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	<title>Archives des Idées et rencontres - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Idées et rencontres - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’heure de La Dernière tournée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:47:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. J’ai vu que non content d’écrire des livres, des bandes-dessinées, des spectacles… vous voulez désormais écrire une nouvelle constitution pour la France&#160;! Guillaume Meurice. Tout à fait&#160;! Mais je ne le fais pas tout seul, je le fais avec le peuple de France&#160;! Au départ le projet est né sur Twitch [plateforme de streaming [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. J’ai vu que non content d’écrire des livres, des bandes-dessinées, des spectacles… vous voulez désormais écrire une nouvelle constitution pour la France&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Guillaume Meurice.</strong> Tout à fait&nbsp;! Mais je ne le fais pas tout seul, je le fais avec le peuple de France&nbsp;! Au départ le projet est né sur Twitch [<em>plateforme de streaming en direct, ndlr</em>], avec Eugénie Mérieau qui est constitutionnaliste. Les gens font des propositions, on réfléchit ensemble, on rebondit. On vient aussi de lancer la wikiconstitution sur le site «&nbsp;ecrivonsla.fr&nbsp;»&nbsp;: les gens écrivent, débattent, ça marche tout seul. On va continuer, les gens ont beaucoup d’idées, c’est super enthousiasmant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Désolé pour cette question faussement naïve, mais qu’est-ce qui ne va pas dans cette V</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> République&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de choses ! Le plus important, c’est le présidentialisme. Le pouvoir qui est donné au président est complétement fou. Il suffit d’aller lire la constitution et voir ses attributions. Il y a bien sûr l’article 16 qui peut lui donner tous les pouvoirs s’il décide que c’est la merde en France. Mais il y a plein d’autres trucs problématiques, notamment sur le plan local. En nommant les préfets, il peut placer ses pions, un peu comme dans le jeu de société Risk&nbsp;! Mais ce n’est pas étonnant, cette constitution a été écrite par de Gaulle, un militaire. Il y a vraiment une stratégie d’occupation de territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre première date de la tournée devait se tenir à Auray (Bretagne), avant que la nouvelle majorité municipale n’annule votre venue. Cette annulation est parlante du climat actuel en France&nbsp;: il y a une bataille culturelle qui se joue, et je crois que vous ne vous cachez pas de la mener.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui il y a une offensive réactionnaire. Nous, au départ, on est juste des clowns, pas des soldats dont le but est de mener une bataille. Mais il se trouve qu’il y a une offensive qui se joue contre nous. Je me suis fait virer de France Inter, et Pierre-Emmanuel Barré… je n’en parle même pas. Je croyais que la <em>cancel culture</em> était un problème pour les gens de droite, mais ça ne les dérange de nous <em>cancel</em>&nbsp;! Donc on est plutôt en défense, pas en attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je ne sais pas si la bataille est gagnée, mais votre succès sur Radio Nova, et le succès de toute la station, est un bon signe non&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui&nbsp;! On est même écouté par des gens qui ne nous aiment pas, mais qui nous aiment bien quand même. Je viens de recevoir un message à l’instant qui disait&nbsp;: «&nbsp;<em>vous êtes les gens les plus drôles du moment et pourtant je suis de droite&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même Hanouna dit que vous avez beaucoup de talent&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai vu ça oui&nbsp;! Il est un peu obligé, puisqu’il fait de la pseudo-analyse de média, et qu’on parle pas mal de nous…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faisons nous aussi un peu de pseudo-analyse de média. Comment explique-t-on votre succès&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’émissions comme ça. Les gens qui aiment bien ce type d’humour n’ont pas tellement le choix. C’était le cas avant déjà. Les espaces de liberté ont toujours été assez cantonnés. Avant il y avait l’esprit Canal, ensuite France Inter a incarné ça pendant un temps, et maintenant ça s’est déplacé sur Nova. Il y a aussi une uniformisation des médias puisque c’est Cnews qui donne le la. Ils essaient tous de faire du sensationnalisme, des débats, du clash… on n’est pas vraiment là-dedans chez Nova. Peut-être que beaucoup de gens en ont marre du discours ambiant, et veulent entendre d’autres choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette bataille culturelle, l’extrême droite s’est attaquée à l’audiovisuel public lors de la commission d’enquête. En tant qu’ancien salarié de France Inter, et même si la station vous a viré pour une blague, vous êtes-vous senti solidaire des équipes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui bien sûr. Si je me suis fait virer de France Inter c’est à cause de ces mêmes gens. Si Pascal Praud ne parle pas de moi dans son émission je ne suis pas viré. Eux, leur objectif, c’est de privatiser l’audiovisuel public à leur botte. Donc ils continuent leur offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant leur seul argument contre nous c’était de dire «&nbsp;<em>c’est avec notre argent </em>», mais maintenant qu’on est sur Nova [<em>une station privée, ndlr</em>], ils se sont niqués le seul argument qu’ils avaient&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourtant ce serait pas mal l’équipe de la Dernière dans une commission d’enquête non&nbsp;? Toi ou Aymeric Lompret face à Charles Alloncle, on a tous envie de voir ça.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi aussi&nbsp;! Il y a eu une rumeur comme quoi j’allais être convoqué. J’avais repassé ma chemise, et j’avais même mis un slip propre&nbsp;! Mais non, ils ne sont pas allés jusque là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous partez dans une tournée estivale, dans des villes de moins de 50 000 habitants. Vous voulez prendre le pouls de la France, un peu comme Gabriel Attal&nbsp;quand il va dans l’Aveyron ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui c’est ça&nbsp;! Mais on avait surtout envie de partir ensemble en colonies de vacances. C’est Juliette Arnaud qui a eu l’idée. À l’origine, on souhaitait aller seulement dans les petits bleds, et puis on s’est dit que c’était dommage de se couper de villes de banlieue, de préfectures… donc on a limité à 50 000 habitants. On voulait aussi que ce soit gratuit et en plein air. Un peu comme quand on était petits, il y avait les caravanes des plages, c’était Europe 1 qui faisait ça… avant que Bolloré ne rachète tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’ai lu dans </strong><em><strong>Ouest-France</strong></em><strong> que vous alliez reprendre les micros-trottoirs. Vous allez donner la parole aux Martégaux le 30&nbsp;juin ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui c’est la bonne occasion. On arrivera dans chaque ville un jour ou deux avant l’émission, donc ça laisse le temps de discuter, de vadrouiller, et donc d’interroger les gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Connaît-on déjà les invités qui seront présents&nbsp;à Martigues ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invité principale c’est Gwenola Ricordeau, une sociologue qui travaille sur les prisons, et qui va rester avec nous pendant deux heures. On aura aussi une des porte-paroles des Pilotes volontaires&nbsp;: une association qui prend des avions pour faire des rondes, des patrouilles, et repérer les bateaux de migrants en perdition dans la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand on vous écoute, on ne sent jamais d’inquiétude pour la prochaine élection présidentielle. C’est juste de la façade ou vous êtes sincèrement optimiste&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me pose pas trop la question. Si les gens ont envie d’avoir un facho à la tête du pays, ils verront ce que ça donne… Après ils seront déçu et ils diront&nbsp;: «&nbsp;<em>je pensais qu’ils allaient mettre tous les immigrés dehors mais en fait il n’y a pas de budget&nbsp;!</em>&nbsp;» Je regarde aussi ce qu’il se passe à l’étranger. À part Trump, qui est complètement zinzin et qui a les moyens de sa folie, les autres dirigeants d’extrême droite, au bout d’un moment, la baudruche se dégonfle. J’ai peut-être un biais optimiste qui me fait dire&nbsp;: «&nbsp;<em>on s’en sortira toujours&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scores de l’émission démontrent aussi que ce n’est pas gagné pour les fachos. Plein de gens veulent résister à ça, entendre un autre discours, apprendre de choses, et ne pas être résigné. Ce qui est le plus surprenant, c’est les gens qui sont surpris. Un peu comme les pseudos-observateurs qui étaient étonnés du score du NFP aux législatives. Comme si aujourd’hui il n’y avait plus de gens favorables à plus d’égalité et plus de répartition des richesses. Oui ces gens existent encore, mais ils sont médiatiquement beaucoup moins représentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



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		<title>Annie Ernaux rencontre Scola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:28:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre Les Années, fresque d&#8217;une génération racontée à travers le prisme du temps [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre <em>Les Années</em>, fresque d&rsquo;une génération racontée à travers le prisme du temps qui passe, fait écho direct au cinéma d&rsquo;Ettore Scola.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soir-là, dans le cadre du cycle <em>Les Héritages infidèles d&rsquo;Ettore Scola</em>, sera projeté <em>Le Bal</em> (1983), couronné de trois César. Sans un seul dialogue, ce film singulier est entièrement porté par la musique et la danse, laissant aux corps le soin de raconter l&rsquo;Histoire, la solitude et le désir sur une période de 50 ans. Une rencontre littéraire et cinématographique exceptionnelle modérée par Annalisa Romani, responsable de la rétrospective Scola. </p>



<pre class="wp-block-verse">A.-M.T.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mai<br></mark>Institut culturel italien, Marseille</pre>



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		<title>Faire place aux histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:25:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. Claudio Milanesi rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. <strong>Claudio Milanesi</strong> rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite du festival ne cessera de le confirmer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’EJCAM le matin même, puis le lendemain à l’Hôtel d’Olivary, la question ukrainienne s’impose comme un point nodal du programme, notamment lors de la rencontre <em>Comprendre la situation en Ukraine</em> avec <strong>Constantin Sigov</strong> et <strong>Sergiy Kvit</strong>. Dans leur sillage, <strong>Tetyana Ogarkova </strong>et <strong>Anastasia Fomitchova</strong> ouvrent de nouvelles perspectives : écrire, ici, consiste à documenter la guerre, à maintenir des lignes de vérité dans un contexte saturé de récits concurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire, langue et récits fragmentés</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Invitée d’honneur, <strong>Helena Janeczek</strong> prolonge ce déplacement. Première femme lauréate du Prix Strega, elle a consacré une grande partie de son œuvre à raconter une histoire familiale traversée par la déportation et l’exil &#8211; des Juifs polonais passés par l’Allemagne puis l’Italie.<br>Pour elle, la fiction ne disparaît jamais : elle subsiste, y compris dans les récits les plus soucieux de coller à l’Histoire. La mémoire, avance-t-elle, consiste précisément à combler ses lacunes. Interviewée avec une émotion palpable par <strong>Federica Gianni</strong>, dont le travail de thèse a porté, entre autres, sur son œuvre, elle revient sur les identités fragmentées, les langues qui circulent et se répondent. Dans un italien étonnamment limpide pour les francophones, Helena Janeczek répond avec un plaidoyer pour les dialectes, qu’elle envisage comme un moteur paradoxal du multilinguisme et, peut-être, de l’entente entre les peuples. Du milanais au catalan, tant de similarités demeurent, argue-t-elle, évoquant <strong>Mar García Puig</strong>, invitée lors du festival dans une rencontre présentée par <strong>Ikram Chilah</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>Sylvie Tanette</strong>, le festival semble revenir à un terrain plus proche&nbsp;: le récit d’une fille d’immigrés italiens venus élire domicile à Marseille. Mais <em>Une vieille colère</em> (2024) marque pour l’autrice un basculement : pour la première fois, la romancière renonce à la fiction. À l’oral comme à l’écrit, elle impressionne par la netteté de sa pensée autant que par une forme de candeur. Notamment lorsqu’elle avoue ne comprendre souvent ce qu’elle a écrit qu’après coup. Ce terrain vague australien qui surgit dans son récit, elle ne réalise que bien plus tard qu’il reconstruit celui de son enfance phocéenne – le mot, dit-elle, a un sens, pour une génération qui a entremêlé le récit de ses origines à ceux des mythologies grecques et romaines. La non-fiction devient alors un moyen d’affronter ce qui résiste : une histoire familiale marquée par des zones troubles, par des vérités difficiles à regarder. La colère demeure, intacte, mais elle se double d’un humour sec, presque inattendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir, <strong>François Beaune</strong> prolonge cette attention au réel dans une veillée où chacun est invité à partager une histoire vécue. Autour de vin et de victuailles, les récits circulent, se répondent, s’agrègent &#8211; comme une archive vivante en train de se constituer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hériter sans détour</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, un dialogue rare se noue entre <strong>Vanessa Springora</strong> et <strong>Francesca Melandri</strong>, toutes deux réunies autour des liens entre mémoire intime et histoire collective. Leur point commun est frappant : en 2022, la guerre en Ukraine interrompt leurs projets d’écriture respectifs. Toutes deux se tournent alors vers leurs histoires familiales. Vanessa Springora évoque, dans la lignée d’Annie Ernaux, un désir d’« <em>archéologie de soi</em> », du côté paternel &#8211; où elle découvre des vérités qui ont nourri les récits instables de son père, jusqu’à l’ombre d’un grand-père engagé aux côtés de l’armée nazie. Francesca Melandri, de son côté, revient sur l’histoire d’un père impliqué dans la campagne italienne en Russie &#8211; c’est-à-dire, souligne-t-elle, sur le territoire de l’Ukraine actuelle, « <em>car personne ne le rappelle</em> ». Entre elles, une même exigence : ni expliquer, ni absoudre. Mais comprendre.Une idée commune s’impose : « <em>plus on écrit, plus on se rend compte que l’indicible existe.» </em>Ni justification, ni absolution. Plutôt un geste commun : comprendre sans simplifier, ouvrir des lignes de réflexion plutôt que clore les récits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La politique écrite au féminin</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On est frappée, surtout, par la rareté d’un tel moment. Quand a-t-on vu, en littérature, des autrices ausculter ainsi leurs héritages politiques familiaux ? Quand les a-t-on entendues discuter, ensemble, de politique internationale avec une telle précision, et un tel souci de l’écoute ? Dans sa capacité à ne jamais réellement théoriser ce qu’il met en place, Effets Réels célèbre autant qu’il rend possible une manière singulière et précieuse de faire de la littérature. Une respiration &#8211; dont on espère qu’elle saura durer.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le festival a eu lieu dans divers lieux à Aix et Marseille du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 12 avri</mark>l et a été organisé par Ikram Chilah, Federica Gianni et Claudio Milanesi.</pre>
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		<title>Le polar s’invite dans les Calanques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Lecture et détente ne sont pas incompatibles, loin de là. Avec <em><strong>Polar en Calanques</strong></em>, le Comité des Fêtes de La Couronne fait le pari de réunir lecteurices et auteurices de la région dans le cadre estival et atypique de la plage de la Saulce, à Martigues. Installé en bord de mer, l’événement propose de mêler littérature et rencontres, tout en faisant (re)découvrir le polar. Fort du succès de sa première édition, qui avait séduit à la fois les passionné·es et les curieux·ses, le rendez-vous réunit cette année encore une dizaine d’auteur·ices de la région. Parmi eux : <strong>Patrick Barbuscia, Florence Bremier, Cécile Carello, Cécilia Castelli, Marianne Chabadi, Gilles Del Pappas, Pierre Dharréville, Jean-Claude Di Ruocco, Peggy François, Maurice Gouiran, Gabriel Katz, Anouk Langanay, Audrey Sabardeil </strong>ou encore <strong>Pascal Thiriet</strong>. L’occasion de découvrir des univers singuliers et d’explorer la diversité de ce genre au contour mystérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le polar : un genre à part</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois confondu avec le roman policier, le polar se distingue par un regard davantage social et profondément politique. De Ken Follett et sa fresque <em>Les Piliers de la Terre </em>jusqu’à <em>La Calanque </em>de Gilles Del Pappas &#8211; figure emblématique du polar marseillais -, le polar couvre un large spectre et constitue un véritable outil de critique sociale. Là où le roman policier se concentre sur la résolution d’un crime, le roman noir, interroge les failles de la société. Ses dimensions socio-politiques en font un genre vivant, en mouvement constant, puisant autant dans le réel que dans l’intime. Par chance la région ne manque pas de talents dans ce genre, comme en témoignent les auteur·ices invité·es au festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des auteur·ices de la région et des surprises</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle édition met la lumière sur plusieurs auteur·ices de la région, sélectionnés pour le prix littéraire de Polar en Calanques. La marseillaise Audrey Sabardeil viendra présenter son dernier livre <em>Cargo Blues</em>, un polar à l’univers à la fois sombre et méditerranéen, qui suit l’histoire d’un navigateur entre la Cité Phocéenne et la Corse. Florence Bremier proposera quant à elle, avec <em>Les héros sont fatigants</em>, un polar antique teinté d’humour. Pascal Thiriet viendra présenter son dernier roman <em>Micca</em>. Enfin, Patrick Barbuscia poursuit ses explorations de l’univers sicilien avec <em>Le Tocar, </em>une création remplie d’ironie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certains sont en lice pour le prix littéraire, d’autres seront simplement présents pour dévoiler leurs œuvres. Des auteurices, comme Maurice Gouiran, figure du polar engagé, ou encore Cécilia Castelli, dont les romans explorent les failles familiales, seront au rendez-vous. Mais au-delà des prix, et des rencontres, le public pourra aussi assister à des tables rondes, participer à des ateliers d’écriture, à un escape game, un rallye BD et même profiter de jolis intermèdes musicaux animés par le Studio 14. Une journée qui promet d&rsquo;être littéraire, conviviale et festive avec un supplément : baignade et pied dans le sable.</p>



<pre class="wp-block-verse">Carla Lorang<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mai<br></mark><br>Plage de la Saulce, La Couronne, Martigues</pre>
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		<title>10 ans, et toujours à la page</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:46:14 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondé par la libraire Nadia Champesme et l&rsquo;éditrice Fabienne Pavia, <em><strong>Oh les beaux jours&nbsp;!</strong></em> fête ses dix ans. Et pour cet anniversaire, le festival littéraire ne se contente pas de souffler les bougies, il nous emmène au cœur de ce qui fissure, résiste, disparaît et renaît autour de six thématiques&nbsp;: de la «&nbsp;Désintégration&nbsp;»à la «&nbsp;Terra incognita&nbsp;», en passant «&nbsp;Par le corps&nbsp;» les «&nbsp;Contes et légendes modernes&nbsp;», «&nbsp;l&rsquo;Histoire en nous&nbsp;» et les «&nbsp;Vies secrètes&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que se passe-t-il quand les cadres cèdent, les systèmes sociaux et politiques se désintègrent ? <strong>François Bégaudeau</strong>, <strong>Guillaume Poix</strong>, <strong>Cédric Gerbehaye</strong>, <strong>Arno Bertina</strong> ou encore <strong>Clément Camar-Mercier</strong> et <strong>Loïc Hecht</strong> explorent les glissements – carcéraux, guerriers, numériques – d&rsquo;un réel de plus en plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la désintégration n&rsquo;est jamais séparable de ce qui lui résiste et en particulier le corps : <strong>Chowra Makaremi</strong> et <strong>Laurine Roux</strong> montrent comment les émotions et les liens affectifs deviennent des formes de résistance tandis que <strong>Nathacha Appanah</strong> et <strong>Negar Haeri</strong> offrent des mots à des corps révoltés, exposés à la violence extrême. <strong>Marwan Mohammed</strong> et <strong>François Beaune</strong> rappellent que par l&rsquo;éducation populaire – avec laquelle il est urgent de renouer –, d&rsquo;autres chemins d’intégration sont possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La littérature exhume</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension entre brisure, transmission et re-création traverse aussi la façon dont circule l&rsquo;Histoire en nous. De la déportation de Jorge Semprún au destin brisé de Kid Francis – jeune champion de boxe marseillais pris dans la tourmente des rafles du Vieux-Port –, des résonances contemporaines de la peste noire dont nous parle <strong>Patrick Boucheron</strong> à la révolte iranienne portée par Chowra Makaremi, c&rsquo;est cette mémoire blessée qui se raconte y compris par les voix de <strong>Pierre Singaravélou</strong>, <strong>Maylis de Kerangal</strong>, <strong>Neige Sinno</strong> ou <strong>Philippe Sands</strong>. À travers <strong>Marin Fouqué</strong> et <strong>Samira Negrouche</strong>, les héritages entre la France et l’Algérie trouvent une voix. Et c’est avec ses amis musiciens que <strong>Joann Sfar</strong> donne, par le dessin, forme et visage, à un passé en tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature a ce pouvoir singulier de faire surgir les non-dits, d&rsquo;exhumer. <strong>Véronique Le Normand</strong> réhabilite <strong>Hilma af Klint</strong>, peintre pionnière de l&rsquo;abstraction longtemps invisibilisée. <strong>Jakuta Alikavazovic</strong> et <strong>Christophe Boltanski</strong> sondent les parts d&rsquo;ombre dans les destins familiaux. <strong>Marie Richeux</strong> interroge la persistance des absents, en écho aux voix qu&rsquo;<strong>Amaury da Cunha </strong>fait surgir comme des fantômes, tandis que <strong>Mathieu Simonet</strong> tente de continuer à vivre après la disparition de son mari. Pour la soirée anniversaire, les auteurs·ices sont invité·e·s à dévoiler leurs lectures inavouables, ce moment où la littérature cesse d&rsquo;être une posture pour redevenir un plaisir honteux et vivifiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apprendre à se perdre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Intemporel, le mythe, lui, irrigue toujours le présent même s’il prend de nouveaux visages. <strong>Marwan Chahine</strong>, <strong>Amira Ghenim</strong>, <strong>Abdellah Taïa</strong> et <strong>Nassera Tamer</strong> composent ensemble sur scène la performance <em>Omar Sharif, ma grand-mère et moi</em>, récit mêlant souvenirs et figures des deux rives. <strong>Atiq Rahimi</strong> transforme l&rsquo;exil en écriture qui sauve, <strong>Louise Rose</strong>, <strong>Kinga Wyrzykowska</strong> et <strong>Camille Potte</strong> déplacent les codes du conte vers des territoires féministes, <strong>Théo Casciani</strong> accède à son île intérieure guidé par la voix d&rsquo;<strong>Aurore Clément</strong>, et <strong>Anthony Martine</strong> transmute le conte en expérience scénique afro-queer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire, c&rsquo;est aussi apprendre à se perdre : de la préhistoire arpentée par <strong>Marc Graciano</strong> et <strong>Pierre Schoentjes</strong> à la Malaisie de <strong>Tash Aw</strong>, de l&rsquo;Albanie de <strong>Marie Charrel</strong> aux labyrinthes intérieurs de <strong>Benoît Coquil</strong>, la Terra incognita est un graal pour les désirs qui cherchent une terre où se dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Côté scène, <strong>Vincent Delerm</strong> clôturera le festival entrelaçant chansons et livres de chevet. Le cabaret queer <strong>La Bouche</strong>, <strong>Maissiat</strong> et <strong>JP Nataf</strong> promettent des soirées mémorables. Les siestes acoustiques – très appréciées –, la bande dessinée, la littérature jeunesse la poésie, les lectures musicales et le prix du barreau de Marseille, complètent ce panorama déjà totalement enthousiasmant au sein duquel dans lequel – et c’est un scoop –, Albert Camus devrait venir faire une apparition. De bien beaux-jours en perspective.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/">Oh les beaux jours !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 31 mai<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>Audiovisuel public : La télé, un bien commun ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:03:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis juillet 2025, la commission culture du PCF, présidée par Pierre Dharréville, initie des rencontres sur « l’état d’urgence culturel » et Pierre Laurent, responsable du collectif médias de cette commission, a organisé ces tables rondes qui ont fit le point sur les menaces et attaques, mais aussi rappelé l’histoire riche et fascinante de l’audiovisuel [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis juillet 2025, la commission culture du PCF, présidée par Pierre Dharréville, initie des rencontres sur « l’état d’urgence culturel » et Pierre Laurent, responsable du collectif médias de cette commission, a organisé ces tables rondes qui ont fit le point sur les menaces et attaques, mais aussi rappelé l’histoire riche et fascinante de l’audiovisuel français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Informer, cultiver divertir sont les trois missions de l’audiovisuel public. Si les restrictions imposées à la création audiovisuelle sont inquiétantes (voir encadré I-a ci-dessous), celles sur l’information mettent en danger la démocratie, a magistralement rappelé <strong>Dominique Pradalié</strong>, présidente de la Fédération Internationale des Journalistes, et ancienne secrétaire générale du Syndicat National des Journalistes (SNJ). Or France Télévision ne dispose plus de moyens suffisants pour produire une information vérifiée et pertinente. Elle constate que les médias privés ne respectent pas leur obligation de pluralisme interne (voir encadré II-a ci-dessous), que l’Arcom (ex-CSA) ne joue pas son rôle de régulateur, et que le ministère exempte les chaînes privées de cette obligation, pourtant inscrite dans les lois de l’audiovisuel.<em> </em></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>I-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Impact sur la création</mark></strong><br>France Télévisions est le premier financeur de la création audiovisuelle, et un important financeur du cinéma français et européen. Les 80 millions d’économie qui devront s’opérer en 2026 impacteront directement les œuvres et leurs auteurs, en particulier les créations régionales, les documentaires et magazines, et les œuvres de fiction : il est d’ores et déjà prévu 80 épisodes de fiction en moins. Quant au cinéma, la baisse de financement de France Télévisions va le toucher gravement : il devra éponger 10 millions en moins (sur 80 que France Télévisions consacre chaque année au cinéma), avec un financement qui cible le cinéma indépendant, préfinance au moins 60 films par an. Bien loin du financement de Canal+ et Bolloré. A.F.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Amiel</strong>, directrice de l’EJCAM (école de journalisme et de communication d’Aix Marseille) expose avec brio les cadres législatifs mais aussi l’histoire des journalistes de l’audiovisuel, et rappelle l’importance des antennes régionales et locales&nbsp;«&nbsp;<em>qui sont les premières à disparaître alors qu’elles sont nécessaires à l’égalité territoriale et à la démocratie locale&nbsp;</em>».</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>II-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pluralisme externe, pluralisme interne</mark></strong><br>Les décisions du Conseil constitutionnel de septembre 1986, relatives à la liberté de communication, fondent et fixent la notion de « pluralisme » de la presse : hors audiovisuel, une autorité de régulation publique doit veiller au « pluralisme externe », c’est à dire à « <em>la présence d’une diversité d’acteurs médiatiques sur le marché représentant des lignes éditoriales variées et qui ont des propriétaires différents</em> ». La concentration actuelle des propriétaires de presse contredit manifestement ce pluralisme. Quant au « pluralisme interne », il est réservé aux médias audiovisuels. Il ne s’agit pas pour eux, publics ou privés, d’être neutre vis à vis de l’information, mais chaque média audiovisuel doit « <em>respecter l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion dans les programmes, en particulier pour les émissions d'information politique et générale. </em>» Y compris Cnews, que l’Arcom pourtant ne sanctionne pas, malgré l’enquête menée par Reporters sans frontières. Arnaud Froger, responsable du bureau investigation dénonce des « <em>rattrapages nocturnes des temps de parole, traitement univoque des sujets controversés, couverture abondante d’une poignée de sujets[...] CNews est la seule chaîne à s’éloigner autant des critères établis par l’Arcom pour faire respecter le pluralisme à l’antenne. Ce grand contournement de la loi et des règles fixées s’opère en toute impunité</em>. » Or les radios et chaînes privées sont soumises aux mêmes obligations de « pluralisme interne » que l’audiovisuel public, contrairement à ce qu’a dit Delphine Ernotte, présidente de Fance Télévisions qui estime que l’audiovisuel privé peuvent être des « médas d’opinion ». A.F.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas de gabegie, des records d’audience</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Pradalié enchaîne et décrit «&nbsp;<em>ce qui s’apparente à une mise à mort en cours depuis des années&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>depuis le démantèlement de l’ORTF&nbsp;</em>»<em>, </em>la disparition de la redevance «&nbsp;<em>qui permettait d’ assurer un budget plancher et une indépendance vis à vis du pouvoir en place&nbsp;»</em>, la «&nbsp;<em>publicité prohibée après 20 h&nbsp;</em>» qui a entraîné une perte de recettes considérable au profit des chaînes privées, la fin des JT de nuit et des décrochages régionaux, ainsi que des «&nbsp;<em>services&nbsp;</em>»&nbsp;(social, international, culture, santé…) qui garantissaient une «&nbsp;<em>information informée et de qualité&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques successives «&nbsp;<em>sous prétexte de gabegie</em>&nbsp;», <strong>Pierre Mouchel </strong>(CGT France TV) les souligne également, expliquant qu’en 2026 France TV, qui doit économiser 80 millions supplémentaires, ne peut que basculer ans la crise budgétaire ouverte. «&nbsp;<em>L’audiovisuel public français est économe, il coûte 4,3 milliards aux Français, alors que l’audiovisuel allemand coûte plus de 10 milliards…&nbsp;</em>»Il souligne aussi, comme tous les intervenants, les records d’audience de France TV et Radio France, «&nbsp;<em>malgré les décisions hâtives sur les grilles de la direction, parce que le personnel tient bon</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gouvernement marâtre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car, le martèlera ensuite <strong>Sylvie Robert</strong>, vice-présidente du Sénat (PS) et membre de sa commission culture, le procès fait à l’audiovisuel public par Rachida Dati relève d’une campagne de dénigrement. « <em>Le gouvernement ne soutient pas l’audiovisuel public, alors qu’il en est la tutelle</em> ». La sénatrice rappelle que depuis le 20 mai 2025 le règlement européen sur la liberté des médias oblige les États membres à financer l’audiovisuel public (voir encadré III-a ci-dessous). </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>III-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’Europe et la redevance</mark></strong><br>Le <em>Media Freedom Act</em> adopté par l'Union européenne, est d'application directe en France. Son article 5 dispose que :<br>«<em> Les États membres veillent à ce que les procédures de financement des fournisseurs de médias de service public soient fondées sur des critères transparents et objectifs préalablement établis. Ces procédures de financement garantissent que les fournisseurs de médias de service public disposent de ressources financières suffisantes, durables et prévisibles correspondant à l'accomplissement de leur mission de service public et leur permettant de se développer dans le cadre de celle-ci. Ces ressources financières sont de nature à permettre que l'indépendance éditoriale des fournisseurs de médias de service public est préservée</em>. »<br>Pour garantir des ressources financières « <em>suffisantes, durables et prévisibles</em> » Sylvie Robert préconise « <em>le rétablissement de la redevance</em>», outil « <em>socialement juste et fiscalement efficace</em> ». La généralisation de la redevance télé à une redevance « écran » diffusant l’audiovisuel, est également discutée. <em>A.F.</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour quel audiovisuel public ? <strong>Daniel Schneidermann</strong>, créateur d’<em>Arrêts sur Images</em> souligne avec humour le paradoxe de sa présence à ces tables rondes : « <em>J’ai été viré par Patrick de Carolis et j’ai dû externaliser la critique interne… L’audiovisuel public a renoncé à l’enquête, à la critique des médias</em> ». L’Arcoma déclaré le 28 novembre 2025 qu’ «<em> il n’y a pas d’atteinte au pluralisme sur CNews</em> » et la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les médias « <em>a importé le maccarthysme dans les murs de la république </em>». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bilan pessimiste ? Rachida Dati n’est plus ministre, sa loi sur l’audiovisuel n’a pas été votée, mais France TV, Radio France et l&rsquo;INA, privés de redevance et de recettes publicitaires, doivent répercuter 86 millions de réductions, dont 80 millions pour la seule France Télévisions. Vous feriez comment ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>« Le sexe est politique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:35:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce Procès du siècle, qui entendait Donner des nouvelles de nos intimités, était encore plus bondé que d&#8217;habitude. Avec peut-être un huitième seulement de présences masculines dans le public. Un chiffre révélateur, selon l&#8217;animatrice de la soirée, la journaliste Naya Ali. Car les hommes semblent, encore aujourd&#8217;hui, difficilement s&#8217;autoriser le terrain de l&#8217;intime. Un manque [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce Procès du siècle, qui entendait <em>Donner des nouvelles de nos intimités</em>, était encore plus bondé que d&rsquo;habitude. Avec peut-être un huitième seulement de présences masculines dans le public. Un chiffre révélateur, selon l&rsquo;animatrice de la soirée, la journaliste <strong>Naya Ali</strong>. Car les hommes semblent, encore aujourd&rsquo;hui, difficilement s&rsquo;autoriser le terrain de l&rsquo;intime. Un manque cruel pour les jeunes, inondés de contenus masculinistes et de pornographie, qui auraient besoin pour se construire de pouvoir échanger avec leurs pères et leurs pairs tant sur les relations affectives que sur la sexualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes femmes, quant à elles, ont pris la mesure de ce que «&nbsp;<em>la parole et l&rsquo;écoute peuvent avoir de réparateur</em>&nbsp;», se réjouissait <strong>Axelle Jah Njiké</strong>, podcasteuse et documentariste. En insistant sur l&rsquo;importance de dire la vérité sur les violences, notamment sexuelles, massivement vécues par les filles. «&nbsp;<em>Nos silences ne nous sauveront pas&nbsp;; le fait de parler est ce que les femmes peuvent faire de plus subversif.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ouverture des possibles</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La sociologue <strong>Marie Bergström</strong>, coordinatrice d&rsquo;un ouvrage collectif récent paru à La Découverte, <em>La sexualité qui vient</em>, confirme cette émancipation. «&nbsp;<em>En 2023, une femme sur cinq ne se disait plus exclusivement hétérosexuelle. Ces dernières décennies, elles ont pu découvrir d&rsquo;autres manières de vivre l&rsquo;intimité.</em>&nbsp;» La figure repoussoir de la salope n&rsquo;en a pas pour autant disparu, mais malgré les attaques contre les droits des femmes qui se durcissent partout dans le monde, l&rsquo;espoir est là&nbsp;: «&nbsp;<em>Je pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un mouvement réactionnaire face à un courant de fond qui ne s&rsquo;effacera pas facilement. Dans notre enquête, 56&nbsp;% des jeunes hommes se disent désormais féministes.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une note optimiste, renforcée par l&rsquo;humour d&rsquo;une jeune témoin appelée «&nbsp;à la barre&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;<em>J&rsquo;aime la monogamie, mes valeurs entrent en conflit avec mon désir. Est-ce que cela fait de moi une mauvaise queer&nbsp;? Pas assez déconstruite&nbsp;?</em>&nbsp;» Les générations nouvelles semblent bien décidées à désobéir à tous les dogmatismes. Comme le faisaient les Saint-Simoniennes au XIX<sup>e</sup> siècle, rappelait la conservatrice du patrimoine Anna Millers&nbsp;: très avant-gardistes, elles dénonçaient le mariage comme une institution aliénante, prônaient l&rsquo;amour libre et l’affranchissement des femmes par elles-mêmes. Elles seraient probablement fières de celles qui continuent à ne rien lâcher.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le prochain Procès du siècle, « Comment s'y retrouver dans le chaos informationnel ? », aura lieu le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 2 février.</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>



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		<title>Belsunce dans les oreilles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 13:03:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 25 ans, l’association Ancrages s’attache à préserver et à valoriser les mémoires des communautés immigrées. Sa coordinatrice, Samia Chabani (également collaboratrice de Zébuline) produit aujourd’hui une série de podcasts en partenariat avec Radio Grenouille pour faire entendre ces mémoires, quartier par quartier.  Les cinq premiers épisodes, réunis sous le titre Fi Khatar Belsunce («&#160;Hommage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis 25 ans, l’<a href="https://ancrages.org">association Ancrages</a> s’attache à préserver et à valoriser les mémoires des communautés immigrées. Sa coordinatrice, <strong>Samia Chabani</strong> (également collaboratrice de <em>Zébuline</em>) produit aujourd’hui une série de podcasts en partenariat avec Radio Grenouille pour faire entendre ces mémoires, quartier par quartier. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq premiers épisodes, réunis sous le titre <em>Fi Khatar Belsunce</em> («&nbsp;Hommage à Belsunce&nbsp;») offrent chacun un point de vue différent sur l’histoire récente de ce quartier, à travers le récit d’un·e habitant·e – à commencer par <strong>Bouga</strong>, rappeur connu pour le titre culte <em>Belsunce Breakdown</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samia Chabani se concentre d’abord sur les activités commerciales dans le quartier, surnommé dans les années 1980 «&nbsp;le triangle d’or&nbsp;». Comme l’expliquent les commerçant·es interrogé·es – <strong>Halima Brahim</strong> et <strong>Nasser Sabeur</strong> – Belsunce était alors économiquement prospère, notamment grâce aux vacanciers algériens qui venaient y acheter des produits de consommation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Iels décrivent également l’importance du commerce à la sauvette, les bazars, la répartition communautaire de l’activité (les Arméniens et la vente de chaussures, les juifs séfarades et la vente de gros…), et la possibilité d’une ascension économique et sociale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bande-son</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique est également omniprésente dans les récits, et chaque interview est entrecoupée de titres de musique maghrébine et arabe. D’ailleurs, dans le troisième épisode, <strong>Mohamed Chabani</strong>, ancien vendeur de cassettes, explique l’importance de la musique pour les populations exilées, et décrit l’industrie musicale qui existait dans le quartier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le racisme, la précarité et les tensions avec les autorités sont sous-jacents dans nombre de leurs récits, mais n’en sont pas le cœur. Le podcast s’intéresse surtout à ce Belsunce prospère, de partage, dans lequel les différentes communauté «&nbsp;vivaient en bonne intelligence&nbsp;» comme le formule Mohamed Chabani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le dernier épisode, l’anthropologue <strong>Michel Peraldi</strong> offre un regard plus académique sur l’histoire et l’évolution du quartier, et met en lumière les dynamiques qui ont transformé le Belsunce prospère dont le podcast fait vivre la mémoire, en celui que nous connaissons aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Quartier d’exil - Fi Khatar Belsunce </em></strong><br>Disponible en streaming <br><a href="https://ancrages.org/article/ecoutez-lhistoire-de-belsunce-quartier-dexil-fi-khatar-hommage-a-tribute-to-belsunce/">ancrages.org / radiogrenouille.com</a></pre>



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		<title>Ce que l’on pèse, ceux que l’on touche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 15:45:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle s’est installée en résidence de recherche et création depuis le 24 novembre et propose à l’occasion des terrains de jeux, d’expérimentation chorégraphique, des axes de rencontres où le public est invité à danser, à réécrire et réceptionner le mouvement.&#160; «&#160;Le cœur de ce travail, c&#8217;est la question de notre masse, du fait qu&#8217;on pèse, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Elle s’est installée en résidence de recherche et création depuis le 24 novembre et propose à l’occasion des terrains de jeux, d’expérimentation chorégraphique, des axes de rencontres où le public est invité à danser, à réécrire et réceptionner le mouvement.&nbsp; «&nbsp;<em>Le cœur de ce travail, c&rsquo;est la question de notre masse, du fait qu&rsquo;on pèse, sur Terre&nbsp;!&nbsp; Il s’agit d&rsquo;ouvrir à des relations où la rencontre se fait autour d&rsquo;un don du poids et d&rsquo;une réception du poids de l’autre</em>.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, à Soma, elle invite à donc à habiter l’espace, à penser les relations au corps depuis le mouvement, sous la forme de performances participatives, de protocoles de jeux et d’improvisation. L’expérimentation ludique et l’improvisation chorégraphique, qui sont au cœur de son travail, questionnent le rapport au corps collectif, à la friction et à l’intimité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Relier et consentir</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>L&rsquo;œuvre d&rsquo;art est là pour stimuler la relation sociale. Elle est là comme prétexte pour qu&rsquo;il y ait une expérience qui se vive. Et là, en l’occurrence, l&rsquo;objet de travail, c&rsquo;est la relation. Regarder l&rsquo;art de la relation comme un objet à choyer,  à regarder sous de multiples facettes.</em> » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mettre en œuvre cette stimulation, Mathilde Monfreux propose à Soma des ateliers des jeux de rôles et de consentement et des cours de danse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps fort de la résidence se déroulera l’après-midi du 13 décembre. Un spectacle-conférence où les performances  permettront d’expérimenter un temps d’activation  lent et collectif, qui observe l’histoire de la danse depuis une de ses marges, le contact-improvisation.  Car la <a href="https://mathildemonfreux.com">compagnie <em>Les Corps parlants</em></a> de Mathilde Monfreux est formée de danseur·euses et performeur·euses impliquées dans la pratique du soin</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C&rsquo;est à partir de l&rsquo;étude de ces gens qui pratiquent le contact, que s’étirent aussi des questions sur le toucher : qui touche qui dans la société. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles pratiques tactiles souhaitons nous, quel degré de tendresse, quels portés, quel toucher, quel contact possible et consenti désiré dans notre société patriarcale&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nemo Turbant</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Somactivisme<br>La danse comme art relationnel</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 20 décembre</mark><br><a href="http://soma-art.org">Soma</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Noël en culture aux Rotatives La Marseillaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 15:12:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De la mémoire révolutionnaire au polar social marseillais, en passant par la poésie d&#8217;Aragon mise en musique, ces rencontres célèbrent une littérature militante, de celle qui ne renonce jamais au combat. Le 12 décembre à 18 heures, ouverture du bal avec Guillaume Quashie, historien et auteur de Haro sur les Jacobins, Essai sur un mythe [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">De la mémoire révolutionnaire au polar social marseillais, en passant par la poésie d&rsquo;Aragon mise en musique, ces rencontres célèbrent une littérature militante, de celle qui ne renonce jamais au combat. Le 12 décembre à 18 heures, ouverture du bal avec <strong>Guillaume Quashie</strong>, historien et auteur de <em>Haro sur les Jacobins, Essai sur un mythe politique français (XVIII</em><em><sup>e</sup></em><em>-XXI</em><em><sup>e</sup></em><em> siècle)</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet ouvrage qu’il présentera, Quashie interroge la manière dont la mémoire révolutionnaire est aujourd’hui instrumentalisée, occultée ou réinventée. Comment les figures jacobines, ces révolutionnaires radicaux de 1793, sont-elles devenues tantôt des épouvantails, tantôt des icônes que l’on invoque à tout propos ? Que sont donc ces fameux jacobins&nbsp;? Ont-ils seulement existé ? s’interroge l’auteur, qui est parti à leur recherche pour les étudier dans leur époque et comprendre les références polémiques dont ils sont depuis l&rsquo;objet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, la matinée sera consacrée à la rencontre avec des auteurs témoignant de la vitalité de la création littéraire régionale. L’occasion de préparer ses cadeaux de Noël en faisant dédicacer les livres par des auteur·rices en chair et en os. Parmi eux <strong>Martine Gärtner</strong>, dont les romans sociaux ont pour cadre une Allemagne où elle a enseigné vingt ans ; <strong>Bernard Ghirardi</strong>, connu pour ses ouvrages retraçant l’histoire locale ; <strong>Edmond Purguette</strong>, auteur du roman <em>Drôles de bestioles</em> (2022) qui s’inspire de son vécu dans l’enseignement et décrit des destins parfois difficiles d’adolescents. Mais encore <strong>Robert Rossi</strong>, trublion rock – il est le chanteur de Quartiers Nord – et historien qui a écrit une histoire de la Commune à Marseille et raconte dans ses livres les marges et les oubliés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On discutera aussi avec la poétesse <strong>Marine Saint-Persan</strong> et <strong>Laetitia Vivaldi</strong>, auteure du livre <em>Les âmeutés</em>, qui évoque la résistance d’un peuple face à un capitalisme destructeur. Seront aussi présents les «&nbsp;polardeux&nbsp;» qui interviendront l’après-midi durant la rencontre <em>Massilia noire</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le polar comme arme sociale</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle-ci réunira sept figures du genre. <strong>Florence Brémier</strong>, qui écrit pour la jeunesse, le Martégal <strong>Jean-Claude Di Ruocco</strong>, <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, l’écrivain-voyageur aux nombreux prix littéraires, qui affirme un goût pour les ancrages populaires, les lieux de friction sociale et de dérive morale. On retrouvera aussi <strong>Gilles Del Pappas,</strong> écrivain au grand cœur à la gouaille toute marseillaise dont les anti-héros – et en particulier <em>Le Grec</em> –, humanistes, refusent le cynisme et les compromissions des lieux et époques qu’ils traversent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, on entendra <strong>Maurice Gouiran</strong>, lauréat du Prix spécial du jury – Prix de l’Évêché 2025 pour son roman <em>On n&rsquo;est pas sérieux quand on a 17 ans</em> et <strong>Pierre Dharréville</strong>, ancien député communiste des Bouches-du-Rhône, également romancier. Ce dernier, décidément homme aux multiples talents, proposera un moment musical autour de Louis Aragon et présentera le disque qu&rsquo;il a réalisé avec le musicien Christian Vaquette, qui met en musique treize textes du poète, certains célèbres, d&rsquo;autres moins connus du grand public. Avec des sonorités pop-rock, cette pépite offre une relecture contemporaine d’une œuvre aux textes intemporels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Noël en culture</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 et 13 décembre</mark><br><a href="https://www.lamarseillaise.fr">Les Rotatives La Marseillaise</a>, Marseille<br>Entrée libre</pre>



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