême et renaissance. La mer où les dauphins des dernières images semblent comme leurs ancêtres mythiques reconduire l’âme des morts vers l’au-delà.</p>



<p>Oui, le bleu infini est paysage et élément constitutif du film de Carla Simon. Le pèlerinage ( sens du mot espagnol «&nbsp;Romeria&nbsp;»)&nbsp; est aussi une navigation avec, comme amer, l’immeuble où les parents de l’héroïne ont habité et de la terrasse duquel ils voyaient l’horizon et les îles Cies. Il faudra à Marina se repérer dans l’espace &#8211; faire au sens propre des «&nbsp;repérages&nbsp;» comme la cinéaste qu’elle est en train de devenir. Se repérer encore dans le temps, faire coïncider les dates, se glisser dans le regard des défunts ou, vêtue d’une robe rouge taillée dans un vêtement paternel, se glisser dans le corps de sa mère à laquelle, on le lui répète, elle ressemble tant&nbsp;!</p>



<p>Le film construit autour d’une douleur, consacre la naissance solaire de Marina en cinéaste débutante et témoigne de la subtilité de Carla Simón en cinéaste confirmée.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Romería</em>, de <strong>Carla Simón</strong></p>



<p>en salle le 8 avril</p>



<p>Ad Vitam</p>



<p></p>
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		<title>[Music &#038; Cinéma] : L’Etrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 13:44:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’eau, la nuit, les cris, la panique, les corps qui luttent pour ne pas se noyer, s’accrochent les uns aux autres. Puis, la fuite dans les bois devant les policiers et les chiens. L’Etrangère &#160;commence, comme beaucoup de films sur l’immigration clandestine, par cette arrivée chaotique. La caméra suit Selma (Zar Amir Ebrahimi ), une [&#8230;]</p>
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<p>L’eau, la nuit, les cris, la panique, les corps qui luttent pour ne pas se noyer, s’accrochent les uns aux autres. Puis, la fuite dans les bois devant les policiers et les chiens. <em>L’Etrangère </em>&nbsp;commence, comme beaucoup de films sur l’immigration clandestine, par cette arrivée chaotique. La caméra suit Selma (<strong>Zar Amir Ebrahimi</strong> ), une Syrienne qui fuit le régime de Bachar al-Assad, laissant derrière elle, un mari dont elle n’a plus de nouvelles depuis son arrestation par les sbires du régime, sa mère et son petit garçon, Rami.</p>



<p>Arrêtée en Hongrie, Selma devrait selon les accords européens y rester. Mais professeur de français, elle a choisi la France. La voilà sans papier, cumulant les boulots non déclarés, à la plonge dans un resto bordelais, femme de ménage dans des bureaux, hébergée par des compatriotes qui la protègent autant qu’ils la surveillent. Étrangère, illégale, invisibilisée mais ne perdant jamais espoir. Déterminée à régulariser sa situation, à faire venir son fils auquel elle téléphone tous les jours, elle se soumet à des procédures que là encore les cinéastes nous ont rendu familières. La réalisatrice se démarquera de ces récits en traitant son sujet comme un mélodrame, une tragédie romantique et un parcours d’émancipation.</p>



<p>Selma rencontre Jérôme (<strong>Alexis Manenti</strong>), un avocat installé dans une confortable conjugalité bourgeoise qui ne le satisfait plus. Entre eux, naît un amour impossible, mais libérateur pour les deux. Se donner l’espace de vivre. S’autoriser le bonheur. Ou comme le mari de Selma (<strong>Amr Waked</strong>) revenu des terribles geôles syriennes, le soulagement coupable devant la mort d’un codétenu parce qu’il laisse plus de place pour déplier ses jambes. Le film explore le sentiment de l’exil, met en scène avec délicatesse et pudeur le déchirement de Selma entre son passé et son avenir, son mari et son amant. Une des plus belles scènes du film les met tous trois en présence. Sans éclat, par le truchement d’une traduction inutile, assurée par Selma, le mari entre arabe et anglais, malgré sa détresse, justifie au-delà de la culpabilité, ce besoin légitime de respirer.</p>



<p>Film pudique, délicat servi avec intelligence par la musique originale de <strong>Valentin Hadjadj</strong>, qui épouse le rythme de la narration et se glisse dans ses silences.</p>



<p>L’exil suppose un déplacement physique mais aussi un déplacement mental et émotionnel. Pour aller de l’avant, c’est sans doute Rami qui a la bonne solution. Il a laissé à Damas bombardé, Nani, l’ami imaginaire qui l’aidait à supporter confinement et solitude. A sa mère qui lui demande pourquoi il ne l’a pas emmené avec lui, Rami répond que Nani est mort sous les décombres du quartier. </p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Le film en compétition officielle a été présenté le 2 avril au cinéma Artplexe en présence de <strong>Gaya Jiji</strong> et de <strong>Valentin Hadjadj</strong></p>



<p>En salle le 17 juin</p>
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		<title>Holding Liat : Et après ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 06:11:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Lance Kramer]]></category>
		<category><![CDATA[Prix du meilleur documentaire-Berlinale2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 7 octobre 2023, en bordure de la bande de Gaza, des brigades du Hamas attaquent des bases militaires israéliennes, un festival de musique près de Réïm et d’autres kibboutz&#160; voisins. Plus de 1200 morts dont 828 civils. Liat Beinin-Atzili et son mari Aviv Atzili, un couple israélo-américains, installés à Nir Oz sont kidnappés ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 7 octobre 2023, en bordure de la bande de Gaza, des brigades du Hamas attaquent des bases militaires israéliennes, un festival de musique près de Réïm et d’autres kibboutz&nbsp; voisins. Plus de 1200 morts dont 828 civils. <strong>Liat Beinin-Atzili</strong> et son mari <strong>Aviv Atzili</strong>, un couple israélo-américains, installés à Nir Oz sont kidnappés ce jour-là, avec 251 autres personnes .</p>



<p>Deux semaines après les faits, <strong>Brandon Kramer</strong> et son frère producteur <strong>Lance Kramer</strong>, parents éloignés de la famille, quittent les U.S.A pour se rendre sur place. «&nbsp;<em>Ce sera un documentaire d’observation</em>, dit le réalisateur américain, <em>nous avions un point d’accès unique pour créer un enregistrement historique de ce moment à travers le cadre d’une famille et nous avons été amenés à un endroit que nous n’aurions pu imaginer au début</em>.&nbsp;»</p>



<p>Kramer va filmer l’impact de l’enlèvement de Liat sur les siens, le calvaire de l’incertitude et de l’impuissance, les démarches entreprises pour exiger du gouvernement des négociations, l’espoir, la colère, le découragement, les choix à faire – parfois contre ses convictions pour obtenir une libération. On va suivre le voyage de Yehuda, le père de Liat, à Washington pour demander l’aide de Joe Biden, des sénateurs et des associations de Juifs américains. Tout le show médiatico-politique où chacun cherche à se servir du drame pour ses propres intérêts. Puis le retour de Liat, libérée après 54 jours de captivité, son courage quand il se confirme que son mari est mort lors de l’attaque d’Octobre, ses retrouvailles avec ses enfants traumatisés. Liat reprenant sa vie, son travail d’enseignante …</p>



<p>On pourrait d’abord approcher ce film par ce qu’il n’est pas. Ni une reconstitution qui ménagerait une sorte de suspense en arc dramatique– on sait dès le début que Liat est revenue. Ni un tire-larmes qui jouerait indécemment sur le pathos. Ni un discours politique général sur le conflit.</p>



<p>Holding Liat c’est surtout le portait d’un homme, Yehuda, frappé dans son amour paternel mais aussi dans ses convictions de gauche laïque. Un homme blessé, un athée en colère contre les Religieux des deux camps antagonistes. Qui déteste Bibi (Benjamin Netanyahou) lui reproche de se foutre complètement des otages et de chercher surtout une justification à sa politique d’annexion. Un israélo-américain, qui est revenu vivre en Israël avec sa femme Chaya, dans les années 70, adhérant à un certain idéal socialiste, de coexistence pacifique. Son frère, désormais installé à Portland, n’a pas pu rester en Israël quand il a appris que le kibboutz où il croyait participer à un monde meilleur était construit sur les ruines de trois villages palestiniens. Dans le tumulte de ses sentiments, filmé souvent de très près, Yehuda crève l’écran.</p>



<p>L’enlèvement de Liat révèle les dissensions et la solidarité familiales. Yehuda a du mal avec les compromis qu’on lui demande. A Washington, il croise l’avocat palestinien Ahmed Mansour venu négocier au Congrès un cessez-le feu. «&nbsp;Nous avons plus de choses en commun que tu ne penses, lui dit Yehuda. «&nbsp;Avant le 7 octobre, je ne t’aurais jamais serré la main&nbsp;», lui avoue Mansour.</p>



<p>Et puis il y a Liat, elle-même, qui refuse de se complaire dans le rôle de victime et de veuve éplorée, qui veut donner «&nbsp;<em>un sens à cette épreuve</em>&nbsp;». Elle se dit plus consciente des choses. <em>Tu te plains des difficultés de ta vie</em> lui avait dit Aziz son mari, <em>mais pense à la vie de ceux qui sont de l’autre côté de la barrière</em>. Tout le monde veut vivre ici, du Jourdain à la Méditerranée et pense que les autres pourraient vivre ailleurs, commente la jeune femme. La famille de son ravisseur, qui l’a bien traitée, était très religieuse, raconte-t-elle, elle pensait qu’on pourrait provisoirement, cohabiter, jusqu’à ce que tout le monde se convertisse à l’Islam. Comment ne pas exclure l’autre, comment le penser quand l’engrenage de la haine n’en finit plus de tourner ?</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Holding Liat</em> de <strong>Brandon Kramer</strong></p>



<p>En salle le 1<sup>er</sup> avril</p>
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		<title>Yellow letters : Liberté sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Les lettres jaunes, ce sont celles qu’ont reçues, entre 2016 et 2019, quelque 2000 artistes, suspendus et traduits en justice pour avoir signé une pétition pour la paix. <strong>Ilker Çatak</strong> est parti de faits réels&nbsp;: depuis la tentative de putsch de 2016, le régime d’Erdogan a poursuivi et intensifié sa politique de musèlement des oppositions. Le réalisateur voulait tirer un signal d’alarme devant ces attaques de plus en plus violentes contre la liberté d’expression. Mais il désirait aussi écrire une histoire d’amour et de mariage. Le scénario, co-écrit avec sa femme <strong>Ayda Meryem&nbsp;Çatak</strong> et <strong>Enis Köstepen</strong>, tissera intimement les deux fils.</p>



<p>Derya (<strong>Özgü Namal</strong>), star du théâtre national d’Ankara et Aziz (<strong>Tansu Biçer</strong>), dramaturge et professeur à l’université, forment un couple uni. Ils vivent dans un appartement bourgeois qu’ils achètent à crédit, et affrontent avec humour la crise d’adolescence de leur fille, Ezgi ( <strong>Leyla Smyrna Cabas</strong>). Leur vie bascule quand, comme ses collègues progressistes, Aziz reçoit des autorités la fameuse lettre jaune. Il est suspendu de ses fonctions universitaires, les représentations de sa pièce où jouait sa femme sont annulées. Derya, qui refuse de se soumettre, est éjectée de la troupe. Le procès intenté par le collectif des professeurs contre l’état pour licenciement abusif doit se tenir sept mois plus tard. Privés de travail et d’argent, Derya et Aziz partent à Istanbul où ils retrouvent leur famille. La mère d’Aziz les héberge dans son petit appartement. Le frère de Derya, commerçant aisé, conservateur et religieux, ami du chef de la police, trouve un boulot de taxi de nuit à son beau-frère. A côté de ce job alimentaire, Aziz écrit une nouvelle pièce. Le couple monte le projet avec un ami, directeur d’un théâtre privé&nbsp;: ce sera «&nbsp;<em>Yellow letters</em>&nbsp;» où Aziz se mettra à nu, au propre comme au figuré tandis que Derya se «&nbsp;compromettra&nbsp;» à la télé.</p>



<p>Comme dans son précédent opus, <em>La salle des profs</em>, <strong>Ilker Çatak</strong> place ses personnages sous une pression qui révèle leur nature et alimente l’énergie de la mise en scène. La caméra se porte au cœur des tensions et tout le film se tend. Aziz, l’idéaliste, convaincu que le théâtre peut sauver le monde, Derya, rebelle mais pragmatique. Jusqu’où peut-on aller pour subvenir à ses besoins et assurer l’avenir de ses enfants&nbsp;? Le film ne se contente pas de dénoncer l’arbitraire d’un pouvoir autocratique, il observe ses effets pervers dans la conscience même de chaque individu, et presque cliniquement les déchirures qu’il induit dans le couple.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Pas si exotique</strong></mark></p>



<p>Berlin et Hambourg figurent au générique aux côtés des acteurs. Les deux villes allemandes jouant respectivement les rôles d’Istanbul et d’Ankara. Sans souci de masquer cette convention &#8211; des inscriptions urbaines peuvent se lire en allemand, mais en effaçant par le cadrage et la dynamique du film, d’artificielles frontières -un ferry à Hambourg sera semblable à ceux du Bosphore. Ce dispositif particulier donne à cet artifice quasi théâtral (on fait comme si) une portée plus générale. <strong>Ilker Çatak</strong> refuse l’extériorité et l’extraterritorialité. Le mécanisme de mise sous tutelle des artistes et des universitaires dans des régimes fascisants n’est pas un phénomène «&nbsp;exotique&nbsp;». Il est présent et de plus en plus prégnant dans de nombreuses démocraties occidentales.</p>



<p>Le film s’ouvre et se ferme sur un plateau de théâtre. Non seulement parce que les protagonistes sont des gens de théâtre mais peut-être aussi parce que le théâtre, par son origine, est le lieu privilégié de la cité et de la démocratie.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Yellow letters</em> de <strong>Ilker Çatak</strong> en salle le 1<sup>er</sup> avril</p>
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