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	<title>Archives des Idées et rencontres - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Idées et rencontres - Journal Zebuline</title>
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		<title>Kouss·Kouss</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 10:07:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Placé sous le signe des herbes et des aromates, le festival Kouss·Kouss anime la cité phocéenne jusqu’au 6 septembre. Initiée par les Grandes Tables, cette fête culinaire réunit près de 300 restaurants et commerces partenaires. Un événement à la fois gourmand et festif qui promet des moments de partage autour de grandes tablées, des rencontres [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Placé sous le signe des herbes et des aromates, le festival <em>Kouss·Kouss</em> anime la cité phocéenne jusqu’au 6 septembre. Initiée par les Grandes Tables, cette fête culinaire réunit près de 300 restaurants et commerces partenaires. Un événement à la fois gourmand et festif qui promet des moments de partage autour de grandes tablées, des rencontres avec des chefs, mais aussi des soirées musicales, des projections et des cueillettes en tout genre. Si, en 2025, la vedette était le pois chiche, cette année, les végétaux sont au cœur des rendez-vous, notamment à travers une résidence au Château d’If avec Floriane Facchini et Clarisse Le Bas. Mais couscous rime avant tout avec partage, sept soirées <em>Couscous en partage</em> permettront de distribuer près de 10 000 couscous gratuits dans toute la ville. <br><br><em>C.L.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 août au 6 septembre</mark><strong><br>Divers lieux</strong>, Marseille</pre>
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		<title>Empreintes Africaines : Un héritage à célébrer </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le festival Empreintes Africaines fête la Journée de la Femme Africaine et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’association TaniMena, se présente comme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le <a href="https://www.lafriche.org/evenements/on-air-2026-jifa-x-empreintes-africaines/">festival <strong><em>Empreintes Africaines</em></strong></a> fête la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_femme_africaine">Journée de la Femme Africaine </a>et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/tanimena">association TaniMena</a>, se présente comme un espace de rencontre entre traditions et identités panafricaines féminines, deux semaines durant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’événement s’est déjà ouvert le week-end du 18 juillet – avec une mise en lumière de récits cinématographiques de réalisatrices sénégalaise, haïtienne, brésilienne et britano-nigériane –, le prochain rendez-vous du festival se tient ce 31 juillet, sur les toits de la Friche. Au programme, un défilé de pièces de designers afrodescendantes de la scène locale, accompagnées de danseuses de voguing. La deuxième partie de soirée est consacrée aux artistes algériennes, <strong>Nadia Ammour</strong> et <strong>Souad Asla</strong>. Elles dévoileront une création musicale inédite, à la croisée des héritages gnawa et de la poésie amazighe, avec en invité le mandoliste <strong>Malik Ziad</strong> – seule présence masculine de la quinzaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin <strong>N0L4.44</strong> et <strong>Eau Vive</strong>, du collectif <strong>Entourage</strong>, clôtureront la soirée avec un DJ set en forme de melting-pot sonore. Une invitation pour les corps à se libérer grâce aux rythmes dancehall, baile funk, kuduro et autres pépites musicales dénichés dans les clubs des diasporas africaines, afro-créoles et latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Dar es Salam à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite se passe le 1<sup>er</sup> août, aux Ateliers Jeanne Barret. <strong>Loélia </strong>y propose un atelier d’écriture, voix et corps, en non-mixité choisie. L’artiste danseuse, autrice et circassienne dont le travail est très ancré dans son héritage afro-descendant, interrogera le rapport au corps. Comment se situe-t-on par rapport à lui ? Et comment se situe-t-il face aux discriminations et aux questions d’intersectionnalités ? Pour cela, elle convie, entre autres, les hanches à raconter les héritages, les résistances, et bien sûr aussi les joies. «&nbsp;<em>Une forme de thérapie politique</em>&nbsp;» qui présente l’une des multiples manières d’exister en tant que femme afrodescendante. Des discussions, ateliers et une chorale sont également attendus le lendemain à La Friche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 6<sup>e</sup> au 15<sup>e</sup> arrondissement de Marseille, <em>Empreintes Africaines</em> entend «&nbsp;<em>mettre en lumière les histoires et les imaginaires que les femmes africaines ou afro-descendantes ont envie de raconter&nbsp;</em>», explique une des organisatrices du rendez-vous, <strong>Mialy Razakarivony Ratsifehera</strong>. Avant d’ajouter que «&nbsp;<em>si les femmes en 1974, en Tanzanie, ont réussi à monter la JIFA, à notre échelle à Marseille, on peut réussir à mettre en lumière toutes les diversités&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AMANDINE EL ALLAUI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>JIFA : une date pour l’émancipation des femmes africaines </strong><br>Des femmes venues de tout le continent se sont réunies le 31 juillet 1962 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer la première Organisation Panafricaine des Femmes. Malgré les barrières linguistiques et les différences culturelles et ethniques, elles allient leurs forces pour dessiner de nouveaux imaginaires qui visent à améliorer leurs conditions de vie et s’émanciper. La Journée Internationale de la Femme Africaine est promulguée la même année par les Nations unies, et il faudra attendre le 31 juillet 1974 pour qu’elle soit officiellement consacrée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes au Sénégal. A.E.-A.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Avignon, mémoire vive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Perotti]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 12:27:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Clés du FestivalComment faire exposition d’un art fugace par excellence ? Les Clés du Festival relève brillamment le défi. Près de mille documents composent un parcours savant et limpide, conçu par Antoine de Baecque et scénographié par Claudine Bertomeu. Des origines vilariennes au Off, l’histoire se raconte par ses œuvres, ses métiers et ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Clés du Festival</mark><br></strong>Comment faire exposition d’un art fugace par excellence ? <em><a href="https://maisonjeanvilar.org/les-cles-du-festival/">Les Clés du Festival</a></em> relève brillamment le défi. Près de mille documents composent un parcours savant et limpide, conçu par <strong>Antoine de Baecque</strong> et scénographié par <strong>Claudine Bertomeu</strong>. Des origines vilariennes au Off, l’histoire se raconte par ses œuvres, ses métiers et ses publics. L’exposition ressuscite  les spectacles le temps d’archives écrites et vidéos, et donne à comprendre ce qu’ils ont su accompagner, et aussi ce qu’ils ont su déplacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://maisonjeanvilar.org/event/itineraire-bisle-festival-vu-par-julien-gosselinnouveau-parcours-au-sein-de-lexposition-permanente/">L’<em>Itinéraire bis</em> </a>de <strong>Julien Gosselin</strong> accompagne ce parcours avec tendresse et bienveillance au fil de cartels jaune canari. Son regard est drôle &#8211; « <em>Même Avignon a essayé d’être cyberpunk </em>» &#8211; mais surtout éclairant sur la manière dont l’héritage récent du Festival a nourri son théâtre dès ses jeunes années. À quoi ressemblera cette exposition dans vingt ans ? Que retiendra-t-elle de notre présent ? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Belles heures bouillonnantes</mark><br></strong>Parmi la soixantaine de rencontres de la Maison Jean Vilar durant le Festival, les journées d’Artcena induisent un bouillonnement plus intense encore. Place y est faite aux auteurices dramatiques pour des lectures et des rencontres simultanées dans toute la Maison. Les 10 et 11 juillet, <strong>Stanislas Nordey</strong> est venu parler d’Espaces 34 [<em>Litre notre entretien avec <a href="https://journalzebuline.fr/editer-cest-resister/">Stanislas Nordey ici</a></em>], <strong>Actes Sud</strong> des livres audio, <strong>Léonore Confino</strong> du jeune public, <strong>Baptiste Amann</strong> de son écriture… </p>



<p class="wp-block-paragraph">On retiendra surtout la lecture de <strong>Claudine Galea</strong>, qui a dirigé le service culture de <em>La Marseillaise</em> dans les années 1990. <em>Lear for real</em> actualise l’histoire du roi fou et de sa fille : Daddy Lear perd la mémoire, devient sénile, veut sortir de la maison de retraite et appelle sa fille toutes les minutes pour dire sa douleur… Un texte bouleversant, touchant au plus juste la détresse de ceux qui se perdent et de ceux qui les regardent partir. Interprété par <strong>Laurent Ziserman</strong> et <strong>Sophie Lahayville</strong>, il devrait être créé lors du Festival 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pour toujours Novarina</mark><br></strong>La Maison Jean Vilar a rendu hommage au poète disparu avec des rencontres, le <em>Dictionnaire Valère Novarina</em> et une installation présentant ses œuvres plastiques, en particulier le néon bleu <em>La lumière nuit</em>. On y retrouve les images de ses onze spectacles donnés au Festival jusqu’en 2020. De <em>L’Origine rouge</em> à <em>Personnages de la pensée</em>, reste l’électrochoc d’une langue inimitable, qui cherche le sens dans des recoins inusités et passe par le corps et la voix. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="391" data-id="137757" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=696%2C391&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137757" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=696%2C391&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l’exposition <em>Viva Novarina ! </em>© Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="137756" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137756" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">r<br>André Marcon © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>André Marcon</strong>, novarinien en chef, a lu &#8211; à peine, joué plutôt &#8211; la première partie du <em>Discours aux animaux</em>. Moment exceptionnel de maîtrise, d’invention, de restitution fine de chaque virage, chaque caillou du texte. Aussi précis, incisif, drôle, harangueur et digressif qu’il y a presque quarante ans, quand il l’a créé et laissé Avignon bouche bée…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Feuilleton de l’été</mark><br></strong>En écho aux <em>Clés du Festival</em>, <em>Mon Festival, nos festivals</em> confie chaque matin les archives à deux voix. <strong>Jean-Louis Martinelli</strong> et <strong>Charles Berling</strong> offrent un épisode émouvant, porté par leur vieille complicité. Ils évoquent leur Avignon commun, l’édition 1998 &#8211; assez épique &#8211; et cet <em>Œdipe le tyran</em> mis en scène dans la Cour d’honneur, avec Berling dans le rôle-titre. Jean Eustache surgit le temps d’un joli détour, Jean Vilar reste la boussole. Derrière les souvenirs affleure leur goût du théâtre politique et du service public, jusqu’au rappel de la menace que le gouvernement Sarkozy avait fait peser sur le spectacle vivant. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137754" style="width:600px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stanislas Nordey et Virginie Colemyn © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Stanislas Nordey</strong>, accompagné de <strong>Virginie Colemyn</strong>, livre un épisode à la mesure, démesurée, de son talent d’acteur. Il raconte son premier Off en 1988, dans un Marivaux qui fut d’emblée un triomphe, puis sa Cour d’honneur dans <em>Architecture</em> de <strong>Pascal Rambert</strong>. Il cite Peter Handke, Falk Richter, les lit, les dit, les joue, rendant chaque passage essentiel. De son père réel, Jean-Pierre Mocky, à <strong>Jacques Weber</strong> qui le représente, il va jusqu’à <em>Munition d’amour</em>, texte de <strong>Claudine Galea</strong> qu’il créera l’an prochain. Elle y parle de la découverte tardive de son cancer : « <em>j’ai préféré écrire à voir</em> ». La vie, la mort, l’amour font vibrer la calade, tandis que <strong>Virginie Colemyn</strong> lit <em>Avignon à vie</em>, de <strong>Pascal Rambert</strong>, et ses mythiques « Je n’ai pas vu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Off entre en scène</mark><br></strong>Le lendemain, place au Off avec <strong>Alain Timár</strong>, directeur du Théâtre des Halles, qui ne parlera pourtant que du In, interrogé par <strong>Michel Flandrin</strong>, notre collaborateur, qui l’aiguillonne et contextualise. Ce pionnier évoque les spectacles qui ont changé sa vie : Aperghis, Beckett dans la Cour avec un arbre sans feuilles &#8211; « <em>on n’a pas besoin de remplir l’espace pour l’occuper</em> » -, Georges Wilson, Rufus, Michel Bouquet et Fabrice Luchini enfant. Des marionnettes géantes sur roulettes traversent, incontrôlables dans le vent, le cloître des Célestins : « <em>ce qu’on a vécu comme un psychodrame devient, par la force du souvenir, une belle histoire à vous raconter</em> ». Et puis <em>May B</em> de Maguy Marin, <em>Nelken</em> de Pina Bausch, ces chorégraphes qui ont fait de la danse un « <em>art total</em> », dans l’esprit du <em>« service public du théâtre </em>» voulu par Jean Vilar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour clore le feuilleton, <strong>Justine Heynemann</strong>, accompagnée de <strong>Rachel Arditi</strong>, apporte une vision plus récente du Off, qu’elle fréquentait dès l’adolescence, toujours à la recherche d’un théâtre féministe. Marivaux pour ses premières armes, puis ses propres textes : <em>Les Petites Reines</em>, <em>PUNK.E.S</em>, <em>Culottées</em> et <em>Olympe(s)</em> rappellent, dans un festival dont l’histoire reste dominée par les hommes, que le théâtre ne s’écrira plus sans les femmes.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="360" height="240" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=360%2C240&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137755" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?w=360&amp;ssl=1 360w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px" /><figcaption class="wp-element-caption">Delphine de Vigan © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les figurants au premier plan</mark><br></strong>Lors d’une rencontre menée avec finesse par le journaliste et écrivain <strong>Matthieu Mével</strong>, <strong>Delphine de Vigan</strong> est revenue sur l’adaptation, qui permet parfois de découvrir une part intime, personnelle, insoupçonnée de son propre texte. <em>Les Figurants</em> est pourtant sa première pièce directement écrite pour la scène, mise en scène par <strong>Valérie Donzelli</strong>, venue du cinéma. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cécile, Orso, Bruno, Joyce et Nora attendent sur un tournage. Invisibles mais indispensables, ils sont, selon Cécile, la vieille dame jouée par <strong>Béatrice de Staël</strong>, les <em>« prolétaires du cinéma </em>». La pièce leur offre enfin le cadre et la parole. Les comédien·nes jouent avec naturel, solidement ancré·es dans le théâtre, tandis que la mise en scène convoque surtout le cinéma : voix hors champ, attente, ordres donnés par ceux que l’on ne voit pas. Une jolie ode aux oubliés des plateaux. Le texte, évocateur et attentif aux êtres, demeure pourtant plus littéraire que véritablement dramaturgique : les confidences dessinent les personnages sans toujours produire la tension que réclame la scène. Comme quoi écrire pour le théâtre n’abolit pas le mystérieux travail de l’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Clés du Festival</em>, exposition permanente ouverte toute l’année, <br>Maison Jean Vilar, Avignon</pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Itinéraire bis — Le Festival vu par Julien Gosselin</em> et <em>Viva Novarina !</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 25 juillet</mark><br><br><em>Les Belles Heures</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 10 et 11 juillet </mark><br><br><em>Mon Festival, nos festivals</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 17 juillet</mark>  <br><br><em>Du livre à la scène</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 13 et 14 juillet</mark><br><a href="https://maisonjeanvilar.org">Maison Jean Vilar</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Figurants</em>, de <strong>Delphine de Vigan</strong>, mis en scène par <strong>Valérie Donzelli</strong>, <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 25 juillet à 19h</mark>, <a href="https://lascala-provence.fr">La Scala Provence</a>. </pre>



<pre class="wp-block-verse">Rencontres, conférences et lectures sont enregistrées par L’Écho des planches et disponibles gratuitement sur <a href="https://maisonjeanvilar.org" data-type="link" data-id="maisonjeanvilar.org">maisonjeanvilar.org</a>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a></em> et <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/">On y était</a></em> ici </p>
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		<title>« Mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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		<category><![CDATA[Angelin Preljocaj]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre de l’Archevêché]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi reprendre cette forme à l’Archevêché&#160;?Elle est encore au répertoire de nos tournées, et l’Archevêché appelle de très grandes formes, par sa taille et son architecture. La pièce a été créée à la Villette il y a 2 ans, l’idée me travaillait depuis longtemps. Il y a toujours ce truc avec le requiem, cette [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre cette forme à l’Archevêché&nbsp;?<br></strong>Elle est encore au répertoire de nos tournées, et l’Archevêché appelle de très grandes formes, par sa taille et son architecture. La pièce a été créée à la Villette il y a 2 ans, l’idée me travaillait depuis longtemps. Il y a toujours ce truc avec le requiem, cette forme qui a quand même produit tant de chefs-d’œuvre, qui donne envie d’y aller. Mais après vous pensez à Mozart, qui est mort en écrivant le sien, et si vous êtes un peu superstitieux…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, il y a trois ans, il était temps. Mes parents sont morts à 6 mois d’intervalle, je me suis dit tu attends quoi&nbsp;? De toute façon à ce moment, je ne pouvais parler que de deuil, de perte, de souvenirs et de ce manque que l’on éprouve quand on devient orphelin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pièce, pourtant, ne parle pas que de ce deuil intime…<br></strong>Non. <em>Requiem(s)</em> est au pluriel parce que les morts sont multiples. Parce qu’elles ne sont pas égales. Quand un homme de 95 ans meurt, la peine de son fils est immense, mais consolée quand même, atténuée, rendue plus douce par le fait qu’il a eu l’espace d’exister. Quand un gamin de 8 ans meurt à Gaza sous les bombes c’est atroce, révoltant, insupportable. Le deuil aussi à ses nuances, le requiem pour un génocide, pour une guerre, ce n’est pas pareil. Le trajet de <em>Requiem(s)</em> c’est de passer de l’intime à la notion d’humanité. De faire ressentir intimement, aussi, les deuils à grande échelle que nous sommes en train de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rituel de la mort fait de nous des humains. Durkheim a montré que le rituel de l’enterrement, ou tout autre rituel d’adieu aux morts, signait l’entrée dans une société humaine. Il est commun à toutes, sous des formes diverses. On n’abandonne pas ses morts au bord de la route.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Requiem(s)</strong></em><strong> est aussi au pluriel parce que plusieurs musiques s’y succèdent…<br></strong>Oui. On y entend du Mozart, mais aussi System of a Down, ce rock lyrique, violent, métal, puissant et révolté, quand il est question de torture et de génocide. Aussi du Messiaen, parce qu’un requiem est aussi une messe et que des images chrétiennes sont présentes dans notre perception de la mort. Et des chants médiévaux, liés à la grande peste noire, une histoire qui nous guette avec les menaces virales actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après, mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge sur ces réalités physiques-là, de la violence, de la mort, du deuil, du souvenir. Le poids des corps présents et absents, comment cela se rejoint, fait corps commun ou isole. Comment on retrouve la joie aussi, après le deuil, comme augmenté de quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous travaillez à une nouvelle création </strong><em><strong>Soulèvement</strong></em><strong>. Est-ce toujours une question de poids, de trace, de ce que les idées font au corps&nbsp;?<br></strong>Bien sûr. <em>Soulèvement</em> c’est l’idée de travailler sur une énergie, celle de se regrouper pour affronter l’injustice. C’est un mouvement aussi consubstantiel à l’humanité que le deuil. Le spectacle sera traversé par nos soulèvements, la Révolution française, le Front populaire, mais aussi par celui du Népal en 2025, de cette génération de jeunes qui a mis fin à la dictature. Évidemment, le «&nbsp;regardeur&nbsp;» peut en avoir une vision politique, et c’est lui «&nbsp;qui fait l’œuvre&nbsp;» disait Duchamp. Mais moi, je travaille sur l’énergie des corps, pour savoir ce qui les lie…</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong> Requiem(s)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 au 30 juillet</mark></strong><br>Théâtre de l’Archevêché, Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/rencontres/">Idées et rencontres</a> ici</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rencontre du troisième gars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival de la photographie à Arles est événement international qui dure 4 mois et s’appelle les Rencontres. Un drôle de titre, historique, pour une manifestation qui se décline essentiellement en expositions et non en débats. Mais ces Rencontres de la photographie ouvrent toutes les portes du monde, donnent à voir les voix des peuples, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival de la photographie à Arles est événement international qui dure 4 mois et s’appelle les Rencontres. Un drôle de titre, historique, pour une manifestation qui se décline essentiellement en expositions et non en débats. Mais ces Rencontres de la photographie ouvrent toutes les portes du monde, donnent à voir les voix des peuples, éclairent aussi les combats intimes, secrets et douloureux, des gens. Dans leurs différences historiques, civilisationnelles, géographiques, saisis par des regards d’artistes, les gens apparaissent dans leur humanité commune.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là est le paradoxe de la rencontre photographique&nbsp;: l’objectif reste profondément subjectif, le cadre donne conscience du hors champ, l’instant figé de l’épaisseur du temps. Celui qui regarde peut alors, vraiment, rencontrer ce qui surgit. L’autre humain, l’étonnante altérité animale, les paysages comme autant d’horizons à habiter, à évoquer, à reconstruire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde campiste, binaire, qui ne cherche qu’à opposer, confronter et vaincre ces rencontres n’ont pas de prix. Elles empruntent un chemin aujourd’hui négligé, celui de la dialectique qui dépasse les oppositions et qui, sans les nier, construit une troisième voie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Foules, fous, folles… Foot !</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie peut saisir l’inopiné. L’illustration, comme celle de notre collaboratrice Mona Lobert, peut aussi concentrer le réel, le confronter, comme le font nos cerveaux lorsqu’ils rapprochent des images mentales. Ou comme l’a fait le hasard, le 4 juillet. Non pas à Arles, ou la question du genre et des homophobies sont peu présentes cette année, mais à Marseille, qui a vécu une belle Rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Pride est une fête où les différences se déclinent en initiales qui loin de s’affronter se complètent et s’augmentent. Chaque Pride est une intense rencontre avec soi-même et l’alter ego, que ne peuvent comprendre vraiment celleux qui ne se confrontent pas au regard désapprobateur de l’autre. Ou à l’incompréhension. Ou encore, plus facile mais toujours agaçant, à la surprise. Les LGBTQIA+ savent que ces regards ne sont jamais loin de la gifle, du rejet brutal, que certain·es vivent encore jusque dans leurs familles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or samedi 4 juillet toustes les queers de la cité phocéenne se sont retrouvé·es face à une foule heureuse fêtant la victoire de l’équipe du Maroc. On aurait pu imaginer sinon une confrontation, du moins une hostilité ou un évitement&nbsp;: l’homosexualité est interdite et punie d’emprisonnement au Maroc, le milieu du foot reste homophobe et sexiste, et la séparation en genre est la règle de base du sport– il s’agit, d’ailleurs de la Coupe de Monde de football masculin, ce&nbsp;que personne ne précise jamais.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Typologie de la fête</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or une véritable rencontre a eu lieu. Peut-être parce que les queers, profondément antiracistes, étaient visiblement content·es de la victoire et de la joie des marocain·es. Peut-être parce que les drapeaux colorés, surtout lorsqu’ y figurent des étoiles, rapprochent celleux qui les brandissent ou s’en couvrent les épaules. Plus probablement parce que toustes étaient en quête de fierté, cette pride si particulière qu’éprouvent les discriminé·es lorsqu’iels ne rasent plus les murs, et prennent un peu la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les quais du Vieux Port toustes sont allé·es ensemble, après la victoire marocaine, ou après le show de Mami Watta et Ruby, supporter le match très masculin France Paraguay. Les échanges de coups bas ont été sifflés d’un même élan patriotique, et personne n’a empêché la communion de toustes ces francaise·s binationaux·ales, bisexuel·les ou bizarres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agissait plus d’un tête-à-tête avec un alter ego, mais bien d’une rencontre du troisième type. Celui qu’on comprend mal, cet alien aliéné venu d’un autre monde en soucoupe volante. Avec qui on peut chanter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>L’amer, toujours recommencé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[SOS Méditerranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 20 juin au Mucem, SOS Méditerranée n’a pas «&#160;célébré&#160;» ses 10 ans. Pourtant en dix ans d’existence l’ONG a sauvé 43 418 vies. Soit l’équivalent de la population de Martigues, d’un stade Vélodrome au trois-quarts plein, d’un tiers de la ville d’Aix, d’un arrondissement de Marseille. 43 418 personnes à qui les sauveteurs ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 20 juin au Mucem, SOS Méditerranée n’a pas «&nbsp;célébré&nbsp;» ses 10 ans. Pourtant en dix ans d’existence l’ONG a sauvé 43 418 vies. Soit l’équivalent de la population de Martigues, d’un stade Vélodrome au trois-quarts plein, d’un tiers de la ville d’Aix, d’un arrondissement de Marseille. 43 418 personnes à qui les sauveteurs ont tendu la main pour que, une par une, elles montent à bord et ne finissent pas noyé·es au fond de notre mer amère. Des missions de sauvetage presque artisanales dans les moyens mis en œuvre, mais au résultat massif. Et désespérant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Triste record</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Méditerranée vient de vivre en silence ses semaines les plus meurtrières. Le nombre de disparus sur la route de la Méditerranée centrale est sans précédent. En cause, le harcèlement judiciaire que connaissent les navires de sauvetage, qui sont immobilisés ou empêchés d’accoster. Qui subissent des tirs. Chaque jour d’immobilisation tue des hommes, des femmes, des enfants (1/4 des naufragés) qui se noient faute de secours.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 10 ans SOS Méditerranée sauve des vies parce que les États côtiers et l’Europe ont illégalement abandonné leurs missions de sauvetage. L’UE finance les garde-côtes libyens pour empêcher les migrants sub-sahariens de franchir la mer. En 10 ans, si 43 418 vies ont été sauvées, ce sont officiellement 35 000 personnes qui ont disparu en mer, et plus 192 000 qui ont été intercepté·es par les garde-côtes libyens, et renvoyé·es dans des prisons où les femmes, et certains hommes, sont systématiquement violé·es. Où tous sont racketté·es&nbsp; et exploité·es comme esclaves.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ONG de sauvetage pallient les manquements des États européens démissionnaires. SOS Méditerranée, depuis 10 ans, travaille les consciences, éduque, communique, organise des formations, des évènements artistiques de soutien. Prudemment, sans prendre part à la vie politique française, considérant que le sauvetage des vies humaines devrait parler à tous les décideurs publics. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’asphyxie des ONG, l’asphyxie du peuple</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aujourd’hui les dons privés et publics diminuent. Parce que le secteur associatif s’est massivement appauvri et que tous font appel aux dons pour survivre. Parce que chacun·e croise chaque jour des dizaines de pauvres qui demandent de quoi manger, parce que chacun·e a peur pour son propre avenir. Parce que les médias, qui sont pour une bonne part aux mains de l’extrême-droite en France, ne remettent pas en cause les défaillances de l’État, attisant au contraire la peur des «&nbsp;migrants&nbsp;». Parce que les politiques d’immigration désignent des boucs émissaires et contaminent les esprits, les discours, et les lois nationales. Non contre la pauvreté, mais contre les pauvres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui il ne s’agit plus, pour les ONG de sauvetage, de faire seulement appel aux dons. Le droit maritime international doit être appliqué, l’Europe doit cesser de financer les garde-côtes libyens et les États côtiers doivent rétablir des mesures de sauvetage à la mesure du désastre humain. Fondées non sur la compassion, ponctuelle et variable, mais sur le droit international. Le droit des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La main tendue, le poing levé</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tendre la main à ceux qui sombrent, lever le poing contre ceux qui nous abusent. Il ne suffit plus aujourd’hui de faire appel à la solidarité d’un peuple qui s’appauvrit, et moins encore au mécénat d’entreprises capitalistes qui s’enrichissent et spéculent sur l’art, notre santé, notre climat et la guerre. Le sang futur de nos enfants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur culturel, les médias indépendants, les associations humanitaires et sociales, les collectivités mises à l’amende&nbsp;par l’État français au profit des grands groupes capitalistes, peuvent reprendre la main sur ce qui leur est dû, comme le secours est dû à ceux qui viennent ici chercher refuge.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un autre triste record a été&nbsp;battu au premier trimestre 2026. Celui des bénéfices de TOTAL. Grâce à la guerre, le second trimestre sera certainement plus lucratif encore. Ce bénéfice trimestriel net (4,9 milliards d’euros) a bondi de 51% pendant le blocage du détroit d’Ormüz. Cette somme, engrangée sur trois mois, est l’équivalent d’une fois et demie le budget annuel de la Région Sud (3,2 milliards d’euros). Et près d’une fois et demie celui du ministère de la Culture (3,7 milliards d’euros).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>L’heure de La Dernière tournée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:47:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. J’ai vu que non content d’écrire des livres, des bandes-dessinées, des spectacles… vous voulez désormais écrire une nouvelle constitution pour la France&#160;! Guillaume Meurice. Tout à fait&#160;! Mais je ne le fais pas tout seul, je le fais avec le peuple de France&#160;! Au départ le projet est né sur Twitch [plateforme de streaming [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. J’ai vu que non content d’écrire des livres, des bandes-dessinées, des spectacles… vous voulez désormais écrire une nouvelle constitution pour la France&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Guillaume Meurice.</strong> Tout à fait&nbsp;! Mais je ne le fais pas tout seul, je le fais avec le peuple de France&nbsp;! Au départ le projet est né sur Twitch [<em>plateforme de streaming en direct, ndlr</em>], avec Eugénie Mérieau qui est constitutionnaliste. Les gens font des propositions, on réfléchit ensemble, on rebondit. On vient aussi de lancer la wikiconstitution sur le site «&nbsp;ecrivonsla.fr&nbsp;»&nbsp;: les gens écrivent, débattent, ça marche tout seul. On va continuer, les gens ont beaucoup d’idées, c’est super enthousiasmant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Désolé pour cette question faussement naïve, mais qu’est-ce qui ne va pas dans cette V</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> République&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de choses ! Le plus important, c’est le présidentialisme. Le pouvoir qui est donné au président est complétement fou. Il suffit d’aller lire la constitution et voir ses attributions. Il y a bien sûr l’article 16 qui peut lui donner tous les pouvoirs s’il décide que c’est la merde en France. Mais il y a plein d’autres trucs problématiques, notamment sur le plan local. En nommant les préfets, il peut placer ses pions, un peu comme dans le jeu de société Risk&nbsp;! Mais ce n’est pas étonnant, cette constitution a été écrite par de Gaulle, un militaire. Il y a vraiment une stratégie d’occupation de territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre première date de la tournée devait se tenir à Auray (Bretagne), avant que la nouvelle majorité municipale n’annule votre venue. Cette annulation est parlante du climat actuel en France&nbsp;: il y a une bataille culturelle qui se joue, et je crois que vous ne vous cachez pas de la mener.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui il y a une offensive réactionnaire. Nous, au départ, on est juste des clowns, pas des soldats dont le but est de mener une bataille. Mais il se trouve qu’il y a une offensive qui se joue contre nous. Je me suis fait virer de France Inter, et Pierre-Emmanuel Barré… je n’en parle même pas. Je croyais que la <em>cancel culture</em> était un problème pour les gens de droite, mais ça ne les dérange de nous <em>cancel</em>&nbsp;! Donc on est plutôt en défense, pas en attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je ne sais pas si la bataille est gagnée, mais votre succès sur Radio Nova, et le succès de toute la station, est un bon signe non&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui&nbsp;! On est même écouté par des gens qui ne nous aiment pas, mais qui nous aiment bien quand même. Je viens de recevoir un message à l’instant qui disait&nbsp;: «&nbsp;<em>vous êtes les gens les plus drôles du moment et pourtant je suis de droite&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même Hanouna dit que vous avez beaucoup de talent&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai vu ça oui&nbsp;! Il est un peu obligé, puisqu’il fait de la pseudo-analyse de média, et qu’on parle pas mal de nous…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faisons nous aussi un peu de pseudo-analyse de média. Comment explique-t-on votre succès&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’émissions comme ça. Les gens qui aiment bien ce type d’humour n’ont pas tellement le choix. C’était le cas avant déjà. Les espaces de liberté ont toujours été assez cantonnés. Avant il y avait l’esprit Canal, ensuite France Inter a incarné ça pendant un temps, et maintenant ça s’est déplacé sur Nova. Il y a aussi une uniformisation des médias puisque c’est Cnews qui donne le la. Ils essaient tous de faire du sensationnalisme, des débats, du clash… on n’est pas vraiment là-dedans chez Nova. Peut-être que beaucoup de gens en ont marre du discours ambiant, et veulent entendre d’autres choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette bataille culturelle, l’extrême droite s’est attaquée à l’audiovisuel public lors de la commission d’enquête. En tant qu’ancien salarié de France Inter, et même si la station vous a viré pour une blague, vous êtes-vous senti solidaire des équipes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui bien sûr. Si je me suis fait virer de France Inter c’est à cause de ces mêmes gens. Si Pascal Praud ne parle pas de moi dans son émission je ne suis pas viré. Eux, leur objectif, c’est de privatiser l’audiovisuel public à leur botte. Donc ils continuent leur offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant leur seul argument contre nous c’était de dire «&nbsp;<em>c’est avec notre argent </em>», mais maintenant qu’on est sur Nova [<em>une station privée, ndlr</em>], ils se sont niqués le seul argument qu’ils avaient&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourtant ce serait pas mal l’équipe de la Dernière dans une commission d’enquête non&nbsp;? Toi ou Aymeric Lompret face à Charles Alloncle, on a tous envie de voir ça.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi aussi&nbsp;! Il y a eu une rumeur comme quoi j’allais être convoqué. J’avais repassé ma chemise, et j’avais même mis un slip propre&nbsp;! Mais non, ils ne sont pas allés jusque là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous partez dans une tournée estivale, dans des villes de moins de 50 000 habitants. Vous voulez prendre le pouls de la France, un peu comme Gabriel Attal&nbsp;quand il va dans l’Aveyron ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui c’est ça&nbsp;! Mais on avait surtout envie de partir ensemble en colonies de vacances. C’est Juliette Arnaud qui a eu l’idée. À l’origine, on souhaitait aller seulement dans les petits bleds, et puis on s’est dit que c’était dommage de se couper de villes de banlieue, de préfectures… donc on a limité à 50 000 habitants. On voulait aussi que ce soit gratuit et en plein air. Un peu comme quand on était petits, il y avait les caravanes des plages, c’était Europe 1 qui faisait ça… avant que Bolloré ne rachète tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’ai lu dans </strong><em><strong>Ouest-France</strong></em><strong> que vous alliez reprendre les micros-trottoirs. Vous allez donner la parole aux Martégaux le 30&nbsp;juin ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui c’est la bonne occasion. On arrivera dans chaque ville un jour ou deux avant l’émission, donc ça laisse le temps de discuter, de vadrouiller, et donc d’interroger les gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Connaît-on déjà les invités qui seront présents&nbsp;à Martigues ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invité principale c’est Gwenola Ricordeau, une sociologue qui travaille sur les prisons, et qui va rester avec nous pendant deux heures. On aura aussi une des porte-paroles des Pilotes volontaires&nbsp;: une association qui prend des avions pour faire des rondes, des patrouilles, et repérer les bateaux de migrants en perdition dans la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand on vous écoute, on ne sent jamais d’inquiétude pour la prochaine élection présidentielle. C’est juste de la façade ou vous êtes sincèrement optimiste&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me pose pas trop la question. Si les gens ont envie d’avoir un facho à la tête du pays, ils verront ce que ça donne… Après ils seront déçu et ils diront&nbsp;: «&nbsp;<em>je pensais qu’ils allaient mettre tous les immigrés dehors mais en fait il n’y a pas de budget&nbsp;!</em>&nbsp;» Je regarde aussi ce qu’il se passe à l’étranger. À part Trump, qui est complètement zinzin et qui a les moyens de sa folie, les autres dirigeants d’extrême droite, au bout d’un moment, la baudruche se dégonfle. J’ai peut-être un biais optimiste qui me fait dire&nbsp;: «&nbsp;<em>on s’en sortira toujours&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scores de l’émission démontrent aussi que ce n’est pas gagné pour les fachos. Plein de gens veulent résister à ça, entendre un autre discours, apprendre de choses, et ne pas être résigné. Ce qui est le plus surprenant, c’est les gens qui sont surpris. Un peu comme les pseudos-observateurs qui étaient étonnés du score du NFP aux législatives. Comme si aujourd’hui il n’y avait plus de gens favorables à plus d’égalité et plus de répartition des richesses. Oui ces gens existent encore, mais ils sont médiatiquement beaucoup moins représentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



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		<title>Annie Ernaux rencontre Scola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:28:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre Les Années, fresque d&#8217;une génération racontée à travers le prisme du temps [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre <em>Les Années</em>, fresque d&rsquo;une génération racontée à travers le prisme du temps qui passe, fait écho direct au cinéma d&rsquo;Ettore Scola.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soir-là, dans le cadre du cycle <em>Les Héritages infidèles d&rsquo;Ettore Scola</em>, sera projeté <em>Le Bal</em> (1983), couronné de trois César. Sans un seul dialogue, ce film singulier est entièrement porté par la musique et la danse, laissant aux corps le soin de raconter l&rsquo;Histoire, la solitude et le désir sur une période de 50 ans. Une rencontre littéraire et cinématographique exceptionnelle modérée par Annalisa Romani, responsable de la rétrospective Scola. </p>



<pre class="wp-block-verse">A.-M.T.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mai<br></mark>Institut culturel italien, Marseille</pre>



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		<title>Faire place aux histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:25:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. Claudio Milanesi rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. <strong>Claudio Milanesi</strong> rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite du festival ne cessera de le confirmer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’EJCAM le matin même, puis le lendemain à l’Hôtel d’Olivary, la question ukrainienne s’impose comme un point nodal du programme, notamment lors de la rencontre <em>Comprendre la situation en Ukraine</em> avec <strong>Constantin Sigov</strong> et <strong>Sergiy Kvit</strong>. Dans leur sillage, <strong>Tetyana Ogarkova </strong>et <strong>Anastasia Fomitchova</strong> ouvrent de nouvelles perspectives : écrire, ici, consiste à documenter la guerre, à maintenir des lignes de vérité dans un contexte saturé de récits concurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire, langue et récits fragmentés</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Invitée d’honneur, <strong>Helena Janeczek</strong> prolonge ce déplacement. Première femme lauréate du Prix Strega, elle a consacré une grande partie de son œuvre à raconter une histoire familiale traversée par la déportation et l’exil &#8211; des Juifs polonais passés par l’Allemagne puis l’Italie.<br>Pour elle, la fiction ne disparaît jamais : elle subsiste, y compris dans les récits les plus soucieux de coller à l’Histoire. La mémoire, avance-t-elle, consiste précisément à combler ses lacunes. Interviewée avec une émotion palpable par <strong>Federica Gianni</strong>, dont le travail de thèse a porté, entre autres, sur son œuvre, elle revient sur les identités fragmentées, les langues qui circulent et se répondent. Dans un italien étonnamment limpide pour les francophones, Helena Janeczek répond avec un plaidoyer pour les dialectes, qu’elle envisage comme un moteur paradoxal du multilinguisme et, peut-être, de l’entente entre les peuples. Du milanais au catalan, tant de similarités demeurent, argue-t-elle, évoquant <strong>Mar García Puig</strong>, invitée lors du festival dans une rencontre présentée par <strong>Ikram Chilah</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>Sylvie Tanette</strong>, le festival semble revenir à un terrain plus proche&nbsp;: le récit d’une fille d’immigrés italiens venus élire domicile à Marseille. Mais <em>Une vieille colère</em> (2024) marque pour l’autrice un basculement : pour la première fois, la romancière renonce à la fiction. À l’oral comme à l’écrit, elle impressionne par la netteté de sa pensée autant que par une forme de candeur. Notamment lorsqu’elle avoue ne comprendre souvent ce qu’elle a écrit qu’après coup. Ce terrain vague australien qui surgit dans son récit, elle ne réalise que bien plus tard qu’il reconstruit celui de son enfance phocéenne – le mot, dit-elle, a un sens, pour une génération qui a entremêlé le récit de ses origines à ceux des mythologies grecques et romaines. La non-fiction devient alors un moyen d’affronter ce qui résiste : une histoire familiale marquée par des zones troubles, par des vérités difficiles à regarder. La colère demeure, intacte, mais elle se double d’un humour sec, presque inattendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir, <strong>François Beaune</strong> prolonge cette attention au réel dans une veillée où chacun est invité à partager une histoire vécue. Autour de vin et de victuailles, les récits circulent, se répondent, s’agrègent &#8211; comme une archive vivante en train de se constituer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hériter sans détour</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, un dialogue rare se noue entre <strong>Vanessa Springora</strong> et <strong>Francesca Melandri</strong>, toutes deux réunies autour des liens entre mémoire intime et histoire collective. Leur point commun est frappant : en 2022, la guerre en Ukraine interrompt leurs projets d’écriture respectifs. Toutes deux se tournent alors vers leurs histoires familiales. Vanessa Springora évoque, dans la lignée d’Annie Ernaux, un désir d’« <em>archéologie de soi</em> », du côté paternel &#8211; où elle découvre des vérités qui ont nourri les récits instables de son père, jusqu’à l’ombre d’un grand-père engagé aux côtés de l’armée nazie. Francesca Melandri, de son côté, revient sur l’histoire d’un père impliqué dans la campagne italienne en Russie &#8211; c’est-à-dire, souligne-t-elle, sur le territoire de l’Ukraine actuelle, « <em>car personne ne le rappelle</em> ». Entre elles, une même exigence : ni expliquer, ni absoudre. Mais comprendre.Une idée commune s’impose : « <em>plus on écrit, plus on se rend compte que l’indicible existe.» </em>Ni justification, ni absolution. Plutôt un geste commun : comprendre sans simplifier, ouvrir des lignes de réflexion plutôt que clore les récits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La politique écrite au féminin</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On est frappée, surtout, par la rareté d’un tel moment. Quand a-t-on vu, en littérature, des autrices ausculter ainsi leurs héritages politiques familiaux ? Quand les a-t-on entendues discuter, ensemble, de politique internationale avec une telle précision, et un tel souci de l’écoute ? Dans sa capacité à ne jamais réellement théoriser ce qu’il met en place, Effets Réels célèbre autant qu’il rend possible une manière singulière et précieuse de faire de la littérature. Une respiration &#8211; dont on espère qu’elle saura durer.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le festival a eu lieu dans divers lieux à Aix et Marseille du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 12 avri</mark>l et a été organisé par Ikram Chilah, Federica Gianni et Claudio Milanesi.</pre>
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		<title>Le polar s’invite dans les Calanques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lecture et détente ne sont pas incompatibles, loin de là. Avec Polar en Calanques, le Comité des Fêtes de La Couronne fait le pari de réunir lecteurices et auteurices de la région dans le cadre estival et atypique de la plage de la Saulce, à Martigues. Installé en bord de mer, l’événement propose de mêler [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lecture et détente ne sont pas incompatibles, loin de là. Avec <em><strong>Polar en Calanques</strong></em>, le Comité des Fêtes de La Couronne fait le pari de réunir lecteurices et auteurices de la région dans le cadre estival et atypique de la plage de la Saulce, à Martigues. Installé en bord de mer, l’événement propose de mêler littérature et rencontres, tout en faisant (re)découvrir le polar. Fort du succès de sa première édition, qui avait séduit à la fois les passionné·es et les curieux·ses, le rendez-vous réunit cette année encore une dizaine d’auteur·ices de la région. Parmi eux : <strong>Patrick Barbuscia, Florence Bremier, Cécile Carello, Cécilia Castelli, Marianne Chabadi, Gilles Del Pappas, Pierre Dharréville, Jean-Claude Di Ruocco, Peggy François, Maurice Gouiran, Gabriel Katz, Anouk Langanay, Audrey Sabardeil </strong>ou encore <strong>Pascal Thiriet</strong>. L’occasion de découvrir des univers singuliers et d’explorer la diversité de ce genre au contour mystérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le polar : un genre à part</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois confondu avec le roman policier, le polar se distingue par un regard davantage social et profondément politique. De Ken Follett et sa fresque <em>Les Piliers de la Terre </em>jusqu’à <em>La Calanque </em>de Gilles Del Pappas &#8211; figure emblématique du polar marseillais -, le polar couvre un large spectre et constitue un véritable outil de critique sociale. Là où le roman policier se concentre sur la résolution d’un crime, le roman noir, interroge les failles de la société. Ses dimensions socio-politiques en font un genre vivant, en mouvement constant, puisant autant dans le réel que dans l’intime. Par chance la région ne manque pas de talents dans ce genre, comme en témoignent les auteur·ices invité·es au festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des auteur·ices de la région et des surprises</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle édition met la lumière sur plusieurs auteur·ices de la région, sélectionnés pour le prix littéraire de Polar en Calanques. La marseillaise Audrey Sabardeil viendra présenter son dernier livre <em>Cargo Blues</em>, un polar à l’univers à la fois sombre et méditerranéen, qui suit l’histoire d’un navigateur entre la Cité Phocéenne et la Corse. Florence Bremier proposera quant à elle, avec <em>Les héros sont fatigants</em>, un polar antique teinté d’humour. Pascal Thiriet viendra présenter son dernier roman <em>Micca</em>. Enfin, Patrick Barbuscia poursuit ses explorations de l’univers sicilien avec <em>Le Tocar, </em>une création remplie d’ironie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certains sont en lice pour le prix littéraire, d’autres seront simplement présents pour dévoiler leurs œuvres. Des auteurices, comme Maurice Gouiran, figure du polar engagé, ou encore Cécilia Castelli, dont les romans explorent les failles familiales, seront au rendez-vous. Mais au-delà des prix, et des rencontres, le public pourra aussi assister à des tables rondes, participer à des ateliers d’écriture, à un escape game, un rallye BD et même profiter de jolis intermèdes musicaux animés par le Studio 14. Une journée qui promet d&rsquo;être littéraire, conviviale et festive avec un supplément : baignade et pied dans le sable.</p>



<pre class="wp-block-verse">Carla Lorang<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mai<br></mark><br>Plage de la Saulce, La Couronne, Martigues</pre>
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