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	<title>Archives des Idées et rencontres - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Idées et rencontres - Journal Zebuline</title>
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		<title>Sète rend hommage à Jean Vilar, un Sétois peu ordinaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:42:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas, est clairement une exception culturelle. Mais en célébrant Jean Vilar, la ville rend hommage à celui de ses enfants qui a le plus profondément révolutionné la vie culturelle française. Fondateur du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas, est clairement une exception culturelle. Mais en célébrant Jean Vilar, la ville rend hommage à celui de ses enfants qui a le plus profondément révolutionné la vie culturelle française. Fondateur du <em>Festival d’Avignon</em>, directeur du Théâtre National populaire, penseur et défenseur acharné du «&nbsp;Théâtre de service public&nbsp;», son empreinte est immense, et ses descendants aussi variés que nombreux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://museepaulvalery-sete.fr">musée Paul Valéry</a> propose depuis juillet et jusqu’au 8 novembre une exposition <em>Les couleurs de Jean Vilar</em> [voir journalzebuline.fr] qui, à travers un parcours d’œuvres majeures, rappelle l’attachement du metteur en scène aux couleurs des costumes et des décors, mais aussi des programmes, des oriflammes et des publications. Le 17 octobre une visite commentée de l’exposition sera suivie d’un débat sur les métiers du théâtre entre <strong>Hervé di Rosa</strong> et <strong>Macha Makeieff</strong>, puis une conférence de <strong>Violaine Vielmas</strong>, docteure en littérature et spécialiste de Jean Vilar, éclairera sur son parcours méconnu d’écrivain. Le lendemain une conférence de <strong>Geneviève Winter</strong> s’attachera à l’art du comédien. Des lectures et spectacles ponctueront les conférences, en particulier <em>Le Dossier Oppenheim</em>, création du jeune Vilar auteur, et la lecture par <strong>Denis Lanoy</strong> de sa correspondance avec Georges Perros, que Vilar avait chargé de lui dégotter des auteurs dramatiques, et qui s’est révélé peu conciliant… </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Écouter les fantômes des théâtres </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est au Théâtre Molière que débuteront ces journées le 16 octobre, avec la création <em>Vous êtes ici</em> d’<strong>Édith Amsellem</strong>. La metteuse en scène marseillaise a pourtant déjà créé ce spectacle [voir journalzebuline.fr], plusieurs fois ! Mais <em>Vous êtes ici</em> raconte l’histoire de chaque lieu où il passe, réécrit avec chaque équipe qui intervient sur scène. Un spectacle toujours formidable, où l’on voit aussi défiler de fausse Angelica Liddell, une Mnouchhkine plus vraie que nature, un très sombre Claude Régy… Sans doute le plus bel hommage que l’on puisse rendre au théâtre public, à Jean Vilar et à la décentralisation !</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Journées Jean Vilar</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 18 octobre</mark><br><a href="https://tmsete.com">Théâtre Molière</a>, <a href="https://museepaulvalery-sete.fr">Musée Paul Valéry</a>, Sète</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/tag/occitanie/"><em>Occitanie</em> ici </a></p>
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		<title>La pop culture à l’heure du numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 10:20:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ruby on The Nail, sera présente à l'Alcazar mercredi 21 octobre. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment se passe cette poursuite de la Semaine de la pop philosophie, depuis le décès de Jacques Serrano&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux dimensions essentielles. La première, c&rsquo;est d&rsquo;avoir une équipe de programmation composée de trois personnes et non plus d&rsquo;une seule, en essayant d&rsquo;allier continuité et nouvelles idées. Il y a un dialogue intergénérationnel&nbsp;: Françoise Gaillard, historienne des idées, a été une compagne de route pendant de longues années de Jacques. Elle connaît très bien le format et l&rsquo;esprit de la manifestation. Julie Beauté et moi sommes de la même génération&nbsp;; nous étions tous deux étudiants en même temps à l&rsquo;École normale, donc on se connaît depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième point décisif a été de mettre en place un comité scientifique sur le modèle des revues intellectuelles, constitué d&rsquo;une dizaine d&rsquo;interlocuteurs et interlocutrices de Jacques. Pas seulement des philosophes, mais aussi des journalistes, ayant un regard sur l&rsquo;actualité éditoriale, ou des personnes avec un regard plus historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C&rsquo;est lui qui avait choisi la thématique de cette année, <em>Séduction et fantasmes</em>&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, ce thème vient de très loin. Il l&rsquo;a même choisi avant le précédent, <em>Éloge de la complexité</em> On avait posé quelques bases avec lui&nbsp;; par contre, il n&rsquo;y avait aucun élément de programmation. Le challenge était de déterminer les questions et les invités, sans bousculer trop sa manière de faire, pour lui rendre hommage. On s&rsquo;est quand même dit «&nbsp;ouh, c&rsquo;est un sujet difficile, qui présente un certain nombre de risques, il va falloir trouver une bonne manière d&rsquo;appréhender les choses&nbsp;»&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les précédents thèmes avaient aussi une part de risque, de «&nbsp;provoc&nbsp;».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet. Là, on s&rsquo;est appuyés sur une perspective féministe, qui opère un renversement. Avec par exemple l&rsquo;intervention le 19 octobre d&rsquo;<strong>Isabelle Alfandari</strong>, qui a écrit <em>Le scandale de la séduction</em>, il s&rsquo;agit de s&rsquo;intéresser à la manière dont le scandale empêche finalement de penser la séduction, alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un aspect omniprésent de la vie. En réalité, il y a de la séduction dans les rapports marchands, publicitaires, managériaux&#8230; Par conséquent l&rsquo;idée était de la désenclaver de son registre purement érotique, ou disons sexuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez constitué une structure tricéphale, pour cette édition et celles à venir. C&rsquo;est déjà un changement, être plusieurs à définir une trajectoire. Est-ce que vous prévoyez aussi de prendre du recul vis-à-vis de ce qu&rsquo;avait construit Jacques Serrano&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de thématiques, l&rsquo;objectif est plutôt de s&rsquo;inscrire dans la manière qu&rsquo;il avait de faire de la pop philosophie, c&rsquo;est-à-dire choisir le type d&rsquo;objets dont il s&#8217;emparait. Par contre, une différence importante, c&rsquo;est qu&rsquo;on y intégre la question numérique. On ne peut plus situer la pop culture là où on allait la chercher classiquement, disons dans un champ large du cinéma, de la télévision et d&rsquo;un référentiel commun. Avec les réseaux sociaux, il y a une fragmentation de ce référentiel commun. donc il va falloir trouver une façon de faire avec.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="428" height="640" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/pop-philo.jpeg?resize=428%2C640&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138627" style="width:205px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/pop-philo.jpeg?w=428&amp;ssl=1 428w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/pop-philo.jpeg?resize=201%2C300&amp;ssl=1 201w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/pop-philo.jpeg?resize=150%2C224&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/pop-philo.jpeg?resize=300%2C449&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/pop-philo.jpeg?resize=281%2C420&amp;ssl=1 281w" sizes="(max-width: 428px) 100vw, 428px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Agathe Boudin queen Ruby on The Nail, qui sera présente à l&rsquo;Alcazar mercredi 21 octobre. <br></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>C&rsquo;est absolument d&rsquo;actualité&nbsp;: sur les récentes manifestations lycéennes, énormément de pancartes font référence à la pop culture de cette tranche d&rsquo;âge, et les «&nbsp;boomers&nbsp;» ne comprennent pas tout.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, moi je vais pousser pour qu&rsquo;on soit peut-être l&rsquo;une des premières manifestations de cette ampleur à essayer de faire le travail d&rsquo;intermédiation entre ces cultures-là. Les réseaux sociaux comme culture, c&rsquo;est-à-dire comme espace de légitimité aussi, et la culture philosophique. Il faudra intégrer des gens assez jeunes dans l&rsquo;équipe pour avoir un œil et une oreille à cet endroit-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">La <em>Semaine de la pop philosophie</em><br><br>du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 au 24 octobre</mark><br><br>Marseille, divers lieux</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/" data-type="link" data-id="https://journalzebuline.fr/">à la une ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« La mémoire n’a de sens que si elle inspire l’action »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 12:26:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[’Association Varian Fry-France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Président de l’Association Varian Fry-France et ancien consul général des États-Unis à Marseille, Philip Breeden sera l’un des artisans d’un après-midi consacré à Jean-Michel Guiraud, disparu en 2025. Autour de lui, plusieurs proches et collaborateurs de l’historien marseillais reviendront sur les projets qu’il a initiés pour faire connaître en France l’action de Varian Fry : [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Président de l<a href="https://varianfry-france.fr">’Association Varian Fry-France</a> et ancien consul général des États-Unis à Marseille, <strong>Philip Breeden</strong> sera l’un des artisans d’un après-midi consacré à Jean-Michel Guiraud<strong>,</strong> disparu en 2025. Autour de lui, plusieurs proches et collaborateurs de l’historien marseillais reviendront sur les projets qu’il a initiés pour faire connaître en France l’action de Varian Fry : <strong>Jean-Marie Guillon</strong>, historien de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance en Provence, évoquera les premières grandes expositions consacrées à Fry ; <strong>Michel Bépoix</strong>, spécialiste de l’art de cette période, reviendra sur les artistes sauvés par son réseau ; <strong>Sylvie Orsoni</strong>, professeure agrégée d’histoire, sur la création de la mallette pédagogique destinée aux lycées. Une manière de retracer vingt-cinq ans de travail, mais aussi de penser la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline&nbsp;: Pourquoi cet hommage à Jean-Michel Guiraud est-il aussi tourné vers l’avenir ?<br>Philip Breeden :</strong> Parce que Jean-Michel n’a jamais travaillé sur Varian Fry pour simplement conserver un souvenir. Il a créé des expositions, organisé des colloques, conçu des outils pédagogiques, rencontré des élèves et des étudiants. L’idée de cette journée est de revisiter tous ces projets avec celles et ceux qui y ont participé, pour voir aussi ce qu’ils peuvent encore produire aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Varian Fry lui-même est arrivé à Marseille pour une mission qui devait être courte…</strong><br>Oui. Il vient en 1940 pour trois semaines, avec de l’argent et une liste de personnes particulièrement menacées par les nazis. Marseille, en zone libre, est alors l’un des principaux points de départ possibles pour les réfugiés. Mais il comprend immédiatement que la situation est beaucoup plus grave que ce qu’on imaginait aux États-Unis. Il reste treize mois et crée le Centre américain de secours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Son réseau se distingue aussi par les personnes qu’il cherche à sauver.</strong><br>Il y a une dimension culturelle très forte. Fry connaît et admire beaucoup de ces écrivains, artistes et intellectuels. Son réseau aide notamment Marc Chagall<strong>,</strong> Max Ernst<strong>,</strong> André Breton ou Hannah Arendt<strong>.</strong> Mais il rassemble aussi des Américains, des Français, des Autrichiens, des Italiens, souvent jeunes, qui veulent agir contre le fascisme. Et assez vite, il accepte de passer à la clandestinité lorsque les voies légales ne suffisent plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est donc aussi cette dimension politique que l’association veut transmettre ?</strong><br>Oui, politique et culturelle. Fry agit par reconnaissance envers des artistes et des écrivains qui ont nourri sa culture, mais aussi parce qu’il est antifasciste. Pour moi, c’est une forme de résistance humanitaire. Quand nous racontons cette histoire aux jeunes aujourd’hui, nous voulons aussi montrer que des individus peuvent réagir, qu’ils peuvent décider de ne pas accepter l’inacceptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels projets pourraient prolonger ce travail ?</strong><br>Nous aimerions notamment créer un parcours Varian Fry à Marseille, avec des supports audiovisuels, qui permettrait de retrouver les lieux où Fry et le Centre américain de secours ont travaillé. Ce serait une façon d’inscrire cette histoire dans la ville, mais aussi de faire le lien avec les migrations et les réfugiés d’aujourd’hui. Rendre hommage à Jean-Michel est important ; si cette journée inspire de nouveaux projets, elle aura pleinement rempli son rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 octobre</mark>, 14h-18h<br>Musée d’Histoire de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"> <em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Des voix pour relier les rives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 11:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Pourquoi étudier l’arabe quand on est bretonne ? » La question, posée par Angelina Rosselli Greco, étudiante à Sciences Po Aix, permet à Anne-Claire Legendre de revenir sur son propre parcours. Première femme à la tête de l’Institut du monde arabe depuis février 2026, la diplomate est issue d’une famille sans attache particulière avec [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Pourquoi étudier l’arabe quand on est bretonne ?</em> » La question, posée par <strong>Angelina Rosselli Greco</strong>, étudiante à <a href="https://www.sciencespo-aix.fr">Sciences Po Aix</a>, permet à <strong>Anne-Claire Legendre</strong> de revenir sur son propre parcours. Première femme à la tête de l’<a href="https://www.imarabe.org/fr">Institut du monde arabe</a> depuis février 2026, la diplomate est issue d’une famille sans attache particulière avec le monde arabe et n’a pas pris l’avion avant ses vingt ans. Elle évoque d’abord un choc esthétique : celui de l’Alhambra. Puis viennent les questions posées par l’histoire coloniale, la littérature comparée, les poètes francophones libanais dont elle veut pouvoir lire aussi les textes en arabe. Le Caire, enfin. La littérature, raconte-t-elle, est « formidable pour comprendre le monde », mais ne lui suffit plus : Sciences Po Paris puis la diplomatie prolongeront ce premier déplacement vers l’autre rive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à elle, <strong>Thierry Fabre</strong> raconte une autre enfance méditerranéenne. Né à Cannes, il grandit avec la mer pour horizon, mais aussi avec cette frontière mentale : de l’autre côté, « <em>ce n’était pas nous, c’était eux</em> ». Toute sa réflexion consistera précisément à interroger ce partage. Fondateur des <a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Rencontres d’Averroès</a> et auteur de <em>Face aux empires, la voie méditerranéenne</em>, il invite à penser ensemble les sociétés du Nord et du Sud, non comme deux blocs opposés mais comme les parties d’un même espace de circulation, de mémoire, de conflits et de création.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La langue comme passage</mark></strong></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(500 / 667)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="500" height="667" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-138504" data-id="138504" data-aspect-ratio="500 / 667" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_9083.jpg?resize=500%2C667&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_9083.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_9083.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_9083.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, 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<p class="wp-block-paragraph">La question de l’arabe demeure au cœur de cette rencontre. Deuxième langue la plus parlée en France, elle reste pourtant très peu valorisée dans l’enseignement secondaire et supérieur. Anne-Claire Legendre insiste sur la nécessité d’en faire pleinement une langue de savoir, de culture mais aussi une compétence professionnelle reconnue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat signé le même jour entre Sciences Po Aix et l’Institut du monde arabe va dans ce sens : collaborations scientifiques et culturelles, mobilités étudiantes, accueil de stagiaires et création à Aix du premier centre agréé de l’académie pour le CIMA &#8211; certificat international de maîtrise en arabe. Autant de passerelles qui donnent un contenu très concret à l’ambition méditerranéenne de l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Anne-Claire Legendre, l’Institut du monde arabe doit lui aussi être davantage qu’une vitrine : un partenaire et une caisse de résonance de ce qui se crée aujourd’hui dans les sociétés arabes. La vitalité culturelle qui s’y déploie, à travers musées, festivals, artistes et nouveaux lieux de création, demeure encore insuffisamment considérée depuis l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Regarder la modernité arabe</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là que la rencontre trouve sa plus belle ouverture : lorsqu’elle déplace le regard de l’héritage vers la modernité. Celle des mondes arabes reste largement périphérique dans le récit proposé par les grands musées occidentaux. Anne-Claire Legendre cite notamment Baya, immense peintre algérienne mise à l’honneur par l’Institut du Monde Arabe et les Musées e Marseille, dont l’œuvre oblige à repenser les catégories trop commodes entre art européen et art « d’ailleurs ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dialogue entre Anne-Claire Legendre et Thierry Fabre, modéré par <strong>Roxana Nadim</strong> et Angelina Rosselli Greco, donne ainsi un ton particulièrement stimulant à <em><a href="https://www.sciencespo-aix.fr/saison-culturelle/">Voix de Méditerranée</a></em>. Pas une Méditerranée de carte postale, ni seulement un objet géopolitique, mais un espace vivant, traversé par les langues, les œuvres, les étudiants, les idées. Une Méditerranée que cette nouvelle saison entend précisément faire circuler, entendre et regarder autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">La rencontre s’est tenue le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 1<sup>er</sup> octobre </mark>à Siences Po Aix</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Nouveaux récits, au féminin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 10:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il s’agissait, dans un premier temps, de passer Le réel sous le crible de la fiction. &#160; Dans l’Amphithéâtre de la Manufacture, une étrange proximité se noue entre Arno Bertina et Héloïse Brezillon.  Chez Brezillon, la science-fiction est un moyen de desserrer l’emprise du réel sans céder à la dystopie. L’autrice s’en méfie : trop [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait, dans un premier temps, de passer <em>Le réel sous le crible de la fiction</em>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Amphithéâtre de<a href="https://www.lamanufacture-aix.fr"> la Manufacture,</a> une étrange proximité se noue entre <strong>Arno Bertina</strong> et <strong>Héloïse Brezillon</strong>.  Chez Brezillon, la science-fiction est un moyen de desserrer l’emprise du réel sans céder à la dystopie. L’autrice s’en méfie : trop souvent, dit-elle, elle produit de la paralysie là où la littérature devrait remettre du mouvement. Devant un public largement étudiant, notamment venu de l’IUT Métiers du livre, les deux écritures se répondent de façon inattendue. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle de Brezillon, très poétique, entend « <em>chercher une langue impossible pour dire le réel autrement</em> ». Habituée à la performance, l’autrice en donne une lecture qui captive la salle. Chez Bertina, l’artificiel contamine moins les temporalités que les corps. Naïma, jeune femme dont la beauté paraît évidente à tous sauf à elle-même, tente de remodeler son visage par la chirurgie esthétique. De gagner en relief. De passer d’une supposée fadeur à la grâce d’un corps « <em>de traviole</em> ». Une autre manière d’interroger les récits que l’on fabrique sur soi, et ceux que les injonctions sociales imposent aux femmes. La révolte n’est jamais loin chez un auteur qui, dans <em>L’âge de la première passe</em>, donnait déjà à entendre les récits de victimes de prostitution forcée au Congo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Changer aussi les lecteurs</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite de la matinée déplace la question : à qui ces récits sont-ils destinés ? <strong>Lorraine Selle-Delavaud</strong>, fondatrice des éditions La Meute, reprend une formule de Giulia Foïs : elle aime concevoir des livres « <em>pour féministes fatiguées</em> ». Autrement dit, des ouvrages sur les féminismes, les questions LGBTQIA+ ou les rapports de domination qui ne présupposent ni militantisme ni maîtrise préalable du vocabulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à elle, <strong>Anouk Aubert</strong> raconte l’aventure de la librairie <em>Les Parleuses</em>. De la manifestation organisée contre Gérald Darmanin, qui fit connaître la librairie niçoise bien au-delà de son quartier, à son installation récente à Vaison-la-Romaine, elle déroule son histoire avec un sens délicieux du récit. Désormais, explique-t-elle, il faut parfois accueillir aussi « <em>des femmes qui veulent acheter le dernier Sarah Knafo</em> ». Toute la difficulté est là : ne pas prêcher les convaincues, ne pas céder pour autant au <em>pinkwashing</em>, ouvrir plutôt que clôturer. La générosité de son propos arrache quelques larmes dans la salle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une rencontre consacrée aux réseaux sociaux poursuit cette traversée des habitudes de lecture : BookTok, Bookstagram et autres formes de prescription littéraire imposent désormais leurs propres circuits, leurs rythmes, leurs communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lilith, enfin</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient <strong>Chloé Delaume</strong>. La guitare électrique de <strong>Benoist Esté</strong> accompagne&nbsp; le texte de <em>Lilith &amp; Cie</em>, il compose en direct un paysage sonore ample et nerveux pour le public réuni à l’Archevêché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Au commencement était le verbe assujettir.</em> » Lilith scande cette maxime fondatrice de la condition féminine. Delaume enchaîne les formules qui frappent juste : « <em>Les dieux des vaincus deviendront les démons des vainqueurs.</em> » Et celles qui font éclater de rire la salle : « <em>Nos activités avec Adam étaient très limitées</em> », ou encore « <em>D’autant qu’Adam voulait toujours tout m’expliquer.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’humour ne tient jamais très loin de la blessure. « <em>Comment se faire entendre quand on a la parole en petits morceaux ?</em> » Chez Delaume, la drôlerie reste voisine de la douleur et le mythe se conjugue au présent. Lilith a le dernier mot. Les nouveaux récits s’écrivent décidément au féminin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><a href="https://www.citedulivre-aix.com/spip.php?article490">Les Promesses de l’aube</a></em> se sont tenues <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 1<sup>er</sup> au 4 octobre</mark> à Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les Nuits Occupé·es à Nîmes : L’heure de reprendre la nuit </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 13:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 2005 et implanté à Nîmes, Basse Cour est un collectif qui réunit une dizaine de compagnies circassiennes. Il organise depuis ses débuts un festival d’arts de rue, mis sur pause pendant le covid, et recréé en 2022 sous le titre La Nuit Occupé·e. « Une artiste, Marion Coulon, a proposé ce festival pour mettre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Créé en 2005 et implanté à Nîmes, <a href="https://labassecour.com"><strong>Basse Cour</strong> </a>est un collectif qui réunit une dizaine de compagnies circassiennes. Il organise depuis ses débuts un festival d’arts de rue, mis sur pause pendant le covid, et recréé en 2022 sous le titre <em>La Nuit Occupé·e.</em> « <em>Une artiste, Marion Coulon, a proposé ce festival pour mettre en avant les créations de femmes et de personnes sexisées, c’est à dire victimes de discriminations genrées</em> » retrace <strong>Roxane Gire</strong>, administratrice du collectif. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, qui s’étale maintenant sur trois soirées, entend rendre leur place aux personnes sexisées dans l’espace public. « <em>Dans l’idéal, on aimerait que le festival se prolonge vraiment dans la nuit, qui est le moment le plus problématique pour les personnes sexisée dans l’espace urbain</em>&nbsp;» explique Roxane à propos du titre. Mais cela n’est pas possible. « <em>On doit composer avec les règles de l’espace urbain, et c’est tout à fait normal</em> » précise la chargée de production <strong>Marie Roche Pinault</strong>. Elles ne manquent cependant pas de relever une certaine ironie du calendrier.&nbsp; «&nbsp;<em>Cette semaine il y a la féria de Nîmes, qui va continuer très tardivement dans des conditions que l’on connait, mais c’est un événement traditionnel alors ça ne pose pas problème…</em>&nbsp;»</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138209" style="width:930px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/c-Ansfati-Mmadi_Nuits-Occupe.es-2025-2.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Ansfati M&rsquo;madi</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au programme </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme chaque année, la programmation est élaborée par les artistes-membres du collectif. Plusieurs spectacles invités s’en prennent frontalement aux pressions qui pèsent sur les femmes et leurs corps, de manière assez figurative : dans le solo de danse <em>Parfaite</em>, de la <strong><a href="https://www.compagnie-ek.fr">Cie Ek</a></strong>, une femme se débat avec un lourd sac à dos, et la <strong><a href="https://leffervescente.com">Cie L’Effervescente</a></strong> propose un spectacle clownesque dans lequel une circassienne demande de l’aide au public pour savoir comment agir dans l’espace public. Ce spectacle, intitulé <em>Seule en Roue</em>, se donnera en présence d’une interprète en Langue des signes française. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong><a href="https://www.chaoscanem.com">Cie Chaos Canem</a></strong> présente un spectacle artistico-culinaire, <em>Les assiettes de Mamie Vette</em>, qui aborde les questions d’héritages culturel et familial, et la joie du partage. Avec <em>Furtives</em>, la <strong><a href="https://labaleinecargo.com">Cie La Baleine Cargo</a></strong> s’empare du centre-ville de Nîmes pour une déambulation pluridisciplinaire, militante et poétique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier soir, le collectif occupera Le Prolé avec une exposition d’<strong>Amandine Lamoulie</strong>, <em>Coupé-Collé</em>. Cette cinquième édition se terminera en musique, avec <em>Mme Raid</em>, un one-woman-show musical de <strong>Mélodie Gonzalès</strong>, et un concert mêlant eurodance et punk du duo queer <strong>Grace et Volupté Van Van</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://labassecour.com/evenements/">Les Nuits Occupé·es</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 23 au 25 septembre </mark><br>Divers lieux publics, Nîmes </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Kouss·Kouss</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 10:07:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Placé sous le signe des herbes et des aromates, le festival Kouss·Kouss anime la cité phocéenne jusqu’au 6 septembre. Initiée par les Grandes Tables, cette fête culinaire réunit près de 300 restaurants et commerces partenaires. Un événement à la fois gourmand et festif qui promet des moments de partage autour de grandes tablées, des rencontres [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Placé sous le signe des herbes et des aromates, le festival <em>Kouss·Kouss</em> anime la cité phocéenne jusqu’au 6 septembre. Initiée par les Grandes Tables, cette fête culinaire réunit près de 300 restaurants et commerces partenaires. Un événement à la fois gourmand et festif qui promet des moments de partage autour de grandes tablées, des rencontres avec des chefs, mais aussi des soirées musicales, des projections et des cueillettes en tout genre. Si, en 2025, la vedette était le pois chiche, cette année, les végétaux sont au cœur des rendez-vous, notamment à travers une résidence au Château d’If avec Floriane Facchini et Clarisse Le Bas. Mais couscous rime avant tout avec partage, sept soirées <em>Couscous en partage</em> permettront de distribuer près de 10 000 couscous gratuits dans toute la ville. <br><br><em>C.L.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 août au 6 septembre</mark><strong><br>Divers lieux</strong>, Marseille</pre>
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		<title>Empreintes Africaines : Un héritage à célébrer </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le festival Empreintes Africaines fête la Journée de la Femme Africaine et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’association TaniMena, se présente comme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le <a href="https://www.lafriche.org/evenements/on-air-2026-jifa-x-empreintes-africaines/">festival <strong><em>Empreintes Africaines</em></strong></a> fête la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_femme_africaine">Journée de la Femme Africaine </a>et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/tanimena">association TaniMena</a>, se présente comme un espace de rencontre entre traditions et identités panafricaines féminines, deux semaines durant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’événement s’est déjà ouvert le week-end du 18 juillet – avec une mise en lumière de récits cinématographiques de réalisatrices sénégalaise, haïtienne, brésilienne et britano-nigériane –, le prochain rendez-vous du festival se tient ce 31 juillet, sur les toits de la Friche. Au programme, un défilé de pièces de designers afrodescendantes de la scène locale, accompagnées de danseuses de voguing. La deuxième partie de soirée est consacrée aux artistes algériennes, <strong>Nadia Ammour</strong> et <strong>Souad Asla</strong>. Elles dévoileront une création musicale inédite, à la croisée des héritages gnawa et de la poésie amazighe, avec en invité le mandoliste <strong>Malik Ziad</strong> – seule présence masculine de la quinzaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin <strong>N0L4.44</strong> et <strong>Eau Vive</strong>, du collectif <strong>Entourage</strong>, clôtureront la soirée avec un DJ set en forme de melting-pot sonore. Une invitation pour les corps à se libérer grâce aux rythmes dancehall, baile funk, kuduro et autres pépites musicales dénichés dans les clubs des diasporas africaines, afro-créoles et latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Dar es Salam à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite se passe le 1<sup>er</sup> août, aux Ateliers Jeanne Barret. <strong>Loélia </strong>y propose un atelier d’écriture, voix et corps, en non-mixité choisie. L’artiste danseuse, autrice et circassienne dont le travail est très ancré dans son héritage afro-descendant, interrogera le rapport au corps. Comment se situe-t-on par rapport à lui ? Et comment se situe-t-il face aux discriminations et aux questions d’intersectionnalités ? Pour cela, elle convie, entre autres, les hanches à raconter les héritages, les résistances, et bien sûr aussi les joies. «&nbsp;<em>Une forme de thérapie politique</em>&nbsp;» qui présente l’une des multiples manières d’exister en tant que femme afrodescendante. Des discussions, ateliers et une chorale sont également attendus le lendemain à La Friche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 6<sup>e</sup> au 15<sup>e</sup> arrondissement de Marseille, <em>Empreintes Africaines</em> entend «&nbsp;<em>mettre en lumière les histoires et les imaginaires que les femmes africaines ou afro-descendantes ont envie de raconter&nbsp;</em>», explique une des organisatrices du rendez-vous, <strong>Mialy Razakarivony Ratsifehera</strong>. Avant d’ajouter que «&nbsp;<em>si les femmes en 1974, en Tanzanie, ont réussi à monter la JIFA, à notre échelle à Marseille, on peut réussir à mettre en lumière toutes les diversités&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AMANDINE EL ALLAUI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>JIFA : une date pour l’émancipation des femmes africaines </strong><br>Des femmes venues de tout le continent se sont réunies le 31 juillet 1962 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer la première Organisation Panafricaine des Femmes. Malgré les barrières linguistiques et les différences culturelles et ethniques, elles allient leurs forces pour dessiner de nouveaux imaginaires qui visent à améliorer leurs conditions de vie et s’émanciper. La Journée Internationale de la Femme Africaine est promulguée la même année par les Nations unies, et il faudra attendre le 31 juillet 1974 pour qu’elle soit officiellement consacrée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes au Sénégal. A.E.-A.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Avignon, mémoire vive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Perotti]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 12:27:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Clés du FestivalComment faire exposition d’un art fugace par excellence ? Les Clés du Festival relève brillamment le défi. Près de mille documents composent un parcours savant et limpide, conçu par Antoine de Baecque et scénographié par Claudine Bertomeu. Des origines vilariennes au Off, l’histoire se raconte par ses œuvres, ses métiers et ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Clés du Festival</mark><br></strong>Comment faire exposition d’un art fugace par excellence ? <em><a href="https://maisonjeanvilar.org/les-cles-du-festival/">Les Clés du Festival</a></em> relève brillamment le défi. Près de mille documents composent un parcours savant et limpide, conçu par <strong>Antoine de Baecque</strong> et scénographié par <strong>Claudine Bertomeu</strong>. Des origines vilariennes au Off, l’histoire se raconte par ses œuvres, ses métiers et ses publics. L’exposition ressuscite  les spectacles le temps d’archives écrites et vidéos, et donne à comprendre ce qu’ils ont su accompagner, et aussi ce qu’ils ont su déplacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://maisonjeanvilar.org/event/itineraire-bisle-festival-vu-par-julien-gosselinnouveau-parcours-au-sein-de-lexposition-permanente/">L’<em>Itinéraire bis</em> </a>de <strong>Julien Gosselin</strong> accompagne ce parcours avec tendresse et bienveillance au fil de cartels jaune canari. Son regard est drôle &#8211; « <em>Même Avignon a essayé d’être cyberpunk </em>» &#8211; mais surtout éclairant sur la manière dont l’héritage récent du Festival a nourri son théâtre dès ses jeunes années. À quoi ressemblera cette exposition dans vingt ans ? Que retiendra-t-elle de notre présent ? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Belles heures bouillonnantes</mark><br></strong>Parmi la soixantaine de rencontres de la Maison Jean Vilar durant le Festival, les journées d’Artcena induisent un bouillonnement plus intense encore. Place y est faite aux auteurices dramatiques pour des lectures et des rencontres simultanées dans toute la Maison. Les 10 et 11 juillet, <strong>Stanislas Nordey</strong> est venu parler d’Espaces 34 [<em>Litre notre entretien avec <a href="https://journalzebuline.fr/editer-cest-resister/">Stanislas Nordey ici</a></em>], <strong>Actes Sud</strong> des livres audio, <strong>Léonore Confino</strong> du jeune public, <strong>Baptiste Amann</strong> de son écriture… </p>



<p class="wp-block-paragraph">On retiendra surtout la lecture de <strong>Claudine Galea</strong>, qui a dirigé le service culture de <em>La Marseillaise</em> dans les années 1990. <em>Lear for real</em> actualise l’histoire du roi fou et de sa fille : Daddy Lear perd la mémoire, devient sénile, veut sortir de la maison de retraite et appelle sa fille toutes les minutes pour dire sa douleur… Un texte bouleversant, touchant au plus juste la détresse de ceux qui se perdent et de ceux qui les regardent partir. Interprété par <strong>Laurent Ziserman</strong> et <strong>Sophie Lahayville</strong>, il devrait être créé lors du Festival 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pour toujours Novarina</mark><br></strong>La Maison Jean Vilar a rendu hommage au poète disparu avec des rencontres, le <em>Dictionnaire Valère Novarina</em> et une installation présentant ses œuvres plastiques, en particulier le néon bleu <em>La lumière nuit</em>. On y retrouve les images de ses onze spectacles donnés au Festival jusqu’en 2020. De <em>L’Origine rouge</em> à <em>Personnages de la pensée</em>, reste l’électrochoc d’une langue inimitable, qui cherche le sens dans des recoins inusités et passe par le corps et la voix. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="391" data-id="137757" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=696%2C391&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137757" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=696%2C391&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l’exposition <em>Viva Novarina ! </em>© Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" data-id="137756" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137756" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">r<br>André Marcon © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>André Marcon</strong>, novarinien en chef, a lu &#8211; à peine, joué plutôt &#8211; la première partie du <em>Discours aux animaux</em>. Moment exceptionnel de maîtrise, d’invention, de restitution fine de chaque virage, chaque caillou du texte. Aussi précis, incisif, drôle, harangueur et digressif qu’il y a presque quarante ans, quand il l’a créé et laissé Avignon bouche bée…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Feuilleton de l’été</mark><br></strong>En écho aux <em>Clés du Festival</em>, <em>Mon Festival, nos festivals</em> confie chaque matin les archives à deux voix. <strong>Jean-Louis Martinelli</strong> et <strong>Charles Berling</strong> offrent un épisode émouvant, porté par leur vieille complicité. Ils évoquent leur Avignon commun, l’édition 1998 &#8211; assez épique &#8211; et cet <em>Œdipe le tyran</em> mis en scène dans la Cour d’honneur, avec Berling dans le rôle-titre. Jean Eustache surgit le temps d’un joli détour, Jean Vilar reste la boussole. Derrière les souvenirs affleure leur goût du théâtre politique et du service public, jusqu’au rappel de la menace que le gouvernement Sarkozy avait fait peser sur le spectacle vivant. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137754" style="width:600px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stanislas Nordey et Virginie Colemyn © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Stanislas Nordey</strong>, accompagné de <strong>Virginie Colemyn</strong>, livre un épisode à la mesure, démesurée, de son talent d’acteur. Il raconte son premier Off en 1988, dans un Marivaux qui fut d’emblée un triomphe, puis sa Cour d’honneur dans <em>Architecture</em> de <strong>Pascal Rambert</strong>. Il cite Peter Handke, Falk Richter, les lit, les dit, les joue, rendant chaque passage essentiel. De son père réel, Jean-Pierre Mocky, à <strong>Jacques Weber</strong> qui le représente, il va jusqu’à <em>Munition d’amour</em>, texte de <strong>Claudine Galea</strong> qu’il créera l’an prochain. Elle y parle de la découverte tardive de son cancer : « <em>j’ai préféré écrire à voir</em> ». La vie, la mort, l’amour font vibrer la calade, tandis que <strong>Virginie Colemyn</strong> lit <em>Avignon à vie</em>, de <strong>Pascal Rambert</strong>, et ses mythiques « Je n’ai pas vu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Off entre en scène</mark><br></strong>Le lendemain, place au Off avec <strong>Alain Timár</strong>, directeur du Théâtre des Halles, qui ne parlera pourtant que du In, interrogé par <strong>Michel Flandrin</strong>, notre collaborateur, qui l’aiguillonne et contextualise. Ce pionnier évoque les spectacles qui ont changé sa vie : Aperghis, Beckett dans la Cour avec un arbre sans feuilles &#8211; « <em>on n’a pas besoin de remplir l’espace pour l’occuper</em> » -, Georges Wilson, Rufus, Michel Bouquet et Fabrice Luchini enfant. Des marionnettes géantes sur roulettes traversent, incontrôlables dans le vent, le cloître des Célestins : « <em>ce qu’on a vécu comme un psychodrame devient, par la force du souvenir, une belle histoire à vous raconter</em> ». Et puis <em>May B</em> de Maguy Marin, <em>Nelken</em> de Pina Bausch, ces chorégraphes qui ont fait de la danse un « <em>art total</em> », dans l’esprit du <em>« service public du théâtre </em>» voulu par Jean Vilar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour clore le feuilleton, <strong>Justine Heynemann</strong>, accompagnée de <strong>Rachel Arditi</strong>, apporte une vision plus récente du Off, qu’elle fréquentait dès l’adolescence, toujours à la recherche d’un théâtre féministe. Marivaux pour ses premières armes, puis ses propres textes : <em>Les Petites Reines</em>, <em>PUNK.E.S</em>, <em>Culottées</em> et <em>Olympe(s)</em> rappellent, dans un festival dont l’histoire reste dominée par les hommes, que le théâtre ne s’écrira plus sans les femmes.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="360" height="240" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=360%2C240&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137755" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?w=360&amp;ssl=1 360w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px" /><figcaption class="wp-element-caption">Delphine de Vigan © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les figurants au premier plan</mark><br></strong>Lors d’une rencontre menée avec finesse par le journaliste et écrivain <strong>Matthieu Mével</strong>, <strong>Delphine de Vigan</strong> est revenue sur l’adaptation, qui permet parfois de découvrir une part intime, personnelle, insoupçonnée de son propre texte. <em>Les Figurants</em> est pourtant sa première pièce directement écrite pour la scène, mise en scène par <strong>Valérie Donzelli</strong>, venue du cinéma. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cécile, Orso, Bruno, Joyce et Nora attendent sur un tournage. Invisibles mais indispensables, ils sont, selon Cécile, la vieille dame jouée par <strong>Béatrice de Staël</strong>, les <em>« prolétaires du cinéma </em>». La pièce leur offre enfin le cadre et la parole. Les comédien·nes jouent avec naturel, solidement ancré·es dans le théâtre, tandis que la mise en scène convoque surtout le cinéma : voix hors champ, attente, ordres donnés par ceux que l’on ne voit pas. Une jolie ode aux oubliés des plateaux. Le texte, évocateur et attentif aux êtres, demeure pourtant plus littéraire que véritablement dramaturgique : les confidences dessinent les personnages sans toujours produire la tension que réclame la scène. Comme quoi écrire pour le théâtre n’abolit pas le mystérieux travail de l’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Clés du Festival</em>, exposition permanente ouverte toute l’année, <br>Maison Jean Vilar, Avignon</pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Itinéraire bis — Le Festival vu par Julien Gosselin</em> et <em>Viva Novarina !</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 25 juillet</mark><br><br><em>Les Belles Heures</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 10 et 11 juillet </mark><br><br><em>Mon Festival, nos festivals</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 17 juillet</mark>  <br><br><em>Du livre à la scène</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 13 et 14 juillet</mark><br><a href="https://maisonjeanvilar.org">Maison Jean Vilar</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Figurants</em>, de <strong>Delphine de Vigan</strong>, mis en scène par <strong>Valérie Donzelli</strong>, <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 25 juillet à 19h</mark>, <a href="https://lascala-provence.fr">La Scala Provence</a>. </pre>



<pre class="wp-block-verse">Rencontres, conférences et lectures sont enregistrées par L’Écho des planches et disponibles gratuitement sur <a href="https://maisonjeanvilar.org" data-type="link" data-id="maisonjeanvilar.org">maisonjeanvilar.org</a>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a></em> et <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/">On y était</a></em> ici </p>
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		<title>« Mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre cette forme à l’Archevêché&nbsp;?<br></strong>Elle est encore au répertoire de nos tournées, et l’Archevêché appelle de très grandes formes, par sa taille et son architecture. La pièce a été créée à la Villette il y a 2 ans, l’idée me travaillait depuis longtemps. Il y a toujours ce truc avec le requiem, cette forme qui a quand même produit tant de chefs-d’œuvre, qui donne envie d’y aller. Mais après vous pensez à Mozart, qui est mort en écrivant le sien, et si vous êtes un peu superstitieux…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, il y a trois ans, il était temps. Mes parents sont morts à 6 mois d’intervalle, je me suis dit tu attends quoi&nbsp;? De toute façon à ce moment, je ne pouvais parler que de deuil, de perte, de souvenirs et de ce manque que l’on éprouve quand on devient orphelin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pièce, pourtant, ne parle pas que de ce deuil intime…<br></strong>Non. <em>Requiem(s)</em> est au pluriel parce que les morts sont multiples. Parce qu’elles ne sont pas égales. Quand un homme de 95 ans meurt, la peine de son fils est immense, mais consolée quand même, atténuée, rendue plus douce par le fait qu’il a eu l’espace d’exister. Quand un gamin de 8 ans meurt à Gaza sous les bombes c’est atroce, révoltant, insupportable. Le deuil aussi à ses nuances, le requiem pour un génocide, pour une guerre, ce n’est pas pareil. Le trajet de <em>Requiem(s)</em> c’est de passer de l’intime à la notion d’humanité. De faire ressentir intimement, aussi, les deuils à grande échelle que nous sommes en train de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rituel de la mort fait de nous des humains. Durkheim a montré que le rituel de l’enterrement, ou tout autre rituel d’adieu aux morts, signait l’entrée dans une société humaine. Il est commun à toutes, sous des formes diverses. On n’abandonne pas ses morts au bord de la route.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Requiem(s)</strong></em><strong> est aussi au pluriel parce que plusieurs musiques s’y succèdent…<br></strong>Oui. On y entend du Mozart, mais aussi System of a Down, ce rock lyrique, violent, métal, puissant et révolté, quand il est question de torture et de génocide. Aussi du Messiaen, parce qu’un requiem est aussi une messe et que des images chrétiennes sont présentes dans notre perception de la mort. Et des chants médiévaux, liés à la grande peste noire, une histoire qui nous guette avec les menaces virales actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après, mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge sur ces réalités physiques-là, de la violence, de la mort, du deuil, du souvenir. Le poids des corps présents et absents, comment cela se rejoint, fait corps commun ou isole. Comment on retrouve la joie aussi, après le deuil, comme augmenté de quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous travaillez à une nouvelle création </strong><em><strong>Soulèvement</strong></em><strong>. Est-ce toujours une question de poids, de trace, de ce que les idées font au corps&nbsp;?<br></strong>Bien sûr. <em>Soulèvement</em> c’est l’idée de travailler sur une énergie, celle de se regrouper pour affronter l’injustice. C’est un mouvement aussi consubstantiel à l’humanité que le deuil. Le spectacle sera traversé par nos soulèvements, la Révolution française, le Front populaire, mais aussi par celui du Népal en 2025, de cette génération de jeunes qui a mis fin à la dictature. Évidemment, le «&nbsp;regardeur&nbsp;» peut en avoir une vision politique, et c’est lui «&nbsp;qui fait l’œuvre&nbsp;» disait Duchamp. Mais moi, je travaille sur l’énergie des corps, pour savoir ce qui les lie…</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong> Requiem(s)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 au 30 juillet</mark></strong><br>Théâtre de l’Archevêché, Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/rencontres/">Idées et rencontres</a> ici</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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